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Me Alice Nkom met au défi Paul Atanga Nji: « Je vais prôner le boycott, ils n’ont qu’à venir m’arrêter »

Le ministre de l’Administration territoriale a dit lundi que prôner un boycott des élections est anticonstitutionnel. Alors qu’il présidait l’ouverture d’une importante réunion sécuritaire, Paul Atanga Nji a soutenu qu’il n’allait pas accepter que des gens veuillent empêcher à certains d’exercer leur droit de vote.

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« Prêcher le boycott, c’est anticonstitutionnel. Et je leur dis, si vous ne voulez pas aller aux élections, vous êtes libres. Mais ce que nous n’allons pas accepter, c’est d’empêcher les autres d’aller voter », avait dit Paul Atanga Nji.

Me Alice Nkom a fustigé le ton du ministre de l’Administration territoriale. « Je n’irai pas voter. C’est très irrespectueux de la part d’un ministre outil de la personne que nous avons mis à la tête du pays et qui a prêté serment de nous parler comme ça. Il n’a pas à impacter notre choix », a dit Me Alice Nkom. Elle s’exprimait sur les ondes de la Radio Balafon.

L’avocate exprime par ailleurs sa peine face aux « paroles guerrières de la part de ceux que le président de la République nous a donnés pour que la paix soit ».

Sur les mises en garde expresses du ministre de l’administration territoriales, Me Alice Nkom soutient qu’il risque de mettre beaucoup de monde en prison. Par ailleurs, Me Nkom assure que pour sa part, elle n’ira pas voter. Aussi, elle demande que les gouvernants aient davantage de respect vis-à-vis des Camerounais.

« S’il s’adresse à ceux qui veulent le boycott il va nous mettre tous en prison. Je n’irai pas voter. Et à chaque fois que je pourrai expliquer au peuple souverain de ne pas aller voter parce qu’il n’a pas à obéir aux ordres d’un des ouvriers qu’il y a sur le terrain Cameroun. Il faut se faire respecter. Notre dignité nous commande de ne pas aller voter sous cette bannière-là. Et de dire non. De ne pas se faire traiter comme cela. Du respect pour le peuple camerounais s’il vous plaît ! », soutient-elle.

Comportement inacceptable !

Selon Me Nkom les propos du ministre de l’Administration territoriale traduisent la volonté du chef de l’État. Elle les juges inacceptables. « Le comportement du ministre et son commanditaire sont inacceptables. Il y a trop de frustrations ça peut éclater ».

Comme une défiance, elle assure même qu’elle va boycotter le double scrutin du 9 février et qu’elle va prôner le boycott. « Non seulement on tue nos compatriotes, mais en plus aujourd’hui on vient nous donner l’ordre que ça continue, qu’on continue à nous gérer avec la violence, avec l’irrespect, avec l’incompétence, au lieu de faire de nous des hommes heureux et fiers ? Noon ! Moi je vais prôner le boycott. Ils n’ont qu’à venir m’arrêter ».

 

 

 

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Wilfried Ekanga affirme qu’Atanga Nji ne maîtrise ni la constitution nationale, ni les lois républicaines

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L’analyste politique indique que le ministre de l’Administration territoriale a commis une double faute en confondant le «droit de vote» et le «devoir de vote».

Wilfried Ekanga laisse comprendre que c’est une erreur qui a été faite de d’attribuer le ministère de l’Administration territoriale (Minat) à Paul Atanga Nji. Pour le sympathisant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) Atanga Nji est un surexcité qui n’a pas une maîtrise ni de la constitution ni des lois républicaines.

«Dans ce pays où rien n’est normal, on a donc confié un ministère aussi précieux que l’administration territoriale à un surexcité qui ne maîtrise ni la constitution nationale, ni les lois républicaines puisqu’il ne les respecte pas lui-même. Voilà pourquoi la Crevettonie est aussi le seul pays où un ministre peut dire sans rire une seule seconde, que le boycott est un comportement « anticonstitutionnel ». Les textes parlent pourtant de « droit de vote » et non de « devoir de vote ». Nous avons donc affaire à une double faute puisqu’il s’agit d’un Menteur-Médiocre. C’est la taille MM», peut-on lire dans la sortie épistolaire de Wilfried Ekanga.

Revenant sur le boycott du Mrc des élections locales, Ekanga précise que c’est un choix. Et chacun est appelé à user de sa raison pour épouser ce choix. Le parti politique de Maurice Kamto n’a jamais indiqué qu’il refuserait à qui que ce soit de se rendre aux urnes les 9 février 2020.

«Chacun sera responsable de ses actes devant le Tribunal de l’Histoire. Quand à celui qui vous dit que les MRCistes l’ont menacé sur sa page, rappelez-lui que que pour légitimer l’annexion de la Pologne le 1er septembre 1939, Adolf Hitler avait déguisé un compatriote allemand en soldat polonais pour attaquer le poste radio de Gleiwitz et accuser la Pologne. Dans cette république du faux absolu, même un biyayiste masqué peut venir écrire s’il le veut : « Je suis du MRC et je tuerai tous ceux qui iront voter», a écrit le sympathisant du Mrc.

 

 

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John Fru Ndi, président du SDF : « en 1992, l’armée à voulu prendre les armes pour défendre ma victoire, mais… »

Le président du Social Democratic Front (SDF), John Fru Ndi se trouve actuellement aux États-Unis à la recherche de soins médicaux adéquats, d’après le journal Épervier. Et avant de s’envoler pour le pays de l’oncle Sam, il s’est confié sur son parcours politique en particulier un moment qui aurait pu le conduire au Palais de l’Unité.

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Selon le journal en question, bien avant son départ, le président national du SDF a déclaré que l’armée camerounaise a voulu prendre les armes pour défendre sa victoire, mais il a refusé. Comme quoi l’armée devait soutenir le leader de l’opposition pour le mettre au pouvoir au Cameroun.

L’armée aurait voté le SDF

C’était en 1992 lors de l’élection présidentielle camerounaise qui a vu Paul Biya passer dix ans à la tête du pays. « Même en 1992, lorsque nous avons effectivement remporté l’élection présidentielle, M, Biya lui-même a accepté et chaque camerounais vous dira que Fru Ndi a gagné. Mais ici, l’armée a beaucoup voté pour nous et quand leurs résultats ont été proclamés en faveur de mon adversaire, l’armée a voulu prendre les armes pour défendre ma victoire mais encore une fois j’ai refusé et j’ai pensé qu’avec le temps nous allons résoudre les problèmes par les urnes et la constitution », affirme John Fru Ndi.

« Si aujourd’hui les gens parlent de changements cosmétiques apportés à la Constitution, c’est grâce au Sdf bien qu’aujourd’hui certains enfants m’insultent que ce n’est pas Fru Ndi qui a apporté le pouvoir de parler ici haut et fort. Quand j’entends cela, je leur demande simplement d’aller de l’avant et de réaliser ce qu’ils veulent réaliser. Mais ne prenez pas votre arme car je ne suis pas celui qui vous bloque et les gens vous disent de sortir du parlement et des conseils et vous verrez ce que nous allons faire, changer le pays maintenant et obtenir notre indépendance », conclut le patron du SDF.

 

 

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Dernière heure : une mauvaise anesthésie tue Me Sylvain Souop, avocat du Mrc

Le président du collectif des avocats de Maurice Kamto e mort ce matin à Yaoundé, la capitale politique du Cameroun.

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Une grosse perte pour les militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Maître Sylvain Souop n’est plus. Le président du collectif des avocats de Maurice Kamto vient de rendre l’âme au Centre universitaire de Yaoundé. De source bien introduite, il est mort ce jeudi au petit matin. Il y a de cela quelques jours l’avocat au barreau du Cameroun, apparaissait tout souriant sur son lit d’hôpital. De source proche du parti, il aurait succombé des suites d’une mauvaise anesthésie.

Pour les faits, Me Sylvain Souop, et Me Temate sont victimes d’un accident dans la nuit du 10 au 11 janvier 2020 à l’entrée de la ville de Bafoussam venant de Dschang. Après un passage à l’Hôpital Régional de Bafoussam, ils ont été évacués sur Yaoundé par ambulances au Centre universitaire de Yaoundé. C’est dans ce centre que l’avocat du collectif de défense des prisonniers politiques du MRC à tiré sa révérence.

Sortie du porte-parole de Kamto

«Nous confirmons avec la plus grande des consternations le décès de Me Sylvain SOUOP. Aux dernières nouvelles en provenance du personnel soignant, il était prévu une opération sur son bras droit fracturé. Il apparaît que l’opération aurait été compromise et annulée du fait d’une réaction ou alors un défaut de réaction en relation avec l’anesthésie», écrit le porte-parole de Maurice Kamto sur son compte Facebook.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs militants du Mrc, expriment leur tristesse. « Monsieur le Conseiller Maitre SOUOP Sylvain notre compagnon de lutte, coordonnateur national de notre team défense,qui me présente à Mr le Professeur Maurice KAMTO, n’est plus. Aïe aïe. Dieu. Prend nous en pitié», écrit Paul Nkenne un militant du Mrc.

 

 

 

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Ahmad Ahmad : « A aucun moment, la CAF n’a dit qu’on retire la CAN 2021 au Cameroun »

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Le suspend n’a pas duré longtemps. En visite au Cameroun depuis le 13 janvier, le Président de la CAF et sa délégation ont travaillé avec les autorités Camerounaises sur l’organisation du CHAN 2020 et de la CAN 2021 au pays de Roger Milla.

La Commission d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations au sein de la Confédération Africaine de Football a siégé à Yaoundé ce mercredi sous la présidence de Ahmad Ahmad, le président de l’instance du football africain. Le Comité local camerounais a été convié aux assises, qui se sont déroulés à l’hôtel Hilton. Au cours de ce conclave, le COCAN et la CAF sont parvenus à un consensus sur le déplacement de la date de la CAN 2021, qui passera de juin – juillet à janvier – février 2021.

Après 3 jours de travail, les deux parties ont convenu de la date de la prochaine Coupe d’Afrique des nations. Elle se tiendra du 9 janvier au 6 février 2021.

Invité du journal de 20h30 de la CRTV, le Président de la CAF, Ahmad Ahmad a répondu à plusieurs questions relatives à l’organisation de la CAN 2021 au Cameroun.

Sur le changement de calendrier

« Pour la tenue de la CAN au Cameroun, la décision a été prise l’année dernière. Aujourd’hui, on a pris des décisions par rapport à la situation météorologique dans ce pays d’organiser la CAN du 9 janvier au 6 février. C’est une bonne nouvelle pour le Cameroun de couper court à ceux qui veulent toujours détruire. A aucun moment, la CAF n’a dit qu’on retire la CAN au Cameroun. On a décalé pour diverses raisons et je pense que la majorité des gens comprennent aujourd’hui ce que la CAF, ce que les autorités de ce pays veulent avoir. Le président de la République Son Excellence Paul Biya m’a rassuré qu’il veut offrir à son peuple une belle CAN. »

Sur les infrastructures

« C’est rare de voir un pays qui a investi autant d’argent dans la construction des stades. C’est une grande reconnaissance de la confédération africaine de football. Le Cameroun a fait plus que ce que nous lui avons demandé avec des stades qui peuvent même abriter des matchs de la coupe du monde. On a aucun doute là-dessus. Quant à d’autres aspects pour l’organisation de la CAN, nous sommes rassurés mais ça n’empêche pas que nous mettons en place ce comité de suivi pour qu’on puisse aller de jour en jour à partir de maintenant suivre l’évolution des travaux qui restent à parfaire. Si on met en place un comité de suivi ce n’est pas pour prendre une autre décision, c’est pour accompagner. »

 

 

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Ahmad Ahmad :« le Cameroun va offrir 7 stades sur les six demandés »

Le président de la Confédération africaine de football (Caf) a fait cette déclaration ce mercredi au cours d’une conférence de presse à Yaoundé.

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Ce mercredi 15 janvier 2020, la délégation de la Caf en fin de visite au Cameroun, donne une conférence de presse à Yaoundé. D’entrée de jeu, il précise les contours de leur visite au Cameroun. On sait que la Caf vient d’annoncer que la Can 2021 se dispute du 9 janvier au 6 février au Cameroun. Un changement de date que la Caf explique. «Nous voulions écouter la partie camerounaise, notamment le gouvernement à travers le Cocan sur la situation météorologique ici au Cameroun». Précise le président de la Caf.

«Nous ne nous sommes pas seulement contentés d’écouter les responsables politiques. Mais on a demandé aussi que les techniciens, notamment le directeur général de la météorologique vienne nous expliquer réellement la situation avec des chiffres clairs et un rapport précis. La Can Total Cameroun 2021 va se dérouler du 9 janvier au 6 février. Nous avons eu l’assurance du gouvernement qu’ils seront prêt et maintenant, nous avons en cet engagement du gouvernement que tout sera prêt pour une grande fête du football africain». Poursuit le président de la Caf.

«Le hasard a voulu que l’Égypte, le pays le plus titré, abrite la première édition de la Can à 24. Concours de circonstances, c’est le Cameroun, 2ème pays le plus titré qui va abriter la deuxième édition de cette Can dans sa nouvelle formule. Selon le rapport que j’ai eu de mon administration, le Cameroun va offrir 7 stades sur les six demandés. Le pays est allé au-delà des attentes. Comment ne pas être reconnaissant envers un chef de l’État qui s’engage à donner à la jeunesse de son pays de telles infrastructures». Se félicite Ahmad Ahmad.

Sur le coup, certains analystes estiment que ce changement de date est dicté par le calendrier de la Fifa. Car la Coupe du monde des clubs se dispute à partir de 2021, notamment au mois de juin. Pour Ahmad Ahmad, «avec la Fifa, soit on occulte expressément, soit c’est la désinformation. Mais je peux vous garantir que la coopération est totale. J’estime que malgré nos talents nous sommes en retard en Afrique. Pour rattraper le retard, il faut collaborer avec tout le monde, notamment la Fifa».

 

 

 

 

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Crise anglophone : les militants du SDF pourchassés par les sécessionnistes

Depuis le début de la crise socio-politique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les militants, élus de la Nation et élus locaux issus des rangs du Social Democratic Front sont pris pour cible par les combattant sépratistes. Ils les accusent de trahison et complicité avec le régime de Yaoundé.

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Depuis 2016 donc, l’on assiste à des assassinats, des enlèvements et même des cas d’incendies et destructions des biens. L’un des cas les plus récents, est l’incendie orchestré par les ambazoniens à la résidence de l’Hon Fusi Namekong, dans la nuit du 05 au 06 janvier 2020. La résidence du député de la Nation, originaire du département de la Mezam a été ravagée par les flammes. De l’avis des militants du SDF, c’est une campagne de destabilisation qui vise à empêcher leurs candidats à prendre séreinement part aux prochaines élections du 09 février prochain.

Destabilisation en marche

«La nuit du 15 au 16 décembre 2019, c’était déjà le tour de Joseph Mbah Ndam. Député de la nation, vice-président de l’Assemblée Nationale du Cameroun et fidèle parmi les cadres de Ni John Fru Ndi, sa maison de Batibo est partie en fumée. Le lendemain, dans la nuit du 16 au 17 décembre 2019, c’est l’une des maisons du maire SDF de Kumbo, Njong Donatus Fonyuy, située au niveau de Tobin Round About, qui était incendiée par des inconnus, faisant également de nombreux dégâts», fait-on savoir.

Dans les villes de Bafut, Bamenda et Kumbo, «on explique que ces incendies font suite à un mot d’ordre qui a circulé dans les deux régions anglophones affectées par la crise, invitant les combattants sécessionnistes à vandaliser les biens appartenant à tous les candidats originaires du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et candidats aux élections couplées de février 2020. L’objectif est dit-on de les effrayer, et ainsi, les obliger à retirer leurs candidatures».

Désistement en cascade

Une tactique qui semble marcher. «À Bafut, une circonscription de la périphérie de Bamenda où le parti de Fru Ndi avait le vent en poupe, tous les prétendants ont jeté l’éponge. Identique dans certaines autres circonscriptions, où des candidats, individuellement, se sont désistés».

 

 

 

 

 

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Messanga Nyamding explique son absence à la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an à Paul Biya

Pour lui, ses camarades du parti n’ont  pas joué franc-jeu avec le billet d’invitation.

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C’est une tradition. Le chef de l’Etat reçu les vœux de nouvel an des membres du Corps diplomatiques et ceux des Corps constitués nationaux. C’est ce jeudi 9 janvier 2020 que la cérémonie a eu lieu.

Mauvaise foi

Grand absent de la cérémonie,  le professeur Pascal Charlemagne Messanga Nyamding croit savoir.  Il s’est expliqué à l’émission Debrief de l’Actu diffusée sur Canal 2 International ce jeudi 9 janvier. L’enseignant des relations internationales à l’Iric accuse ses camarades du comité central du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais).  

Pour lui, ils n’ont  pas joué franc-jeu avec le billet d’invitation remis par le cabinet civil de la présidence de la République. « Le cabinet civil de la présidence de la République a remis mon billet et celui de mon épouse au comité central du RDPC. Ils ne m’ont jamais remis mon billet. Mais ils ont choisi de remettre celui de mon épouse. Ce qui est très grave. Ils disent que je vais chuchoter des choses dans l’oreille du président de la République », révèle le membre titulaire du comité central du RDPC.

Dénonciations

Le Pr Messanga Nyamding ne porte certains membres du comité central du RDPC dans son cœur. Il n’hésite pas  les tares qui minent le parti des flammes. Par ailleurs, dans les médias, l’universitaire réclame un poste ministériel ou autre en guise de récompense de ses nombreuses années de militantisme au sein du parti au pouvoir. 

« Je suis patron du RDPC à 23 ans à Paris. Si on me disait qu’en 2019 je ne serais pas à un poste administratif, je vais vous dire ce n’est pas possible. Je ne l’aurai jamais imaginé. Je ne l’aurai jamais accepté », avait-il déclaré. C’était le 29 décembre 2019 sur les antennes d’une chaine de radio locale.

 

 

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Le Sdf, le Mrc et l’Udc absents au palais de l’unité pour les vœux de Nouvel An à Paul Biya

Les leaders de ces partis politiques de l’opposition, n’ont pas été aperçu ce jeudi 9 janvier 2020 à Etoudi, lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an à Paul Biya.

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Ce jeudi au palais de l’Unité, lors de la présentation des vœux des corps constitués à Paul Biya, on n’aperçoit guerre les leaders du Sdf, le principal parti de l’opposition, ni celui de l’Udc et du Mrc. Pas l’ombre de Maurice Kamto. Ni Adamou Ndam Njoya ou alors John Fru Ndi, n’ont fait le déplacement pour le palais d’Etoudi. Ont-ils boycotté la cérémonie? Ont-ils eu un ticket d’invitation? Difficile de répondre à ces deux questions.

La seule certitude est que lors de la présentation des vœux, le carré réservé aux partis politiques représentés à l’Assemblée nationale est constitué de l’Undp. Naturellement porté par Bello Bouba Maigari. On cite au l’Upc dans ce carré représenté par le député Robert Bapooh Lipot. C’est le secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun nommé par Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale. Dans ce carré des partis représentés à l’Assemblée nationale, on note aussi la présence significative de Jean Nkueté, secrétaire général du comité central du Rdpc.

Situation sécuritaire dans la zone anglophone

Pour l’heure, aucun des représentants de ces formations politiques n’a fait une déclaration officielle sur le sujet. On sait tout de même que tous ces partis politiques sont unanimes sur un fait: la situation se dégrade dans la zone anglophone. C’est d’ailleurs l’une des raisons du boycott du double scrutin du 9 février 2020 par le Mrc.

L’Udc de Ndam Njoya est beaucoup plus silencieux sur le sujet. Quand au Sdf, le parti milite depuis fort longtemps pour un retour à la paix dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest. Lors du Grand Dialogue National à Yaoundé le Sdf prend un part active dans aux échanges.

 

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Cameroun : Maurice Kamto rencontre Tibor Nagy, le « Monsieur Afrique » de Donald Trump

Cette sortie de Maurice Kamto va sans doute faire la une des débats dans l'actualité camerounaise de cette fin de semaine. Le président du MRC a rencontré Tibor Nagy, le monsieur Afrique de Donald Trump ce jeudi soir. Et c'est le dirigeant américain qui l'a fièrement annoncé sur les réseaux sociaux a constaté CamerInfos.net

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Il se faisait discret depuis sa sortie sur la chaine privée Equinoxe Tv. En dehors du traditionnel discours des leaders politiques donné en début d'année, l'on avait plus de nouvelles de Maurice Kamto. Depuis sa sortie de prison, la stratégie du président du MRC est scruptée de près par les observateurs. Sa décision de boycotter les élections législatives qui se tiendront dans quelques semaines a divisé l'opinion; néanmoins, celui qui se fait désormais maître des surprises continue de se considérer comme président élu du Cameroun.

« j’ai rencontré Maurice Kamto aujourd’hui. J’ai réaffirmé l’engagement américain en faveur de la démocratie »

C'est un peu dans cet ordre d'idées que Maurice Kamto a rencontré Tibor Nagy ce jeudi soir. Très présent sur les réseaux sociaux, le stratège américain a posté les images de cette rencontre sur Twitter. On y voit les principaux acteurs et quelques collaborateurs dans dans une pose animée où les visages sont détendues. Pour illustrer, Tibor Nagy écrit :  « j’ai rencontré Maurice Kamto aujourd’hui. J’ai réaffirmé l’engagement américain en faveur de la démocratie, des élections pacifiques et le soutien américain à l’initiative suisse ».

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La rencontre de Tibor Nagy et Maurice Kamto rappelle la visite récente du dirigeant au Cameroun

Le sécrétaire d'état adjoint des Etats-Unis aux affaires africaines avait notamment crée une grosse vague d'espoir au sein de l'opposition lors de sa visite au Cameroun en Mars l'année dernière. Les circonstances n'étaient pas les mêmes : Maurice Kamto et ses alliés (qui avaient fait appel à Dupont Moretti pour leur défense) étaient en prison et Paul Biya quoique embêté par les marches blanches du MRC savourait sa victoire. Depuis les personnalités politiques de l'opposition ont été libérées (sauf Mamadou Mota). Certains estiment que Tibor Nagy a joué un rôle important dans cette libération qu'il réclamait déjà a demi-mot. Quels sujets ont été au menu de cette rencontre entre les deux politiciens ? Les prochaines sorties nous donneront plus de détails ... 

 

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Wilfried Ekanga : « La liberté n’est pas distribuée par un hypnotisant et omni-absent "Père de la Nation"»

Après la tribune du jeudi 9 janvier 2020 qui a porté sur le patriotisme, Claude Wilfried Ekanga sa page Facebook ce vendredi 10 janvier, une réflexion sur la liberté. L’analyste politique pense que la liberté est innée et non le don d’un individu au pouvoir.

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Au Cameroun, la liberté est protégée par la constitution et garantie par la prééminence institutionnelle du pays, comme ses soutiens veulent faire croire. « La liberté est garantie par la Constitution et exposée dans toute son étendue et ses frontières. Elle n’est pas distribuée la veille Noël par un hypnotisant et omniabsent « Père de la Nation ». Quant à la privation de liberté. Elle est régie par les seules lois pénales de la République. Ce qui signifie que même ceux qui possèdent des immunités peuvent les perdre en cas de délits graves, car nul est au-dessus des règles. C’est pourquoi les Romains disaient aussi : « Dure Lex, Sed Lex » (« La loi est dure, mais c’est la loi ».) », écrit le militant du MRC.

CamerInfos.net vous propose l’intégralité de la chronique.

L’héritage de Panurge

QU’EST-CE QUE LA LIBERTÉ ?

Après avoir tenté de vous faire avaler que le tribalisme était né au Palais des Congrès en 2018, après avoir piaillé à vos oreilles que le patriotisme consistait à aimer celui qu’ils aiment (puisque l’Etat c’est lui), ils ont pris l’habitude de se présenter avec une autre assiette de sorcellerie politique : la « liberté offerte ».

Retenez-le une fois pour toutes : nous sommes un énorme asile psychiatrique sans toit ni murs, où il se passe des choses qu’on ne voit nulle part ailleurs. Le seul endroit au monde où on te dira que c’est « grâce à la magnanimité » d’une personne que tu as la liberté d’expression. En d’autres mots, il t’a « offert » le droit de parler comme tu veux, et tu lui dois reconnaissance et même allégeance.

Car paraît-il, autrefois, parler c’était mourir un peu.

PANURGE - SAUTER OR NOT SAUTER ?

Il y a sur terre deux types d’individus : ceux qui acceptent fièrement d’être des moutons, et ceux qui exigent de la considération à la mesure de leur valeur humaine. Quand tu es venu au monde, l’Evolution (ou le Bon Dieu, c’est selon) n’a pas prévu de menottes. Aucun bébé ne naît enchaîner. Ça veut dire qu’en sortant des entrailles maternelles, tu étais déjà libre. C’est le plus fantastique cadeau de la nature après la vie, et nous l’avons reçu gratuitement !

Personne ne peut donc te donner ce que tu as déjà. Il faut avoir une réflexion totalement bloquée pour mijoter ce type de soupe.

Le seul mouvement que l’on peut te causer quand tu possèdes déjà une chose, c’est te retirer cette chose. Et dans des républiques bananières où le Matango et les motions de soutien guident les décisions de justice, ce retrait n’a très souvent aucune rationalité. Voilà pourquoi une femme de ménage incarcérée injustement pendant 9 mois n’a pas à dire merci à une quelconque magnanimité, mais est plutôt attendue à condamner la grosse (très grosse) stupidité dont elle fut victime.

Ne faites pas de notre pays une société de fous où l’on demande à l’esclave de remercier son bourreau de l’avoir « libéré » d’un cachot de la torture où lui-même l’avait mis. Il y a là un besoin urgent d’exorcisme mental. Si quelqu’un te demande de te taire devant l’absurde et de t’estimer heureux de la pseudo liberté qu’on te miroite, c’est qu’il a délibérément choisi d’être un mouton et de sauter par-dessus bord sans réfléchir. C’est aussi simple que cela.

ONCE AGAIN !

La liberté est intrinsèque, innée. C’est la cause première, le bien initial, le Ground Zero. Elle ne se donne et ne se retire pas selon les humeurs et les pulsions d’un homme, rythmé par les décibels de quelques « Ayop !» affamés. En plein XXIe siècle, il y a des phrases qu’on ne dit plus (« Tu as au moins la chance qu’il t’a donné la liberté »), sauf si on a un fantasme aigu pour le spiritisme et le paranormal.

Il est temps de graver sur les dalles de vos esprits qu’un président, comme toute l’administration publique, ne sont pas des patrons, mais plutôt des employés du peuple. Les Romains ne disaient pas « Minister » (« serviteur ») pour rien. Le peuple trône non pas en-dessous, mais au-dessus de ses élites. Alors c’est d’abord lui qui a le droit d’exiger des comptes face à une gestion cataclysmique de la mission confiée (ex. les 500 000 emplois promis en 2019, ou les tracteurs qui poussaient près des ignames à Ebolowa depuis le Comice de 2011)

La liberté est garantie par la Constitution et exposée dans toute son étendue et ses frontières. Elle n’est pas distribuée la veille Noël par un hypnotisant et omniabsent « Père de la Nation ». Quant à la privation de liberté. Elle est régie par les seules lois pénales de la République. Ce qui signifie que même ceux qui possèdent des immunités peuvent les perdre en cas de délits graves, car nul est au-dessus des règles. C’est pourquoi les Romains disaient aussi : « Dure Lex, Sed Lex » (« La loi est dure, mais c’est la loi ».)

Chez les mêmes Romains, comme en Orient et partout ailleurs, on avait coutume de procéder à une ablation partielle des organes géniaux (castration), soit pour une promotion à une responsabilité élevée, soit plutôt en guise de punition pour un forfait ou un autre. Ces hommes émasculés devenaient alors des eunuques. Mais aujourd’hui, que répondrais-tu à un illuminé qui viendrait te dire : « Sois fier que nous ne soyons plus dans la Rome Antique, car tu aurais été castré »?

A ta place je lui rétorquerais : « Cesse de raisonner comme une chèvre ; mes organes génitaux sont un don du ciel que personne n’a le droit de me retirer. Je n’ai à remercier personne de les avoir, puisque je les ai reçus de la nature. C’est plutôt ceux qui vivaient sous ces régimes qui étaient malheureux de la barbarie »

À présent, faites la transposition de ceci au Pays des Crevettes et comportez-vous en conséquence. On doit chasser Panurge en haute urgence de nos têtes, et se démoutonniser pour de bon ...

... sauf pour ceux qui estiment qu’ils sont nés eunuques.

EKANGA EKANGA CLAUDE WILFRIED

 

 

 

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Selon les humanitaires, l’état est « incapable » de gérer la crise anglophone (vidéo)

Le réseau des défenseurs des droits humains en Afrique central dénonce l’usage excessif de la force dans la résolution de la crise anglophone. Alors que dans son discours à la nation le 31 décembre 2019, le Président Paul Biya indiquait que la sécurité serait renforcée si « besoin ».

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L’ONG estime cependant que cette déclaration est un aveu d’échec de la part du gouvernement qui gagnerait à changer de stratégie pour mettre fin à la crise qui sévit au nord depuis quelques années.

Dans un contexte extrêmement tendu entre les séparatistes anglophones et les forces armées camerounaises, des organisations non gouvernementales et des membres de la société civile Camerounaise pensent qu’il est temps pour le gouvernement Biya de revoir sa stratégie. « D’abord le discours du président de la République est tellement décousu qu’ont à l’impression que l’on a pris des bouts de phrases et on a mis ensemble » déplore Maximilienne Ngo Mbé, directrice exécutive du REDAHC.

Elle a aussi fustigé la sortie du président Biya qui au lendemain d’un grand dialogue national veut utiliser la force pour résoudre ce conflit et pour elle cela veut juste dire que, le gouvernement n’est pas sûr de l’efficacité de leurs méthodes dans la résolution de ce confit.
« Le ministre de l’administration territorial a menacé les ONG dans la découverte d’une supposée cargaison d’arme dans une ambulance. On appelle ça le flagrant délit, il aurait dû montrer aux journalistes et à la communauté internationale des photos de l’ambulance » a-t-elle fini par dire. Regardez la vidéo…

 

 

Max senior

Soutien aux ressortissants du NOSO : l’activiste de la BAS Max Senior Ivoire déchire le drapeau camerounais

Un ressortissant du Cameroun vivant à Paris a tout simplement brulé le drapeau de son pays. Il confie agir de la sorte par solidarité avec les ressortissants des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest engagés dans une révolte armée contre le pouvoir central.

Max senior

« Des gens qui avaient choisi librement de venir nous rejoindre sans contrainte. Pourtant ils pouvaient très bien aller rejoindre le Nigeria voisin comme leurs frères du Northern Cameroon. Ils ont décidé de venir nous rejoindre et aujourd’hui nous sommes en train de les tuer. Et pendant ce temps les Camerounais sont en train de regarder. Ce drapeau ci-là je suis désolé mais ce n’est pas le drapeau de la République du Cameroun voulu par nos pères. Parfois dans la vie il faut prendre de grandes décisions et aujourd’hui cette décision a été prise. A cause de ceci, de ce bout de tissu, de ce symbole qui ne signifie rien que des gens sont en train de mourir dans mon pays », a déclaré le monsieur qui pense que les armes sont prises par ressortissants du NOSO parce qu’ils se sont sentis floués par leurs partenaires de la Réunification de 1961.

Dans une vidéo qui dure 1 minute 46 secondes, l’activiste affilié à la Brigade anti sardinards (BAS) Max Senior Ivoire déchire de façon méthodique la bannière tricolore frappée d’une étoile sur la bande rouge et de justifier son acte ainsi : « Ce drapeau c’est le drapeau de la trahison. C’est à cause de ce drapeau-ci, à cause de cette étoile qui a été adoptée sans le consentement de nos frères que des milliers d’entre eux sont en train de mourir aujourd’hui. Alors aujourd’hui, en tant que combattant pour la liberté et la justice dans mon pays, je ne reconnais pas ce drapeau comme étant le drapeau de mon pays. Je demande à ce que ce drapeau soit effacé et qu’on revienne au drapeau initial qui avait été choisi par nos pères, par les combattants pour la liberté du Cameroun », proteste-t-il.

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Jean De Dieu Momo : « Un ministre ne peut vivre seulement avec neuf cent mille »

L’avocat au barreau du Cameroun, par ailleurs ministre délégué auprès du ministre de la Justice garde des Sceaux, Jean De Dieu Momo était invité de l’émission « Décryptage » le 3 janvier 2020 sur la chaîne privée Vision 4. 

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Présentée par l’ancien directeur général de la chaine Ernest Obama, Momo a livré quelques confidences aussi bien sur sa carrière de ministre qu’il construit depuis un an, que sur son engagement auprès du parti au pouvoir.

 « Je me trouvais en RDC pour superviser l’élection présidentielle. J’ai été appelé par le directeur de Cabinet de la Présidence qui m’a demandé d’envoyer mon CV. Ce que j’ai fait. Ensuite, je suis revenu au Cameroun le 2 janvier 2019. À peine étais-je arrivé, qu’on m’a demandé de venir à Yaoundé pour rencontrer le ministre Secrétaire Général de la Présidence, MNgoh Ngoh. Il m’a reçu, me disant que le Président voulait me remercier, mais qu’il ne savait pas encore la nature du remerciement », a révélé l’ancien opposant.   

À ce moment, le président du PADDEC, indique qu’il refusait à penser à un poste ministériel : « Je me suis d’abord dit que c’était le pardon présidentiel, puisque je reconnaissais que j’avais pêché contre le Président de la République qui défend les intérêts du pays. Mais quelque part aussi, je savais que si c’est le Secrétaire Général de la Présidence qui me reçoit, ça peut être un poste de ministre», a-t-il confié.

L’entrée au gouvernement  

« J’étais déjà à Afrique Média pour préparer une émission. Quand j’ai suivi au 17h qu’on avait nommé un nouveau Premier Ministre, j’ai décidé de partir. Au carrefour Tsinga, j’attendais le taxi et j’ai entendu, à partir d’un bar, les noms des ministres qu’on lisait à la radio. Je me suis approché de ce bar et j’ai suivi mon nom. J’ai aussitôt pris un taxi en course pour rejoindre mon hôtel à Mendong. J’ai payé pour deux autres personnes qui allaient dans ma direction », relate l’homme politique.

Le salaire

Le ministre a dévoilé son salaire ainsi que les avantages inhérents à son statut.

« Mon salaire est de 900 000 FCFA. Mais vous imaginez qu’un ministre ne peut pas vivre seulement avec cette somme-là. Donc, à côté de cela, il y a une caisse de souveraineté de 10 millions de FCFA tous les trois mois, qui est dédiée aux imprévus », a révélé le membre du gouvernement.  

CamerInfos.net vous propose de revivre l’entretien de Jean De Dieu Momo avec Ernest Obama

 

 

 

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Cameroun : Trois trafiquants d’ossements humains mis aux arrêts à Yaoundé

Ils étaient en possession de 14 os lorsqu’ils ont été interpellés par l’autorité judiciaire, a appris Camerinfos.net de Crtv Web.

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Le malheur des uns fait le bonheur de autres. Cet adage vieux plus que le monde illustre mieux l’attitude qu’adoptent certaines personnes à l’égard des morts qui ne sont plus respectés de nos jours.

Lorsque leurs obsèques ne sont pas transformées en une véritable cérémonie festive, c’est une occasion pour bon nombre de se tisser de bonnes affaires autour.

Le mort, selon les mœurs, est enveloppé dans un drap puis enterré dans une fosse d’à peine un mètre pour les uns, ou alors mis dans un cercueil et enterré dans un tombeau généralement luxueux pour d’autres.

Toutefois, quel que soit le cas, les exhumeurs de tombes parviennent par une alchimie dont eux-seuls détiennent le secret, à effectuer leur besogne et les faits sont visibles.

Une autre interpellation de trafiquants d’ossements humains

C’est le cas des trois trafiquants d’ossements humains qui ont été interpellés par la police judicaire au quartier Mfandena à Yaoundé le 26 décembre 2019.

Selon Crtv Web, au moment où les trafiquants sont interpellés à la suite d’une opération menée par la Police judiciaire, ils détiennent 14 os humains.

Un cas parmi tant d’autres…

De mémoire, l’un des cas les plus récents remonte à la matinée du 12 avril 2019 où les éléments de la division régionale de la police judiciaire de l’Adamaoua (DRPJ/A) ont mis la main sur un stock de 58 ossements humains au quartier Mbideng, dans la ville de Ngaoundéré, chef-lieu de la Région de l’Adamaoua.

Selon des sources proches de l’enquête conjointement ouverte par la DRPJ/A et la compagnie de gendarmerie de Ngaoundéré, « Les restes mortuaires précipitamment abandonnés par une dame appartiennent à un individu de sexe féminin dont l’âge est estimé à 16 ans » par ailleurs, « Le crâne de l’individu présentait des lésions ayant probablement entraîné sa mort », a appris Camerinfos.net.

Le phénomène prend de l’ampleur et mérite encore plus d’attention pour l’éradiquer si tant est que le véritable tombeau des morts c’est dans le cœur des vivants comme l’affirmait Jean Cocteau.

 

 

Ayah

Le fils d’Ayah Paul Abine dans le viseur des forces de sécurité camerounaises

Pour le moment, l’on ne connait pas ce qui est reproché à Ayah Ayah Abine. C’est le président de la Fondation Ayah, une fondation qui assiste les sinistrés de la crise anglophone.

Ayah

Selon Le TVG de l’info, le fils du juriste et homme politique camerounais Ayah Paul Abine est dans le viseur des forces de sécurité Camerounaises.  Pour le moment, l’on ne connait pas ce qui est reproché à Ayah Ayah Abine. C’est le président de la Fondation Ayah, une fondation qui assiste les sinistrés de la crise anglophone. Rappelons que cette probable arrestation intervient un moment où la Fondation Ayah refuse de recevoir les dons des homosexuels.

Mis aux arrêts

 En juin 2017, Ayah Ayah Abine avait été mis aux arrêts en compagnie de son cousin Christian Etonong, étudiant à l’Université de Buea.  A l’époque des faits, les raisons de leur arrestation n’étaient pas clairement énoncées.  Mais l’on apprenait que l’on leur reprocherait d’avoir apporté une caméra au tribunal militaire. Et d’avoir filmé la foule.

Ayah Ayah Abine était venu prendre part au procès des leaders anglophones au Tribunal militaire de Yaoundé. Il raconte avoir demandé à son cousin de se servir de son téléphone pour le prendre en photo aux côtés de personnalités présentes ce jour-là. Ils se trouvaient tous hors de la salle d’audience. C’est alors que des hommes en civil ont arraché le téléphone dudit cousin.

Les conditions de détention

Ensuite, l’ont fouillé puis le lui ont rendu en lui interdisant formellement de recommencer. 30 minutes après, Ayah Ayah Abine a été embarqué alors qu’il tentait de prendre la défense de son cousin.  « Nous étions sept dans une petite cellule d’environ deux mètres de longueur et l.5m de largeur. On se couchait directement au sol et en série. A une certaine période de la nuit, j’étais même obligé de me priver de sommeil jusqu’au matin. Les conditions sanitaires étaient aussi inquiétantes avec les mauvaises odeurs des toilettes auxquelles nous étions exposés», racontait le fils du célèbre magistrat dans les colonnes de Le Jour.

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Alice Nkom : « Le projet de Paul Biya est hérité de la colonisation avec pour vison perpétuelle, mourir au pouvoir »

Pour Alice Nkom, Paul Biya a poursuivi une administration calquée sur le modèle colonial, et cela donne lieu à des dérapages énormes sur son devoir, issu de la Constitution et sous son serment, de protéger les droits de l’homme.

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Maître Alice Nkom est une avocate camerounaise qui lutte pour les droits de l'homme dans son pays. Selon elle, l’indépendance du Cameroun proclamée le 1er janvier 1960 n'a en fait jamais été réellement acquise. Elle accordé à Radio France International une interview que Camerinfos.net vous propose dans on entièreté.

Quel souvenir gardez-vous du 1er janvier 1960 ?

Alice Nkom : D’excellents souvenirs. J’étais âgée de 15 ans, parce que c’était une grande fête, parce que les parents qui avaient vécu autre chose, l’indigénat notamment, nous disaient que c’était une libération. Et le président [Premier ministre jusqu’au 1er janvier 1960] Ahmadou Ahidjo avait parlé à la télé, non on n’avait pas de télé, à la radio, l’adresse à la nation, qu’il était plein d’espoir et plein de promesses pour l’avenir.

Pour les nationalistes de l’UPC, 1960 n’a été qu’une indépendance formelle, car les Français ont tout fait pour écarter du pouvoir ceux qui avaient lutté pour cette indépendance…

Ça, c’est certain. Et ça a évidemment joué énormément sur les comportements notamment du général de Gaulle. Il nous a donné la chèvre, mais il a gardé la corde bien serrée dans sa main.

Vous habitiez à Douala, un quartier Upciste peut-être ?

Oui. J’habitais à Douala dans le quartier Nkongmondo et c’était là le siège de l’UPC. Nous avons été la cible des maquisards (rires) qui pensaient que se prononcer de cette manière-là était collaborer avec le colon, avec le gouverneur, c’était vendre le pays. Et à la maison, nous avons été victimes de plusieurs incendies nocturnes qui ont fait que mes parents ont déménagé et on a fui le quartier pour éviter d’être brûlés vifs par ceux qui ne partageaient pas cette vision de l’indépendance.

Avec 60 ans de recul, est-ce que le Cameroun a rempli les promesses de son indépendance ?

Malheureusement, cette indépendance n’a jamais été réellement acquise, parce qu’au moment où on donne cette indépendance, on fait signer à quelqu’un qui est dans une situation de faiblesse, on livre la chèvre, mais jamais la corde. On garde la corde dans sa main. Aujourd’hui, on en paie le prix. C’est que ça dure, la monnaie porte les stigmates de cette époque-là, la stratégie c’était : OK, on vous donne l’indépendance, on va habiller y compris vos chimpanzés en costume cravate, etc., vous allez vous pavaner et vous allez faire de beaux discours. Mais en réalité, le pouvoir réel, nous le détenons puisque c’est nous qui allons vous permettre d’être président, c’est-à-dire que tu ne seras jamais le défenseur de ton peuple, mais notre obligé.

Mais les militaires français ne sont-ils pas partis ? Le franc CFA n’est-il pas en pleine transformation ?

Vous dites bien « en pleine transformation ». Mais 60 ans après ! Vous voyez très bien que même le président Biya gère le Cameroun selon ce principe-là, à savoir un système colonial qui continue à produire malheureusement des effets extrêmement néfastes aujourd’hui. Et c’est tout le contraire d’une construction démocratique que l’on voit.

Beaucoup parlent d’un pays bloqué, mais est-ce seulement la faute aux Français ?

Mais, la faute originelle, elle est française. Elle continue. Regardez ce que le président fait : il est invité par son homologue russe depuis des mois. Il dit oui, et lorsque le ministre français déclare qu’il veut venir au Cameroun, il abandonne un projet présidentiel, un projet avec une puissance pour recevoir comme un chef d’État un ministre français.

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian [en visite les 23 et 24 octobre 2019] ?

Oui il s’agit de Le Drian, bien sûr. Cela a choqué tout le monde. Mais c’est comme ça. Et en Côte d’Ivoire, c’est la même chose. C’est-à-dire que ce système consiste à régler les problèmes du pays par rapport à leurs intérêts personnels, pour rester au pouvoir puisque c’est ça le problème des chefs d’État. Leur programme, c’est comment faire pour me maintenir au pouvoir longtemps. J’ai déniché la France, elle est là, elle va me protéger. Je vais lui donner tout ce qu’il faut que je vais retirer à mon peuple, c’est ça qui est mauvais. Et c’est ça que les populations commencent à percevoir de manière très claire. Et c’est ça qu’ils vont accepter de moins en moins.

En 1960, il y a eu un grand rêve de réunification entre les Cameroun anglophone et francophone. Pourquoi ce grand rêve a-t-il échoué ?

Ce rêve a échoué parce que justement, le président Biya a gardé tout le système d’avant. Un système colonial qui part du fait qu’il veut à tout moment contrôler, comme la France le fait. Si aujourd’hui, le président Biya décide subitement de détruire ce qui fait de lui le roi absolu qu’il est, c’est-à-dire donner un pouvoir aux anglophones, lui, il se sent menacé. Il voit bien comment le Canada [fédéral] fonctionne. Il voit bien comment l’Allemagne [fédérale] fonctionne. Mais tous ces fonctionnements vont à l’encontre du projet du président de la République qui est un projet de parti unique hérité de la colonisation avec comme vision, le pouvoir perpétuel : mourir au pouvoir. Et cela donne lieu à des dérapages énormes sur son devoir, issu de la Constitution et sous son serment, de protéger les droits de l’homme. C’est terminé. Les droits de l’homme sont sortis par la fenêtre parce que le sang et les fusils sont rentrés par la porte.

 

 

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Chantiers routiers : l’État du Cameroun doit plus de 200 milliards de FCFA aux entreprises

Le 30 décembre dernier, le ministère des Travaux publics (Mintp) a achevé la revue générale des chantiers routiers pour l’exercice 2019. Pendant deux jours, 54 projets ont été examinés. Il ressort de cet examen que les délais d’exécution de plusieurs projets sont dépassés et ont dû être prorogés souvent plus d’une fois.

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Il en découle aussi que deux principaux problèmes sont à l’origine de ces retards : la non-libération des emprises des travaux (non-indemnisation des populations et non déplacement des réseaux d’eau, d’électricité et de téléphonie) et l’accumulation des arriérés de paiement des décomptes (travaux déjà réalisés et validés).
 

Mais au Mintp, on insiste sur la seconde cause. « Les longs délais de paiement des décomptes apparaissent aujourd’hui comme le principal facteur de la contre-performance de nos efforts de construction, de réhabilitation et d’entretien routiers. Ils impactent directement la durée de réalisation des projets, y compris le démarrage effectif des prestations, avec pour corollaire l’augmentation du coût des projets et des suspensions récurrentes des travaux », peut-on lire dans le Projet de performance des administrations (PPA) du Mintp pour l’exercice 2020.

Selon le même document, l’État doit, à ce jour, plus de 200 milliards de FCFA aux entreprises. « Malgré les efforts d’apurement des instances perceptibles, leur encours demeure préoccupant : 104 milliards au niveau des ressources extérieures et près de 100 milliards en ressources internes », estime le PPA. « Cette situation a un effet d’éviction sur la production à venir des décomptes et partant, sur l’avancement des travaux », insiste le document.

Autoroutes

Deux projets, examinés à l’occasion de cette revue, illustrent bien cette situation. Il s’agit des chantiers de construction des autoroutes Yaoundé-Douala (phase I), d’un coût prévisionnel de 337,84 milliards, et Kribi-Lolabé (localité abritant le port en eau profonde de Kribi), d’un coût prévisionnel de plus de 262 milliards de FCFA. Ces travaux, largement en dépassement des délais, ne pourront s’achever avant fin 2020.  

La première phase de l’autoroute Yaoundé-Douala (60 km), débutée le 13 octobre 2014, est désormais programmée pour s’achever le 31 décembre 2020, après deux prolongations du délai de 12 et 14,5 mois. Entamée le 1er janvier 2015, l’autoroute Kribi-Lolabé (38,5 km) devrait finalement être livrée le 31 octobre 2020, après un rallongement du délai de 28 mois. Selon le Mintp, les taux d’avancement des travaux de ces deux infrastructures sont aujourd’hui respectivement de 81% et 88,14%.

À ce jour, selon les chiffres du même ministère, les entreprises engagées dans la construction de ces axes routiers enregistrent plus de 80 milliards de FCFA d’impayés : 4,47 milliards pour celles responsables du chantier de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala (soit 4,16 milliards pour China First Higway Engineering, 552,7 millions pour le groupement Scet-Tunisie/Louis-Berger et 81,14 millions pour Labogenie) et 76,38 milliards pour celles chargées des travaux de l’autoroute Kribi-Lolabé (soit 75,5 milliards pour Chec et 879,41 millions pour le groupement Studi International/Integc).

Gel de décaissement

Ces arriérés se sont accumulés avec la suspension du paiement des décomptes par Eximbank-Chine, le principal financier de ces projets, intervenue courant juin 2018. Selon une note de la direction générale de la coopération et de l’intégration régionale du ministère de l’Économie, cette décision est le fait « du non-respect des clauses contractuelles par la partie camerounaise ».

Pour le projet d’autoroute Yaoundé-Douala, la banque chinoise reproche au gouvernement camerounais de ne pas payer sa contrepartie relativement aux décomptes présentés. Une situation due à la « faiblesse dans la mobilisation des fonds de contrepartie », confesse le Mintp. À en croire le même ministère, en ce qui concerne l’autoroute Kribi-Lolabé, la décision d’Eximbank « est liée à la non-désignation de l’opérateur (de l’autoroute NDLR) conformément à l’accord de prêt qui a entrainé également la non-signature de l’accord de compte séquestre au moment indiqué ».

Du fait de cette suspension du paiement des décomptes, les travaux de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala se sont arrêtés pendant plusieurs mois avant de reprendre en mars 2019. Le chantier de l’autoroute Kribi-Lolabé, pour sa part, en arrêt depuis le 26 novembre 2018, n’a toujours pas repris à ce jour. « Suite au très haut accord du président de la République pour la désignation de Chec comme opérateur, les diligences sont en cours pour lever les blocages relatifs au paiement des décomptes et la reprise des travaux », informe le ministère des Travaux publics.

 

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Le Cameroun perd 60 milliards de FCFA chaque année du fait de l’exportation du bois en grume

Le Centre pour l’environnement et le développement (CED), une ONG camerounaise basée à Yaoundé, la capitale du Cameroun, vient de publier une étude intitulée « Interdire l’exportation de grumes » sur le territoire camerounais.

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Selon Achille Wankeu, chercheur ayant mené cette étude pour le compte du CED, la production formelle de bois d’œuvre au Cameroun a eu une croissance soutenue des années 1960 jusqu’à la deuxième moitié des années 1990, où elle dépasse 3,5 millions de mètres cubes (m3). Elle a ensuite chuté à 2 millions de m3 environ, avec l’entrée en vigueur de la loi de 1994 et du décret d’application de 1995. Entre 2006 et 2017, la production moyenne a été d’environ 2,3 millions de mètres cubes. « Seulement, relève le chercheur, en 2018, nous avons atteint le niveau record de 3,5 mètres cubes ».

M. Wankeu ajoute que, dans le même temps, le volume de grumes exportées par le Cameroun a chuté de manière croissante entre 1998 et le début des années 2000 grâce à un effet induit de la loi de 1994. Mais à partir de 2005, l’on note une croissante constante du volume d’exportation. De moins de 200 000 m3 en 2005, on est passé à 900 000 m3 en 2017 et 800 000 m3 en 2018. Sur plus de 11,8 millions de m3 de grumes et sciages exportés par le Cameroun entre 2010 et 2018, les grumes représentent 54% et les sciages 46%.

« On note cette augmentation de l’exportation des bois en grume à cause d’une ordonnance de 1999 qui dispose que l’exploitation des grumes pourra se poursuivre dans le cadre de la promotion de certaines essences. La liste desdites essences, les taux de surtaxe et ses modalités d’application sont fixés par voie réglementaire », explique le chercheur. Il révèle que l’analyse de l’incidence financière présente une perte d’environ 60 milliards de FCFA chaque année du fait de l’exportation du bois en grume dont 10 milliards représentent les impôts et taxes.

Selon le CED, sur les 160 unités de transformation de bois opérationnelles sur l’ensemble du territoire national, 124 se limitent à la première transformation, 25 vont jusqu’à la deuxième transformation et 11 procèdent à la troisième transformation. Tout ceci pour environ 25 000 emplois.

« La transformation au moins au second degré permettrait d’améliorer la contribution du secteur forestier sur l’emploi. Le secteur forestier contribuerait à hauteur de 8% sur l’ensemble des emplois au lieu de 2% tel que représenté actuellement », assure Achille Wankeu.

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Dette publique : à fin septembre, le Cameroun ne règle que 722,7 milliards de FCFA sur les 1 283 milliards prévus en 2019

Minfi

 

Le ministère des Finances (Minfi) vient de publier l’exécution budgétaire du Cameroun à fin septembre 2019. Dans ledit document, l’on apprend que le service de la dette publique du pays s’est établi à 722,7 milliards de FCFA au terme des neuf premiers mois de 2019 contre 545,9 milliards de FCFA à la même période de 2018.

Seulement, indique le Minfi, bien qu’en hausse par rapport à 2018, le service de la dette publique n’a été exécuté qu’à hauteur de 56,3% à fin septembre 2019 par rapport aux 1 283 milliards prévus pour l’année sous revue. Dans le détail, le service effectif de la dette extérieure se chiffre à 379,1 milliards de FCFA à fin septembre 2019, soit un taux d’exécution de 70,1%. Les paiements au titre de la dette intérieure s’établissent à 343,6 milliards à fin septembre 2019. Soit, un taux d’exécution de 46,3% par rapport aux 742 milliards prévus pour l’exercice.

Pour les trois derniers mois de 2019, le Cameroun devrait donc encore consacrer 560,3 milliards de FCFA au règlement de la dette pour atteindre ses objectifs budgétaires. Soit une dépense moyenne de plus de 186 milliards de FCFA par mois ; soit un peu plus de deux fois la somme qu’il a pu allouer à cette dépense au cours des neuf premiers mois de l’année. Tout ceci dans un contexte difficile. Le Minfi explique en effet l’insuffisante exécution du budget, en partie, par le recul des cours des principaux produits exportés sur la période janvier-septembre 2019. 

En effet, indique le ministère, le cours moyen du cacao a fléchi de 0,2% pour se situer à 2 333,3 dollars la tonne. Le cours moyen du pétrole a diminué de 11,9% pour s’établir à 64,7 dollars le baril. Celui de l’aluminium a chuté de 25,6% pour établir à 1 597,1 dollars la tonne. Les cours des cafés arabica et robusta ont régressé de 12,8% et de 13,6% pour se situer à 97,7 cents/US et 74,2 cents/US la livre respectivement.

Le cours moyen du caoutchouc était de 313,1 cents US/kg, en baisse de 11,2%. Les cours moyens de l’huile de palme et du coton ont reculé respectivement de 8,5% et 12,1% pour s’établir à 549,9 dollars la tonne et 78,9 cents/US la livre.

Nouvelle monnaie

Économie : Le possible nom de la monnaie qui va remplacer le FCFA en Afrique centrale a fuité

À l’insu de la France, plusieurs personnalités de la sous-région Afrique  centrale sont à pied d’œuvre pour rendre possible une sortie du FCFA comme cela a récemment été le cas dans la zone UEMOA.

Nouvelle monnaie

L’AFRIX (AFX) est le nom qui est évoqué pour le moment. Son éventuelle création suscite des réactions chez les experts.

De ce qui ressort, cette monnaie viendra calmer les ardeurs des africains progressistes qui appellent de tous leurs vœux une réorganisation monétaire entre la France et ses ex colonies. D’autres par ailleurs, espèrent que le changement ne se limite pas à la simple dénomination. Il doit s’accompagner d’une liberté de contrôle et d’une parité avec les autres devises.

Un raisonnement plus poussé, indique les pays concernés par ladite monnaie devront s’atteler à diversifier leur économie pour être à la hauteur des nouveaux challenges qui, en même temps que l’AFRIX , verront le jour.

Couvrir toute l’Afrique à  long terme

Si dans un premier temps, cette monnaie ne pourrait concerner que les États de la zone CEMAC, avec le temps, elle devra couvrir toute la région d’Afrique Centrale (CEEAC) et, pourquoi pas tout le continent. Dans cette manœuvre, l’AFRIX devrait s’adosser sur un panier de devises comprenant notamment l’Euro, le Dollar  ou encore le Yuan. Il pourra fluctuer,  mais de manière contrôlée pour lui éviter des dérapages incontrôlables.

Des monnaies sans réelle autonomie? 

Du côté de l’Afrique de l’Ouest, l’avènement de l’ECO n’a point enthousiasmé tout le monde. Pour l'économiste et écrivain sénégalais Ndongo Samba Sylla, c’est de la poudre aux yeux , «Non, le franc CFA n'est pas mort. Macron et Ouattara se sont seulement débarrassés de ses atours les plus polémiques», avait-il relevé avant de poursuivre :          

«déclarer que le CFA est mort, c'est vraiment politique, alors qu'il s'agit d'une question sérieuse, financière, monétaire. On a l'impression que pour calmer les pressions des opérateurs économiques, des hommes d'affaires qui s'inquiètent des difficultés de la zone CFA, les chefs d'État se disent "bon on va leur balancer quelque chose, ils vont s'amuser avec et puis pendant ce temps on continue», juge-t-il.

L’Afrique centrale va-t-elle connaître exactement le même sort ? Les jours avenirs nous éclairerons à ce sujet.

 

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Côte d’Ivoire : 20 ans de prison pour Charles Blé Goudé

L’ancien ministre ivoirien de la jeunesse Charles Blé Goudé a vu son audience se dérouler lundi 30 décembre et ceux, en l’absence de ses avocats. Selon plusieurs médias locaux, il a été condamné par le tribunal.

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20 ans de prison, 10 ans de privation de ses droits civiques, mandat d’arrêt et 200 millions de Fcfa à verser aux victimes. C’est la sentence infligée à Guillaume Charles Blé Goudé, l’ancien ministre de la jeunesse de Côte d’Ivoire.

Blé Goudé est accusé par les autorités du pays, de crimes contre des prisonniers de guerre, des crimes qu’il aurait commis lors de la crise postélectorale 2010/2011. Le président du Cojep a donc été jugé par contumace en l’absence de ses avocats qui protestent contre une parodie de procédure.

 

Buhari

Nigéria : « Je me retirerai en 2023 », Muhammadu Buhari

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a déclaré qu’il quitterait ses fonctions en 2023 et qu’il ne participerait à aucune élection future.

Buhari

Dans sa lettre de nouvel an aux Nigérians, Buhari a déclaré qu’il croit fermement aux principes démocratiques et qu’il les promouvra et les soutiendra au Nigeria et à travers l’Afrique de l’Ouest.  «Je me retirerai en 2023 et ne serai pas disponible lors des prochaines élections. Mais je suis déterminé à contribuer au renforcement du processus électoral au Nigéria et dans toute la région, où plusieurs membres de la CEDEAO se rendent aux urnes cette année », a-t-il déclaré.

L’accent mis sur le retrait de ses fonctions en 2023 vise apparemment à clarifier la spéculation selon laquelle des mesures clandestines sont prévues pour lui assurer un troisième mandat après la fin de son dernier mandat actuel en 2023. Intitulé «  Une lettre du président au nouvel an  » et personnellement signé par lui, Buhari a déclaré que la lutte contre la corruption, l’amélioration de l’économie et la lutte contre l’insécurité resteraient les éléments clés de son régime au cours de la nouvelle année.

 

 

 

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Le Pr. Pascal Messanga Nyamnding attend toujours être récompensé pour ses années de militantisme au sein du RDPC

Militant depuis de nombreuses années, le professeur n’a jamais occupé un poste ministériel ou de directeur général d’entreprise. Il garde espoir.

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Le Pr. Pascal Messanga Nyamnding regrette-t-il ses années de militantisme au sein du RDPC ? Tout porte à croire.  Il était ce dimanche 29 décembre 2019, dans la radio des Artistes dont le promoteur est Roméo Dika.  

Des années vaines  comme militant

L’homme politique a profité pour revenir sur ses longues années de militantisme au sein du parti au pouvoir : « On n’a pas récompensé la jeunesse du RDPC. Je crois qu’Ateba Eyene et moi symbolisons la jeunesse militante du RDPC. Comme Soro et Blé Goudé qui ne sont pas loin de nos âges. Parce qu’il faut préciser que Soro a 47 ans », regrette l’enseignant de diplomatie à l’IRIC.

Militant au sein du RDPC depuis des années, le Pr. Pascal Messanga Nyamnding regrette d’y avoir passé toute sa jeunesse. « Je vous avoue.  Quand je suis patron du RDPC à 23 ans à Paris, si on me disait qu’en 2019 je ne serais pas à un poste administratif, de pouvoir et de décision (…), je vais vous dire ce n’est pas possible. Je ne l’aurai jamais imaginé. Je ne l’aurai jamais accepté, avec l’état de service mené dès ma jeunesse au sein du RDPC. Ateba Eyene qui est mort il n’était même pas chef de bureau », se plaint l’enseignant.

Manque de reconnaissance

Le fondateur du mouvement Biyaiste se souvient que quand les Soro militaient au FPI étant étudiant. Au même moment, « nous autres étudiants, étions militants du RDPC. Et quand je dis que ce monsieur est un irresponsable, c’est que n’ayant pas atteint certains objectifs, la jeunesse ivoirienne a pris les armes contre l’Etat. Or, Guillaume Soro a eu les postes. Il a été Premier ministre, il a été président de l’Assemblée nationale », déclare-t-il. 

« Or, n’ayant pas atteint, nous nos objectifs de positionnement. Notamment de ministres, de directeurs généraux, nous ne sommes pas allés jusque-là [prendre les armes Ndlr] », conclut le politicien.

 

 

Valsero

Valsero: « Notre accord, notre contrat avec Maurice Kamto a pris fin le 7 octobre 2018 mais …. »

Le rappeur Valsero s’explique sur son engagement politique. Le soutien de Maurice Kamto à la dernière élections présidentielle a de nouveau évoqué la situation politique. Valsero s’exprime après 9 mois de détention.

Valsero

 

Dans un entretien accordé à Le Jour, il se prononce ainsi sur le double scrutin du 9 février. Sa position n’est pas différente de celle de Maurice Kamto. Sans évoquer clairement un boycott, Valsero note cependant que dans le contexte actuel, il n’est pas possible de tenir. Il assure que ce n’est pas dans l’intérêt du Cameroun de tenir de pareilles élections en ce moment.

Double scrutin du 9 février 2020

« Je pense qu’il serait maladroit d’organiser des élections dans le contexte actuel, quitte à répéter ce que beaucoup d’acteurs politiques ont dit avant moi, en l’absence d’un nouveau code électoral consensuel, sans avoir ramené le calme, la sérénité et les populations dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Il ne serait pas bon pour le Cameroun d’organiser des élections. Nous en tant que population et hommes politiques avons l’occasion, soit de marquer notre solidarité à nos frères et sœurs, soit d’acter la sécession et la partition du pays », explique Valsero.

Par rapport à son engagement politique et à son alliance avec Maurice Kamto à la dernière présidentielle, Valsero indique que le contrat qui le liait à Maurice Kamto a pris fin le 7 octobre 2018.

Cependant, leur incarcération et le fait qu’ils aient partagé la même cellule leur a amené à être dans une nouvelle alliance. Mais, les termes de cette nouvelle plateforme reste encore à définir.

Accord avec Kamto

« Je parlerais plus de contrat à durée déterminée qui comptait essentiellement pour l’élection présidentielle et selon notre accord, notre contrat a pris fin le 7 octobre 2018. Mais voilà, la situation post-électorale, notre arrestation illégale et neuf mois d’incarcération dans une cellule commune ont mis sur pied les bases d’une nouvelle alliance dont les termes ne sont pas encore définis », indique Valsero.

 

 

 

 

Christian tumi

« Je n’ai jamais assisté à une élection transparente au Cameroun » (Christian Tumi)

Le cardinal Christian Tumi affiche ses doutes quant à la tenue des élections locales prochaines dans les régions anglophones. Le double scrutin législatif et municipal devrait avoir lieu le 9 février prochain.

Christian tumi

Mais l’Archevêque de l’Archidiocèse de Douala se montre sceptique. Invité à l’émission « La vérité en face » sur Equinoxe Tv, Christian Tumi pense que le double scrutin ne se tiendrait pas dans la paix dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

« Je doute que les élections du 09 février prochain puissent se tenir dans la paix dans les régions anglophones », a affirmé Christian Tumi.

Le religieux, âgé aujourd’hui de 89 ans, poursuit en indiquant n’avoir assisté à des élections transparentes dans le pays. « Je n’ai jamais assisté à une élection transparente au Cameroun », soutient-il.

Par ailleurs, au cours de l’émission, le Cardinal Tumi a montré son insatisfaction par rapport au statut spécial. C’est le choix opté par le régime de Paul Biya pour faire face aux revendications sécessionnistes.

 

 

 

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Un conseiller Rdpc refuse de voir son nom sur les listes des candidats aux élections municipales

Il a adressé une lettre aux dirigeants de son parti politique.

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Esibong Gilbert Apong, ex-président de la section du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Meme 1 C Tekene veut plus prendre part aux élections municipales de 2020. Il a écrit une lettre le 27 décembre 2019. Elle a été adressée à la classe dirigeante du parti au pouvoir. Dans sa lettre, il indique qu’il ne veut voir pour aucun prétexte, son nom figurer dans la liste des candidats. Il était pourtant conseiller à la mairie de Kumba.

On constate que les désistements enregistrés pour les prochaines élections législatives et municipales, proviennent des deux régions anglophones du pays : Nord-Ouest et Sud-Ouest. Et la crise sociopolitique qui sévit dans ces parties du Cameroun est la raison de tous ces désistements. Car si au Rdpc les cas de retrait de participation des candidats aux élections locales de 2020 ne sont pas nombreux, au Social democratic front (Sdf), ils se font de plus en plus fréquents.

Jusqu’au mois de novembre 2019, si les désistements se faisaient un par un, récemment, toute une circonscription électorale du parti politique de Ni John Fru Ndi n’a pas voulu prendre part à ce processus électoral. Certains observateurs pensent que ces candidats ont aussi peur des représailles qu’ils pourraient subir venant des groupes sécessionnistes présents au Noso.

 

 

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Maurice Kamto: « Le fameux grand dialogue national qui n’a été qu’un monologue et une fuite en avant »

La crise anglophone a occupé une large fenêtre dans le message de fin d’année du président Maurice Kamto. Le leader du Mouvement national pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a notamment imputé la responsabilité de la crise au régime de Paul Biya.

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L’opposant a par ailleurs longuement évoqué, dans son speech, le grand dialogue national. Initié par le chef de l’État pour solutionner la crise anglophone, le GDN était pour Kamto un monologue. Car le dialogue n’a été qu’un moyen de gagner du temps pour le régime.

« Le fameux grand dialogue national qui n’a été qu’un monologue et une fuite en avant s’est achevé sur des recommandations sans importance, de surcroit non-contraignantes pour le pouvoir et sans aucun calendrier de mise en œuvre. Ses résolutions ont donné maintenant ce qu’on appelle la loi sur la décentralisation comme si aucune loi n’existait en la matière. La grande trouvaille du dialogue national c’est d’avoir trouvé une proposition que nous avons faite en 2017, en conformité avec la Constitution de 1996 qui prévoit en son article 62 alinéa 2 la possibilité d’un statut spécial pour certaines régions du pays », a dit Maurice Kamto.

Une loi tardive

Le président national du Mrc indique en fait que la loi sur la décentralisation arrive trop tard et ne sera pas d’une grande efficience. « Cette loi sur la décentralisation arrive sans doute trop tard et offre très peu pour la résolution de la crise », a soutenu Maurice Kamto.

Les préalables du Mrc à la tenue du dialogue

Pour lui, toutes les propositions, préalables au dialogue, faites par le Mrc ont été écartées par le régime. Il s’agit notamment de la désignation d’une « personnalité neutre » pour la conduite des débats et l’implication de la communauté internationale.

D’après l’opposant au régime de Paul Biya, la situation du pays commande la tenue d’un « large dialogue national inclusif ».

 

 

 

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Christian Tumi : « Ceux qui soutiennent Biya en public se plaignent de lui en cachette »

Invité de l’émission ‘’La vérité en face’’ sur Equinoxe Télévision le dimanche 29 décembre 2019, le Cardinal, Archevêque émérite de l’Archidiocèse de Douala s’est abondamment exprimé sur la crise anglophone qui continue de faire la résistance, malgré les mesures entreprises par le gouvernement camerounais.

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L’homme d’église continue toujours d’affirmer que le Président de la République n’allait pas briguer un autre mandat. « Si j’étais Biya, je n’allais pas me représenter même si mon parti le souhaite », réitère Christian Tumi. « Ceux qui soutiennent Biya en public se plaignent de lui en cachette », lâche-t-il.

Une amélioration du climat sécuritaire dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest

« La situation a changé dans les régions anglophones », affirme Christian Tumi. Il prouve cette déclaration par le fait que les gens commencent à rentrer.

Les combattants sécessionnistes commencent à se décourager. « Les jeunes du Nord-ouest et du sud-ouest ont été trompés. Ils étaient trompés pourquoi ? Parce la diaspora leur disait que les Nations unies vont intervenir ! Et qu’eux ils auront des salaires en brousse de 80 .000 par mois. Je vous inviterai à lire la dernière lettre pastorale des évêques de Bamenda. Dans cette lettre les évêques disaient que tout ce que la diaspora a promis aux jeunes pas même une chose s'était réalisée », révèle le Prélat.

« Ce qui poussent les jeunes à sortir de la forêt c'est que : Premièrement ils n'ont plus à manger. Deuxièmement un groupe a déjà perdu deux membres du fait de la maladie », explique l’homme de Dieu.

« J'en ai quelques-uns ici et le premier ministère est au courant. Parce que nous étions impliqués l'évêque de Mange et moi-même. Il y'a 29 a Boyo qui veulent venir à Douala, il y a 15 a Ndop play qui veulent venir. Ils ont confiance en nous c'est pourquoi je crois que l'État nous a impliqué dans cela...En ce moment que je parle avec vous il y'a 4 ici ... », ajoute Christian Tumi.

À propos du Statut spécial adopté par le parlement

« Je ne suis pas satisfait du contenu du statut spécial », pense l’Archevêque.

Christian Tumi reste favorable pour la fédération comme de gouvernance. « Le fédéralisme est la solution », affirme l’homme de Dieu. « On avait l'impression que l'objectif était d'assimiler les anglophones avec l'abolition du fédéralisme en 1972 », ajoute-t-il. « 69% des anglophones veulent l'indépendance de leur territoire », poursuit-il.

Le Cardinal indexe l’armée républicaine

D’après l’Archevêque Emérite, l'armée tue plus que les sécessionnistes. Les militaires doivent retourner en caserne et les sécessionnistes doivent déposer les armes, pense le Coordonnateur de la ALL Anglophone Conference.

Le doute de Christian Tumi sur la tenue des élections locales de Février prochain.

Le Nord-Ouest n’est pas encore totalement pacifié, mais les incertitudes continuent de planer sur la tenue des élections dans les régions du NOSO. Le Cardinal fait partir des sceptiques. « Je doute que les élections du 09 février prochain puissent se tenir dans la paix dans les régions anglophones », a-t-il déclaré au cours du programme ‘’La Vérité en face’’. « Je n’ai jamais assisté à une élection transparente au Cameroun », avoue le Prélat.

Le don annuel de Paul Biya à l'Episcopat camerounais

Le Chef de l’Etat, ancien séminariste, chrétien catholique chaque année offre de l’argent aux membres de l’Episcopat local. « Chaque année nous recevons des cadeaux de Paul Biya : 1 million pour les évêques, 1.5 à deux millions pour les archevêques, 3 millions pour le cardinal », a déclaré Christian Tumi sur Equinoxe TV.

 

 

 

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Récemment écarté de la course aux élections législatives, Hervé Emmanuel Nkom pourrait connaître un nouveau malheur

La déchéance politique du membre du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) Hervé Emmanuel Nkom est susceptible d’aller  bien au-delà d’une candidature rejetée en vue des élections municipales et législatives du 9 février 2020.

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L’article 6 des statuts du RDPC est on ne peut plus clair, « pour être membre du Parti, il faut : être camerounais de l’un ou de l’autre sexe…». Ainsi, on peut penser à juste titre que l’avenir au sein du parti au pouvoir pour ce défenseur de la première du régime Biya s’écrit désormais en pointillés.

Textes respectés, Nkom out

Au cas où les statuts du RDPC sont appliqués à la lettre, Hervé Emmanuel Nkom devra dire adieu au parti du président Paul Biya. Au cours du contentieux pré-électoral, le Conseil constitutionnel a invalidé sa candidature pour la simple raison qu’il a possède une autre nationalité et la loi camerounaise interdit la double nationalité.

En effet, celui qui est par ailleurs un grand habitué des plateaux de télévisions et de radios était candidat à la députation dans la circonscription du Wouri-Est. Mais, sa nationalité française lui a causé un énorme préjudice. Le SDF qui avait déposé un recours devant le Conseil constitutionnel pour annulation de sa liste a obtenu gain de cause.

Bien que déçu par le dénouement de cette affaire, Nkom était resté fair-play en réaffirmant sa volonté de poursuivre son militantisme au  sein du parti au pouvoir. Cependant, un vent d’incertitude vient planer sur son futur.