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Afrique

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Nigéria : supposé mariage de Buhari avec une ministre, la première dame réagit

La première dame du Nigeria, Aisha Buhari, est revenue dans le pays après deux mois à l’étranger, déclarant aux journalistes à son arrivée samedi que les « fausses informations » étaient un fléau qui « nous mènerait à quelque chose d’inimaginable », rapporte la BBC.

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Pendant son absence, Mme Bushari était en pèlerinage en Arabie saoudite et avait séjourné au Royaume-Uni. À son retour, la première dame a confirmé les rumeurs selon lesquelles le président Muhammadu Buhari avait l’intention d’épouser sa collègue Sadiya Farouq, affirmant que la future épouse était déçue que le mariage n’ait pas eu lieu: « La personne qui lui a promis le mariage (Sadiya Farouq) ne savait pas que cela ne se produirait pas. Elle n’a nié le mariage que le jour écoulé. « 

BBC rapporte que les médias sociaux étaient inondés de spéculations sur le mariage, certains affirmant que celui-ci était censé avoir eu lieu vendredi. Ni le président Buhari ni Mme Farouq n’ont commenté. Mme Buhari a également confirmé qu’une vidéo virale la montrant se disputer avec la nièce de son mari dans l’enceinte présidentielle était authentique, mais ancienne. La nièce, Fatima Mamman Daura, a déclaré à la BBC qu’elle avait elle-même filmé cette vidéo en 2018, mais qu’elle avait été distribuée plus récemment par des « faiseurs de méfaits ».

 

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Décès du président tunisien déchu Ben Ali

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L’ancien despote, chassé après 22 ans au pouvoir par la révolution de jasmin en 2011, est mort en exil en Arabie saoudite.

L’ex-président tunisien Zine El-Abidine Ben Ali est un souvenir un peu flou, à peine ravivé par la nouvelle de son décès, jeudi 19 septembre. « Il serait mort tôt ou tard, » lâche Boutheina, 20 ans à peine, en haussant les épaules. Dans le centre-ville de Tunis, la marche du quotidien n’a pas été perturbée par l’annonce de la disparition de l’ancien autocrate qui s’est éteint à 83 ans en Arabie saoudite, où il vivait en exil depuis la révolution de 2011. A la radio, les journaux continuent d’ouvrir sur les suites du premier tour de l’élection présidentielle qui s’est tenue dimanche 15 septembre.

« Ben Ali reste un président qui a aussi fait du bien à la Tunisie. Il ne nous a pas fait de mal personnellement après tout », relativise cette étudiante en économie. Son amie Zeineb n’est pas d’accord : « Je suis quelqu’un qui soutient la justice et Ben Ali n’est pas quelqu’un de juste. » A leurs côtés, Aïcha fait la moue et se dit « neutre » : « Ni heureuse ni triste, c’est une nouvelle comme une autre. » Rien à voir avec « le jour du décès de Béji Caïd Essebsi [mort le 25 juillet 2019], précise-t-elle. J’étais triste de son départ, mais fière de la fluidité et de la rapidité de la transition. C’était le premier président à avoir été vraiment élu directement. »

Etranger

Les trois jeunes femmes étaient encore à l’école primaire sous le règne de Ben Ali (1987-2011). Quelques bribes confuses de cette époque remontent à la surface. Zeineb raconte : « Un jour, ma mère est rentrée avec des bonnets. Mon père lui a demandé pourquoi. On lui avait dit qu’il lui était interdit de porter son foulard au ministère où elle travaillait. J’avais 3 ans environ. » Le dirigeant avait fait de la répression des islamistes l’une des marques de son régime. Boutheina se rappelle que son oncle a été emprisonné pour avoir été membre d’Ennahda, le parti islamo-conservateur.

A la sortie d’un lycée, les élèves en tablier bleu réagissent à la mort de Ben Ali comme à celle d’un étranger. Ils ne l’ont jamais connu. N’ont jamais eu à utiliser des systèmes de brouillage sur Internet pour pouvoir accéder à YouTube, ni à enlever leur batterie de téléphone avant de parler politique avec leurs amis. Ils savent seulement qu’il y avait à l’époque une semaine de vacances supplémentaires qui coïncidait avec le 7 novembre, la date de sa prise de pouvoir, en 1987. Une opportunité dont ils n’ont pas assez profité, regrettent-ils.

Malek Guetat, un médecin tunisien vivant en Allemagne, s’étonne de cette indifférence des plus jeunes mais constate : « Ce qui me plaît, chez la génération née après 2000 et qui vient d’accéder au droit de voter, c’est qu’elle n’a aucune nostalgie de l’ère Ben Ali. »

« Je n’ai rien ressenti, confirme Slim, étudiant. Peut-être parce que, pour moi, symboliquement, il est déjà mort depuis longtemps, depuis qu’il a décollé à bord de l’avion présidentiel vers l’Arabie saoudite. C’est simplement une mort biologique. » Aujourd’hui, seule lui revient la mémoire de la répression des mouvements de contestation étudiants et des mouvements sociaux.

Le souvenir de l’ère Ben Ali, absent de la scène politique depuis huit ans, laisse parfois place à la nostalgie, celle d’un temps où l’inflation était plus clémente, mais aussi à la rage face aux injustices commises sous son règne. Cette disparition a réveillé les frustrations et les humiliations enfouies loin derrière l’effervescence des années post-révolutionnaires. Sur les réseaux sociaux, le blogueur Mehdi Ayadi a expliqué comment il avait failli finir au poste parce que l’un de ses amis s’était plaint à haute voix des bouchons causés par un convoi de la fille de Ben Ali. « Chaque citoyen a vécu sous le règne de l’arbitraire, Ben Ali est mort et je m’en réjouis », écrit-il.

Fin d’époque

La mort de l’ancien autocrate coïncide avec une actualité riche, après la qualification de deux candidats « outsiders », Kaïs Saïed et Nabil Karoui, pour le second tour de la présidentielle. Elle intervient aussi deux mois après le décès en exercice du président Béji Caïd Essebsi, créant une ambiance de fin d’époque.

Ben Ali n’a jamais répondu de ses actes devant les tribunaux, malgré un mandat d’arrêt international lancé contre lui après sa fuite en Arabie saoudite, le 14 janvier 2011. Il a été condamné par contumace. Selon son avocat en Tunisie, l’homme a laissé un message vocal aux Tunisiens qui devrait être diffusé après sa mort, et des mémoires qui devraient être publiés.

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Le président déchu était en soins intensifs à Djeddah depuis plusieurs semaines, son trépas était attendu. Durant la campagne électorale pour le scrutin présidentiel, l’une des questions posées aux candidats était de savoir s’ils accepteraient que son corps soit enterré en Tunisie. Sa mort relance le débat. L’actuelle primature a confirmé qu’elle répondrait positivement à son rapatriement si la famille en formulait le souhait.

Cet événement pourrait être récupéré par les partis politiques se revendiquant comme les héritiers de la pensée destourienne, de Bourguiba et de Ben Ali, à l’instar du Parti destourien libre (PDL) présidé par Abir Moussi. Cette avocate, candidate vaincue au premier tour du scrutin présidentiel, tentera sa chance aux législatives prévues le 6 octobre

 

 

 

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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo en tournée dans le centre-ouest, sur fond de division au sein du FPI

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Simone Gbagbo a entamé, le 30 août, une tournée dans le centre-ouest du pays, fief de son mari, l'ex-président Laurent Gbagbo. Avec, en toile de fond, des tensions grandissantes au sein du FPI avec le camp d'Assoa Adou.

Ce lundi 2 septembre, le cortège de véhicules de la mission conduite par Simone Gbagbo quitte Daloa, troisième ville de la Côte d’Ivoire, au cœur du pays bété, fief natal de Laurent Gbagbo, où elle a établi son quartier général.

À quelques kilomètres de la ville, sur la voie qui la conduit à Bédiala, une petite sous-préfecture, elle est surprise par un rassemblement dans le petit village de Caillou. La nuée de jeunes et de femmes qui s’est formée scande à tue-tête : « On veut Gbagbo ! On veut Gbagbo ! ». Simone Gbagbo marque un arrêt, la foule exulte.

Face à ces partisans inconditionnels, l’ex-première dame a tenu un discours de réconciliation. « Au Rwanda, l’Église a prié pendant un an pour la paix. Au cours de cette année, elle a conditionné les cœurs à accepter la réconciliation. Partout où je passe, je lance ce message de paix et de réconciliation », a-t-elle déclaré devant Monseigneur Marcellin Kouadio, évêque de Daloa.

Bagarre

Depuis son arrivée dans cette région majoritairement acquise au Front populaire ivoirien (FPI), Simone Gbagbo se soumet régulièrement à ce genre de manifestations spontanées, qui ne sont pas faites pour lui déplaire. De fait, celles-ci tranchent avec l’accueil plus froid – et par moments hostiles – qu’elle a reçu, quelques jours plus tôt, dans le nord du pays. En particulier à Séguéla, fief d’Amadou Soumahoro, président de l’Assemblée nationale et d’Hamed Bakayoko, ministre d’État, ministre de la Défense, deux proches d’Alassane Ouattara.

Mais cet accueil populaire dans le fief de Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle à Bruxelles, cache mal les dissensions internes qui divisent le FPI. En particulier la rivalité qui oppose Simone Gbagbo, vice-présidente du parti, à Assoa Adou, son secrétaire général. Ce dernier bénéficie du soutien de Laurent Gbagbo. À Alépé, dans le sud du pays, cette rivalité jusque-là contenue, a éclaté au grand jour durant le week-end, virant à la bagarre entre camps opposés. Des partisans du secrétaire fédéral local, proche de Simone Gbagbo, préalablement destitué par des sections favorables à Assoa Adou, ont violemment dispersé une cérémonie d’investiture d’un nouveau secrétaire fédéral.

Fin avril, une rixe similaire avait opposé, à Facobly (ouest), les deux camps rivaux. Elle avait été vite étouffée par les deux clans qui n’assument, jusque-là, pas leur rivalité. Au cœur du conflit : le choix des personnalités devant animer le parti à la base, dans la perspective d’éventuelles élections internes censées valider le choix d’un candidat à la présidentielle d’octobre 2020.

Un nouveau front au FPI ?

À sa sortie de prison en août 2018, Simone Gbagbo avait provoqué la suspicion des proches de Laurent Gbagbo, alors détenu à la prison de la Cour pénale internationale (CPI), en évoquant une « nouvelle page ». « La refondation a commencé. Aujourd’hui, toutes les choses sont nouvelles. Militants, militantes, levez-vous. On est partis, on est partis et on ne s’arrêtera pas », avait-elle lancé le 8 août 2018, quelques minutes seulement après son amnistie.

Ce discours avait déclenché le courroux des partisans du courant « Gbagbo ou rien » (GOR), pour qui le « candidat naturel » du FPI demeure l’ex-chef d’État. Preuve de leur colère, la déclaration de l’ancienne députée avait nécessité un recadrage d’Aboudramane Sangaré, le « gardien du temple », décédé trois mois plus tard.

« Simone Gbagbo tâte le terrain pour sa propre candidature, commente le journaliste politique Jules Claver Aka. Elle est obligée de jouer avec intelligence et prudence, car ceux qui assistent à ses rencontres viennent davantage pour Laurent Gbagbo et non du fait de sa propre personne. Malheureusement pour eux, Assoa Adou et ses proches n’ont pas la carrure de Simone Gbagbo. De même, cette dernière n’a pas l’aura de son mari ».

Alors que le FPI est déjà divisé entre le camp de Pascal Affi N’Guessan et les partisans de Assoa Adou – lui-même soutenu par Laurent Gbagbo -, ces derniers prendraient-ils le risque d’ouvrir un nouveau front entre Assoa Adou et Simone Gbagbo ? « On n’en est pas là. Ni Assoa Adou ni Simone Gbagbo n’ont intérêt à prendre la tête d’une nouvelle fronde, même si leur rivalité actuelle est évidente. Leurs propres militants ne le toléreraient pas, ils en ont conscience », assure l’analyste politique Sylvain N’Guessan.

 

 

 

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Côte d’Ivoire : à un an de la présidentielle, un gouvernement très politique

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41 ministres, sept secrétaires d’État, 10 entrants, un seul ministre sortant… À treize mois de la présidentielle, Amadou Gon Coulibaly a façonné un exécutif de campagne. Analyse.  

Le Président ivoirien Alassane Ouattara a formé, ce mercredi 04 septembre 2019, un nouveau gouvernement en Côte d’Ivoire. Cette nouvelle composition gouvernementale, qui intervient environ quatorze mois après le précédent remaniement ministériel opéré le 10 juillet 2018, s’inscrit dans la droite ligne des jeux d’alliances en vue de la prochaine élection présidentielle prévue pour 2020 dans le pays. Mais également, dans le cadre de la création du Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) unifié, cher à Alassane Ouattara. Avec au passage, un divorce très remarqué d’avec le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) de l’ex-Président Henri Konan Bédié.

Toujours dirigée par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, cette nouvelle équipe quelque peu pléthorique voit l’entrée de 8 nouveaux membres (ministres et secrétaires d’Etat), tandis qu’on enregistre 3 sortants.

Ainsi, au titre du gouvernement, sont nommés :

1 - Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat : Amadou Gon COULIBALY 

2 - Ministre d’Etat, Ministre de la Défense : Hamed BAKAYOKO 

3 - Ministre des Affaires Etrangères : Marcel AMON-TANOH 

4 - Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique : Abdallah Albert Toikeusse MABRI 

5 - Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Kandia KAMISSOKO CAMARA

 6 - Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme : Sansan KAMBILE

7 - Ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation : Sidiki DIAKITE

8 - Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité : Gl Vagondo Diomandé

9 - Ministre des Eaux et Forêts : Alain Richard DONWAHI

10 - Ministre de l’Intégration Africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur : Ally COULIBALY

11 - Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : Kobenan Kouassi ADJOUMANI

12 - Ministre des Ressources Animales et Halieutiques : Moussa DOSSO

 13 - Ministre du Plan et du Développement : Nialé KABA

14 - Ministre des Transports : Amadou KONE

15 - Ministre de l’Emploi et de la Protection Sociale : Pascal Abinan KOUAKOU

16 - Ministre de la promotion de la Riziculture : Gaoussou TOURE

17 - Ministre de l’Economie et des Finances : Adama COULIBALY

18 - Ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme : Bruno Nabagné KONE

19 - Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique : Aouélé Eugène AKA

20 - Ministre de la Ville : François Albert AMICHIA

21 - Ministre des Mines et de la Géologie : Jean Claude KOUASSI

22 - Ministre de l’Economie Numérique et de la Poste : Mamadou SANOGO

23 - Ministre de l’Assainissement et de la Salubrité : Anne Désirée OULOTO

24 - Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public : Raymonde GOUDOU – COFFIE

25 - Ministre de la Culture et de la Francophonie : Maurice Kouakou BANDAMAN

26 - Ministre de l’Equipement et de l’Entretien Routier : Amedé Koffi KOUAKOU

27 - Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Energies Renouvelables : Abdourahmane CISSE

28 - Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : Joseph SEKA SEKA

29 - Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant : Ramata LY – BAKAYOKO

30 - Ministre de la Solidarité, de la Cohésion Sociale et de la Lutte contre la Pauvreté : Mariatou KONE

31 - Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME : Souleymane DIARRASSOUBA

32 - Ministre de l’Artisanat : Sidiki KONATE

33 - Ministre auprès du Premier ministre chargé de la Coordination des Grands projets : Claude Isaac DE

34 - Ministre de la Fonction Publique : Issa COULIBALY

35 - Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement : Sidi Tiémoko TOURE

36 - Ministre du Tourisme et des Loisirs : Siandou FOFANA

37 - Ministre des Sports : Paulin DANHO

38 - Ministre de l’Hydraulique : Laurent TCHAGBA

39 -Ministre de la Promotion de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, Porte-parole adjoint du Gouvernement : Mamadou TOURE

40 -Ministre auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat : Moussa SANOGO

41 - Ministre d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé de la Promotion de l’Investissement Privé : Emmanuel Esmel ESSIS

42 - Ministre d’Etat auprès Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME, chargé de la Promotion des PME : Félix ANOBLE

Secrétariat d’Etat :

1 - Secrétaire d’Etat chargé du Service Civique : Siaka OUATTARA

2 - Secrétaire d’Etat au renforcement des capacités : Epiphane Bi ZORO

3 - Secrétaire d’Etat auprès du ministre des transports, chargé des affaires maritimes : Philippe Legré

4 - Secrétaire d’Etat auprès du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, chargée des Droits de l’Homme : Aimée ZEBEYOUX

5 - Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle chargé de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle : Brice KOUASSI

6 - Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant chargé de l’autonomisation des femmes : Dogo BELMONDE

7 - Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme chargé du logement social : Koffi N’Guessan LATAILLE.

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Madagascar: Marc Ravalomanana va tenter de ravir la mairie d’Antananarivo

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C’est ce qu’a annoncé mardi 11 septembre lors d’une conférence de presse la plateforme de l’opposition RMDM ou Rassemblement des opposants à Madagascar pour la démocratie qui regroupe 21 partis. Les élections communales auront lieu le 27 novembre. Après avoir été deux fois chef de l’État et candidat malheureux à la dernière présidentielle, Marc Ravalomanana tente à nouveau un retour.

Marc Ravalomanana, président du RMDM, n’était pas présent lors de cette conférence de presse. Il aura fallu de longues discussions pour convaincre l’ancien chef d’État de se présenter à la mairie de la capitale.

« Pour le redressement national, pour marquer la démocratie et surtout pour mettre en place une vraie opposition tant Antananarivo a toujours été un emblème, nous avons décidé de présenter M. Marc Ravalomanana comme candidat à la mairie d'Antananarivo, a déclaréAlain Andriamiseza, le vice-président du RMDM. On a discuté longuement, presque cinq heures. Cela n'a pas été facile puisqu'effectivement, il a déjà été président, il a fait deux mandats, il a été encore candidat la dernière fois. Mais il nous semble, et on l'a convaincu, que l'enjeu est très important pour redresser et remettre sur les rails la démocratie ici sur la Grande Île. »

Marc Ravalomanana estime que le régime cherche à le museler avec un projet de loi qui veut que seul un député puisse être chef de l’opposition, ce qui n’est pas son cas. Son élection à la mairie permettrait donc de lui donner une fonction officielle et de couper l’herbe sous le pied au régime.

Une mairie qui est pour l’heure tenue par Lalao Ravalomanana, sa femme, dont le bilan est très critiqué, même par certains adeptes du TIM, le parti de Marc Ravalomanana. Si Antananarivo est depuis de longues années le fief de ce parti, les dernières élections législatives ont montré que les candidats du régime ont gagné du terrain en emportant six sièges. Cette candidature de l’ancien président semble donc être la seule option pour le TIM de garder la capitale.

« La mairie d’Antananarivo a souvent permis d’obtenir par la suite une meilleure fonction dans le pays », ajoute Alain Andriamiseza. Une allusion à la fonction de président de la République.

 

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Assassinat de Sankara: la piste libyenne relancée ?

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Dans une interview à RFI à l'occasion de la publication de ses mémoires, l'ancien président tchadien Goukouni Weddeye a évoqué l'assassinat de Thomas Sankara le 15 octobre 1987.

Au début de ce mois d'octobre 1987, l'ancien président tchadien qui logeait alors dans un hôtel de Ouagadougou, a rencontré le président Sankara. Son rival Acheikh Ibn Oumar était également dans la capitale burkinabè. Les deux hommes se disputaient la direction de la rébellion et Thomas Sankara cherchait une solution.

Dans ses mémoires, Goukouni Weddeye affirme que six jours avant l'assassinat du président burkinabè, il a reçu une visite qui lui a paru étrange, celle de Blaise Compaoré. L'ancien bras droit de Thomas Sankara a ensuite rendu visite au chef de la délégation libyenne, Mahamat Ali Chaffardine. Une interview qui relance les interrogations concernant le rôle qu'a pu jouer Mouammar Khadafi dans la l'assassinat du chef de la révolution burkinabè.

« D'aucuns disent que c'est le vieux Houphouët, d'autres disent que c'est François Mitterrand. Moi je crois que la Libye n'est pas loin, dans cette affaire », affirme l'ancien président Goukouni Weddeye dans son interview à RFI ce mardi 10 septembre.

Y a-t-il une main libyenne dans l'assassinat du jeune capitaine ? Impossible de l'affirmer mais ce qui semble faire consensus, c’est qu’à la suite du refus de Thomas Sankara d’accueillir favorablement la demande de Tripoli d’appuyer le rebelle libérien Charles Taylor, les relations entre les deux chefs d'État se sont fortement dégradées.

Interrogé il y a deux ans, Mousbila Sankara, ancien ambassadeur du Burkina Faso en Libye, a affirmé que Blaise Compaoré avait obtenu du Guide libyen, par un canal non officiel, des équipements militaires. Lui aussi assure avoir eu la conviction que quelque chose se tramait à l'époque et selon l'ancien diplomate burkinabè, il est possible que le Guide libyen ait su ce que Blaise Compaoré projetait de faire, mais rien ne permet de l’attester véritablement.

Cette version, l’ancien ambassadeur de Libye au Burkina Faso, Mohamed Al-Madani Al-Azhari, l'a contestée. Selon lui, une mise à l’écart, voire une élimination de Sankara n'a « jamais » été évoquée entre Blaise Compaoré et Mouhammar Khadafi... et « Kadhafi n’a rien à voir dans l’assassinat de Thomas Sankara ».

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Sénégal: le Parlement examine la suppression du poste de Premier ministre

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Les députés sénégalais devaient examiner samedi un projet de révision de la Constitution devant mener à la suppression du poste de Premier ministre.

Les députés sénégalais devaient examiner samedi un projet de révision de la Constitution devant mener à la suppression du poste de Premier ministre, une initiative du pouvoir dénoncée par l’opposition et la société civile, deux mois après la réélection du président Macky Sall.

La révision porte au total sur au moins 22 articles de la Constitution, établissant un nouvel équilibre entre les pouvoirs et renforçant le caractère présidentiel du régime sénégalais.

Parmi les innovations, le président de la République ne pourra plus dissoudre l’Assemblée nationale, laquelle ne pourra plus déposer une motion de censure pour renverser le gouvernement. Autre changement, un député nommé ministre pourra retrouver son mandat à l’Assemblée s’il est limogé du gouvernement.

Ce projet de révision de la Constitution avait été adopté le 17 avril par le gouvernement. L’Assemblée nationale est largement contrôlée par la majorité présidentielle menée par l’Alliance pour la République (APR), la formation du président Macky Sall.

Les principaux partis d’opposition s’opposent à cette révision constitutionnelle.

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) de l’ex-président Abdoulaye Wade l’a qualifié de “sans intérêt”, notant dans un communiqué que cette réforme a été “volontairement dissimulée pendant la campagne électorale”.

De fait, Macky Sall n’avait pas évoqué cette révision constitutionnelle pendant sa campagne, et il a surpris les Sénégalais en l’annonçant le 6 avril, quetre jours après avoir prêté serment pour un second mandat.

Ses quatre rivaux malheureux à la présidentielle du 24 février, l’ex-Premier ministre Idrissa Seck, le député Ousmane Sonko – figure montante de l’opposition-, l’ancien ministre Madické Niang et l’universitaire Ibrahima Sall, ont aussi dénoncé cette réforme.

Ils “réprouvent le fait que des modifications aussi substantielles de la Constitution aient été initiées en l’absence de toute forme de concertation”, selon un communiqué commun.

Selon eux, “des réformes d’une si grande ampleur ne seraient légitimes que si elles sont effectuées par voie référendaire (…) d’autant plus que ce projet n’a été mentionné dans aucun des programmes proposés aux sénégalais lors de l’élection présidentielle”.

Plusieurs organisations de la société civile ont appelé à des manifestations “pacifiques” samedi devant l’Assemblée nationale, située dans le centre-ville de Dakar où toute manifestation est interdite en vertu d’un arrêté ministériel de 2011.

Le Sénégal, qui fait figure de modèle démocratique en Afrique, s’était déjà passé de Premier ministre dans les années 1960 sous la présidence de Léopold Sédar Senghor et au début des années 1980 sous celle d’Abdou Diouf.

Le président Macky Sall, qui a promis d’accélérer les transformations de l’économie sénégalaise, veut par la suppression du poste de Premier ministre mettre fin aux “goulets d’étranglement” en étant “directement au contact avec les niveaux administratifs”, selon ses services.

Macky Sall, au pouvoir depuis 2012, a été réélu dès le premier tour du scrutin le 24 février avec 58,26% des voix.

Le 6 avril, il a reconduit à la tête du gouvernement Mahammed Boun Abdallah Dionne, le chargeant de préparer lui-même la disparition à brève échéance de sa fonction.

 

 

Tshisekedi

RDC: Tshisekedi, les 100 jours d’un président qui ne gouverne pas totalement

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Une détente politique évidente, des initiatives fortes mais pas de vraie décision régalienne, à commencer par le choix d’un Premier ministre: tel apparaît le bilan des 100 premiers jours du Présient

Une détente politique évidente, des initiatives fortes mais pas de vraie décision régalienne, à commencer par le choix d’un Premier ministre: tel apparaît le bilan des 100 premiers jours du nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, entravé par un accord de coalition avec son prédécesseur Joseph Kabila.

Le climat politique s’est apaisé depuis l’investiture le 24 janvier de M. Tshisekedi, proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre. Factuellement, il s’agit de la première transmission pacifique du pouvoir dans l’histoire agitée de la RDC.

Cette première alternance sans effusion de sang a rassuré la communauté internationale, mais son résultat est contesté par l’autre opposant Martin Fayulu qui revendique la victoire avec 60% des voix. L’Eglise catholique lui donne raison, sur la foi des procès-verbaux de ses 40.000 observateurs déployés dans les bureaux de vote le jour du scrutin.

Impensable sous la présidence Kabila, les manifestations de l'opposition autour de M. Fayulu pour la "vérité des urnes" sont aujourd'hui autorisées et encadrées, et même diffusées à la télévision publique (RTNC).

M. Fayulu a néanmoins été convoqué par la justice pour ses déclarations dimanche appelant à la démission de M. Tshisekedi, qui s’est engagé encore vendredi à défendre la liberté de la presse.

Le patron de la redoutable Agence nationale de renseignements (ANR) Kalev Mutond a été remplacé au point de se plaindre auprès de l’AFP des pressions présumées de son successeur sur une chaîne de télévision pro-Kabila.

Des prisonniers du mouvement citoyen Filimbi ont été libérés. La justice congolaise a annulé la condamnation à trois ans de prison de l'opposant en exil Moïse Katumbi puis a abandonné des poursuites à l'encontre de ses gardes du corps dans une affaire de recrutement présumé de mercenaires.

Des poursuites judiciaires ont été lancées contre des policiers impliqués dans des répressions d'une manifestion d'étudiants. Soupçonnés de corruption, des mandataires d’entreprises publiques et le ministre des Affaires foncières ont été suspendus.

Depuis sa prise de fonction, le président Tshisekedi a multiplié les déplacements, d’abord à l’étranger et puis dans les provinces.

- 'Déboulonner le système dictatorial' -

Il a été reçu aux Etats-Unis, dont l’ambassadeur à Kinshasa ne lui ménage pas les signes de soutien.

"Je suis là pour déboulonner le système dictatorial qui était en place", a lancé M. Tshisekedi à Washington. Des propos publiquement dénoncés par la coalition pro-Kabila du Front commun pour le Congo (FCC), qui dispose d’une vaste majorité au Parlement.

A l’intérieur, M. Tshisekedi travaille son image de président-bâtisseur dans le plus vaste pays d’Afrique sub-saharienne qui manque d’infrastructures. Des travaux ont été lancés à Kinshasa et dans des provinces dans le cadre de ces cent premiers jours.

Lors d’un déplacement dans le Nord-Kivu, M. Tshisekedi a dénoncé et menacé les responsables politiques qui manipulent les groupes armés. Il n’a cependant pas mis en œuvre sa promesse de campagne : déménager l’Etat major dans l’Est congolais où des dizaines de milices menacent les civils.

Le président congolais n’a pas non plus exercé le pouvoir régalien par excellence d’un chef de l’Etat à qui la Constitution donne beaucoup de pouvoir: nommer le Premier ministre.

La raison est simple. Il ne peut pas décider seul. Le chef de l’Etat a d’ailleurs rencontré deux fois son prédécesseur depuis son investiture. Son Premier ministre doit être en toute logique issu des rangs de la coalition pro-Kabila, ultra-majoritaire au Parlement, dans les assemblées provinciales et dans les gouvernorats des 26 provinces.

Pour les 100 premiers jours, "les points négatifs sont l'absence de gouvernement, peu de résultats en ce qui concerne la lutte contre la corruption", résume Georges Kapiamba, président de l'Association congolaise pour l'accès à la justice (Acaj).

"Nous restons inquiets sur la question de la lutte contre la corruption (...) compte tenu de l’emprise des anciens gestionnaires de la République sur les institutions nationales et provinciales", a réagi auprès de l'AFP Jonas Tshiombela, porte-parole du CLC, le collectif catholique qui avait appelé aux marches anti-Kabila de 2017 et 2018.

Signe des marges de manœuvre limitées du nouveau préside, la dépouille de son père, l’opposant historique Etienne Tshisekedi mort à Bruxelles le 1er février 2017, repose toujours en Belgique. Son fils avait pourtant promis une inhumation dès que possible au pays des ancêtres s’il était élu.

 

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Côte d’Ivoire : ce que Gbagbo et les émissaires de Bédié se sont dit à Bruxelles

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L’ex-chef d’État Laurent Gbagbo a reçu une délégation du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié en début de semaine à Bruxelles. Au menu des échanges : la mise en place d’une nouvelle plateforme de l’opposition face à Alassane Ouattara, dans la perspective de la présidentielle de 2020.

C’était une rencontre annoncée depuis plusieurs semaines par Maurice Kakou Guikahué, secrétaire exécutif en chef du PDCI. Elle n’a donc surpris aucun observateur. La rencontre avait été minutieusement préparée par ce dernier, qui a maintenu les contacts avec Assoa Adou, secrétaire général de la dissidence du Front populaire ivoirien (FPI) et nouvel homme de confiance de l’ex-chef d’État, depuis la mort, début novembre 2018, d’Aboudramane Sangaré.

Gbagbo a écouté les personnes présentes, dont son ancien directeur de campagne Issa Malick Coulibaly ordinairement modéré et dont l’avis compte auprès de son ancien patron, posé des questions aux participants, mais n’a pas donné de position personnelle claire. Il a toutefois souhaité que les deux camps se retrouvent dans la capitale ivoirienne, autour d’un comité co-présidé par Maurice Kakou Guikahué et Assoa Adou.

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RDC : les dessous de l’arrestation de Ne Muanda Nsemi, de retour en prison deux ans après son évasion

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Ne Muanda Nsemi, le chef de la secte Bundu dia Kongo, a été incarcéré à la prison de Makala, à Kinshasa, ce vendredi, deux ans après son évasion spectaculaire. Il était réapparu en public mardi, à la surprise générale, lors d'une conférence de presse du CNSA. Les services de renseignement estiment que, durant sa cavale, il se cachait à la frontière entre la RDC et l'Angola et se serait également rendu au Congo-Brazzaville.

Zacharie Badiengila – alias Ne Muanda Nsemi – a été reconduit à la prison centrale de Makala à Kinshasa, trois jours après sa surprenante réapparition publique aux côtés de Joseph Olengankoy, le président du Conseil national de suivi de l’accord du 31 décembre (CNSA), mardi, lors d’une conférence de presse.

Dès le 7 mai dans la soirée, la police – « instruite de procéder à son arrestation » par le vice-Premier ministre intérimaire en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Basile Olongo – avait entamé des négociations avec le chef de la secte Bundu dia Kongo pour l’amener à se rendre. « Félix Tshisekedi avait donné pour instruction que tout se passe en douceur », a précisé à Jeune Afrique une source proche de la présidence.

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Situation confuse au Bénin: tensions autour du domicile de Boni Yayi

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Au lendemain de la demande par l'opposition de l'arrêt du processus électoral, les forces de police sont déployées autour de la maison de l'ancien chef de l'État Boni Yayi, ce mercredi soir. Les versions divergent entre opposition et forces de sécurité sur les raisons de ce déploiement.

Que s'est-il passé cet après-midi devant le domicile de l'ancien président Boni Yayi dans le quartier Cadjehoun ? Selon ses partisans, sa maison a été encerclée par les forces de l'ordre. La population a rapidement fait barrage en allumant des feux de pneus et en jetant des pierres sur la police qui a répondu par des tirs de gaz lacrymogène.

Les proches de Boni Yayi affirment qu'il y a eu une volonté manifeste de l'arrêter.

Tigri Alassane, le 4e secrétaire général des Forces Cauris pour un Bénin Emergent était présent sur les lieux et joint par RFI cet après-midi raconte : « On a été alertés que la police républicaine avait encerclé le domicile du président Yayi. La population ainsi que l’opposition sont venues le protéger. Jusqu’à ce moment-ci, ils sont en train de tirer des gaz lacrymogènes. Je peux vous dire que là où je suis, c’est difficilement que je suis en train de respirer et je suis au niveau du domicile du président. Et lorsqu’ils replient, ils vont se recharger en gaz lacrymogènes et ils tirent dans l’espoir de disperser la population et ils tirent toujours vers le domicile du président. Actuellement tous les jeunes qui sont là sont obligés de se protéger avec des mouchoirs, et vous pouvez encore entendre la présence des jeunes, de la population, et c’est ça qui les dissuade dans leurs projets ».

Le ministre de l'Intérieur a dit la même chose aux journalistes.

L'avocat de Boni Yayi dit ne pas y croire. Maître Renaud Agbodjo raconte que c'est vers 10h ce matin que son garde du corps et les voisins ont constaté une présence policière autour du domicile de l'ancien président. Et il ajoute qu'il « s'agit d'une tentative d'enlèvement par surprise ».

Une résistance s'est aussitôt organisée pour protéger la rue qui donne accès à la résidence. Il y a eu jets de pierres, pneus enflammés, les policiers ont fait usage de grenades lacrymogènes et les pompiers sont arrivés pour éteindre les feux.

Dès que l'alerte a été donnée, tous les leaders de l'opposition se sont rendus aux côtés de  Boni Yayi. Le secteur reste quadrillé.

 

 

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Cameroun: les avocats boycottent une audience du procès des indépendantistes

Cameroun: les avocats boycottent une audience du procès des indépendantistes

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Au Cameroun, les avocats qui défendent Sisiku Ayuk Tabe -président du territoire autoproclamé de l'Ambazonie- et ses neuf co-accusés, ont refusé de se rendre hier, lundi 29 mars, devant le tribunal militaire de Yaoundé où devait s'ouvrir le procès (sans cesse repoussé) des chefs séparatistes anglophones. C'est la deuxième fois que les avocats boycottent une audience. Explications.

Les dix prévenus sont accusés, entre autres, d'apologie d'actes de terrorisme, de sécession, de révolution ou d'hostilité contre la patrie. Le collectif, qui réunit une cinquantaine d'avocats, a lancé un recours « pour récuser les magistrats de ce procès ». Il attend qu'une décision soit rendue sur ce point.

La défense « pose également la question préalable du retour au Nigeria de leurs clients en tant que réfugiés »: début mars, une cour d'Abuja a jugé que leur extradition vers le Cameroun en janvier 2018 était « illégale et anti constitutionnelle ».

Maître Emmanuel Simh, joint au téléphone, nous explique pourquoi ses collègues et lui-même refusent de se rendre devant le tribunal militaire de Yaoundé. « Nous avons, ici, affaire à des gens qui font des revendications purement politiques. Nous estimons qu’il appartient au gouvernement camerounais de... redéfinir une nouvelle nation, de définir un nouvel avenir pour notre pays.

Donc, ce n’est pas une affaire simplement judiciaire, c’est une affaire qui a des relents essentiellement politiques. Et donc, du coup, la défense que nous menons c’est une défense de rupture, qui consiste précisément à faire comprendre au juge que ce n’est pas un procès simplement de vol ou d’assassinat. C’est un procès qui concerne des gens qui ont fait des revendications politiques et la solution ne sera jamais judiciaire. La solution devra être politique dans cette affaire ».

C'était la deuxième fois que les avocats des séparatistes anglophones camerounais choisissaient de boycotter une audience (la première fois c'était le 8 avril). En leur absence, le procès a été renvoyé au 17 mai.

 

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Détentions arbitraires au Cameroun: un ancien conseiller de Biya saisit l'ONU

Un ancien conseiller du président camerounais Paul Biya saisit le groupe de travail des Nations unies sur les détentions arbitraires.

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Penda Ekoka, inculpé mi-février par le tribunal militaire de Yaoundé pour « hostilité contre la patrie » et « insurrection » a saisi le groupe de travail des Nations unies sur les détentions arbitraires. Cet ancien conseiller économique du chef de l'Etat avait été arrêté fin janvier, alors qu'il participait à une marche pacifique aux côtés de l'opposant Maurice Kamto.

« C’est l’absence de possibilité d’un recours effectif au Cameroun, pour pouvoir constater les très graves irrégularités et illégalités qui affectent toutes ces procédures, qui fait que nous nous tournons vers les institutions supranationales, explique Me William Bourdon, l'un de ses avocats. Nous attendons du groupe de travail une décision qui souligne les très graves violations à la fois de la Constitution, de la loi camerounaise elle-même, à la fois le mépris pour les obligations internationales du Cameroun, qu’il s’agisse des conditions sur l’interpellation, son placement en garde à vue, de son inculpation. Ce sont les juridictions militaires qui ont été saisies. Or, ce n'est pas de nature militaire, donc c’est un détournement de procédure absolument caricatural. »

Au Cameroun, près de 150 autres personnes ont été inculpées pour les mêmes raisons, « hostilité contre la patrie » et « insurrection », après avoir été arrêtées fin janvier dans les mêmes circonstances.