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Anicet Ekane : « la contestation post-électorale n’a rien à voir avec la résolution politique de la crise anglophone »

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Le président du Manidem réagit aux questions soulevées par le discours du chef de l’État mardi.

D’abord le timing du discours présidentiel, n’arrive-t-il pas trois ans trop tard à votre avis ?

Chaque parti et forcément le régime a son agenda. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est qu’on a affaire à une guerre de sécession donc forcément l’armée camerounaise a d’abord le devoir de consolider l’indivisibilité ou l’intégrité territoriale du pays avant d’envisager quoi que ce soit. Il était important qu’on oppose, face à des gens qui ont pris le pouvoir pour dépecer le pays, une résistance militaire capable de les décourager de leur entreprise.

Dès que le gens prennent les armes pour diviser un pays pour lequel des milliers de Camerounais sont morts, on ne peut pas leur proposer un dialogue. C’est justifier ou légitimer d’une certaine façon l’action qu’ils ont tenté de mener.

Sur le contenu, un « grand dialogue national » est annoncé fin septembre, vous défendez une position de fermeté vis-vis des sécessionnistes que le président convie au dialogue. Prendrez-vous part à un dialogue avec des leaders sécessionnistes ?

Il est évident que des groupes armés qui voudraient venir à ce dialogue ont d’abord l’obligation de déposer les armes, de réintégrer la dynamique unitaire du pays. Puisque dans ce dialogue national il est hors de question de revenir sur l’intégrité territoriale, sur l’indivisibilité de notre communauté nationale. Donc, forcément ceux qui viendraient seront certainement ceux qui ont déposé les armes.

Le cadre de ce grand dialogue national est la Constitution, a précisé le chef de l’Etat, ceci ne limite-t-il pas des réformes attendues de nos institutions ?

Dans ce genre de rencontre, l’occasion fait toujours le larron. J’ai cru lire .dans le discours du chef de l’Etat que cette rencontre a d’abord pour but de résoudre le ‘ problème anglophone mais quand la nation se retrouve, plusieurs aspects des problèmes vont être abordés, De toutes les manières, je ne pense pas qu’on couperait la parole à quelqu’un qui veuille introduire un débat ou une proposition dans le cadre des révisions constitutionnelles que des groupes d’intérêts, des partis politiques pourraient introduire, y compris une proposition de modification ou d’amélioration du code électoral. Quand la nation se retrouve comme ça, il y’a toujours des situations imprévues qu’on ne peut pas à la limite prévoir avant ce genre de rencontre.

Voyez-vous un intérêt à inscrire la crise post-électorale, avec la contestation persistante des résultats de la dernière présidentielle, au menu de ce grand dialogue national ?

La contestation post-électorale n’a rien avoir avec le problème anglophone. Je crois que c’est une attitude de positionnement qu’ont adopté le Mrc et ses alliés dans le but de compter, au cas où il y aurait peut-être un dialogue, mais la contestation post-électorale n’a rien à voir avec la résolution politique de la crise anglophone. Il faut séparer les choses. Peut-être qu’il faut imaginer ou espérer que dans le cadre du lancement de ce dialogue, des mesures d’apaisement interviennent aussi vis-à-vis de ceux qui ont été condamnés dans le cadre de la crise post-électorale. Mais bon, ça ne dépend pas de nous.

Nous dès le début, nous avons dit que l’arrestation des leaders de l’opposition n’est pas de nature à décrisper la situation socio-politique tendue. Mais l’avenir du Cameroun est au-dessus de tout, de nos intérêts, de nos objectifs, de nos ambitions. Il faut donc d’abord avant tout sauver le Cameroun avant de penser à nos propres intérêts politiques ou politiciens.

Au regard du précédent de la Conférence Tripartite dont certaines résolutions traduites dans la Constitution ne sont toujours pas mises en œuvre, quelle peut être la bonne formule pour une opérationnalisation optimale des recommandations du grand dialogue annoncé ?

En politique, c’est le rapport de force sur le terrain qui détermine l’issue de toute démarche. La Tripartite était un moyen que le gouvernement a entrepris, pour casser la dynamique de contestation à travers les villes mortes. Le gouvernement en 1991 s’est arrangé à emmener de son côté les forces rétrogrades, c’est les hommes d’affaires du RDPC qui ont négocié cette trêve des villes mortes qui a dépassé sur la tripartite.

Si la mobilisation des forces vives de la nation et des Camerounais, si les Camerounais sont mobilisés ou participent d’une manière ou d’une autre à ce dialogue national et sont attentifs, mobilisés pour que cela servent à changer la situation, forcément leur implémentation sera meilleure que celle des résolutions de la Tripartite.

Source : Le Jour n°3010

 

 

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Au Cameroun, le cardinal Tumi supplie les séparatistes anglophones de participer au dialogue

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A 89 ans, le cardinal Christian Tumi, mène peut-être l'un de ses derniers combats. Inlassable partisan d'un grand dialogue national pour mettre fin à la crise séparatiste meurtrière dans sa région natale anglophone de l'ouest du Cameroun, il voit son vœu réalisé: l'inamovible président Paul Biya vient de s'y résoudre.

"C'est une bonne chose ! C'est ce que nous attendions", s'exclame l'archevêque émérite de Douala, à la retraite depuis 10 ans mais toujours aussi célèbre et populaire dans son pays.

Aussi, le prélat "supplie", dans un entretien avec l'AFP, les leaders sécessionnistes de participer à ce dialogue au moment où certains ont déjà refusé d'y prendre part quand d'autres sont emprisonnés, certains condamnés à de longues peines. L'un de ces chefs, Julius Ayuk Tabe, autoproclamé "président" d'une "République fédérale d'Ambazonie" en octobre 2017, écroué et condamné à la prison à vie, a ainsi estimé jeudi qu'il s'agissait d'un "non événement".

"Je suis pour que le dialogue se fasse, quelle que soit la situation", lance le cardinal, qui s'oppose à la violence tout en prêchant depuis longtemps un retour au fédéralisme - le Cameroun a été une République fédérale après son indépendance de 1961 à 1972 suite à un référendum.

Le "grand dialogue national", décrété mardi par M. Biya dans un rarissime discours à la Nation, doit s'ouvrir fin septembre, présidé par le Premier ministre. "J'aurais aimé que le président lui-même soit là", lâche le cardinal Tumi.

La crise anglophone au Cameroun avait débuté en 2016 par des mouvements de protestation avant de prendre un tour meurtrier fin 2017 quand des sécessionnistes ont pris les armes et radicalisé le mouvement.

Paul Biya a appelé les groupes armés à participer, proposant le "pardon" à ceux qui déposent les armes mais le feu de l'armée à ceux qui s'y refusent.

Il n'a pas prévu de libérer la dizaine de militants lourdement condamnés fin août.

Or les plus radicaux n'acceptent que des "négociations" pour l'indépendance, et à la condition que leurs chefs emprisonnés soient relâchés et que l'armée quitte les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, lesquelles abritent l'essentiel des 16% de Camerounais anglophones, qu'ils veulent baptiser Ambazonie.

"Le problème n’oppose pas les anglophones aux francophones. Le problème oppose les anglophones et l’administration influencée par la France", ancienne puissance coloniale, estime l'archevêque. "Si on avait maintenu un système fédéral, on n’en serait pas là. Si Paul Biya avait mis en application la décentralisation, on n'en serait pas là."

Ecoles incendiées

Paris, indéfectible allié de Paul Biya, 86 ans dont 37 au pouvoir, a salué l'annonce d'un "grand dialogue" et souhaité une participation "des différentes sensibilités politiques".

L'ancien archevêque de Douala avait proposé en 2018, avec des dignitaires protestants et musulmans, la tenue d'un dialogue national. Mais face à l’opposition de Yaoundé et des séparatistes, leur All Anglophone Conference avait fait long feu.

Faute de pouvoir l'organiser, "nous avons interrogé plus de 1.000 Camerounais anglophones à travers le monde, en majorité au Cameroun" et il ressort que 69% "sont pour la séparation absolue". "Cela nous a beaucoup étonnés", admet-il.

L'homme d’église appelle les séparatistes à "déposer les armes" auprès des chefs traditionnels mais estime que l"on ne peut pas exiger de la même manière que l'armée dépose les armes" car celle-ci doit être "prête à défendre le pays". Il préconise de faire rentrer les soldats dans les casernes.

Le conflit a fait plus de 2.000 mort selon le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) et poussé plus de 530.000 personnes à fuir leur domicile. Certains groupes armés s'attaquent aux forces de l'ordre, assassinent et kidnappent des civils ou brûlent des écoles, mais militaires et policiers commettent aussi exactions et meurtres, accusent les organisations non gouvernementales et l'ONU.

Depuis la rentrée scolaire, certains groupes séparatistes imposent également un blocus des établissements scolaires pour protester contre la condamnation d'Ayuk Tabe. "Je leur ai dit qu'il faut laisser les enfants aller à l'école", tonne l'archevêque à l'adresse de ces séparatistes qu'il qualifie d'"intolérants".

Depuis fin 2016, plus de 80% des écoles ont dû fermer, selon l'Unicef. "Ce serait sacrifier leur avenir" que de persister dans cette voie, assène le cardinal Tumi.

 

 

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Cameroun : Depuis sa cellule, George Gilbert Baongla demande l’asile politique à 6 pays

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Souvenez-vous. Le mercredi 29 mai 2019, le présumé fils ainé de Paul Biya, George Gilbert Baolang avait été interpellé au carrefour Etoa-Meki à 11 heures par les éléments de la police judiciaire et gardé à la police judiciaire de Yaoundé.

Le 3 juin 2019, le prétendu fils de l’homme est descendu aux enfers à la prison centrale de Kondengui où il séjourne en ce moment. Cette arrestation, comme l’avait relaté lebledparle.com, faisait suite à une plainte de l’homme d’affaires camerounais, Jean Pierre Amougou Belinga.

Après 3 mois détention, le président du parti politique Républicain ne souhaite plus vivre au Cameroun. Depuis sa cellule, l’homme politique  a envoyé des demandes d’asile politique aux ambassadeurs de 6 pays en poste à Yaoundé le 12 septembre 2019.

Il s’agit entre autres des missions diplomatiques du Congo, de France, de Russie, du Brésil, de Chine, des États-Unis au Cameroun. Selon le supposé fils ainé du président de la République, il fait l’objet d’un complot qui pourrait le faire disparaître : « Faisant suite à nos précédentes requêtes donc copie ci-jointe, je viens très respectueusement auprès de votre très haute personnalité solliciter un refuge en tant que président du parti républicain lié à un procès incertain et kafkaïen tenu envers ma personne et au mépris de la loi, pour diffamation, corrose une affaire politique où mes ennemis veulent ma mort. Par ailleurs, ma vie est menacée dans ce milieu carcéral, avec un état de santé précaire », lit-on dans les correspondances de Georges Gilbert Baongla.

 

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Lioins U7 : convoqué puis recallé à cause d’un décrèt présidentielle, la rocamlobesque semaine d’Etienne Eto’o

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Ledit décret présidentiel dans son essence, stipule que l’équipe nationale de football des moins de 17 ans est réservée aux joueurs locaux.

Les Lions U17 vont participer à la prochaine Coupe du Monde de Football de leur catégorie qui aura lieu du 26 octobre au 17 novembre 2019 au Brésil. Vainqueurs de la Coupe d’Afrique des Nations de Football en avril dernier, les poulains de Thomas Libiih sont logés dans la poule E aux cotés de l’Espagne, de l’Argentine et du Tadjikistan.

Dans le cadre de la préparation à cet évènement majeur, le sélectionneur des «Bébés lions» a pensé au fils aîné de l’ancien capitaine des Lions Indomptables du Cameroun, Samuel Eto’o. Etienne Eto’o Pineda a été officiellement convoqué en sélection nationale des Moins de 17 ans ce jeudi 12 septembre 2019, pour les deux prochains stages de la sélection nationale U17.

Selon le programme dévoilé par Benjamin Didier Banlock, Secrétaire Général de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT), lesdits stages se dérouleront ainsi qu’il suit: Du 20 au 27 septembre 2019; Stage préparatoire à Istanbul (Turquie), du 30 septembre au 24 octobre 2019; Stage préparatoire à Brazilia.

Malheureusement, Etienne Eto’o qui fait actuellement ses classes au sein de l’académie du club espagnol du Real Mallorca, ne pourra pas honorer cette convocation. Un décret présidentiel datant de 2014 l’en empêche. Ce dernier stipule que «pour les sélections nationales de football U-15 (minimes) et U-17 (cadets), seuls les joueurs enregistrés dans les compétitions organisées par la Fédération Camerounaise de football (FECAFOOT) peuvent être sélectionnés».

Autrement dit, la sélection nationale de football des U17 est uniquement réservée aux joueurs locaux et totalement fermée aux expatriés. Cela s’est vérifié ce dimanche 15 septembre 2019, avec la publication de la liste des 30 joueurs convoqués pour le 1er stage préparatoire à la Coupe du Monde U-17 messieurs.

Le nom d’Étienne Eto’o qui avait pourtant été convoqué en équipe nationale via une lettre officielle de la FECAFOOT, signée par Didier Banlock, n’y figure plus. Sauf rebondissement, Etienne Eto’o ne devrait pas prendre part à cette coupe du monde, sous les couleurs du Cameroun.

 

 

 

 

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Cameroun : un journal français dévoile le rôle stratégique de Ferdinand Ngoh Ngoh au sommet de l’Etat

Notre confrère attribue au Secrétaire Général de la Présidence des pouvoirs au-delà de ses compétences.

Dans son numéro en kiosque le 11 septembre 2019, La Lettre du Continent affirme que le Secrétaire Général de la Présidence de la République  (SG/PR), Ferdinand Ngoh Ngoh, est le véritable numéro 2 du gouvernement.

Le journal français note qu’il gouverne par courrier. «Adressées indifféremment aux ministres ou directeurs d’administration les lettres du SG/PR qui invoquent systématiquement ‘‘les hautes instructions du Chef de l’Etat’’, rythment l’activité du gouvernement camerounais», croit savoir le bimensuel.

Notre confrère énumère plusieurs actes qui confortent ses affirmations. Le 31 août dernier, le SG/PR a envoyé une missive au directeur général du Port Autonome de Douala, Cyrus Ngo’o, instruisant l’accélération du processus de désignation d’un nouveau concessionnaire du Terminal à conteneurs.

Le 13 août, M. Ngoh Ngoh a rappelé «au Premier ministre, Joseph Dion Ngute, qui s’apprêtait à nommer un nouveau responsable à l’Agence de régulation de l’électricité, que la nomination des dirigeants des entreprises publiques ‘‘ relevait de la compétence exclusive du Chef de l’Etat’’», souligne La Lettre du Continent.

Le magazine rappelle que ce diplomate de formation est un proche de la Première dame, Chantal Biya.

«Il s’est entouré, note encore le journal, d’un cercle restreint d’administrateurs civils à l’instar de Louis Georges Njipendi Kuotu (CAMAIR-CO), Victor Mbemi Nyaknga (Société Nationale de transport de l’électricité) et de son ex-conseiller aux affaires économiques de la Présidence, Jean-Paul Simo Njonou, placé au début de l’année à la tête de la Société Nationale de Raffinage (SONARA), qui contrôle le marché du carburant dans le pays».

 

 

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LETTRE DE DÉMISSION EN 1990 DU PÈRE FONDATEUR DE L'ACTUEL CAMEROUN, JOHN NGU FONCHA, DU RDPC DE BIYA

LETTRE DE DÉMISSION EN 1990 DU PÈRE FONDATEUR DE L'ACTUEL CAMEROUN, JOHN NGU FONCHA, DU RDPC DE BIYA À CAUSE DE LA MARGINALISATION DES ANGLOPHONES ET DE LUI-MÊME

 

EN 1995, LUI, TANDENG MUNA ET D'AUTRES ANGLOPHONES ONT RETRAVERSÉ LE PONT DE MUNGO VERS LE SOUTHERN CAMEROON, PORTANT UN DRAPEAU DE L'ONU POUR SYMBOLISER LEUR SÉPARATION DE LA FRANCOPHONE RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN

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Lettre de démission du Dr John Ngu Foncha

«Yaoundé, le 9 juin 1990

Excellence,

DÉMISSION DU RDPC

J’ai l’honneur d’informer votre Excellence qu'après un examen approfondi et une réflexion approfondie, j’ai décidé de vous adresser ma démission du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC). Les raisons pour lesquelles je démissionne sont les suivantes:

Le RDPC qui m'a élu premier vice-président national est le parti qui forme le gouvernement du Cameroun et qui est responsable de l'élaboration des politiques gouvernementales.

En tant que vice-président national du parti, il m'a été impossible d'utiliser mon haut poste pour contribuer de quelle que manière que ce soit à façonner ou à influencer les politiques du parti et de la nation, pour les raisons suivantes:

1) Mes demandes d'audience avec le chairman (président) du parti pour discuter des problèmes ont été systématiquement rejetées.

2) Plusieurs mémos et rapports que j'ai faits par écrit sur plusieurs enjeux nationaux importants ont été ignorés.

Au cours de ma carrière politique qui a duré plus de quarante ans, j'ai dirigé le groupe qui a milité pour que les populations du Southern Cameroon votent en faveur de l'unification, après quoi je suis allé d'un village à l'autre au Cameroun oriental, au risque de ma la vie, pour calmer le terrorisme qui existait à l'époque. J'ai même hébergé des camerounais recherchés au Cameroun oriental. Je les ai avec succès réconciliés avec le gouvernement d'Ahidjo. J'ai failli être abattu alors que je partais de Bafang en mission de rétablissement de la paix.

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Après l’unification, beaucoup de Camerounais ont eu confiance en moi et lorsque les premières élections présidentielles furent imminentes, beaucoup de gens m’ont exhorté à me présenter comme candidat contre le président Ahidjo. J'ai décidé plutôt d'assurer la vice-présidence afin d'éviter des conflits inutiles et de nouvelles effusions de sang.

Lorsque le président Ahidjo a décidé de se débarrasser de moi en tant que vice-président, beaucoup de Camerounais ont sympathisé avec moi et m'ont exhorté à en parler, mais pour l'amour de la paix, je suis revenu tranquillement pour vivre dans mon village comme un simple citoyen.

Après m'être installée dans mon village, j'ai été occasionnellement consulté sur certaines questions nationales et j'ai accepté de servir le peuple camerounais à quelque titre que ce soit selon les pouvoirs placés en moi. Lorsque la direction du Cameroun a changé de mains et que votre Excellence est devenu président de la République et, finalement, chef de l'UNC, j'ai assuré à votre excellence que j'étais à votre disposition et prêt, de par mon expérience, à vous donner les conseils dont vous pourriez avoir besoin sur des questions nationales.

1) Malheureusement, cela ne s'est pas passé comme il est devenu clair pour moi que j'étais devenu une nuisance non pertinente qu'il fallait ignorer et ridiculiser.
- Je devais être utilisé maintenant seulement comme une marionnette [window dressing] et non pas écouté. La plupart du temps, je suis convoqué à des réunions par la radio, sans que ma intervention soit inscrite à l'ordre du jour.

2) Tous les projets de l’ancien Cameroun occidental que j’avais initiés ou qui me tenaient très à cœur ont été retirés, mal gérés et ruinés. Par exemple: Cameroon Bank, Office de commercialisation du Cameroun occidental, AMA à Wum, Mouvement coopératif du Cameroun occidental.

3) Alors que j'ai passé toute ma vie à me battre pour développer un port en eaux profondes à Limbe (Victoria), ce projet a dû être mis de côté et un pipeline coûteux construit de la SONARA de Limbe à Douala pour acheminer le pétrole vers Douala.

4) Toutes les routes de du Cameroun occidental que mon gouvernement avait construites, améliorées ou entretenues ont été délaissées en état de détérioration, rendant Kumba-Mamfé, Mamfé-Bamenda, Bamenda-Wum-Nkambe et Bamenda-Mom inaccessibles par la route. Les projets ont été abandonnés même après que le pétrole ait généré suffisamment d’argent pour leur construction et celle du port de Limbé.

5) Tous les progrès en matière d'emploi, de nomination, etc., destinés à promouvoir une représentation régionale adéquate au sein du gouvernement et de ses services ont été révisés ou modifiés aux dépens des défenseurs de la VÉRITÉ et de la justice. Ils sont identifiés comme «Foncha-man» et mis de côté.

6) Les Southern Camerounais que j'ai amenés dans l'Union ont été ridiculisés et étiquetés comme «les Biafrais», «les ennemis domestiques», «les traitres», etc., et les dispositions constitutionnelles qui protégeaient cette minorité du Southern Cameroon ont été suprimées, leurs voix sont noyées tandis que la loi du canon a remplacé le dialogue que chérissent les Southern Camerounais.

7) Les médias nationaux ont été utilisés par le gouvernement par le biais de personnes qui n'ont jamais voté pour l'unification afin de mal informer les citoyens à propos de Bamenda. Des mensonges délibérés ont été publiés par le biais des médias pour tenter d'isoler les Southern camerounais du Cameroun qui ont voté pour l'unification et les ont soumis à la haine et à davantage de discrimination et de harcèlement de la part des autres camerounais.

8) Les détournements des fonds publics sous toutes les formes et l'exportation illégale de notre monnaie [argent] par la classe privilégiée semblent aller sans punition, mais sont plutôt tolérés.

9) La constitution que j'ai tenue et prêchée comme loi suprême du pays est à bien des égards ignorée ou manipulée… Que le RDPC ne se dirige pas dans la direction où il se retrouvera entrain de s'écrouler plus rapidement que les gouvernements «forts» qui se sont effondrés récemment. Ma démission prend effet à compter d’aujourd’hui, le 9 juin 1990.

Merci.

J'ai l'honneur d'être
respectueusement votre,
Dr. J.N. Foncha ”

 

 

 

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Dialogue national: prise de position du MRC

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Olivier Nissack porte parole de Maurice KAMTO a publiè le 12 septembre dernier, la position du MRC suite à l'annone du dialogue national annoncé par le Président Paul Biya.

Voir ci- dessous l'intégralité de cette prise de possition.

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Dialogue national: point de vue de Sa Majesté FO'O Sokoudjou Chendjou II

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Le dialogue oui mais ne nous trompons plus pour une seconde fois car on ne saurait se tromper de chemin à l'aller et se tromper également au retour!!!

 

Retrouvons nous tous sous l'arbre à palabres chacun avec son arbre de paix et de manière honnête, sincère, dialoguons, pardonnons-nous mutuellement et réconcilions nous pour le bien de ce pays qui nous est si cher.

 

Que le pays se réconcilie avec son premier Président, le Père de l'indépendance dont les restes sont abandonnés dans une broussaille à Esaka et qui peut être une malédiction pour nous dans la pure tradition Africaine car On n'abandonne pas les restes de son père sous la pluie.

Réconcilions nous avec notre histoire, douloureuse soit-elle, et fixons les voies du futurs dans une démarche honnête, intègre et juste comme nos ancêtres nous ont montré la voie dans la passé.

 

Revisitons notre histoire et ayons le courage de corriger nos erreurs d'hier et d'aujourd'hui afin d’épargner les générations futures de nos misères d'aujourd'hui.

Dialoguer c’est échanger avec ses adversaires, c'est faire des concessions et c'est se regarder dans les yeux et accepter que l'intérêt du Cameroun est au dessus de nos intérêts égoïstes et partisans, L’enjeu étant de retrouver un Cameroun soudé où il n'y aura plus de betis, de bamileké, d'haoussa, d'anglofones mais juste des Camerounais. nous devons tout donner pour y arriver.

 

Il est important de reconnaître que nous sommes a un moment décisif de notre histoire.

Que ceux-là qui nous gouvernent aujourd'hui prennent conscience pour une fois, sortent des pièges politiques, mettent de la bonne foi et l'amour du pays dans ce dialogue, écoutent cette jeunesse affamée, désœuvrée, sans avenir qui ne croit plus en rien pour que ensemble nous jetons les bases d'un Cameroun solides sans discriminations, un Cameroun équitable ou la bataille politique ne sera plus source de conflit et les adversaires politiques des ennemis, un Cameroun où tous auront les mêmes chances et ceux du Nord, du Sud, de l'Est et de l'Ouest pourront chanter en chœur et a l'unissons.

O'ooh Cameroun... berceau de nos ancêtres

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Mondial U17 : Etienne Eto’o jouera la Coupe du Monde avec les lions cadets

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La 18e édition de la Coupe du monde de football des moins de 17 ans se tiendra du 05 au 27 octobre 2019 au Brésil. Le Cameroun champion d’Afrique de la catégorie est logé dans le groupe E avec l’Espagne, l’Argentine et le Tadjikistan.
Etienne Eto’o, le fils ainé de Samuel Eto’o pourra rejoindre l’équipe entrainée par Libih Thomas. Il sera l’une des principales attractions des lions U17 au pays carioca. Etienne Eto’o évolue déjà avec les U17 du club espagnol de Mayorque, dont il est le capitaine. En Espagne, il fait déjà parler de lui.
Ainsi, la Fédération Camerounaise de Football, qui avait mené les démarches dans le but de lui permettre de rejoindre la sélection nationale, a finalement eu gain de cause. Elle l’enrôle à un mois de la Coupe du monde des U17. Une bonne pioche pour le football camerounais.
Le père a raccroché ses godas, au fils de prendre la relève et briller.

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Cameroun : Jean Michel Nintcheu donne les raisons qui ont poussé Paul Biya a annoncé le dialogue

Un "grand dialogue national" a été annoncé au Cameroun. Le président Paul Biya a en effet annoncé mardi 10 septembre la convocation à la fin du mois d'une vaste consultation nationale portant sur le conflit meurtrier entre des groupes séparatistes anglophones et les forces de sécurité dans l'ouest. Le mercredi 11 septembre 2019, le patron du SDF dans le littoral a réagi au message présidentiel.

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« Après un très long silence inexplicable, M. Biya a enfin pris la parole pour s'adresser aux camerounais. Il en appelle maintenant à un dialogue national après près de trois ans de blocages, de violences diverses et de supplices infligés à nos compatriotes anglophones. L'essentiel de son adresse a porté sur la crise anglophone, la preuve est la toute première phrase de son allocution principalement tournée vers ce drame national. Est-ce que les propositions formulées dans ce discours sont de nature à ramener le calme dans ces deux régions ? J'en doute fort puisqu'il n'a même pas pris la peine de faire une seule référence à la rentrée scolaire dans ces deux régions.

Il n'est de secret pour personne que c'est l'exaspération à juste titre des populations anglophones ainsi que la prochaine session de l'ONU qui se penchera définitivement sur le cas de cette crise qui ont dicté le timing de ce discours. Le moins que l'on puisse dire au-delà de tout, est que les mesures annoncées reconnaissent le problème spécifique anglophone. Reste à espérer que nos compatriotes anglophones ne seront pas minoritaires dans ce dialogue annoncé puisqu'il est évident qu'il n'y a qu'eux pour mieux parler des souffrances liées à leur marginalisation que M. Biya refuse obstinément de reconnaître. Le plus grand passager manquant de ce discours est l'arrêt immédiat des poursuites contre nos compatriotes emprisonnés pour avoir tout simplement exercé leurs droits constitutionnellement inaliénables à savoir la liberté de manifester et la liberté de s'exprimer. Leur libération aurait pu constituer un déclic pertinent pour l'apaisement tant souhaité. Le sentiment d'auto déification du personnage a malheureusement pris le dessus sur ce qui aurait pu apparaître comme le catalyseur de mise en route du processus de réconciliation nationale véritable.

S'agissant de ce dialogue annoncé, M. Biya a défini le cadre et il incombera désormais aux participants d'avoir le sens de l'intérêt général. Il y aura certainement des faucons qui tendront des embuscades au mandataire de M. Biya à savoir le Premier ministre. Leurs méthodes sont connues. Il appartiendra de ce fait aux participants de l'opposition de rester vigilants sur l'ordre du jour et par la suite sur le contenu des différentes déclinaisons en débat notamment celles concernant les libertés fondamentales et les mécanismes de dévolution des pouvoirs politiques et économiques. Un certain nombre de chantiers méritent absolument d'être revisités et leur caractère contraignant arrêté à l'entame du dialogue pour ne pas avoir à faire un travail de Sisyphe à l'instar de la Tripartite de 1991 qui a laissé un goût d'inachevé, source des différentes récriminations portées jusqu'ici par l'immense majorité des acteurs politiques. Condamner les violences, donner l'impression de comprendre en partie les attentes, M. Biya semble avoir fait son mea-culpa au cours de ce discours. Des réponses ont été faites dans le sens du dialogue national, couvriront-elles pour autant toutes les demandes pressantes des camerounais ? Il faudra attendre la fin du dialogue pour juger totalement des mesures qui y seront prises. Son discours notamment la partie annonçant le dialogue national a certes un cap ambitieux et malheureusement une vision qui n'a pas été précisée. Quoiqu'il en soit, M. Biya doit maintenant transformer ses annonces en un tournant politique, économique et social majeur. Il doit, relativement à ce dialogue annoncé, avoir le courage d'inciter et surtout d'accepter les réformes justes et efficaces allant dans le sens de l'amélioration concrète du quotidien des camerounais et de l'intérêt général. J'espère que les recommandations arrêtées de commun accord et par ailleurs contraignantes permettront d'asseoir définitivement les fondamentaux de notre République qui est à un moment critique de son Histoire. Au soir de sa vie, il s'agira d'une ultime occasion historique pour M. Biya d'en profiter pour sortir honorablement comme quelqu'un qui a laissé, quoique sur le tard, un pays avec de bonnes institutions. Tout dépendra bien évidemment de ce qu'il entend faire de son tout dernier bail presque quarantenaire à la tête de l'État. S'il peut enfin comprendre qu'il a intérêt à laisser au Cameroun quelque chose de positif au soir de sa vie, ce sera tant mieux pour lui et surtout pour notre pays qui nous est si cher. Puisque de toutes les façons, il passera et le Cameroun restera ».

Honorable Jean Michel Nintcheu

Député.

 

 

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Discours présidentiel : « Paul Biya est en difficulté », selon Boris Bertolt

Boris Bertolt analyse le message de Paul Biya à la nation camerounaise sur la crise anglophone. Selon le journaliste, le Chef de l’Etat est en difficulté. Bien plus son discours était destiné à la communauté internationale pour éviter les représailles sur son long règne.

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MON ANALYSE DU DISCOURS : PAUL BIYA VA VIVRE EN DIRECT SA CHUTE

Je vous l'avais dit en journée qu'il ne fallait rien attendre du discours de Paul Biya. C'est le boulanger de Yaoundé. Son discours s'adressait à la communauté internationale pour gagner du temps et éviter l'activation des mécanismes de sanctions internationales. L’assemblée générale des Nations c’est dans quelques jours. Car, je puis vous dire aujourd'hui que les sanctions internationales contre Paul Biya, les membres de sa famille et son clan sont à portée de mains et ils le savent. Son discours a été préparé depuis le mois d'août 2019. Cependant, il y a plusieurs points inintéressants.

SUR LA FORME.

D'un point de vue symbolique, le simple fait que Paul Biya intervienne un jour ordinaire, en dehors des dates traditionnelles où il a coutume de s'adresser à la nation est la preuve qu'il est en difficulté. Il cherche à consolider sa base, à rallier quelques soutiens et ralentir la pression qui s'accroit. On ne négocie pas lorsqu'on est en position de force. Celui qui appelle de vive voix à la négociation est celui qui sait qu'il perd du terrain. Quand vous voyez ceux-là hier qui clamaient sur tous les toits que les anglophones seront exterminés, que l'on ne négocie pas avec les terroristes, appeler à un dialogue c'est la preuve qu'ils sont acculés. Même si eux même ne croient pas en ce dialogue car le boulanger de Yaoundé ne peut rien organiser qu'il ne contrôle pas, le simple fait de l'évoquer est une victoire pour toutes les forces de la résistance. WE ARE WINNING.

SUR LE FOND

Il n'y a rien à dire sur le fond car son message est complètement en déphasage avec la situation sur le terrain. Il tente une nouvelle roublardise. Prétendre organiser un dialogue inclusif en maintenant en détention les leaders de l'Ambazonie. C'est ridicule. Or, les ambazoniens ont martelé depuis des mois qu'il n'y a aucune possibilité de discuter avec Paul Biya sans la libération de tous les détenus anglophones. Le boulanger de Yaoundé va donc mener un dialogue de sourd. Il rassemblera quelques personnalités de la communautés anglophones et francophones parleront pour parler et chacun repartira avec quelques millions de Fcfa. Rien de positif ne peut ressortir de cette initiative. A écouter monsieur Biya, il est évident qu'il n'a aucune maîtrise de la réalité du terrain en zone anglophone. D'ailleurs son propos est très vague : pas de statistiques, pas d'illustrations sur les chiffres de la reprise économique, pas de référence. C'était de l'enfumage. C'est clair, le boulanger veut gagner du temps. Mais, le boulanger a peur d'une construction de l'alliance franco-amba. D'où sa référence à de nombreuses reprises à la diaspora et son appel aux pays amis. Il sait parfaitement que la lutte armée est une option qui plane au-dessus de sa tête. Ce qui m'amène au troisième point.

SUR LE CRISE POLITIQUE

L'alliance amba-franco n'est possible que si les partisans de Maurice Kamto décident de soutenir les anglophones. Un schéma qui n'est plus à exclure. Car une analyse sociologique des manifestations dans la diaspora et des discours permet clairement de lire une convergence de point de vue en cours. Or, Biya sait que sa véritable menace c'est Maurice Kamto. C'est pourquoi il ne parle pas de la crise politique. Car, il a tout intérêt à donner l'impression que son pouvoir n'est pas contesté. Ce qui est faux. Parce qu'il fait face à deux menaces, celle des anglophones qui ont déjà pris les armes et celle de Maurice Kamto qui peut à tous moments se radicaliser, il préfère d'abord attaquer le problème anglophone pour isoler Maurice Kamto et ses partisans. Or ce qui lie les anglophones et Maurice Kamto c'est la contestation de la gouvernance de Biya et son pouvoir. Ils demandent son départ. Diviser pour mieux régner. Il ne peut pas libérer Ayuk Tabe et compagnie sans libérer Maurice kamto. Et vice versa. Or il n'y a pas de dialogue possible sans Ayuk Tabe, le leader de l'ambazonie et Maurice Kamto le leader de la résistance en zone francophone. Il faut avoir un coefficient intellectuel très faible pour penser qu'un tel schéma est possible.

SUR LE CAS MAURICE KAMTO

Si le boulanger Biya cherche à isoler Maurice Kamto, c'est parce qu'il sait que c'est de ce côté que se trouve la vraie menace contre son pouvoir. Depuis 1992, aucun leader politique n'avait plus contesté la légitimité de Paul Biya. Maurice Kamto l'a fait et l'a déporté à l'international. C'est très embarrassant pour un régime qui s'est toujours présenté comme démocratique et stable. En fait Maurice Kamto a brisé toute l'image de « bon papy » que Paul Biya avait à l'international. Il a mis à nu la dictature à l'échelle internationale. Paul Biya n'est plus seulement vu comme un dictateur mais comme un génocidaire.

Tenez-vous tranquilles. Certes les anglophones ont engagé la lutte dès 2016. En dépit des discours et condamnation la pression n'avait pas atteint un stade critique. Force est de reconnaître que c'est après l'arrestation de Maurice Kamto que toute la machine diplomatique à l'échelle internationale s'est mise en branle. Dans un premier temps tous les médias internationaux ont mis le cap sur le cap. Le ton est officiellement monté aux Etats-Unis où le départ de Paul Biya a été soulevé. France, partenaire historique du régime qui hausse progressivement le ton. Pour la première fois, le parlement de l'Union Européenne adoptait une résolution forte contre le Cameroun. Suivi du Sénat Américain qui donne la possibilité au président américain d'agir. Il y a la suisse qui expulse Paul Biya de l'hôtel Intercontinental devant tout le monde entier. Paul Biya est incapable de se rendre au Japon pour discuter avec les autres chefs d'Etats africains alors qu'il y est attendu. Last but not de least, il ne peut plus se rendre à l'étranger pour se soigner sans se faire traquer. C'est un homme humilié.

Paul Biya est devenu un homme seul. Isolé à l'échelle continentale et internationale. Qui dirige un pays au bord de l'effondrement économique et dont l'armée commet un génocide en zone anglophone. Le boulanger sait que le problème du Cameroun c'est lui et que Maurice Kamto est dans la short list de ses successeurs. Or Maurice Kamto n'est pas prêt à attendre qu'il meurt au pouvoir. D'ailleurs le 8 octobre 2018 il lui a clairement demandé de partir. Paul Biya veut encore du temps et tente un dernier tour de passe passe dans sa roublardise : dialoguer avec lui-même pour faire croire aux blancs qu'il a compris. Or il n'a rien compris et joue la montre. Maurice Kamto sourit et ri. Car rien n'est fini tant que ce n'est pas fini. Paul Biya va vivre sa chute sous ses yeux et va fuir vers la Guinée Equatoriale. La résistance n'a pas commencé.

BORIS BERTOLT

 

 

Maurice kamto marchant a douala

Point de vue : Le dialogue national se fera sans Maurice Kamto et Cie

Maurice kamto marchant a douala

Le Chef de l’Etat a annoncé la tenue d’un grand dialogue national à la fin du mois de Septembre 2019. Dans une publication, Gustave Epok, observateur national estime que Maurice Kamto et ses alliés sont exclus du dialogue. Ci-dessous, l’intégralité de son analyse.

Le discours du Chef de l’État à la Nation a permis de confirmer que Paul Biya reste ferme et ne cèdera pas au chantage.

La sortie du président de la République était vivement attendue, notamment au sujet de la libération des ‹‹ prisonniers dits politiques ››. D’aucuns s’attendaient à ce que le chef de l’État dans son discours annonce la fin des poursuites judiciaires contre certains prisonniers dans l’optique de l’instauration du dialogue national. Tous ceux-là, sont donc restés à leur soif. Le Chef de l’État est resté constant et lucide.

Non au règne de l’impunité

‹‹ Je voudrais d’ailleurs en profiter pour préciser que le respect de la règle de droit et la lutte contre l’impunité constituent les piliers de la consolidation de l’Etat de droit, à laquelle nous aspirons tous. Fouler aux pieds la règle de droit et assurer l’impunité à certains citoyens, aboutiraient à préparer le lit de l’anarchie ››, a clarifié Paul Biya. C’est donc dire que, tous ceux qui se sont attaquer aux intérêts de la Nation doivent rendre gorge.

Le ton ferme du Chef de l’État aux ennemis de la paix

‹‹ Il est donc fondamental, à ce stade, de dissiper les rumeurs selon lesquelles, l’on peut tranquillement piller, violer, incendier, kidnapper, mutiler, assassiner, dans l’espoir qu’un éventuel dialogue permettra d’effacer tous ces crimes et assurera l’impunité à leurs auteurs ››.

C’est l’une des déclarations majeures du président de la République lors de son discours de 30 min. Visiblement, Maurice Kamto et Cie et Ayuk Tabé n’assisteront pas à la table des discussions d’ici la fin du mois en cours. Ils sont d’offices exclus selon les clarifications du président de la République.

Paul Biya ne cèdera pas au chantage et la pression de quiconque

Le chef de l’État, fidèle à sa tradition, a une fois de plus déjoué les pronostics. D’une main ferme, il met en garde les camerounais qui oserait défis les textes et règlements.

‹‹ Une telle façon de penser ne peut qu’encourager la perpétuation des violences dans les régions en crise et même en susciter dans les régions où il n’y en a pas, ainsi que nous l’enseigne l’expérience vécue par plusieurs pays dans le monde ››.

Possibilités d’un pardon ?

Dans sa posture de patriarche et de sage, Paul Biya fixe le cap du pardon vis-à-vis de ceux qui ont défier l’intérêt supérieur de la Nation.

‹‹ Il est toutefois vrai que dans le cadre d’un dialogue, d’un processus de paix ou de réconciliation nationale, il puisse être envisagé l’éventualité d’un pardon, dans certaines conditions ››.

« Il est tout également vrai qu’aux termes de notre Constitution, le Chef de l’Etat est habilité à user d’un droit de grâce ».

C’est donc dire que le président Paul Biya tient le gouvernail solidement et reste à la manœuvre du bateau Cameroun. Les uns et les autres n’ont qu’à se ressaisir. La main tendue du Chef de l’État, est celle d’un père avisé face à ses enfants.

 

 

 

 

 

 

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Jean Bruno Tagne : « Paul Biya est dans la ruse permanente »

Le président camerounais Paul Biya a annoncé mardi la convocation fin septembre d'un "grand dialogue national", au moment où son régime fait juger pour "insurrection" des leaders de l'opposition. Dans une publication sur sa page Facebook ce mercredi 11 septembre 2019, le journaliste Jean Bruno Tagne pense que le Chef de l’Etat a fait dans la ruse, comme il a l’habitude de le faire. Camerinfos.net vous propose l’intégralité de son opinion.

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Paul Biya a donc parlé. Et alors ?

Que ceux qui se préparent à aller avec enthousiasme au « grand dialogue » annoncé par le président de la République hier dans son discours à la nation n’oublient jamais que Paul Biya est dans la ruse permanente. Et cela semble lui réussir ; c’est bien pour ça - entre autres - qu’il est au pouvoir depuis 37 ans et pourrait encore l’être pour longtemps.

Bien sûr on ne développe pas un pays avec la petite ruse. Le Cameroun serait un géant. Est-ce son ambition ? bref.

Je vous propose cet extrait de mon livre (Accordée avec fraude. De Ahidjo à Biya comment sortir du cycle des élections contestées) qui parle de l’un des plus grands enfumages de l’histoire politique du Cameroun sous le renouveau : la tripartite.

Bonne lecture

Le 22 octobre 1991, les partis politiques reçoivent l’invitation à la tripartite et l’ordre du jour de celle-ci. Le gouvernement décide unilatéralement des personnalités invitées aux travaux et de l’ordre du jour qui porte sur deux points : l’élaboration d’un avant-projet de Code électoral et la définition des modalités d’accès aux médias publics pour tous les partis politiques dans la perspective des élections législatives anticipées du 16 février 1992. Le pouvoir vient de donner le ton de ce qu’il entend faire de la tripartite : une réunion qu’il souhaite contrôler de bout en bout en fixant lui-même les règles du jeu. L’opposition sent venir le danger. Elle commence même à envisager l’idée de ne plus participer à cette tripartite. De discussions en concertations, la Coordination subordonne sa participation à la tripartie à quelques préalables contenus dans un mémorandum daté du 26 octobre 1991 et adressé au Premier ministre.

Le pouvoir semble avoir repris la main. On note désormais une accalmie dans les rues. L’opposition n’est plus aussi unie qu’elle l’était. Le gouvernement a réussi à diviser les partis politiques qui arrivent à la conférence tripartite au palais des Congrès de Yaoundé en rangs dispersés. La rencontre regroupe près de 300 formations politiques et organisations de la société civile, des religieux, des journalistes, des chefs traditionnels, des membres du gouvernement et une foule de personnalités inféodées dont le but est de mettre l’opposition dite radicale en difficulté.

Le dirigisme avec lequel Sadou Hayatou mène les travaux est patent ; il donne la parole aux personnalités favorables au pouvoir, la retire à ceux qui se montrent critiques. Pierre Flambeau Ngayap, Samuel Eboua, Adamou Ndam Njoya, John Fru Ndi et d’autres opposants n’en peuvent plus. Le lendemain de l’ouverture des travaux, ils claquent la porte. Ils ne reviendront dans la salle qu’après une longue médiation organisée par l’homme politique et homme d’affaires Paul Soppo Priso, l’ancien Premier ministre John Ngu Fontcha, l’ancien président de l’Assemblée nationale Salomon Tandeng Muna, le cardinal Christian Tumi, entre autres.

Les accords de la tripartite sont signés le 13 novembre 1991. Ruse, trahison, mensonge, corruption, tribalisme ont réussi à avoir raison d’une opposition jusque-là unie. Elle est désormais laminée. Son arme la plus redoutable face au gouvernement, les villes mortes, sont désormais mortes. Paul Biya vient de remporter la partie.

La conférence tripartite n’aura donc été qu’une pantalonnade pour l’opposition, un grand marché de dupes dont les recommandations ne seront d’ailleurs pas appliquées, ainsi que le relève Fabien Eboussi Boulaga : « Malgré un déroulement chaotique, suspect ou inacceptable à maints esprits exigeants et perspicaces, la Conférence se termine le 13 novembre 1991 dans l’euphorie d’une cérémonie de signature d’une déclaration que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier d’“historique“. (…) Pour faire bref, il est possible d'affirmer qu’aucune décision de la tripartite, de la plus grande à la plus petite, n’a été respectée à la fois dans sa lettre et son esprit. "

Les élections législatives anticipées, initialement annoncées pour le 16 février 1992 et qui se tiendront plutôt le 1er mars, vont achever de diviser l’opposition camerounaise. La Coordination de l’opposition ne vaut plus rien. Elle s’est désagrégée sous l’effet conjugué de la bérézina de la tripartite et de l’éviction de Samuel Eboua, son principal animateur, de la présidence de l’Undp lors du congrès tenu à Garoua les 4 et 5 janvier 1992, par un groupuscule. Ce groupuscule qui enterre l’opposition intransigeante a pour leader Bello Bouba Maïgari, assisté de Issa Tchiroma Bakari et autres Amadou Moustapha…

Une loi a été hâtivement adoptée quelques semaines plus tôt, précisément le 16 décembre 1991, par une Assemblée nationale monolithique. Ledit texte fixe les conditions d’élection des députés. Pour l’opposition dite radicale, cette loi n’est pas de nature à garantir des élections crédibles. Bien plus, ce Code électoral est jugé contraire à l’esprit et à la lettre des accords de la tripartite. Le Sdf de Ni John Fru Ndi, l’Ufdc de Hameni Bieleu, l’Udc d’Ada-mou Ndam Njoya décident de boycotter cette élection. Les autres partis politiques de l’opposition ne se feront pas prier.

Au terme de cette élection, le Rdpc, l’ancien parti unique s’en tire avec 88 députés, vient ensuite l’Undp désormais dirigé par Bello Bouba Maïgari, qui en compte 68, suivie, de l’Upc avec 18 sièges alors que le Mdr de Dakolé Daïssala, lui, obtient six députés dans la nouvelle Assemblée nationale apparemment multicolore du Cameroun.

Sur les 180 sièges le parti au pouvoir ne recueille pas la majorité absolue. Commencent alors des manœuvres qui permettent au président Biya de rallier à lui les 18 députés de l’Upc et les six du Mdr, en échange de postes au gouvernement. Dakolé Daïssala entre au gouvernement comme ministre d’Etat en charge des Postes et Télécommunications alors qu’Augustin Frédéric Kodock est nommé ministre d’Etat à l’Aménagement du territoire. C’est cette transaction clientéliste qui permettra au pouvoir de s’offrir une majorité confortable à l’Assemblée nationale.

Le 25 août 1992, Paul Biya annonce des élections présiden-tielles anticipées pour le 11 octobre. Une anticipation de sept mois. La technique manque de finesse. Elle est même cousue de fil blanc. Il a simplement voulu prendre ses adversaires de court. L’élection n’a qu’un seul tour. Le choix d’une élection à un tour est un calcul politique qui évite au président de la République de devoir, dans un second tour au cas où il n’aurait pas obtenu la majorité absolue au premier, d’affronter un adversaire dans un corps à corps qui peut se transformer en un « risqué » référendum pour ou contre Biya. Or avec un tour unique, il peut être déclaré pré-sident de la République même avec moins de 30% des suffrages.

Le Code électoral (loi n° 92/010 du 17 septembre 1992 fixant les conditions d’élection et de suppléance à la présidence de la République) est passé à l’Assemblée nationale comme une lettre à la poste. Il est taillé à la mesure du pouvoir en place. L’administration est appelée à jouer un rôle trop important dans l’organisation et la conduite des élections. Connaissant la bureaucratie camerounaise fortement partisane et inféodée au Rdpc, rien, mais alors rien du tout, ne permet d’espérer une élection crédible et juste.

Pour Fabien Eboussi Boulaga, l’organisation d’une élection crédible ne fait simplement pas partie de l’Adn de l’administration. « Il convient de dire, analyse-t-il, que l’administration territoriale et préfectorale camerounaise n’a pas d’expérience en matière d’élections libres. Sous la colonisation française, les administrateurs fabriquaient les résultats comme le faisaient les préfets de la IIIème République. (…) Nos administrateurs ont été formés à leur école. Sous le parti unique, ils avaient seulement à décider des décimales de pourcentages qui commençaient à 98% en montant.

« Quand vient ou revient le pluralisme, les ministres de ce département, les gouverneurs, les préfets, les sous-préfets ne se recyclent pas. (…) La préfectorale ne connaît que les instructions et les consignes qu’elle reçoit de la hiérarchie. Elle est donc notoirement incompétente et ignorante en matière de lois et de processus démocratiques : elle n’en a jamais eu une démonstration concrète ni une leçon de choses simulées. En outre, elle n’a pas les moyens intellectuels, humains et matériels pour faire face à la diversité des tâches qui s’abattent sur elle avec chaque élection. Comme disait un sous-préfet, avec un agacement justifié : «On n’a pas que ça à faire.»«

" Enfin, tous les membres de la préfectorale comme de la haute administration sont des membres du Rdpc et doivent le devenir activement durant les élections, en utilisant les moyens de l’Etat. Déliés de tout devoir de retenue, ils ont plutôt “

 

 

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Football : les Lions de Rigobert Song qualifiés pour la CAN U23

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Battus mardi par la Tunisie (1-2), le Cameroun bénéficie du but marqué à l’extérieur.

Les Lions U23 participeront à la Coupe d’Afrique de leur catégorie. Vendredi dernier à Yaoundé, la victoire par la plus petite des marges avait contrarié l’ambiance.  La défaite de 1 but contre 2 de ce mardi a fait monter le mercure. Elle a surtout permis d’apaiser les cœurs parce que le Cameroun se qualifie sur le but inscrit à l’extérieur.

Le but camerounais est inscrit sur penalty par le joueur de Nice, Ignatus Ganago, à la 15e minute. Ce but d’ouverture du score a passablement gêné les Tunisiens. Ils vont égaliser par l’intermédiaire de Wajdi Sahli à la 37e minute.

Ils prendront les devants dans la deuxième période. Mais les camerounais ont vu d’autres et ne se laisseront pas piéger.

La participation à cette compétition permet aussi aux Lions d’espérer se qualifier pour les Jeux Olympiques 2020 qui auront lieu à Tokyo puisque les trois médaillés auront leur ticket.

 

 

 

Samuel eto o celebre son but en finale de la ligue des champions 2009 face a manchester united 262950

La planète football rend hommage à Samuel Eto’o

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Alors que l'attaquant camerounais a décidé de raccrocher les crampons, nombreuses ont été les réactions pour saluer la superbe carrière de l'ancien du FC Barcelone, entre autres.

 

C’est peut-être le meilleur joueur africain de l’histoire qui vient là de tirer sa révérence. Ou du moins, l’une des grandes légendes du continent, aux côtés de George Weah, de son compatriote Roger Milla, de Didier Drogba ou d’Abedi Pelé, entre autres. Des titres à foison, avec trois Ligues des Champions notamment, des distinctions individuelles à ne plus savoir quoi en faire et surtout, des buts en pagaille, partout où il est passé. Un joueur avec un caractère trempé, pour le plus grand bonheur des supporters des clubs où il est passé, à l’image du FC Barcelone, où il n’hésitait pas à chambrer les Madrilènes. Forcément, lorsqu’un joueur d’une telle importance prend sa retraite, les hommages se multiplient.

Patrick Mboma, autre grand nom du football camerounais, a notamment écrit un vibrant texte sur son compte Facebook. « Cher Samuel (Samy, Samu voire le 9 pour d’autres), tu resteras dans la tête de tes contemporains un joueur immense. Pour les autres, tu seras une légende, une référence, un mythe. Le meilleur compère d’attaque que j’ai eu la chance d’avoir, c’est bien toi, qu’il n’en déplaise à beaucoup d’autres... Sans démagogie aucune, et comme j’ai pu (te) le dire à plusieurs reprises, tu es selon mon humble jugement le meilleur joueur africain de l’histoire. Ton empreinte sur la planète football se veut indélébile », a-t-il posté.

 

« L’Afrique est très fière d’un de ses plus grands ambassadeurs » - Didier Drogba

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Beaucoup de stars de la planète foot se sont exprimées à leur tour. « Félicitations pour cette grande carrière Samuel Eto’o et très bonne continuation pour les nouveaux challenges qui t’attendent. L’Afrique est très fière d’un de ses plus grands ambassadeurs », a de son côté lancé Didier Drogba sur son compte Instagram. De même pour Andrés Iniesta : « mon frère, merci pour la façon dont tu t’es occupé de moi depuis le premier jour. Les mots ne sont pas assez forts, tout ce qu’on a vécu... Mais surtout, mon respect à toi ! Je te souhaite le meilleur pour l’avenir. » Ou encore Carles Puyol : « merci pour tout mon frère. Ce fut un plaisir d’être dans la même équipe que toi. Beaucoup de chance pour cette nouvelle étape. »

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Les médias catalans ont aussi publié de jolis textes pour rendre hommage à celui qui leur a apporté tant de joie. Plusieurs de ses anciens clubs ont aussi tenu à se souvenir de lui. « Ce fut un plaisir authentique de profiter de ton football, de ta grinta et de tes buts, MONSIEUR Eto’o », a écrit Mallorca, où il a brillé avant de filer au Barça. Les Catalans ont également publié plusieurs messages sur leurs réseaux sociaux pour célébrer la carrière de leur ancien numéro 9. Pas de doutes, le Camerounais a laissé de beaux souvenirs partout où il est passé.

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Samuel Eto’o: «Le Cameroun, c’est le Brésil de l’Afrique»

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Samuel Eto’o qui vient tout juste de mettre un terme à sa longue carrière de footballeur a donné un entretien à RFI. Il parle entre autres de son parcours et du foot africain. Il évoque la suite et pourrait rester dans le milieu du ballon rond, pourquoi pas comme entraîneur.

« J’ai parcouru le monde en tant que footballeur, il est temps pour moi de passer à autre chose », lâche Samuel Eto’o dans cet entretien.  

L’ancien international camerounais, 38 ans, qui avoue avoir connu des « beaux moments », retient surtout la Coupe d’Afrique 2000 au Ghana et Nigeria qu’il a remporté. « C’était un moment unique pour moi. J’étais le plus jeune et je m’étais battu pour être incontournable. Je sentais que l’on allait gagner. »

« Le Cameroun doit gagner plus »

Samuel Eto’o se remémore aussi sa victoire lors de la Coupe du Roi avec Majorque. « Pour nous, cela représentait beaucoup de choses », dit-il. Eto’o se rappelle aussi de ce Cameroun-Brésil où sa mère avait fait pour la première fois le déplacement en Europe et où il estime avoir inscrit le plus beau but de sa carrière. « Avant la rencontre, j’avais demandé un tee-shirt avec "merci, maman" ».

 

En 2004, Samuel Eto’o se souvient aussi du déclin du Cameroun en 2004 après avoir remporté deux Coupes d'Afrique des nations. « On avait la possibilité de gagner la Coupe du monde en 2010 en Afrique du Sud. Mais quand vous croyez à quelque chose, les autres n'y croient pas », se désole-t-il tout en reconnaissant une part de responsabilité dans le climat délétère qu’il y avait à l’époque dans l’équipe nationale.

En 2019, le Cameroun, tenant du titre, passe à côté de sa CAN en Égypte sous la houlette de Clarence Seedorf. « Le Cameroun doit gagner plus. Le Cameroun, c’est le Brésil de l’Afrique », avance l’ancien joueur du Barça.

Lui donner une place

En ce qui concerne la CAN 2019 qui ne s’est pas déroulée au Cameroun comme prévu, Samuel Eto’o avoue s’être senti « très mal ». « J’ai tout fait pour que les relations entre l’État du Cameroun et la Confédération africaine de football s’améliorent. J’ai terminé ma mission en faisant en sorte que le Cameroun ne perde pas sa CAN et qu’elle soit repoussée. »

« Je suis un joueur unique. On doit me donner ma place. Je suis le meilleur en Afrique. Je l’ai gagné dans les stades, c’est un fait. Les autres le savent et doivent l’accepter. Quelqu’un d’autre viendra et fera mieux que moi. Je sais que je ne suis pas éternel », raconte Samuel Eto’o à son propos.  

« Nous ne sommes que bons à dénigrer nos propres frères »

A propose du Ballon d’or, l'ancien attaquant n’a « aucune frustration » de ne jamais l’avoir obtenu,  il en veut à son continent : « Nous ne sommes que bons à dénigrer nos propres frères ». Il poursuit « nous ne sommes pas respectés. On ne peut pas m’expliquer que Mané, Salah ou encore Aubameyang ne peuvent pas être dans les 5 premiers (trois meilleurs buteurs du dernier championnat anglais). Lionel Messi et Cristiano Ronaldo sont très forts, mais cette saison, c’est Mané et Salah. »

« Je voulais avoir plusieurs portes ouvertes à la fin de ma carrière. Je ne serai pas loin du foot. Je ne ferai que des choses qui m’épanouissent. Et même si les gens m’aiment, je ne pense pas me lancer en politique », raconte l'ancien milanais qui pourrait embrasser une « carrière d’entraîneur ».   

« Je vais me reposer, j’ai besoin de vacances. Je vais voyager avec ma charmante épouse », conclut Eto’o.

 

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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo en tournée dans le centre-ouest, sur fond de division au sein du FPI

Cropped simone gbagbo dabou

Simone Gbagbo a entamé, le 30 août, une tournée dans le centre-ouest du pays, fief de son mari, l'ex-président Laurent Gbagbo. Avec, en toile de fond, des tensions grandissantes au sein du FPI avec le camp d'Assoa Adou.

Ce lundi 2 septembre, le cortège de véhicules de la mission conduite par Simone Gbagbo quitte Daloa, troisième ville de la Côte d’Ivoire, au cœur du pays bété, fief natal de Laurent Gbagbo, où elle a établi son quartier général.

À quelques kilomètres de la ville, sur la voie qui la conduit à Bédiala, une petite sous-préfecture, elle est surprise par un rassemblement dans le petit village de Caillou. La nuée de jeunes et de femmes qui s’est formée scande à tue-tête : « On veut Gbagbo ! On veut Gbagbo ! ». Simone Gbagbo marque un arrêt, la foule exulte.

Face à ces partisans inconditionnels, l’ex-première dame a tenu un discours de réconciliation. « Au Rwanda, l’Église a prié pendant un an pour la paix. Au cours de cette année, elle a conditionné les cœurs à accepter la réconciliation. Partout où je passe, je lance ce message de paix et de réconciliation », a-t-elle déclaré devant Monseigneur Marcellin Kouadio, évêque de Daloa.

Bagarre

Depuis son arrivée dans cette région majoritairement acquise au Front populaire ivoirien (FPI), Simone Gbagbo se soumet régulièrement à ce genre de manifestations spontanées, qui ne sont pas faites pour lui déplaire. De fait, celles-ci tranchent avec l’accueil plus froid – et par moments hostiles – qu’elle a reçu, quelques jours plus tôt, dans le nord du pays. En particulier à Séguéla, fief d’Amadou Soumahoro, président de l’Assemblée nationale et d’Hamed Bakayoko, ministre d’État, ministre de la Défense, deux proches d’Alassane Ouattara.

Mais cet accueil populaire dans le fief de Laurent Gbagbo, en liberté conditionnelle à Bruxelles, cache mal les dissensions internes qui divisent le FPI. En particulier la rivalité qui oppose Simone Gbagbo, vice-présidente du parti, à Assoa Adou, son secrétaire général. Ce dernier bénéficie du soutien de Laurent Gbagbo. À Alépé, dans le sud du pays, cette rivalité jusque-là contenue, a éclaté au grand jour durant le week-end, virant à la bagarre entre camps opposés. Des partisans du secrétaire fédéral local, proche de Simone Gbagbo, préalablement destitué par des sections favorables à Assoa Adou, ont violemment dispersé une cérémonie d’investiture d’un nouveau secrétaire fédéral.

Fin avril, une rixe similaire avait opposé, à Facobly (ouest), les deux camps rivaux. Elle avait été vite étouffée par les deux clans qui n’assument, jusque-là, pas leur rivalité. Au cœur du conflit : le choix des personnalités devant animer le parti à la base, dans la perspective d’éventuelles élections internes censées valider le choix d’un candidat à la présidentielle d’octobre 2020.

Un nouveau front au FPI ?

À sa sortie de prison en août 2018, Simone Gbagbo avait provoqué la suspicion des proches de Laurent Gbagbo, alors détenu à la prison de la Cour pénale internationale (CPI), en évoquant une « nouvelle page ». « La refondation a commencé. Aujourd’hui, toutes les choses sont nouvelles. Militants, militantes, levez-vous. On est partis, on est partis et on ne s’arrêtera pas », avait-elle lancé le 8 août 2018, quelques minutes seulement après son amnistie.

Ce discours avait déclenché le courroux des partisans du courant « Gbagbo ou rien » (GOR), pour qui le « candidat naturel » du FPI demeure l’ex-chef d’État. Preuve de leur colère, la déclaration de l’ancienne députée avait nécessité un recadrage d’Aboudramane Sangaré, le « gardien du temple », décédé trois mois plus tard.

« Simone Gbagbo tâte le terrain pour sa propre candidature, commente le journaliste politique Jules Claver Aka. Elle est obligée de jouer avec intelligence et prudence, car ceux qui assistent à ses rencontres viennent davantage pour Laurent Gbagbo et non du fait de sa propre personne. Malheureusement pour eux, Assoa Adou et ses proches n’ont pas la carrure de Simone Gbagbo. De même, cette dernière n’a pas l’aura de son mari ».

Alors que le FPI est déjà divisé entre le camp de Pascal Affi N’Guessan et les partisans de Assoa Adou – lui-même soutenu par Laurent Gbagbo -, ces derniers prendraient-ils le risque d’ouvrir un nouveau front entre Assoa Adou et Simone Gbagbo ? « On n’en est pas là. Ni Assoa Adou ni Simone Gbagbo n’ont intérêt à prendre la tête d’une nouvelle fronde, même si leur rivalité actuelle est évidente. Leurs propres militants ne le toléreraient pas, ils en ont conscience », assure l’analyste politique Sylvain N’Guessan.

 

 

 

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Madagascar: Marc Ravalomanana va tenter de ravir la mairie d’Antananarivo

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C’est ce qu’a annoncé mardi 11 septembre lors d’une conférence de presse la plateforme de l’opposition RMDM ou Rassemblement des opposants à Madagascar pour la démocratie qui regroupe 21 partis. Les élections communales auront lieu le 27 novembre. Après avoir été deux fois chef de l’État et candidat malheureux à la dernière présidentielle, Marc Ravalomanana tente à nouveau un retour.

Marc Ravalomanana, président du RMDM, n’était pas présent lors de cette conférence de presse. Il aura fallu de longues discussions pour convaincre l’ancien chef d’État de se présenter à la mairie de la capitale.

« Pour le redressement national, pour marquer la démocratie et surtout pour mettre en place une vraie opposition tant Antananarivo a toujours été un emblème, nous avons décidé de présenter M. Marc Ravalomanana comme candidat à la mairie d'Antananarivo, a déclaréAlain Andriamiseza, le vice-président du RMDM. On a discuté longuement, presque cinq heures. Cela n'a pas été facile puisqu'effectivement, il a déjà été président, il a fait deux mandats, il a été encore candidat la dernière fois. Mais il nous semble, et on l'a convaincu, que l'enjeu est très important pour redresser et remettre sur les rails la démocratie ici sur la Grande Île. »

Marc Ravalomanana estime que le régime cherche à le museler avec un projet de loi qui veut que seul un député puisse être chef de l’opposition, ce qui n’est pas son cas. Son élection à la mairie permettrait donc de lui donner une fonction officielle et de couper l’herbe sous le pied au régime.

Une mairie qui est pour l’heure tenue par Lalao Ravalomanana, sa femme, dont le bilan est très critiqué, même par certains adeptes du TIM, le parti de Marc Ravalomanana. Si Antananarivo est depuis de longues années le fief de ce parti, les dernières élections législatives ont montré que les candidats du régime ont gagné du terrain en emportant six sièges. Cette candidature de l’ancien président semble donc être la seule option pour le TIM de garder la capitale.

« La mairie d’Antananarivo a souvent permis d’obtenir par la suite une meilleure fonction dans le pays », ajoute Alain Andriamiseza. Une allusion à la fonction de président de la République.

 

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Assassinat de Sankara: la piste libyenne relancée ?

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Dans une interview à RFI à l'occasion de la publication de ses mémoires, l'ancien président tchadien Goukouni Weddeye a évoqué l'assassinat de Thomas Sankara le 15 octobre 1987.

Au début de ce mois d'octobre 1987, l'ancien président tchadien qui logeait alors dans un hôtel de Ouagadougou, a rencontré le président Sankara. Son rival Acheikh Ibn Oumar était également dans la capitale burkinabè. Les deux hommes se disputaient la direction de la rébellion et Thomas Sankara cherchait une solution.

Dans ses mémoires, Goukouni Weddeye affirme que six jours avant l'assassinat du président burkinabè, il a reçu une visite qui lui a paru étrange, celle de Blaise Compaoré. L'ancien bras droit de Thomas Sankara a ensuite rendu visite au chef de la délégation libyenne, Mahamat Ali Chaffardine. Une interview qui relance les interrogations concernant le rôle qu'a pu jouer Mouammar Khadafi dans la l'assassinat du chef de la révolution burkinabè.

« D'aucuns disent que c'est le vieux Houphouët, d'autres disent que c'est François Mitterrand. Moi je crois que la Libye n'est pas loin, dans cette affaire », affirme l'ancien président Goukouni Weddeye dans son interview à RFI ce mardi 10 septembre.

Y a-t-il une main libyenne dans l'assassinat du jeune capitaine ? Impossible de l'affirmer mais ce qui semble faire consensus, c’est qu’à la suite du refus de Thomas Sankara d’accueillir favorablement la demande de Tripoli d’appuyer le rebelle libérien Charles Taylor, les relations entre les deux chefs d'État se sont fortement dégradées.

Interrogé il y a deux ans, Mousbila Sankara, ancien ambassadeur du Burkina Faso en Libye, a affirmé que Blaise Compaoré avait obtenu du Guide libyen, par un canal non officiel, des équipements militaires. Lui aussi assure avoir eu la conviction que quelque chose se tramait à l'époque et selon l'ancien diplomate burkinabè, il est possible que le Guide libyen ait su ce que Blaise Compaoré projetait de faire, mais rien ne permet de l’attester véritablement.

Cette version, l’ancien ambassadeur de Libye au Burkina Faso, Mohamed Al-Madani Al-Azhari, l'a contestée. Selon lui, une mise à l’écart, voire une élimination de Sankara n'a « jamais » été évoquée entre Blaise Compaoré et Mouhammar Khadafi... et « Kadhafi n’a rien à voir dans l’assassinat de Thomas Sankara ».

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L’intégralité du discours de Paul Biya à la Nation – 10 sept. 2019

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Camerounaises, Camerounais,

Mes Chers compatriotes,

Depuis près de trois ans, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de notre pays sont en proie à une crise, qui met en péril la sécurité et le bien-être des  populations qui y vivent, mais a également de profondes conséquences sur l’ensemble de la communauté nationale.

Cette crise, faut-il le rappeler, est née des revendications corporatistes des Avocats et des Enseignants, qui réclamaient la traduction en langue anglaise des Actes Uniformes OHADA et la préservation de la spécificité du système judiciaire et du système éducatif anglo-saxon dans les deux régions. 

Dès le départ, fidèle à une option qui m’est chère, j’ai instruit l’instauration d’un dialogue entre le Gouvernement et les organisations syndicales en vue de trouver des réponses appropriées à ces revendications. Les mesures qui ont été prises par le Gouvernement à l’issue de ces concertations, sont allées bien au-delà des revendications de départ. Qu’il me soit permis d’en énumérer quelques unes :

– la traduction en langue anglaise des textes OHADA a été effectuée. Ces textes sont désormais disponibles dans nos deux langues officielles ;

– une Section de la Common Law a été créée à la Cour Suprême, afin de connaitre des pourvois formés contre les décisions des juridictions inférieures, dans les affaires relevant de la Common Law ;

– au plan de la formation des Magistrats, une Section de la Common Law a été créée à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature. Cette mesure a été accompagnée d’un programme de recrutement des Auditeurs de justice et des Greffiers d’expression anglaise ;

– par ailleurs, un recrutement spécial d’Enseignants bilingues a été mis en œuvre dans l’Enseignement secondaire ;

– au plan judiciaire, un arrêt des poursuites a été ordonné en faveur de certaines personnes interpellées dans le cadre de ces revendications ;

– Une Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme  a été créée, afin notamment d’examiner en profondeur l’ensemble des sources de frustrations  de nos compatriotes des régions du     Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Par la suite, des décisions ont été prises pour accélérer le processus de décentralisation, avec en prime la création d’un Ministère dédié. Les prochaines élections régionales serviront à parachever ce processus, en permettant à nos compatriotes, sur l’ensemble du territoire national, de participer pleinement à la gestion de leurs affaires au niveau local. 

Mes Chers compatriotes,

Malgré ces efforts du Gouvernement, des mouvements radicaux, principalement inspirés de l’étranger, ont récupéré et dévoyé les revendications corporatistes. Ils ont ainsi ourdi un projet sécessionniste avec pour but, la partition de notre pays. A cette fin, ils ont constitué et financé des groupes armés qui ont causé un lourd préjudice aux populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. 

Le monde entier a été témoin des atrocités commises par ces groupes armés : mutilations, décapitations, assassinats des éléments des Forces de Défense et de Sécurité, des autorités administratives et des civils sans défense, destructions des infrastructures et édifices publics, incendie des écoles, des hôpitaux, etc.

Je voudrais saisir la présente occasion, pour réitérer mes condoléances les plus sincères et celles de la Nation tout entière à tous ceux qui ont perdu des êtres chers dans le cadre de cette crise. J’adresse également un message de réconfort aux blessés et à toutes les autres victimes à divers titres. Je leur donne l’assurance qu’ils peuvent compter sur la solidarité du Gouvernement de la République et sur celle de la Nation tout entière.

Mes Chers compatriotes,

Les exactions des groupes armés ont poussé des milliers de nos compatriotes à se réfugier dans les autres régions du pays, voire, pour certains, dans des pays voisins où ils sont réduits à la précarité.

Face à ces actes intolérables, les Forces de Défense et de Sécurité ont pris des mesures énergiques, souvent au péril de leur vie, pour assurer leur devoir de protection des citoyens et de leurs biens. 

A l’heure actuelle, ces mesures commencent à porter leurs fruits avec l’amélioration de la sécurité et la reprise progressive des activités économiques  dans les deux régions.

Mes Chers compatriotes,

Depuis la survenance de cette crise, je n’ai ménagé aucun effort, avec l’aide de Camerounaises et de Camerounais de bonne volonté, pour rechercher les voies et moyens d’une résolution pacifique de celle-ci.

Dans un souci d’apaisement, j’ai même décidé de l’arrêt des poursuites judiciaires pendantes devant les tribunaux militaires contre 289 personnes arrêtées pour des délits commis dans le cadre de cette crise.

Dans le même ordre d’idées, j’ai adressé une offre de paix aux membres des groupes armés, en les invitant à déposer les armes et à bénéficier d’un processus de réintégration dans la société.  A cet effet, un Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration a été créé. Les Centres Régionaux de Désarmement accueillent progressivement de nombreux ex-combattants qui acceptent volontairement de déposer les armes. Nous allons continuer à déployer les efforts nécessaires pour que ce processus soit pleinement opérationnel.

Au plan humanitaire, j’ai décidé du lancement d’un vaste plan d’assistance à nos compatriotes éprouvés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. J’ai également créé un Centre de coordination de l’action humanitaire chargé de mettre ledit plan en œuvre. Je voudrais à cet égard, dire merci aux partenaires internationaux qui nous accompagnent dans cette initiative.

Mes Chers compatriotes,

Pour expliquer cette crise, il a souvent été évoqué un sentiment de marginalisation qu’éprouveraient les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Je voudrais à cet égard redire à nos compatriotes de ces régions, mais également à ceux des huit autres régions du Cameroun, que la marginalisation, l’exclusion ou la stigmatisation n’ont jamais inspiré l’action des différents Gouvernements que j’ai formés depuis mon accession à la Magistrature suprême de notre pays. Certes, aucune œuvre humaine n’est parfaite et dans un pays en développement tel que le nôtre, confronté à de multiples défis et ne disposant que de ressources limitées, de nombreux besoins restent encore insatisfaits, dans toutes les régions.

Fort du soutien massif que vous m’avez accordé lors de la dernière élection présidentielle, je continuerai à œuvrer sans relâche, avec toutes les filles et tous les fils de notre pays, à relever les multiples défis auxquels nous sommes confrontés pour améliorer le bien-être de nos populations, notamment  en matière d’infrastructures, d’approvisionnement en eau et en électricité, de couverture sanitaire et d’emploi des jeunes.

Mes Chers compatriotes,

Le 4 janvier dernier, j’ai procédé à un important remaniement ministériel, avec notamment la nomination d’un nouveau Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Le choix de ces responsables a, comme à l’accoutumée, été principalement guidé par leurs qualités humaines et professionnelles, leurs compétences et leur expérience. Je voudrais néanmoins souligner que, fidèle à la politique d’équilibre régional que je n’ai cessé de promouvoir, j’ai choisi un Premier Ministre originaire de la région du Sud-Ouest. Son prédécesseur, qui a quant à lui passé près de dix ans à ce poste clé, était originaire de la région du Nord-Ouest. De fait, depuis le 9 avril 1992, les Premiers Ministres, Chefs du Gouvernement, ont été choisis parmi les ressortissants de ces deux régions.

Malgré cela, certains continueront à parler de marginalisation des populations de ces régions. En fait, il y a lieu de reconnaitre, au plan général, que la nature humaine est ainsi faite qu’il n’y aura jamais assez de postes de responsabilité pour satisfaire toutes les régions, tous les départements, les arrondissements, les villes, villages, familles et citoyens de notre pays. Chaque choix continuera de provoquer de la joie lorsque l’on sera distingué et de la tristesse lorsqu’on ne le sera pas.

Il est cependant indispensable que nos mentalités évoluent sur ce point. S’il est nécessaire de tenir compte de l’équilibre régional dans des pays neufs, à la structuration sociologique diverse tel que le nôtre, il est indispensable de rappeler que les Ministres et autres responsables ne sont pas nommés seulement pour servir leurs régions, leurs villages ou leurs familles, mais l’ensemble de la communauté nationale. Ils doivent être au service de l’intérêt général et non des intérêts particuliers.

C’est pourquoi, depuis mon accession au pouvoir, je n’ai cessé et je ne cesserai de mener, avec acharnement, la lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics et de promouvoir la bonne gouvernance.  

Mes Chers compatriotes,

Depuis la survenance de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, jamais le terme dialogue n’a été autant évoqué, prononcé, voire galvaudé.

A l’interne comme à l’international, chacun y est allé de ses propositions et de ses suggestions. Certaines d’entre elles réalistes, d’autres nettement moins. Les conseils ont afflué. Certains avisés, d’autres intéressés. D’aucuns se sont même risqués à des injonctions.

Des initiatives multiples et diverses ont également fleuri. La plupart du fait de personnes de bonne foi, de pays ou d’organisations véritablement soucieux du devenir de notre pays et du bien-être de nos populations. Qu’il me soit permis de les remercier pour leurs efforts et leurs témoignages d’amitié.

Il y a toutefois lieu de remarquer que la prolifération de ces initiatives s’est parfois malheureusement appuyée sur des idées simplistes et fausses, procédant de la propagande sécessionniste. Il en est ainsi de la prétendue marginalisation des Anglophones, de la persécution de la minorité anglophone par la majorité francophone, du refus du dialogue par notre Gouvernement au bénéfice d’une  solution militaire à la crise ou encore des accusations ridicules de génocide. 

S’agissant du dialogue lui-même, la question s’est toujours posée de savoir, Avec qui ?

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication et notamment les réseaux sociaux ont malheureusement favorisé l’apparition de leaders autoproclamés, d’extrémistes de tout bord essayant d’asseoir leur notoriété par le biais d’injures, de menaces, d’appels à la haine, à la violence et au meurtre.

Or, tuer des gendarmes ou des civils, kidnapper, mutiler, molester, incendier, détruire des infrastructures publiques, empêcher les enfants d’aller à l’école ou les populations de vaquer tranquillement à leurs occupations n’a jamais été, dans aucun pays au monde, source de légitimité pour représenter ou s’exprimer au nom des populations justement victimes de ces exactions.

En démocratie, seule l’élection confère une telle légitimité.

Mes Chers compatriotes,

Les nombreuses consultations que je n’ai cessé de mener au sujet de cette crise, m’ont permis de prendre la mesure de l’ardent désir des populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de retrouver le cours normal de leurs vies, de pouvoir de nouveau, en toute sécurité, exercer leurs activités économiques et sociales, de voir les réfugiés et les personnes déplacées revenir et les enfants retrouver le chemin de l’école. La récente tournée du Premier Ministre dans les deux régions a permis de confirmer ce sentiment.

J’ai la ferme conviction, à cet égard, que le moment est venu de mobiliser toutes les forces positives et constructives de notre pays, à l’intérieur comme dans la diaspora, pour que ce désir devienne une réalité.

C’est pourquoi, j’ai décidé de convoquer, dès la fin du mois en cours, un grand dialogue national qui nous permettra, dans le cadre de notre Constitution, d’examiner les voies et moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi de toutes les autres composantes de notre Nation.  

Le dialogue dont il est question, concernera principalement la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Mais il est évident qu’en cela même il touchera à des questions d’intérêt national, telles que l’unité nationale, l’intégration nationale, le vivre-ensemble, il ne saurait intéresser uniquement les populations de ces deux régions.

Il aura donc vocation à réunir, sans exclusive, les filles et les fils de notre cher et beau pays, le Cameroun, autour de valeurs qui nous sont chères : la paix, la sécurité, la concorde nationale et le progrès.

Il s’articulera également autour de thèmes susceptibles d’apporter des réponses aux préoccupations des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ainsi qu’à celles des autres régions de notre pays : le bilinguisme, la diversité culturelle et la cohésion sociale, la reconstruction et le développement des zones touchées par le conflit, le retour des réfugiés et des personnes déplacées, le système éducatif et judiciaire, la décentralisation et le développement local, la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants, le rôle de la diaspora dans le développement du pays, etc.

Présidé par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, ce dialogue réunira une palette diverse de personnalités : parlementaires, hommes politiques, leaders d’opinion, intellectuels, opérateurs économiques, autorités traditionnelles, autorités religieuses, membres de la diaspora, etc. Seront également invités des représentants des Forces de Défense et de Sécurité, des groupes armés et des victimes.

Tout le monde ne pourra, et c’est compréhensible, prendre effectivement part à ce dialogue, mais chacun aura l’occasion d’y contribuer.

En amont de la tenue effective du dialogue, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, mènera de larges consultations, afin de recueillir les avis les plus divers, qui serviront de sources d’inspiration pour la conduite des débats. Des Délégations seront également envoyées dans les prochains jours à la rencontre de la diaspora, afin de lui permettre d’apporter sa contribution à ces réflexions sur la résolution de la crise.

Je voudrais à cet égard en appeler au patriotisme et au sens des responsabilités de tous nos compatriotes de l’intérieur comme de la diaspora pour que chacun, où qu’il se trouve, saisisse cette opportunité historique pour contribuer à conduire notre pays sur les chemins de la paix, de la concorde, de la sécurité et du progrès.    

Mes Chers compatriotes,

La propagande des sécessionnistes a voulu présenter les décisions de justice récemment rendues à l’encontre d’un certain nombre de nos compatriotes, dans le contexte de cette crise, comme un obstacle au dialogue envisagé.

Il n’en est rien. Je voudrais d’ailleurs en profiter pour préciser que le respect de la règle de droit et la lutte contre l’impunité constituent les piliers de la consolidation de l’Etat de droit, à laquelle nous aspirons tous. Fouler aux pieds la règle de droit et assurer l’impunité à certains citoyens, aboutiraient à préparer le lit de l’anarchie.

Il est donc fondamental, à ce stade, de dissiper les rumeurs selon lesquelles, l’on peut tranquillement piller, violer, incendier, kidnapper, mutiler, assassiner, dans l’espoir qu’un éventuel dialogue permettra d’effacer tous ces crimes et assurera l’impunité à leurs auteurs.

Une telle façon de penser ne peut qu’encourager la perpétuation des violences dans les régions en crise et même en susciter dans les régions où il n’y en a pas, ainsi que nous l’enseigne l’expérience vécue par plusieurs pays dans le monde.

Il est toutefois vrai que dans le cadre d’un dialogue, d’un processus de paix ou de réconciliation nationale, il puisse être envisagé l’éventualité d’un pardon, dans certaines conditions.

Il est tout également vrai qu’aux termes de notre Constitution, le Chef de l’Etat est habilité à user d’un droit de grâce.

C’est d’ailleurs fort de cette habilitation que j’ai adressé, lors de ma récente prestation de serment, une offre de paix aux membres des groupes armés.

Je voudrais solennellement réitérer en ce jour cette offre. Ceux qui volontairement déposent les armes et se mettent à la disposition des centres de DDR, n’ont rien à craindre. Leurs camarades qui s’y trouvent déjà peuvent en témoigner. En revanche, ceux qui persisteront à commettre des actes criminels et à violer les lois de la République, feront face à nos Forces de Défense et de Sécurité et subiront toute la rigueur de ces mêmes lois. Il en est de même des promoteurs de la haine et de la violence qui, confortablement et impunément installés dans des pays étrangers, continuent à inciter au meurtre et aux destructions. Qu’ils sachent qu’ils devront tôt ou tard rendre des comptes à la Justice. 

J’en appelle justement aux pays qui abritent ces extrémistes. S’ils se soucient réellement de la situation des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qu’ils agissent  contre ces criminels. La plupart n’ont plus la nationalité camerounaise, mais ils passent leur temps à collecter des fonds pour perpétrer des actes terroristes au Cameroun, à commanditer des incendies, des kidnappings et des assassinats et à lancer des mots d’ordre pour empêcher les enfants d’aller à l’école et les citoyens de vaquer tranquillement à leurs occupations.

Mes Chers compatriotes,

La communauté nationale tout entière fonde de grands espoirs sur les assises que je viens d’annoncer. Elle espère y voir l’opportunité pour nos frères et sœurs du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de tourner cette page particulièrement douloureuse, d’oublier leurs souffrances et de retrouver une vie normale. Elle espère également voir notre pays poursuivre résolument sa marche vers le progrès, grâce à une réflexion féconde sur les voies et moyens de créer les conditions d’une  exploitation optimale des ressources naturelles et du formidable potentiel humain que recèle notre pays. Nous devons donc tous œuvrer à leur succès.

Mes Chers compatriotes,

Au fil du temps, nous avons su tirer parti de notre formidable diversité linguistique et culturelle, du talent de nos filles et de nos fils, de nos efforts et de nos sacrifices méritoires, pour bâtir un pays solide et une Nation forte. Ensemble nous avons relevé de nombreux défis et remporté d’innombrables victoires. Nous avons prouvé que lorsque nous sommes unis,     il n’y a pas de difficulté que nous ne puissions surmonter, d’obstacle que nous ne puissions franchir. Nous l’avons prouvé hier. Nous le prouverons encore aujourd’hui et demain. L’avenir de nos compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest se trouve au sein de notre République.

Le Cameroun restera un et indivisible.

Vive le Cameroun !

 

 

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