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Afrique

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Ahmad Ahmad : « A aucun moment, la CAF n’a dit qu’on retire la CAN 2021 au Cameroun »

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Le suspend n’a pas duré longtemps. En visite au Cameroun depuis le 13 janvier, le Président de la CAF et sa délégation ont travaillé avec les autorités Camerounaises sur l’organisation du CHAN 2020 et de la CAN 2021 au pays de Roger Milla.

La Commission d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations au sein de la Confédération Africaine de Football a siégé à Yaoundé ce mercredi sous la présidence de Ahmad Ahmad, le président de l’instance du football africain. Le Comité local camerounais a été convié aux assises, qui se sont déroulés à l’hôtel Hilton. Au cours de ce conclave, le COCAN et la CAF sont parvenus à un consensus sur le déplacement de la date de la CAN 2021, qui passera de juin – juillet à janvier – février 2021.

Après 3 jours de travail, les deux parties ont convenu de la date de la prochaine Coupe d’Afrique des nations. Elle se tiendra du 9 janvier au 6 février 2021.

Invité du journal de 20h30 de la CRTV, le Président de la CAF, Ahmad Ahmad a répondu à plusieurs questions relatives à l’organisation de la CAN 2021 au Cameroun.

Sur le changement de calendrier

« Pour la tenue de la CAN au Cameroun, la décision a été prise l’année dernière. Aujourd’hui, on a pris des décisions par rapport à la situation météorologique dans ce pays d’organiser la CAN du 9 janvier au 6 février. C’est une bonne nouvelle pour le Cameroun de couper court à ceux qui veulent toujours détruire. A aucun moment, la CAF n’a dit qu’on retire la CAN au Cameroun. On a décalé pour diverses raisons et je pense que la majorité des gens comprennent aujourd’hui ce que la CAF, ce que les autorités de ce pays veulent avoir. Le président de la République Son Excellence Paul Biya m’a rassuré qu’il veut offrir à son peuple une belle CAN. »

Sur les infrastructures

« C’est rare de voir un pays qui a investi autant d’argent dans la construction des stades. C’est une grande reconnaissance de la confédération africaine de football. Le Cameroun a fait plus que ce que nous lui avons demandé avec des stades qui peuvent même abriter des matchs de la coupe du monde. On a aucun doute là-dessus. Quant à d’autres aspects pour l’organisation de la CAN, nous sommes rassurés mais ça n’empêche pas que nous mettons en place ce comité de suivi pour qu’on puisse aller de jour en jour à partir de maintenant suivre l’évolution des travaux qui restent à parfaire. Si on met en place un comité de suivi ce n’est pas pour prendre une autre décision, c’est pour accompagner. »

 

 

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Ahmad Ahmad :« le Cameroun va offrir 7 stades sur les six demandés »

Le président de la Confédération africaine de football (Caf) a fait cette déclaration ce mercredi au cours d’une conférence de presse à Yaoundé.

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Ce mercredi 15 janvier 2020, la délégation de la Caf en fin de visite au Cameroun, donne une conférence de presse à Yaoundé. D’entrée de jeu, il précise les contours de leur visite au Cameroun. On sait que la Caf vient d’annoncer que la Can 2021 se dispute du 9 janvier au 6 février au Cameroun. Un changement de date que la Caf explique. «Nous voulions écouter la partie camerounaise, notamment le gouvernement à travers le Cocan sur la situation météorologique ici au Cameroun». Précise le président de la Caf.

«Nous ne nous sommes pas seulement contentés d’écouter les responsables politiques. Mais on a demandé aussi que les techniciens, notamment le directeur général de la météorologique vienne nous expliquer réellement la situation avec des chiffres clairs et un rapport précis. La Can Total Cameroun 2021 va se dérouler du 9 janvier au 6 février. Nous avons eu l’assurance du gouvernement qu’ils seront prêt et maintenant, nous avons en cet engagement du gouvernement que tout sera prêt pour une grande fête du football africain». Poursuit le président de la Caf.

«Le hasard a voulu que l’Égypte, le pays le plus titré, abrite la première édition de la Can à 24. Concours de circonstances, c’est le Cameroun, 2ème pays le plus titré qui va abriter la deuxième édition de cette Can dans sa nouvelle formule. Selon le rapport que j’ai eu de mon administration, le Cameroun va offrir 7 stades sur les six demandés. Le pays est allé au-delà des attentes. Comment ne pas être reconnaissant envers un chef de l’État qui s’engage à donner à la jeunesse de son pays de telles infrastructures». Se félicite Ahmad Ahmad.

Sur le coup, certains analystes estiment que ce changement de date est dicté par le calendrier de la Fifa. Car la Coupe du monde des clubs se dispute à partir de 2021, notamment au mois de juin. Pour Ahmad Ahmad, «avec la Fifa, soit on occulte expressément, soit c’est la désinformation. Mais je peux vous garantir que la coopération est totale. J’estime que malgré nos talents nous sommes en retard en Afrique. Pour rattraper le retard, il faut collaborer avec tout le monde, notamment la Fifa».

 

 

 

 

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Économie : Le possible nom de la monnaie qui va remplacer le FCFA en Afrique centrale a fuité

À l’insu de la France, plusieurs personnalités de la sous-région Afrique  centrale sont à pied d’œuvre pour rendre possible une sortie du FCFA comme cela a récemment été le cas dans la zone UEMOA.

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L’AFRIX (AFX) est le nom qui est évoqué pour le moment. Son éventuelle création suscite des réactions chez les experts.

De ce qui ressort, cette monnaie viendra calmer les ardeurs des africains progressistes qui appellent de tous leurs vœux une réorganisation monétaire entre la France et ses ex colonies. D’autres par ailleurs, espèrent que le changement ne se limite pas à la simple dénomination. Il doit s’accompagner d’une liberté de contrôle et d’une parité avec les autres devises.

Un raisonnement plus poussé, indique les pays concernés par ladite monnaie devront s’atteler à diversifier leur économie pour être à la hauteur des nouveaux challenges qui, en même temps que l’AFRIX , verront le jour.

Couvrir toute l’Afrique à  long terme

Si dans un premier temps, cette monnaie ne pourrait concerner que les États de la zone CEMAC, avec le temps, elle devra couvrir toute la région d’Afrique Centrale (CEEAC) et, pourquoi pas tout le continent. Dans cette manœuvre, l’AFRIX devrait s’adosser sur un panier de devises comprenant notamment l’Euro, le Dollar  ou encore le Yuan. Il pourra fluctuer,  mais de manière contrôlée pour lui éviter des dérapages incontrôlables.

Des monnaies sans réelle autonomie? 

Du côté de l’Afrique de l’Ouest, l’avènement de l’ECO n’a point enthousiasmé tout le monde. Pour l'économiste et écrivain sénégalais Ndongo Samba Sylla, c’est de la poudre aux yeux , «Non, le franc CFA n'est pas mort. Macron et Ouattara se sont seulement débarrassés de ses atours les plus polémiques», avait-il relevé avant de poursuivre :          

«déclarer que le CFA est mort, c'est vraiment politique, alors qu'il s'agit d'une question sérieuse, financière, monétaire. On a l'impression que pour calmer les pressions des opérateurs économiques, des hommes d'affaires qui s'inquiètent des difficultés de la zone CFA, les chefs d'État se disent "bon on va leur balancer quelque chose, ils vont s'amuser avec et puis pendant ce temps on continue», juge-t-il.

L’Afrique centrale va-t-elle connaître exactement le même sort ? Les jours avenirs nous éclairerons à ce sujet.

 

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Côte d’Ivoire : 20 ans de prison pour Charles Blé Goudé

L’ancien ministre ivoirien de la jeunesse Charles Blé Goudé a vu son audience se dérouler lundi 30 décembre et ceux, en l’absence de ses avocats. Selon plusieurs médias locaux, il a été condamné par le tribunal.

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20 ans de prison, 10 ans de privation de ses droits civiques, mandat d’arrêt et 200 millions de Fcfa à verser aux victimes. C’est la sentence infligée à Guillaume Charles Blé Goudé, l’ancien ministre de la jeunesse de Côte d’Ivoire.

Blé Goudé est accusé par les autorités du pays, de crimes contre des prisonniers de guerre, des crimes qu’il aurait commis lors de la crise postélectorale 2010/2011. Le président du Cojep a donc été jugé par contumace en l’absence de ses avocats qui protestent contre une parodie de procédure.

 

Buhari

Nigéria : « Je me retirerai en 2023 », Muhammadu Buhari

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a déclaré qu’il quitterait ses fonctions en 2023 et qu’il ne participerait à aucune élection future.

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Dans sa lettre de nouvel an aux Nigérians, Buhari a déclaré qu’il croit fermement aux principes démocratiques et qu’il les promouvra et les soutiendra au Nigeria et à travers l’Afrique de l’Ouest.  «Je me retirerai en 2023 et ne serai pas disponible lors des prochaines élections. Mais je suis déterminé à contribuer au renforcement du processus électoral au Nigéria et dans toute la région, où plusieurs membres de la CEDEAO se rendent aux urnes cette année », a-t-il déclaré.

L’accent mis sur le retrait de ses fonctions en 2023 vise apparemment à clarifier la spéculation selon laquelle des mesures clandestines sont prévues pour lui assurer un troisième mandat après la fin de son dernier mandat actuel en 2023. Intitulé «  Une lettre du président au nouvel an  » et personnellement signé par lui, Buhari a déclaré que la lutte contre la corruption, l’amélioration de l’économie et la lutte contre l’insécurité resteraient les éléments clés de son régime au cours de la nouvelle année.

 

 

 

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« Je n’ai jamais assisté à une élection transparente au Cameroun » (Christian Tumi)

Le cardinal Christian Tumi affiche ses doutes quant à la tenue des élections locales prochaines dans les régions anglophones. Le double scrutin législatif et municipal devrait avoir lieu le 9 février prochain.

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Mais l’Archevêque de l’Archidiocèse de Douala se montre sceptique. Invité à l’émission « La vérité en face » sur Equinoxe Tv, Christian Tumi pense que le double scrutin ne se tiendrait pas dans la paix dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

« Je doute que les élections du 09 février prochain puissent se tenir dans la paix dans les régions anglophones », a affirmé Christian Tumi.

Le religieux, âgé aujourd’hui de 89 ans, poursuit en indiquant n’avoir assisté à des élections transparentes dans le pays. « Je n’ai jamais assisté à une élection transparente au Cameroun », soutient-il.

Par ailleurs, au cours de l’émission, le Cardinal Tumi a montré son insatisfaction par rapport au statut spécial. C’est le choix opté par le régime de Paul Biya pour faire face aux revendications sécessionnistes.

 

 

 

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Un conseiller Rdpc refuse de voir son nom sur les listes des candidats aux élections municipales

Il a adressé une lettre aux dirigeants de son parti politique.

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Esibong Gilbert Apong, ex-président de la section du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Meme 1 C Tekene veut plus prendre part aux élections municipales de 2020. Il a écrit une lettre le 27 décembre 2019. Elle a été adressée à la classe dirigeante du parti au pouvoir. Dans sa lettre, il indique qu’il ne veut voir pour aucun prétexte, son nom figurer dans la liste des candidats. Il était pourtant conseiller à la mairie de Kumba.

On constate que les désistements enregistrés pour les prochaines élections législatives et municipales, proviennent des deux régions anglophones du pays : Nord-Ouest et Sud-Ouest. Et la crise sociopolitique qui sévit dans ces parties du Cameroun est la raison de tous ces désistements. Car si au Rdpc les cas de retrait de participation des candidats aux élections locales de 2020 ne sont pas nombreux, au Social democratic front (Sdf), ils se font de plus en plus fréquents.

Jusqu’au mois de novembre 2019, si les désistements se faisaient un par un, récemment, toute une circonscription électorale du parti politique de Ni John Fru Ndi n’a pas voulu prendre part à ce processus électoral. Certains observateurs pensent que ces candidats ont aussi peur des représailles qu’ils pourraient subir venant des groupes sécessionnistes présents au Noso.

 

 

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Maurice Kamto: « Le fameux grand dialogue national qui n’a été qu’un monologue et une fuite en avant »

La crise anglophone a occupé une large fenêtre dans le message de fin d’année du président Maurice Kamto. Le leader du Mouvement national pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a notamment imputé la responsabilité de la crise au régime de Paul Biya.

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L’opposant a par ailleurs longuement évoqué, dans son speech, le grand dialogue national. Initié par le chef de l’État pour solutionner la crise anglophone, le GDN était pour Kamto un monologue. Car le dialogue n’a été qu’un moyen de gagner du temps pour le régime.

« Le fameux grand dialogue national qui n’a été qu’un monologue et une fuite en avant s’est achevé sur des recommandations sans importance, de surcroit non-contraignantes pour le pouvoir et sans aucun calendrier de mise en œuvre. Ses résolutions ont donné maintenant ce qu’on appelle la loi sur la décentralisation comme si aucune loi n’existait en la matière. La grande trouvaille du dialogue national c’est d’avoir trouvé une proposition que nous avons faite en 2017, en conformité avec la Constitution de 1996 qui prévoit en son article 62 alinéa 2 la possibilité d’un statut spécial pour certaines régions du pays », a dit Maurice Kamto.

Une loi tardive

Le président national du Mrc indique en fait que la loi sur la décentralisation arrive trop tard et ne sera pas d’une grande efficience. « Cette loi sur la décentralisation arrive sans doute trop tard et offre très peu pour la résolution de la crise », a soutenu Maurice Kamto.

Les préalables du Mrc à la tenue du dialogue

Pour lui, toutes les propositions, préalables au dialogue, faites par le Mrc ont été écartées par le régime. Il s’agit notamment de la désignation d’une « personnalité neutre » pour la conduite des débats et l’implication de la communauté internationale.

D’après l’opposant au régime de Paul Biya, la situation du pays commande la tenue d’un « large dialogue national inclusif ».

 

 

 

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Récemment écarté de la course aux élections législatives, Hervé Emmanuel Nkom pourrait connaître un nouveau malheur

La déchéance politique du membre du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) Hervé Emmanuel Nkom est susceptible d’aller  bien au-delà d’une candidature rejetée en vue des élections municipales et législatives du 9 février 2020.

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L’article 6 des statuts du RDPC est on ne peut plus clair, « pour être membre du Parti, il faut : être camerounais de l’un ou de l’autre sexe…». Ainsi, on peut penser à juste titre que l’avenir au sein du parti au pouvoir pour ce défenseur de la première du régime Biya s’écrit désormais en pointillés.

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Au cas où les statuts du RDPC sont appliqués à la lettre, Hervé Emmanuel Nkom devra dire adieu au parti du président Paul Biya. Au cours du contentieux pré-électoral, le Conseil constitutionnel a invalidé sa candidature pour la simple raison qu’il a possède une autre nationalité et la loi camerounaise interdit la double nationalité.

En effet, celui qui est par ailleurs un grand habitué des plateaux de télévisions et de radios était candidat à la députation dans la circonscription du Wouri-Est. Mais, sa nationalité française lui a causé un énorme préjudice. Le SDF qui avait déposé un recours devant le Conseil constitutionnel pour annulation de sa liste a obtenu gain de cause.

Bien que déçu par le dénouement de cette affaire, Nkom était resté fair-play en réaffirmant sa volonté de poursuivre son militantisme au  sein du parti au pouvoir. Cependant, un vent d’incertitude vient planer sur son futur.

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Cameroun : L’intégralité du message de fin d’année de Paul Biya à la Nation

Paul Biya, président de la République du Cameroun s’est adressé, comme à l’accoutumée, à ses compatriotes dans son discours de fin d’année ce 31 décembre 2019.

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CamerInfos.net vous l’intégralité du secours du chef de l’Etat à la Nation.

Message du chef de l’Etat a la Nation

A l’occasion de la fin d’année 2019 et du Nouvel An 2020.

Yaoundé, le 31 décembre 2019

Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes,

L’an dernier, dans les mêmes circonstances, j’ai fait le point, devant vous, de la situation dans trois secteurs fondamentaux de la vie de notre pays.

Nous avons constaté, ensemble, que la situation sécuritaire dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest demeurait préoccupante, malgré les appels à déposer les armes adressées aux insurgés. Il convenait donc d’accorder la priorité à la recherche d’une solution.

Nous avons pu également observer que notre croissance économique était en progrès mais qu’il convenait de la conforter pour rester sur la trajectoire de l’émergence.

Enfin, des preuves ont été apportées pour montrer que le progrès social au Cameroun n’est pas un vain mot. Ce complément essentiel de notre système démocratique est en marche dans ses différentes composantes : éducation, santé, emploi, etc., même si, bien entendu, des avancées sont encore possibles.

Où en sommes-nous un an plus tard ?

  1. S’agissant du PROGRES SOCIAL, notre objectif reste d’améliorer les conditions de vie de nos concitoyens et, à terme, d’éradiquer la pauvreté.

C’est une tâche considérable qui nécessite de gros moyens financiers. Les allocations budgétaires qui lui sont consacrées sont importantes et, évidemment, fonction du niveau des recettes de l’Etat. Celles-ci à leur tour dépendent de la bonne santé de notre économie dont je vais vous parler dans un instant.

Sachez en tout cas que les efforts qui ont été faits au cours des dernières années, dans ce domaine, seront poursuivis et, si possible, amplifiés.

  1.  En ce qui concerne la CROISSANCE DE NOTRE ECONOMIE, je crois pouvoir dire qu’elle évolue de façon plutôt satisfaisante, même si elle reste contrariée par, entre autres, un contexte international incertain.

Dans la période récente, un travail considérable a été accompli pour redresser la situation dans le cadre du programme économique et financier conclu avec le FMI. Notre croissance a repris, l’inflation est maîtrisée, les déficits budgétaires et extérieurs sont contenus, notre dette publique reste soutenable.

Le programme économique, financier, social et culturel du Gouvernement pour 2020, présenté récemment devant l’Assemblée Nationale, se situe dans cette continuité. Il repose sur une hypothèse de croissance de 4 %, ce qui devrait nous permettre de rester sur la trajectoire de l’accès à l’émergence en 2035. Cet objectif est d’ailleurs repris par notre projet de Stratégie Nationale de Développement pour la période 2020-2030.

C’est l’occasion pour moi de remercier nos partenaires extérieurs, le FMI déjà cité, mais aussi la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement et l’Agence Française de Développement, pour leurs appuis budgétaires et leur soutien à nos réformes structurelles.

Est-ce à dire que nous pouvons nous reposer sur nos lauriers ? Certainement pas. Notre objectif demeure d’accéder à l’émergence à l’horizon 2035. Mais compte tenu de l’instabilité du contexte international et des tensions commerciales qui hypothèquent les échanges, il nous faudra probablement faire des efforts supplémentaires pour rester sur la trajectoire du redressement économique durable de notre pays. Je crois que nous en sommes capables.

Ce redressement doit être pour nous une ardente obligation qui mobilisera toutes nos énergies. Il nécessite non seulement l’amélioration des conditions de vie des Camerounais, mais aussi l’exercice serein des droits démocratiques par voie de conséquence.

  1.  Reste la situation sécuritaire dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

C’est sans aucun doute, pour le moment, l’un des problèmes les plus urgents. L’activité criminelle des groupes armés continue de perturber la vie publique, économique et sociale dans ces régions. Pourtant, ces derniers mois, diverses mesures ont été prises pour ramener à la raison ces jeunes qui, pour la plupart, se sont laissé endoctriner. Des appels à déposer les armes leur ont notamment été lancés et des perspectives de réinsertion sociale ouvertes. 

Pour ceux qui s’obstinent à demeurer dans la mauvaise voie et qui continuent à avoir recours à la violence, nous n’aurons pas d’autre choix que de les combattre pour protéger tous nos concitoyens. Nos forces de défense et de sécurité feront une fois de plus leur devoir avec mesure, mais sans faiblesse. Je veux ici les assurer de mon total soutien et de ma haute considération.

Auparavant, des décisions avaient été prises pour convaincre nos compatriotes des deux régions concernées de la volonté du Gouvernement d’accorder aux collectivités territoriales les compétences qui leur permettraient d’avoir une plus large part dans la gestion des affaires locales. Il avait été également confirmé que des dispositions étaient prévues pour accélérer la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme.

On doit également souligner qu’en manifestant de diverses façons sa solidarité avec les populations victimes des exactions et atrocités des bandes armées, la Nation, dans son ensemble, a montré qu’elle soutenait la politique du Gouvernement.

Cependant, conscient de la longueur des délais pour mettre en œuvre les réformes envisagées et soucieux d’abréger les désagréments et les souffrances de nos compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, j’ai décidé d’ouvrir, dès la fin septembre – on m’excusera de me citer – « un Grand Dialogue National qui devrait permettre, dans le cadre de notre Constitution, d’examiner les voies et moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi de toutes les autres composantes de notre Nation ».

Je m’en suis longuement expliqué le 10 septembre dernier, dans un message à tous nos compatriotes. J’ai eu le sentiment que cette initiative avait été largement approuvée par notre opinion publique ainsi que par diverses organisations internationales dont l’ONU et plusieurs pays amis.

Précédé, comme je l’ai rappelé, par diverses offres de paix adressées aux insurgés et accompagné par la libération de plusieurs centaines de détenus, ce « Grand Dialogue National » s’est effectivement tenu du 30 septembre au 04 octobre 2019. Il a réuni un large éventail de représentants de la société camerounaise. 

Je voudrais aujourd’hui remercier tous ceux qui ont bien voulu y participer et féliciter ceux qui l’ont organisé, au premier rang desquels le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. 

Il m’a semblé que les participants ont vécu un grand moment de communion qui leur a permis d’exprimer leur attachement à la paix et à l’unité nationale.

J’ai pu apprécier le fait que les Camerounais, dans leur ensemble, ont salué un bon nombre de propositions issues du Grand Dialogue National. 

Ainsi, dès le 10 décembre 2019, un projet de loi concernant la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme a été adopté par l’Assemblée Nationale et le Sénat. Il prévoit que l’usage de l’anglais et du français doit s’appliquer de façon égale à l’ensemble de nos institutions publiques. Le respect de cette loi, j’en suis sûr, renforcera le caractère bilingue de notre pays.

Par ailleurs, le 15 décembre 2019, dans le cadre d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale et du Sénat, un projet de loi portant code général des collectivités territoriales décentralisées a été soumis à l’examen de nos deux chambres parlementaires. Nos députés et nos sénateurs ont ainsi adopté une loi qui comporte des avancées décisives pour notre processus de décentralisation, notamment en ce qui concerne le statut des élus locaux, le fonctionnement des assemblées locales et l’attribution de ressources financières nouvelles et substantielles aux régions.

S’agissant particulièrement du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le statut spécial dont ces régions bénéficient prend en compte les spécificités du sous-système éducatif anglophone, de la Common Law et de la chefferie traditionnelle.

Mes chers compatriotes,

Comme vous pouvez le constater, c’est un Cameroun nouveau qui prend ainsi forme. Un Cameroun adapté au temps présent. Un Cameroun qui regarde vers l’avenir.

Pour en arriver là, nous avons connu bien des épreuves. Comme par le passé, ensemble, nous les avons toutes surmontées.

En ce septennat des Grandes Opportunités pour le Cameroun, le Grand Dialogue National nous a ouvert la voie pour avancer résolument sur le chemin de la paix, de l’unité nationale et du progrès : valeurs qui ont toujours fait la grandeur de notre pays. 

Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes,

Avant de conclure, je voudrais vous dire quelques mots au sujet de notre système démocratique.

Lorsque les conditions ont été réunies et que nous avons, ensemble, jeté les bases de la démocratie dans notre pays, je n’ignorais pas que le chemin serait semé d’obstacles. Ce fut effectivement le cas, mais nous avons réalisé des progrès remarquables. 

Malheureusement, une minorité, au Cameroun comme dans la diaspora, paraît avoir oublié les règles qui gouvernent la vie démocratique. Est-il nécessaire de rappeler qu’une démocratie a pour seul arbitre le peuple souverain ? Lorsque celui-ci s’est prononcé à travers des élections libres et transparentes, et que les résultats sont proclamés après l’examen d’éventuels recours, ces résultats doivent être respectés et acceptés par tous.

Ce ne sont ni les réseaux sociaux, ni tel ou tel organe de presse qui peuvent changer les résultats d’une élection, encore moins les manifestations illégales, les violences et les attaques personnelles ou haineuses. Qu’on se rappelle que j’avais dit en son temps : « Débattons, ne nous battons pas. » Ainsi se comportent les citoyens d’un pays démocratique.

Si l’on veut participer à la vie démocratique de son pays, il faut en respecter les règles et militer dans les partis politiques dont l’activité s’exerce dans le cadre du respect de la loi. Il sera loisible de le vérifier lors des prochaines élections municipales et législatives du 09 février 2020.

Des dispositions sécuritaires ont été prises pour que, sur toute l’étendue du territoire, tous nos concitoyens puissent exercer leur droit de vote. Si cela s’avère nécessaire, elles seront davantage renforcées. J’exhorte donc tous les Camerounais inscrits sur les listes électorales à aller voter, en ayant conscience qu’ils éliront des femmes et des hommes qui traduiront dans les faits les réformes voulues par le peuple camerounais, notamment l’accélération de la mise en œuvre de la décentralisation.  

S’agissant du comportement excessif de certains de nos compatriotes de la diaspora – qu’ils soient ou qu’ils ne soient plus Camerounais – je pense qu’ils devraient, par patriotisme, s’abstenir de propos négatifs à l’égard de leur pays d’origine. On doit toujours respecter sa patrie, ses institutions et ceux qui les incarnent.

Mes chers compatriotes,

Faisons ensemble du Cameroun une terre de grandes opportunités de développement économique et social, dans la paix et l’unité.

 

Bonne et heureuse Année 2020 à toutes et à tous.

Vive la République ! Vive le Cameroun !

 

 

 

 

 

Pere ludo

Achat de conscience : les prélats qui prennent de l’argent chez Paul Biya recadrés par le père Ludovic Lado

« Je savais que les évêques recevaient chaque année des enveloppes de la Présidence du Cameroun, ce sont les montants qui m’échappaient. Et c’est le feu DCC qui en était l’homme de main. Le Cardinal Tumi a au moins le mérite d’avoir fait une confession publique sur les montants, on peut lui donner une absolution publique.

Pere ludo

« Un million pour un évêque, deux millions pour un archevêque, et trois millions pour le cardinal ». Heureusement qu’on a qu’un seul cardinal. Vraiment, l’épiscopat camerounais m’a dépassé ! J’ai juste quelques questions pour chaque évêque : tu reçois l’argent de Paul Biya que ça vient d’où ? De la poche du président ou de l’argent du contribuable ? Il travaille où pour distribuer l’argent ? Tu le reçois à quel titre ? C’est l’argent de l’évêque ou un don pour le diocèse ?

Ton diocèse est-il au courant que tu reçois cet argent ? Qu’est-ce que tu en fais ? En tout cas, au cas où vous l’aurez oublié, c’est l’argent des pauvres et Paul Biya vous le distribue pour acheter votre silence. Et vous le lui rendez bien ! Pendant ce temps, ils se moquent des pauvres en se tapant un milliard et demi d’alcool pour les fêtes de fin d’année. Vraiment vous mettez votre âme où pour recevoir de l’argent d’un régime corrompu comme celui de Paul Biya ?

C’est l’argent du sang des pauvres. Nous lisons tous dans la bible que « l’amour de l’argent est la racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. » (1 Tim 6, 10). Si vous n’avez pas encore pris pour 2019-2020, il n’est pas encore tard pour refuser. Nous sommes tous appelés à la conversion » a réagi le père Ludovic Lado, prêtre jésuite.

C’est ainsi que le Cardinal Christian Tumi a craché ce dimanche ses vérités. C’était au cours d’une émission sur Equinoxe, La Vérité en Face que l’homme de Dieu a alors levé un pan de voile sur ce qui était considéré jusqu’ici comme rumeur. « Nous recevons les cadeaux de Paul Biya chaque année, Évêque : 1million, Archevêque : 1, 5millions, Cardinal : 3 millions », a-t-il confessé. Cela a soulevé un grand débat.

 

 

 

Erci chinje

Cameroun : Éric Chinjé couvre d’éloges Maurice Kamto

Éric Chinje, journaliste et Senior Director GGS-Washington a répondu aux questions de Luc Ngatcha dans la matinale de la radio ABK ce lundi 30 décembre 2019.

Erci chinje

Revenant sur l’engament politique du leader du Mouvement pour le Renaissance du Cameroun (MRC), le journaliste estime qu’il a du potentiel pour présider aux destinés de l’Afrique en miniature : « Je suis sûr que Kamto a la maturité politique, l'amour du pays pour gérer le Cameroun. Et je suis sûr que beaucoup de Camerounais en sont convaincus », a-t-il formulé.

Dans le prolongement de son propos, l’ancien employé de la télévision publique camerounaise regrette l’embastillement de Maurice Kamto survenu le 28 janvier 2019. Selon lui, cet acte a été une erreur de la part du régime en place au Cameroun : « Ils ont fait l'erreur d'envoyer Kamto en prison, il ne devait pas y aller »

Éric Chinjé est aussi revenu sur la question de la reforme du Code électoral qui semble être le principal combat du MRC : « Il faut retoucher le code électoral. Le Cameroun ne mérite pas être parmi les derniers de la classe », s’est-il exprimé.

Rappelons qu’Éric Chinjé est un journaliste de nationalité Camerounaise. Depuis le 1ᵉʳ juillet 2014, il a été nommé directeur général par le président du conseil d'administration de African Media Initiative.

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Sam Mbende : « je m’inspire des ouvrages de Maurice Kamto »

L’auteur-compositeur s’inspire particulièrement de deux ouvrages du président du MRC: « La Déchéance politique » et « L’Urgence de la Pensée ».

Ciamexco sammbende

Sam Mbende était, ce matin 13 décembre 2019, l’invité de la matinale d’ABK radio émettant depuis Douala. Une circonstance favorable que l’auteur-compositeur a saisie pour rendre hommage à Maurice Kamto, président du MRC. « Il a toujours été un modèle pour moi ». A confié l’auteur du titre à succès « Rosita ». Ajoutant qu’il s’est inspiré particulièrement de deux ouvrages du président du MRC: « La Déchéance politique » et « L’Urgence de la Pensée ».

Militant d’aucun parti politique

Bien que s’inspirant de Maurice Kamto, l’artiste-musicien n’a pas l’intention de militer pour le MRC un jour. Encore moins au RDPC. Sam Mbende soutient s’être engagé dans une bataille, non pas pour faire de la politique. Mais pour changer les choses dans la société. « Je suis dans la logique qu’on peut apporter sa contribution sans appartenir à un parti politique ». Pense-t-il.

Commentant la présidentielle 2018, il dit n’avoir pas approuvé les positions que le leader du MRC a prises après cette échéance. « Quand vous avez gagné à l’Extrême Nord du Cameroun, personne d’autre ne peut dire qu’il a gagné. Ce n’est pas possible, c’est une simple logique ». Certifie le président de l’Alliance panafricaine des auteurs compositeurs de musique. Encore appelé la Panafrican composer’s and song writer’s Alliance (Pacsa).

Le RDPC, une machine bien structurée

Selon lui, « il faut être réaliste». Car il serait difficile pour un parti de prétendre battre une machine aussi structurée comme le RDPC. Cependant, Sam Mbende fait remarquer que le bilan du parti des flammes est négatif. « Les choses vont mal», déclare-t-il.

 

 

 

 

Nkom

Cameroun : Hervé Emmanuel Nkom, un français candidat à la députation ?

Nkom

L’organe en charge des élections au Cameroun (Elecam) a publié lundi 9 décembre 2019, les listes des partis et candidats retenus pour le double scrutin du 9 février 2020. Après cette communication, plusieurs partis politiques ont saisi le Conseil constitutionnel pour des motifs divers.

39 recours déposés       

Au total, 39 recours ont été enregistrés par le Conseil constitutionnel. Les deux tendances de l’UPC  à savoir  celle de Pierre Baléguel Nkot et de  Robert Bapooh Lipot demandent toutes deux la réhabilitation de leurs listes préalablement rejetées tandis que le PCRN de Cabral Libii souhaite un rectificatif des listes de candidats dans le Mungo Sud, le Mbam-et-Inoubou et la Sanaga maritime.

Le SDF veut le scalp d’Hervé Emmanuel Nkom

Le SDF de Ni John Fru Ndi de son côté, a intenté une procédure aux fins d’invalidation d’une candidature du RDPC pour double nationalité. La candidature indexée n’est nulle autre que celle dHervé Emmanuel Nkom en lice dans le Wouri 4. Selon plusieurs sources concordantes, l’homme habitué des plateaux de télévision aurait également une nationalité française. Il devra donc se rendre devant les juges pour prouver le contraire.

Rappelons que le Conseil constitutionnel dispose de 10 jours pour livrer son verdict.

 

Ancameroun 1

Session extraordinaire de l’Assemblée nationale : Le contenu du statut spécial des régions anglophones dévoilé

Ancameroun 1

Un projet de loi qui a pour but d’accélérer la décentralisation sera prochainement soumis aux députés et sénateurs camerounais. Mention sera faite au statut spécial accordé aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, qui constituent la zone anglophone, en proie à des conflits.
 
Alors que la session parlementaire extraordinaire s’est ouverte ce vendredi 13 décembre 2019, un point d’honneur a été mis sur la situation qui sévit en région anglophone. En effet, un projet de loi aurait été soumis à l’examen des députés et sénateurs.

Dans le document parvenu à la rédaction d’Actu Cameroun, le projet de loi, dans son livre quatrième, propose « l’amendement du statut dérogatoire applicable aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en application des dispositions de l’article 62 alinéa 2 de la Constitution et conformément aux recommandations du Grand Dialogue National ».

Le texte prévoit ainsi la mise en place « d’un régime juridique particulier qui, outre celles reconnues aux autres régions, confère aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest des compétences de leur spécificité. Celles-ci portent sur la participation à l’élaboration des politiques publiques nationales relatives au sous-système du Common Law, la création et la gestion des missions régionales de développement, le statut de la chefferie traditionnelle ».

Deux organes régionaux en gestation

Le même projet de loi projette en outre la création de deux organes régionaux à savoir l’Assemblée régionale et le Conseil exécutif régional. L’Assemblée régionale sera un organe délibérant, notamment composé de 90 conseillers régionaux repartis en deux chambres : House Hivisional of Representatives et House of Chiefs.

Le Conseil exécutif régional, lui, est composé d’un président, d’un vice-président, de deux secrétaires, d’un questeur et de trois commissaires chargés respectivement des secteurs économique, sanitaire et social et enfin éducatif, sportif et culturel. Ses membres sont des autochtones de la région concernée et sont élus au sein de l’Assemblée régionale.

Dans le même texte, il est prévu la mise sur pied d’une autorité indépendante chargée de recevoir les réclamations des administrés concernant leurs relations avec les organes sus évoqués. Il s’agit du Public Independent Conciliator, désigné par le Président de la République sur proposition de l’Assemblée Régionale et du Représentant de l’Etat dans la région concernée.

 

 

 

Mrc 2

La police interrompt une réunion du Mrc dirigée par Albert Dzongang

Mrc

Cette réunion du Mouvement pour la renaissance du Cameroun devait se tenir à Nkongsamba dans le département du Moungo, région du Littoral.

Le 12 décembre 2019, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) n’a pas pu tenir sa réunion à Nkongsamba. Cette réunion devait se dérouler dans les locaux du siège départemental du parti. Alors qu’Albert Dzongang étaient déjà avec les militants du Mrc, les forces de l’ordre et les autorités administratives ont fait irruption dans la salle. Celles-ci ont demandé que les occupants de la salle quittent les lieux. Albert Dzongang et les autres militants du Mrc ne se sont pas opposés aux forces de l’ordre et aux autorités. Après un bref conciliabule, ils ont fermé leur représentation départementale et quitté les lieux.  

Albert Dzongang était à Nkongsamba pour expliquer aux militants du Mrc, le bien-fondé de la non-participation de leur formation politique aux élections législatives et municipales de 2020. Rappelons qu’à l’occasion d’une conférence de presse donnée au siège du parti à Yaoundé, Maurice Kamto a annoncé qu’il ne participerait pas aux élections suscitées. Les raisons évoquées sont la crise anglophone et la réforme du Code électoral.

Récemment de passage dans les locaux de France 24, Maurice Kamto est revenu sur ces raisons. «La première est la situation dramatique que vivent nos populations dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays. Au fond la tragédie qui se noue là n’est pas spécifique à ces deux régions. Je dois dire qu’on ne met peut-être pas suffisamment d’accent sur l’autre tragédie qui se passe dans l’Extrême-Nord du pays où les attaques des groupes extrémistes Boko Haram font encore des victimes nombreuses parmi les populations», a-t-il déclaré.

Poursuivant avec la justification du choix fait par le Mrc, Kamto a ajouté «aller aux élections sans avoir réformer le Code électoral exposerait simplement le pays à de nouvelles tensions post-électorales parce que les mêmes causes produiraient les mêmes effets. C’est depuis 2013 que tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut réformer le Code».

 

 

 

Kw

Boycott des élections – Kah Walla: La décision de Maurice Kamto « est pleine de bon sens »

Kah Walla est satisfaite de la décision politique de Maurice Kamto consistant à boycotter les élections locales. La responsable politique s’identifie clairement au choix du Mrc de Kamto et de ses alliés.

Kw

 

Maurice Kamto a annoncé, ce lundi, le boycott des législatives et municipales. Dans une publication , Kah Walla qualifie déjà le scrutin à venir de « simulacre ».

D’ailleurs, il voit des similitudes entre la décision du Mrc et l’initiative du Mouvement Stands Up for Cameroun qui militait « depuis plusieurs années en faveur d’une Transition Politique pour Refonder tant l’État que la Nation du Cameroun ».

Nous reproduisons in extenso la réflexion de Kah Walla:

Le CPP a appris l’annonce faite ce lundi 25 novembre 2019 par le Président du MRC, Pr. Maurice Kamto, de ne pas participer au simulacre électoral organisé par le régime dictatorial de Yaoundé.

Cette décision qui convoque la situation critique dans les régions du Nord – Ouest et du Sud – Ouest ainsi que le processus électoral toujours biaisé est pleine de bon sens. C’est fort des raisons désormais convoquées par le MRC que le CPP, en 2018, a décidé de ne pas prendre part à l’élection présidentielle et a réitéré sa non-participation à de fausses élections qui sont prévues en février 2020.

Cette décision s’inscrit dans la logique que le mouvement Stand Up For Cameroon a initiée depuis plusieurs années en faveur d’une Transition Politique pour Refonder tant l’État que la Nation du Cameroun. C’est le moment de rappeler que le mouvement Stand Up For Cameroon a été lancé par les partis UPC-Manidem, CPP, MRC et Univers le 31 mars 2016.

Les sirènes électorales du Regime Biya ont entre temps séduits plus d’un. Il est important que le présent désistement de participation aux élections ne soit pas juste une tactique politicienne, mais une réelle prise de conscience politique, qui se traduira en acte concret de travail en concertation et en partenariat avec les autres forces pour une véritable Transition Politique au Cameroun.

Le CPP et ses partenaires du mouvement Stand Up For Cameroon appellent tous les autres formations politiques, les associations et groupements, l’ensemble des Camerounais / es qui souhaitent véritablement la refondation du pays à rejoindre la seule voie qui peut nous permettre de l’obtenir : celle de le Transition Politique, démocratique et non-violente. Cette transition politique comprend les étapes suivantes :

• Le départ de ce régime dictatorial par la volonté du peuple souverain

• L’organisation d’un véritable dialogue national inclusif et souverain pour bâtir une nouvelle fondation de l’État et de la Nation

• La conduite des réformes des institutions (Exécutif, Législatif, Judiciaire) et des systèmes clés (Système électoral, système éducatif, etc.)

• L’organisation d’élections libres et transparentes pour un nouveau départ

Le CPP continuera de manière active et déterminée son combat pour la résolution des crises que connait notre pays et la mise en place d’un État véritablement démocratique et Républicain.

Le CPP espère que dans cette conjoncture nouvelle, d’autres forces auront le courage et la lucidité d’agir de concert en vue d’atteindre prioritairement cet objectif salutaire pour le Peuple Camerounais.

Vouloir le changement c’est bien. Agir pour le changement c’est mieux. Agir pour une vraie refondation du pays, c’est ce dont l’ensemble des citoyen.nes camerounais ont besoin !

Agissons ensemble pour sauver notre pays !

Kah Walla Présidente du Cameroon People’s Party

Mouvement Stand Up For Cameroon

 

 

 

 

Ck

Cyrille Kemmegne, journaliste à la CRTV : comment faire gagner le RDPC ?

Cyrille Kemmegne, journaliste à la CRTV : « A la CRTV, il n’y a qu’un seul ordre du jour à la veille de chaque élection : comment faire gagner le RDPC »

Ck

 

Le journaliste camerounais de la CRTV, Cameroon Radio Television, Cyrille Kemmegne a accordé une interview à un média de la place. Aujourd’hui en exil, il revient notamment sur l’environnement journalistique au sein de la chaîne publique pour laquelle il travaille. Des propos qui en disent long quant au divorce vers lequel on s’achemine entre lui et la CRTV.

L’écrivain, auteur de l’ouvrage Maurice Kamto, Un destin présidentiel est actuellement en exil en France. Des menaces de mort lui sont régulièrement adressées, depuis qu’il a publiquement critiqué le gouvernement camerounais. « Je continue à recevoir des menaces de mort. Il y a de gens avec qui je ne peux pas prendre un verre d’eau parce que ce régime est capable de tout pour atteindre sa cible », a-t-il affirmé.

Une situation qui, selon lui, ne l’empêchera pas de poursuivre son combat, quitte même à passer de vie à trépas. Parmi les points de sa lutte, figure la CRTV, dont il dénonce la méthode de travail. « Ne pas reconnaître que la CRTV a le plus grand nombre de professionnels, (Alain Belibi, Charles Ndongo etc.), serait mentir. Mais toute la CRTV est victime de la dictature éditoriale », déclare celui qui a tout de même passé une vingtaine d’années à la télévision nationale.

La CRTV serait acquise à la cause du parti au pouvoir

La CRTV mettrait d’après lui, une stratégie en faveur du pouvoir ce, à chaque élection, afin de remporter le scrutin. « Nous sommes en période préélectorale des législatives et municipales; vous ne verrez jamais sur la CRTV les cris de cœur des leaders d’opposition qui disent avoir été menacés par les autorités administratives… Il y aura bientôt des grandes réunions éditoriales pour préparer les élections. Il y aura un seul point à l’ordre du jour: comment faire gagner le RDPC », assure-t-il.

 

 

 

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Législatives et municipales 2020: Wilfried Ekanga «personne ne battra campagne à Buea»

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L’analyste politique Wilfried Ekanga indique que les élections de 2020 sont les plus sales qui n’aient jamais été organisées au Cameroun.

On attend de voir la réaction de Wilfried Ekanga, après l’annonce de la non-participation du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) aux élections législatives et municipales de 2020. Car rappelons que dans l’une de ses sorties épistolaires, le sympathisant du Mrc précisait qu’il n’appelait pas au boycott des élections cependant, à éviter qu’elles ne se tiennent en février comme convoqué par le Président de la république. Ekanga avait appelé par la suite le Mrc, le Pcrn, le Sdf et les autres partis politiques de l’opposition à mutualiser leurs efforts.

Que pensera-t-il de la décision du Mrc qui choisit de faire la politique de la chaise vide ? Avant d’avoir une autre de ses sorties épistolaires sur ce point, indiquons que l’analyste politique dans son dernier post a fait connaître à l’opinion ce qu’il pense des prochaines élections législatives et municipales. «Aujourd’hui, nous fonçons à la vitesse V vers les élections les plus sales que le pays ait jamais vues. Le double scrutin le plus nauséabond d’Afrique subsaharienne, où des mois avant l’échéance, le résultat est connu», déclare-t-il.

Crise anglophone

Comme dans l’un de ses précédents posts, Wilfried Ekanga s’offusque de la façon du contexte dans lequel les élections vont se tenir. Du fait du contexte d’insécurité qui prévaut dans les deux régions anglophones, l’analyste politique est certain qu’il n’y aura pas par exemple de campagne électorale dans la ville de Buea, chef-lieu du Sud-Ouest.

Wilfried indique par ailleurs que les autorités à l’instar du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji assistent aux meurtres dans les régions anglophones. Et sans s’en rendre compte, elles participent à la division du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

«Vous regardez mourir nos frères anglophones ; vous regardez pourrir le NOSO sur vos smartphones. Vous signez inconsciemment et bêtement, la sécession de ces deux zones. Personne ne battra campagne à Buea…On va à vive allure vers le mur, et voilà», peut-on lire dans son post.

 

 

 

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Municipale 2020 à Mbe : un militant du Rdpc sort le couteau pour menacer ses camarades

C’est le journal l’oeil du Sahel en kiosque ce lundi qui donne cette information. On apprend aussi que les jeunes de cette municipalité se disent marginalisés.

Rdpc 1

Les élections municipales de 2020 créent beaucoup de bruits dans le département de la Vina. Au niveau de la confection des listes, l’on assiste déjà à des menaces de mort. «Même au sein d’une même famille. Tel est le cas ce jeudi 21 novembre 2019 dans un restaurant de la ville de Ngaoundere entre le président de la section Ojrdpc Vina Nord de Mbe. Christophe Bangawa Maigari et son frère aîné Robert Maigari». Écrit le journal l’oeil du Sahel.

« Selon nos sources, pendant que ces cadres du Rdpc à Mbe se retrouvent dans un restaurant de la ville de Ngaoundere pour parvenir à un consensus, Robert Maigari, l’aîné sort son couteau pour en découdre avec son propre cadet Christophe Bangawa Maigari. En effet, celui-ci tente de donner un avis contraire en estimant que le moment est venu pour que les jeunes prennent la relève». Poursuit l’oeil du Sahel.

Deux frères

On apprend du journal, que le Rdpc Vina nord de Mbe demande aux deux frères de s’entendre afin de proposer une seule personne dans leur famille, les deux se regardent déjà en ennemis jurés. Les militants du parti de la flamme de cette circonscription demandent la suspension des deux frères. Car, ils ne respectent pas les idéaux de paix et de dialogue que prône le parti. C’est la confection des listes qui est à l’origine de tout ce tralala.

Pour concourir à la maire, deux listes circulent. La première est conduite par le maire sortant. Le député Koulagna réuni les militants pour trouver une liste du consensus. Par la suite, la liste définitive est transmise à la commission communale pour validation. La liste subie encore des modifications. Le journal conclut que la cacophonie du Rdpc dans la commune de Mbe ouvre une porte à l’opposition.

 

 

 

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Anicet Ekane, président du Manidem : “Ils reviennent à la réalité”

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La décision du Mrc de se retirer du processus électoral montre à souhait qu’il y a des fantasmes en politique. Mais cela montre aussi la réalité du terrain. La politique c’est un métier. On prend le temps de l’apprendre. On prend le temps de se frotter aux réalités de la vie politique avant de s’engager. Je pense que cette décision est la conséquence d’une mauvaise perception de la situation socio-politique au Cameroun qui a entraîné le Mrc dans une surenchère qu’il n’avait pas les moyens de contrôler. Aujourd’hui, ils reviennent à la réalité socio-politique. Ils sont obligés de baisser le pavillon. Dans la vie, il ne faut pas laisser les événements qui surviennent autour de nous, pénétrer votre esprit et vous faire couler. Les dirigeants du Mrc doivent réfléchir sur cette citation.

« Nous respectons cette décision »
Félix Nyeck, représentant du Pcrn dans le Centre

Dans la conquête du pouvoir, Il y a la modération et la radicalisation. Je pense que le Mrc, après avoir examiné les possibilités d’alternance a conclu que les voies démocratiques ne sont pas la solution. Qu’il faut bouger les lignes. C’est une piste qui peut porter mais qui comporte beaucoup de conséquences. Toute proportion gardée, nous pensons que le Mrc sait ce qu’il fait et où il va. La récente élection présidentielle au Cameroun a été l’occasion de montrer que le chemin reste encore long. Au regard des actions menées souvent par le Mrc, il devient évident de conclure que ce parti est proche de la radicalisation comme choix pour provoquer l’alternance au Cameroun. Un choix que nous respectons.

 

 

 

De

Non-participation du MRC aux élections locales : Dieudonné Essomba pense que Kamto a bien joué cette fois-ci

L’économiste pense que cette décision du MRC met la pression sur le régime Biya.

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Les réactions fusent de partout après le refus du MRC de participer aux élections locales de 2020. Dieudonné Essomba pense que la décision de Maurice Kamto est pleine de bon sens. « C’est une terrible pression que le MRC exerce par là» sur le régime Biya. A réagi l’ingénieur statisticien et économiste. Lui qui est bien connu pour ses positions dures envers Maurice Kamto.

« Quelles en soit les raisons que vous pouvez donner. Il est clair que Kamto a bien joué cette fois-ci». Soutient le consultant TV. Supposant que le MRC pourrait être rejoint dans sa position par d’autres partis politiques comme le SDF.

Le CPP rejoint Dieudonné Essomba

L’analyse de Dieudonné Essomba rejoint celle d’Edith Kah Walla. La dirigeante du CPP estime que cette décision est sage. Car, elle «s’inscrit dans la logique que le mouvement Stand Up For Cameroon (…) en faveur d’une transition politique». Ecrit la femme politique. Avant d’ajouter : « Cette décision qui convoque la situation critique dans le Noso (…) est pleine de bon sens ». Même si, « les sirènes électorales du régime Biya ont entre temps séduits plus d’un ».

Une réelle prise de conscience politique

Bien qu’heureuse, Edith Kah Walla espère que le désistement ne soit pas une tactique politicienne. « Mais une réelle prise de conscience politique. Qui se traduira en acte concret et en partenariat avec les autres forces».

Rappelons que le MRC ne participera pas à la « forfaiture » du 9 février 2020. Faute du règlement de la crise dans le NOSO et de la réforme du système électoral. Deux exigences que ce parti politique n’a cessé de réitérer.

 

 

 

 

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Cabral Libii : «Je serai candidat à la députation»

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Cabral Libii a décidé de solliciter les suffrages des électeurs pendant les élections législatives du 09 février 2020. Il retourne au charbon après une première expérience relativement couronnée de succès. C’était lors de la présidentielle de 2018.

Il n’y a plus de doute !

« Je serai candidat à la députation. Donc, si les choses se passent bien, à la fin du mois de février 2020, je ferai partie de ceux qui auront l’honneur d’aller légiférer au palais des verres et contrôler l’action du gouvernement. Je pense que je serai plus porté à les contrôler qu’à légiférer parce qu’il y a beaucoup de lois qu’on n’applique pas » a déclaré Cabral Libii au cours d’une émission politique. C’était diffusée le lundi 11 novembre 2019 au poste national de la Crtv-Radio.

L’Opposant en a profité pour dénoncer certaines pratiques illégales qui pourraient barrer la voie des élections à certains candidats. Le candidat classé 3e à l’issue de la présidentielle du 07 octobre 2018, avec 6,25% y va mais ne fait pas confiance aux organisateurs de ces scrutins.

Au-delà du scandale

« Je crains que beaucoup de jeunes ne puissent même pas déjà être candidat. J’ai deux jeunes qui appartiennent à ma formation politique. Ils n’ont pas pu obtenir gratuitement au secrétariat du président du tribunal centre administratif à Yaoundé les actes de justice que sont : les certificats de nationalité et les bulletins de casier numéro 3. Ce qui est au-delà du scandale. Parce qu’il y a une loi, article 295 alinéa 1er sur les actes de justice, alinéa 2 sur les actes d’état civil. On leur exige de payer les timbres alors que c’est gratuit. La vraie fraude a commencé. Je vous le dis, j’en suis profondément écœuré. C’est bien d’encourager les gens d’aller aux élections. Tout le monde peut le constater, il y a un réel entrain mais, lorsqu’ on commence à décourager les gens sur les choses comme celle-là. Alors, je profite de votre micro pour dire à ceux qui nous écoutent, la gratuité donc on parle n’est pas une faveur, c’est une prescription locale »a-t-il confié.

Âgé de 39 ans, Cabral Libii Li Ngué Ngué, sera en compétition au Nyong-et-Kelle. Ils seront dans son département natal, dans la Région du Centre, sous la bannière du parti camerounais pour la reconstruction nationale. Ce dernier est une formation politique de l’opposition.

 

 

 

 

Ddfree

Pour Wilfried Ekanga du Mrc, aller aux élections actuellement c’est se rendre à l’abattoir

Depuis l’Allemagne, le militant du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc) s’insurge contre les partis politiques qui vont aux élections locales au Cameroun.

Ddfree

Paul Biya, le président de la République convoque le corps électoral pour le 9 février 2020. Depuis l’annonce de cette nouvelle, les partis politiques s’activent pour la constitution des listes. D’autres formations comme le Cpp de Kah Walla, appellent tout simplement au boycott des élections. Ils donnent pour argument le contexte sécuritaire précaire dans les régions anglophones.

En effet, la région anglophone est en proie à une guerre qui perdure depuis plus de trois ans. Cet avis, Wilfried Ekanga partage entièrement. Depuis, l’Allemagne, le militant du parti de Maurice Kamto, vient de faire une sortie sur son compte Facebook. Selon lui, aller aux élections actuellement est quasiment du suicide. Car, poursuit-il, cette participation doit entrainer plus de dégâts que de solutions.

Conditions

Dans la foulée, il identifie trois problèmes, qui plombent l’organisation parfaite des scrutins du 9 février 2020. Selon lui, la crise anglophone est un obstacle, bien plus le code électoral reste inchangé. Le troisième problème est la répression des libertés publiques. « En ce moment même, des sous-préfets désertent leur lieu de travail pendant que d’autres refusent catégoriquement de signer des fiches qui compléteront le dossier de candidature de certains membres de l’opposition. En parallèle, on vous refuse l’entrée à Ebolowa parce que « c’est le socle granitique de Paul Biya », et la police aux ordres applaudit ». Laisse entendre, l’homme sur son compte Facebook.

Dans cet ordre d’idée, il se demande comment les partis d’oppositions engagés vont réussir à avoir la majorité absolue au parlement. « Ils n’ont même pas le droit de faire un meeting dans certaines régions ». Regrette celui-ci, avant de signaler que la tâche est bien complexe s’ils ne font pas bloc et front commun. Ceci, question de mettre sur pression le régime de Yaoundé.

 

 

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Afrique : fin du franc cfa et de l’hégémonie française

Décidément les chefs d’Etats Ouest Africains ne savent plus où reprendre du poil de la bête.

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De nos jours, nous observons, çà et là, des sorties médiatiques inopinées de tel ou tel chef d’Etat, au sujet de la mort programmée de la future vieille monnaie néocoloniale française et l’entrée en vigueur de la nouvelle monnaie de la CEDEAO, l’Eco. Ces déclarations suscitent beaucoup d’interrogations et d’interprétations quant à leur quintessence. Qu’en est-il exactement ? Pourquoi et comment le président Béninois Patrice Talon naguère défenseur de la bonne santé du CFA a-t-il fait volte face ?

Il n’est plus l’ombre d’aucun doute que le Nigéria, première puissance d’Afrique, n’entend plus se voir dérober son leadership dans la zone CEDEAO en adulant une future monnaie qui ne sera en définitive qu’un CFA bis. Nous nous souvenons de ses déclarations sur le FCFA. Il n’est pas question pour le géant régional d’aller à une union monétaire dont la gestion sera rattachée au trésor français. Les Nigérians sont bien jaloux de leur souveraineté qu’ils considèrent comme la prunelle de leurs yeux. Ils ont leur monnaie qui se porte bien.

En effet, Ils décident de la politique monétaire qui leur convienne dans un ensemble compétitif. Si des décisions importantes sont prises au Nigéria pour le Nigéria, il n’en est pas de même de celles des pays de la zone franc qui restent encore assujetties à la France. Ainsi toutes les décisions concernant le CFA sont prises à Paris et les dirigeants sont contraints d’y faire parvenir les rapports sur toutes les conclusions des différents sommets concernant cette monnaie.

Entre le Nigéria et la France l’amoux n’a jamais été à tous les rendez vous. Souvenez-vous de la guerre du Biafra lorsque le Général sanguinaire De Gaulle ne s’était pas gêné de soutenir les rebelles biafrais contre l’armée régulière du Nigéria. Maurice Delaunay lui-même explique : « Le Général m’avait demandé de former les biafrais. Alors j’avais fait une petite école d’officiers biafrais aux environs de Libreville. Je formais des officiers biafrais quatre (04) à cinq (05) Mois et ils repartaient au Biafra ». Le Nigéria n’est pas prêt à oublier cette forfaiture. Ainsi, lorsque le géant se rend compte que la France essaie de bafouer ses intérêts, il ne tarde pas à sortir ses griffes.

Une illustration. Le 19 Août dernier, le Nigéria avait procédé unilatéralement à la fermeture de ses frontières terrestres avec ses voisins que sont le Bénin, le Cameroun, le Niger et le Tchad. Le plus touché est sans nul doute le Bénin dont 20% de son revenu proviendraient du commerce avec le Nigéria. Cette fermeture expliquée par les autorités Nigérianes de lutter contre le trafic illégal des contre bandes ne saurait être la seule raison. Elle offre des possibilités au Nigéria de résoudre son problème de leadership avec la France sur le continent.

Comme nous l’avions toujours mentionné dans nos articles précédents, celui qui contrôle l’émission monétaire d’un pays, contrôle tout son système politique, économique, financier, militaire et social. La venue de l’Eco sans la France fera du Nigéria dans la zone CEDEAO, ce qu’est l’Allemagne dans l’union européenne. Dans une Union monétaire, les économies les plus’ fortes tirent profit des plus faibles. Ainsi le Nigéria pourra imprimer son rythme. L’Eco de la CEDEAO est une manne pour le Nigéria, comme l’Euro l’est pour l’Allemagne ou le FCFA pour la Côte d’ivoire et la France.

 

 

 

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Paul Kagame : ceux qui veulent déstabiliser le Rwanda paieront un « cout très élevé »

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