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Afrique

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Boycott des élections – Kah Walla: La décision de Maurice Kamto « est pleine de bon sens »

Kah Walla est satisfaite de la décision politique de Maurice Kamto consistant à boycotter les élections locales. La responsable politique s’identifie clairement au choix du Mrc de Kamto et de ses alliés.

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Maurice Kamto a annoncé, ce lundi, le boycott des législatives et municipales. Dans une publication , Kah Walla qualifie déjà le scrutin à venir de « simulacre ».

D’ailleurs, il voit des similitudes entre la décision du Mrc et l’initiative du Mouvement Stands Up for Cameroun qui militait « depuis plusieurs années en faveur d’une Transition Politique pour Refonder tant l’État que la Nation du Cameroun ».

Nous reproduisons in extenso la réflexion de Kah Walla:

Le CPP a appris l’annonce faite ce lundi 25 novembre 2019 par le Président du MRC, Pr. Maurice Kamto, de ne pas participer au simulacre électoral organisé par le régime dictatorial de Yaoundé.

Cette décision qui convoque la situation critique dans les régions du Nord – Ouest et du Sud – Ouest ainsi que le processus électoral toujours biaisé est pleine de bon sens. C’est fort des raisons désormais convoquées par le MRC que le CPP, en 2018, a décidé de ne pas prendre part à l’élection présidentielle et a réitéré sa non-participation à de fausses élections qui sont prévues en février 2020.

Cette décision s’inscrit dans la logique que le mouvement Stand Up For Cameroon a initiée depuis plusieurs années en faveur d’une Transition Politique pour Refonder tant l’État que la Nation du Cameroun. C’est le moment de rappeler que le mouvement Stand Up For Cameroon a été lancé par les partis UPC-Manidem, CPP, MRC et Univers le 31 mars 2016.

Les sirènes électorales du Regime Biya ont entre temps séduits plus d’un. Il est important que le présent désistement de participation aux élections ne soit pas juste une tactique politicienne, mais une réelle prise de conscience politique, qui se traduira en acte concret de travail en concertation et en partenariat avec les autres forces pour une véritable Transition Politique au Cameroun.

Le CPP et ses partenaires du mouvement Stand Up For Cameroon appellent tous les autres formations politiques, les associations et groupements, l’ensemble des Camerounais / es qui souhaitent véritablement la refondation du pays à rejoindre la seule voie qui peut nous permettre de l’obtenir : celle de le Transition Politique, démocratique et non-violente. Cette transition politique comprend les étapes suivantes :

• Le départ de ce régime dictatorial par la volonté du peuple souverain

• L’organisation d’un véritable dialogue national inclusif et souverain pour bâtir une nouvelle fondation de l’État et de la Nation

• La conduite des réformes des institutions (Exécutif, Législatif, Judiciaire) et des systèmes clés (Système électoral, système éducatif, etc.)

• L’organisation d’élections libres et transparentes pour un nouveau départ

Le CPP continuera de manière active et déterminée son combat pour la résolution des crises que connait notre pays et la mise en place d’un État véritablement démocratique et Républicain.

Le CPP espère que dans cette conjoncture nouvelle, d’autres forces auront le courage et la lucidité d’agir de concert en vue d’atteindre prioritairement cet objectif salutaire pour le Peuple Camerounais.

Vouloir le changement c’est bien. Agir pour le changement c’est mieux. Agir pour une vraie refondation du pays, c’est ce dont l’ensemble des citoyen.nes camerounais ont besoin !

Agissons ensemble pour sauver notre pays !

Kah Walla Présidente du Cameroon People’s Party

Mouvement Stand Up For Cameroon

 

 

 

 

Ck

Cyrille Kemmegne, journaliste à la CRTV : comment faire gagner le RDPC ?

Cyrille Kemmegne, journaliste à la CRTV : « A la CRTV, il n’y a qu’un seul ordre du jour à la veille de chaque élection : comment faire gagner le RDPC »

Ck

 

Le journaliste camerounais de la CRTV, Cameroon Radio Television, Cyrille Kemmegne a accordé une interview à un média de la place. Aujourd’hui en exil, il revient notamment sur l’environnement journalistique au sein de la chaîne publique pour laquelle il travaille. Des propos qui en disent long quant au divorce vers lequel on s’achemine entre lui et la CRTV.

L’écrivain, auteur de l’ouvrage Maurice Kamto, Un destin présidentiel est actuellement en exil en France. Des menaces de mort lui sont régulièrement adressées, depuis qu’il a publiquement critiqué le gouvernement camerounais. « Je continue à recevoir des menaces de mort. Il y a de gens avec qui je ne peux pas prendre un verre d’eau parce que ce régime est capable de tout pour atteindre sa cible », a-t-il affirmé.

Une situation qui, selon lui, ne l’empêchera pas de poursuivre son combat, quitte même à passer de vie à trépas. Parmi les points de sa lutte, figure la CRTV, dont il dénonce la méthode de travail. « Ne pas reconnaître que la CRTV a le plus grand nombre de professionnels, (Alain Belibi, Charles Ndongo etc.), serait mentir. Mais toute la CRTV est victime de la dictature éditoriale », déclare celui qui a tout de même passé une vingtaine d’années à la télévision nationale.

La CRTV serait acquise à la cause du parti au pouvoir

La CRTV mettrait d’après lui, une stratégie en faveur du pouvoir ce, à chaque élection, afin de remporter le scrutin. « Nous sommes en période préélectorale des législatives et municipales; vous ne verrez jamais sur la CRTV les cris de cœur des leaders d’opposition qui disent avoir été menacés par les autorités administratives… Il y aura bientôt des grandes réunions éditoriales pour préparer les élections. Il y aura un seul point à l’ordre du jour: comment faire gagner le RDPC », assure-t-il.

 

 

 

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Législatives et municipales 2020: Wilfried Ekanga «personne ne battra campagne à Buea»

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L’analyste politique Wilfried Ekanga indique que les élections de 2020 sont les plus sales qui n’aient jamais été organisées au Cameroun.

On attend de voir la réaction de Wilfried Ekanga, après l’annonce de la non-participation du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) aux élections législatives et municipales de 2020. Car rappelons que dans l’une de ses sorties épistolaires, le sympathisant du Mrc précisait qu’il n’appelait pas au boycott des élections cependant, à éviter qu’elles ne se tiennent en février comme convoqué par le Président de la république. Ekanga avait appelé par la suite le Mrc, le Pcrn, le Sdf et les autres partis politiques de l’opposition à mutualiser leurs efforts.

Que pensera-t-il de la décision du Mrc qui choisit de faire la politique de la chaise vide ? Avant d’avoir une autre de ses sorties épistolaires sur ce point, indiquons que l’analyste politique dans son dernier post a fait connaître à l’opinion ce qu’il pense des prochaines élections législatives et municipales. «Aujourd’hui, nous fonçons à la vitesse V vers les élections les plus sales que le pays ait jamais vues. Le double scrutin le plus nauséabond d’Afrique subsaharienne, où des mois avant l’échéance, le résultat est connu», déclare-t-il.

Crise anglophone

Comme dans l’un de ses précédents posts, Wilfried Ekanga s’offusque de la façon du contexte dans lequel les élections vont se tenir. Du fait du contexte d’insécurité qui prévaut dans les deux régions anglophones, l’analyste politique est certain qu’il n’y aura pas par exemple de campagne électorale dans la ville de Buea, chef-lieu du Sud-Ouest.

Wilfried indique par ailleurs que les autorités à l’instar du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji assistent aux meurtres dans les régions anglophones. Et sans s’en rendre compte, elles participent à la division du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

«Vous regardez mourir nos frères anglophones ; vous regardez pourrir le NOSO sur vos smartphones. Vous signez inconsciemment et bêtement, la sécession de ces deux zones. Personne ne battra campagne à Buea…On va à vive allure vers le mur, et voilà», peut-on lire dans son post.

 

 

 

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Municipale 2020 à Mbe : un militant du Rdpc sort le couteau pour menacer ses camarades

C’est le journal l’oeil du Sahel en kiosque ce lundi qui donne cette information. On apprend aussi que les jeunes de cette municipalité se disent marginalisés.

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Les élections municipales de 2020 créent beaucoup de bruits dans le département de la Vina. Au niveau de la confection des listes, l’on assiste déjà à des menaces de mort. «Même au sein d’une même famille. Tel est le cas ce jeudi 21 novembre 2019 dans un restaurant de la ville de Ngaoundere entre le président de la section Ojrdpc Vina Nord de Mbe. Christophe Bangawa Maigari et son frère aîné Robert Maigari». Écrit le journal l’oeil du Sahel.

« Selon nos sources, pendant que ces cadres du Rdpc à Mbe se retrouvent dans un restaurant de la ville de Ngaoundere pour parvenir à un consensus, Robert Maigari, l’aîné sort son couteau pour en découdre avec son propre cadet Christophe Bangawa Maigari. En effet, celui-ci tente de donner un avis contraire en estimant que le moment est venu pour que les jeunes prennent la relève». Poursuit l’oeil du Sahel.

Deux frères

On apprend du journal, que le Rdpc Vina nord de Mbe demande aux deux frères de s’entendre afin de proposer une seule personne dans leur famille, les deux se regardent déjà en ennemis jurés. Les militants du parti de la flamme de cette circonscription demandent la suspension des deux frères. Car, ils ne respectent pas les idéaux de paix et de dialogue que prône le parti. C’est la confection des listes qui est à l’origine de tout ce tralala.

Pour concourir à la maire, deux listes circulent. La première est conduite par le maire sortant. Le député Koulagna réuni les militants pour trouver une liste du consensus. Par la suite, la liste définitive est transmise à la commission communale pour validation. La liste subie encore des modifications. Le journal conclut que la cacophonie du Rdpc dans la commune de Mbe ouvre une porte à l’opposition.

 

 

 

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Anicet Ekane, président du Manidem : “Ils reviennent à la réalité”

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La décision du Mrc de se retirer du processus électoral montre à souhait qu’il y a des fantasmes en politique. Mais cela montre aussi la réalité du terrain. La politique c’est un métier. On prend le temps de l’apprendre. On prend le temps de se frotter aux réalités de la vie politique avant de s’engager. Je pense que cette décision est la conséquence d’une mauvaise perception de la situation socio-politique au Cameroun qui a entraîné le Mrc dans une surenchère qu’il n’avait pas les moyens de contrôler. Aujourd’hui, ils reviennent à la réalité socio-politique. Ils sont obligés de baisser le pavillon. Dans la vie, il ne faut pas laisser les événements qui surviennent autour de nous, pénétrer votre esprit et vous faire couler. Les dirigeants du Mrc doivent réfléchir sur cette citation.

« Nous respectons cette décision »
Félix Nyeck, représentant du Pcrn dans le Centre

Dans la conquête du pouvoir, Il y a la modération et la radicalisation. Je pense que le Mrc, après avoir examiné les possibilités d’alternance a conclu que les voies démocratiques ne sont pas la solution. Qu’il faut bouger les lignes. C’est une piste qui peut porter mais qui comporte beaucoup de conséquences. Toute proportion gardée, nous pensons que le Mrc sait ce qu’il fait et où il va. La récente élection présidentielle au Cameroun a été l’occasion de montrer que le chemin reste encore long. Au regard des actions menées souvent par le Mrc, il devient évident de conclure que ce parti est proche de la radicalisation comme choix pour provoquer l’alternance au Cameroun. Un choix que nous respectons.

 

 

 

De

Non-participation du MRC aux élections locales : Dieudonné Essomba pense que Kamto a bien joué cette fois-ci

L’économiste pense que cette décision du MRC met la pression sur le régime Biya.

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Les réactions fusent de partout après le refus du MRC de participer aux élections locales de 2020. Dieudonné Essomba pense que la décision de Maurice Kamto est pleine de bon sens. « C’est une terrible pression que le MRC exerce par là» sur le régime Biya. A réagi l’ingénieur statisticien et économiste. Lui qui est bien connu pour ses positions dures envers Maurice Kamto.

« Quelles en soit les raisons que vous pouvez donner. Il est clair que Kamto a bien joué cette fois-ci». Soutient le consultant TV. Supposant que le MRC pourrait être rejoint dans sa position par d’autres partis politiques comme le SDF.

Le CPP rejoint Dieudonné Essomba

L’analyse de Dieudonné Essomba rejoint celle d’Edith Kah Walla. La dirigeante du CPP estime que cette décision est sage. Car, elle «s’inscrit dans la logique que le mouvement Stand Up For Cameroon (…) en faveur d’une transition politique». Ecrit la femme politique. Avant d’ajouter : « Cette décision qui convoque la situation critique dans le Noso (…) est pleine de bon sens ». Même si, « les sirènes électorales du régime Biya ont entre temps séduits plus d’un ».

Une réelle prise de conscience politique

Bien qu’heureuse, Edith Kah Walla espère que le désistement ne soit pas une tactique politicienne. « Mais une réelle prise de conscience politique. Qui se traduira en acte concret et en partenariat avec les autres forces».

Rappelons que le MRC ne participera pas à la « forfaiture » du 9 février 2020. Faute du règlement de la crise dans le NOSO et de la réforme du système électoral. Deux exigences que ce parti politique n’a cessé de réitérer.

 

 

 

 

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Cabral Libii : «Je serai candidat à la députation»

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Cabral Libii a décidé de solliciter les suffrages des électeurs pendant les élections législatives du 09 février 2020. Il retourne au charbon après une première expérience relativement couronnée de succès. C’était lors de la présidentielle de 2018.

Il n’y a plus de doute !

« Je serai candidat à la députation. Donc, si les choses se passent bien, à la fin du mois de février 2020, je ferai partie de ceux qui auront l’honneur d’aller légiférer au palais des verres et contrôler l’action du gouvernement. Je pense que je serai plus porté à les contrôler qu’à légiférer parce qu’il y a beaucoup de lois qu’on n’applique pas » a déclaré Cabral Libii au cours d’une émission politique. C’était diffusée le lundi 11 novembre 2019 au poste national de la Crtv-Radio.

L’Opposant en a profité pour dénoncer certaines pratiques illégales qui pourraient barrer la voie des élections à certains candidats. Le candidat classé 3e à l’issue de la présidentielle du 07 octobre 2018, avec 6,25% y va mais ne fait pas confiance aux organisateurs de ces scrutins.

Au-delà du scandale

« Je crains que beaucoup de jeunes ne puissent même pas déjà être candidat. J’ai deux jeunes qui appartiennent à ma formation politique. Ils n’ont pas pu obtenir gratuitement au secrétariat du président du tribunal centre administratif à Yaoundé les actes de justice que sont : les certificats de nationalité et les bulletins de casier numéro 3. Ce qui est au-delà du scandale. Parce qu’il y a une loi, article 295 alinéa 1er sur les actes de justice, alinéa 2 sur les actes d’état civil. On leur exige de payer les timbres alors que c’est gratuit. La vraie fraude a commencé. Je vous le dis, j’en suis profondément écœuré. C’est bien d’encourager les gens d’aller aux élections. Tout le monde peut le constater, il y a un réel entrain mais, lorsqu’ on commence à décourager les gens sur les choses comme celle-là. Alors, je profite de votre micro pour dire à ceux qui nous écoutent, la gratuité donc on parle n’est pas une faveur, c’est une prescription locale »a-t-il confié.

Âgé de 39 ans, Cabral Libii Li Ngué Ngué, sera en compétition au Nyong-et-Kelle. Ils seront dans son département natal, dans la Région du Centre, sous la bannière du parti camerounais pour la reconstruction nationale. Ce dernier est une formation politique de l’opposition.

 

 

 

 

Ddfree

Pour Wilfried Ekanga du Mrc, aller aux élections actuellement c’est se rendre à l’abattoir

Depuis l’Allemagne, le militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) s’insurge contre les partis politiques qui vont aux élections locales au Cameroun.

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Paul Biya, le président de la République convoque le corps électoral pour le 9 février 2020. Depuis l’annonce de cette nouvelle, les partis politiques s’activent pour la constitution des listes. D’autres formations comme le Cpp de Kah Walla, appellent tout simplement au boycott des élections. Ils donnent pour argument le contexte sécuritaire précaire dans les régions anglophones.

En effet, la région anglophone est en proie à une guerre qui perdure depuis plus de trois ans. Cet avis, Wilfried Ekanga partage entièrement. Depuis, l’Allemagne, le militant du parti de Maurice Kamto, vient de faire une sortie sur son compte Facebook. Selon lui, aller aux élections actuellement est quasiment du suicide. Car, poursuit-il, cette participation doit entrainer plus de dégâts que de solutions.

Conditions

Dans la foulée, il identifie trois problèmes, qui plombent l’organisation parfaite des scrutins du 9 février 2020. Selon lui, la crise anglophone est un obstacle, bien plus le code électoral reste inchangé. Le troisième problème est la répression des libertés publiques. « En ce moment même, des sous-préfets désertent leur lieu de travail pendant que d’autres refusent catégoriquement de signer des fiches qui compléteront le dossier de candidature de certains membres de l’opposition. En parallèle, on vous refuse l’entrée à Ebolowa parce que « c’est le socle granitique de Paul Biya », et la police aux ordres applaudit ». Laisse entendre, l’homme sur son compte Facebook.

Dans cet ordre d’idée, il se demande comment les partis d’oppositions engagés vont réussir à avoir la majorité absolue au parlement. « Ils n’ont même pas le droit de faire un meeting dans certaines régions ». Regrette celui-ci, avant de signaler que la tâche est bien complexe s’ils ne font pas bloc et front commun. Ceci, question de mettre sur pression le régime de Yaoundé.

 

 

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Afrique : fin du franc cfa et de l’hégémonie française

Décidément les chefs d’Etats Ouest Africains ne savent plus où reprendre du poil de la bête.

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De nos jours, nous observons, çà et là, des sorties médiatiques inopinées de tel ou tel chef d’Etat, au sujet de la mort programmée de la future vieille monnaie néocoloniale française et l’entrée en vigueur de la nouvelle monnaie de la CEDEAO, l’Eco. Ces déclarations suscitent beaucoup d’interrogations et d’interprétations quant à leur quintessence. Qu’en est-il exactement ? Pourquoi et comment le président Béninois Patrice Talon naguère défenseur de la bonne santé du CFA a-t-il fait volte face ?

Il n’est plus l’ombre d’aucun doute que le Nigéria, première puissance d’Afrique, n’entend plus se voir dérober son leadership dans la zone CEDEAO en adulant une future monnaie qui ne sera en définitive qu’un CFA bis. Nous nous souvenons de ses déclarations sur le FCFA. Il n’est pas question pour le géant régional d’aller à une union monétaire dont la gestion sera rattachée au trésor français. Les Nigérians sont bien jaloux de leur souveraineté qu’ils considèrent comme la prunelle de leurs yeux. Ils ont leur monnaie qui se porte bien.

En effet, Ils décident de la politique monétaire qui leur convienne dans un ensemble compétitif. Si des décisions importantes sont prises au Nigéria pour le Nigéria, il n’en est pas de même de celles des pays de la zone franc qui restent encore assujetties à la France. Ainsi toutes les décisions concernant le CFA sont prises à Paris et les dirigeants sont contraints d’y faire parvenir les rapports sur toutes les conclusions des différents sommets concernant cette monnaie.

Entre le Nigéria et la France l’amoux n’a jamais été à tous les rendez vous. Souvenez-vous de la guerre du Biafra lorsque le Général sanguinaire De Gaulle ne s’était pas gêné de soutenir les rebelles biafrais contre l’armée régulière du Nigéria. Maurice Delaunay lui-même explique : « Le Général m’avait demandé de former les biafrais. Alors j’avais fait une petite école d’officiers biafrais aux environs de Libreville. Je formais des officiers biafrais quatre (04) à cinq (05) Mois et ils repartaient au Biafra ». Le Nigéria n’est pas prêt à oublier cette forfaiture. Ainsi, lorsque le géant se rend compte que la France essaie de bafouer ses intérêts, il ne tarde pas à sortir ses griffes.

Une illustration. Le 19 Août dernier, le Nigéria avait procédé unilatéralement à la fermeture de ses frontières terrestres avec ses voisins que sont le Bénin, le Cameroun, le Niger et le Tchad. Le plus touché est sans nul doute le Bénin dont 20% de son revenu proviendraient du commerce avec le Nigéria. Cette fermeture expliquée par les autorités Nigérianes de lutter contre le trafic illégal des contre bandes ne saurait être la seule raison. Elle offre des possibilités au Nigéria de résoudre son problème de leadership avec la France sur le continent.

Comme nous l’avions toujours mentionné dans nos articles précédents, celui qui contrôle l’émission monétaire d’un pays, contrôle tout son système politique, économique, financier, militaire et social. La venue de l’Eco sans la France fera du Nigéria dans la zone CEDEAO, ce qu’est l’Allemagne dans l’union européenne. Dans une Union monétaire, les économies les plus’ fortes tirent profit des plus faibles. Ainsi le Nigéria pourra imprimer son rythme. L’Eco de la CEDEAO est une manne pour le Nigéria, comme l’Euro l’est pour l’Allemagne ou le FCFA pour la Côte d’ivoire et la France.

 

 

 

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