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Afrique

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Maurice Kamto: « Si certains pensent que le fait d’être libérés c’est la fin de la lutte, ils se trompent … »

La liberté obtenue par Maurice Kamto ne sera pas synonyme de drapeau blanc à agiter dans sa lutte. Le leader du Mrc l’a fait savoir à sa sortie de prison, hier. Selon le candidat arrivé deuxième à la dernière présidentielle, assure que la lutte est loin de se terminer. Car, soutient-il, rien de ce qu’il revendiqué n’a été acquis.

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Cependant, il rappelle à ses militants et soutiens que le combat sera mené de manière pacifique.

« Si certains pensent que le fait d’être libérés c’est la fin de la lutte, ils se trompent parce que nous n’avons rien obtenu de ce que nous revendiquons.Le grand chantier de la lutte politique, du respect des droits de l’homme fondamentaux, d’un code électoral fiable est devant nous. Je compte sur vous pour que nous menions ce combat de manière pacifique ».

Maurice Kamto a obtenu la liberté samedi à la suite d’une décision du président Paul Biya. Au total, 103 personnes, essentiellement membre du Mrc ont été libérés.

 

Bernard muna

Nécrologie : Décès de Bernard Muna

Le frère d’Akeré Muna, d’Ama Tutu Muna a quitté cette ce dimanche 6 octobre 2019, a appris CamerInfos.net de sources médiatiques.

Bernard muna

Après une semaine de maladie dans un hôpital de la ville de Yaoundé, l’ancien Bâtonnier a rendu l’âme, à l’âge de 79 ans.

Bernard Acho Muna, souvent surnommé Ben Muna est un avocat, magistrat et homme politique, fondateur du parti AFP (après son passage au SDF), ancien procureur du Tribunal pénal international pour le Rwanda et ancien candidat à l'élection présidentielle de 2011.

Madame Alice Sadio qui l’a remplacé au niveau de l’AFP est émue de la disparition de son mentor. « Mon mentor Bernard Muna s'en est allé sans me dire au-revoir. Pa'a Ben pourquoi tu me fais ça ??? pourquoi ??? », écrit-elle sur son mur Facebook ce dimanche.

Ses confrères retiennent de lui, un homme politique avéré et fervent combattant des droits de l’homme. Il a lutté pour la libération de Me Yondo Black Mandengue au tribunal militaire au début des années 1990.

Ben Muna décède quelques mois après son frère le Pr Walinjom Fombad Tenjericha Muna, 5ème fils de la fratrie Muna.

 

 

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Cameroun : Akere Muna réclame la libération de Sisiku Ayuk Tabe

Akere Muna a encore exprimé son satisfecit ce jour après la libération de Maurice Kamto, président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) même si qui dit merci en demande davantage.

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u total, 104 partisans du MRC ont recouvré la liberté ce samedi 5 octobre 2019. Parmi les figures de proue, le Pr Maurice Kamto, leader du MRC, les militants les plus réputés que sont en autres le chanteur Valsero, Christian Penda Ekoka, Paul Éric Kingue, Albert Nzogang, l’avocate internationale Michèle Ndoki, Mamadou Mota pour ne citer que ceux-ci.

A l’issue que cette deuxième décision importante prise par le président Paul Biya en la faveur des détenus, Akere Muna, salue une fois de plus l’initiative mais souligne sur son compte Twitter : « Nous attendons celles de Sisiku Ayuk Tabe et tous les autres ».

De mémoire, c’est la deuxième vague de détenus qui bénéficie de la grâce présidentielle après les la première de 333 détenus de la crise anglophone.

Cette offre de Paul Biya survient dans le cadre du dialogue national convoqué par le chef des forces armées le 10 septembre 2019 dans l’intention de rechercher des solutions efficaces pour mettre fin à la crise qui sévit dans les régions d’expression anglaise depuis 2016.

Pour sa part, Sisiku Ayuk Tabe, figure emblématique séparatiste, a purgé d’une condamnation à vie et devant payer une lourde amende à l’Etat du Cameroun pour réparer les faits dont il est coupable.

Le cas d’espèce est-il similaire à ceux dont les poursuites judicaires pendantes ont été arrêtées sous haute instruction du premier magistrat? Parole à la Justice.

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La lébération de Maurice Kamto et ses alliés en image

Scènes de joies entre le tribunal militaire et le domicile du Président du MRC Maurice KAMTO.

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Insolite : Une africaine de 39 ans « amoureuse » d’un européen de 91 ans

Il se dit généralement qu’en amour il n’y a pas d’âge. Cette affirmation est-t-elle acceptable à tous les coups? Peut-il avoir un amour réel et sincère entre une jeune africaine de 39 ans et un européen de 91 ans?

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Cela fait quelques heures qu’une internaute nommée Adèle a bien voulu partager l’histoire de ce couple hors du commun sur les réseaux sociaux. Elle indique que la jeune femme est originaire du Cameroun et elle a 39 ans. Elle vit en couple avec un homme âgé de 91 ans. Le couple serait installé dans un pays européen qui n’a pas été révélé.

Ce qui a semblé très curieux dans ce couple, c’est la différence d’âge. Cette curiosité dans ce couple présente bien des conséquences: alors que la femme dégage une énergie débordante, elle démontre son profond désir de partager pleinement l’amour avec son bien aimé, l’homme semble plutôt épuisé, essoufflé et affaibli par le poids. Même s’il s’efforce à jouer le jeu, son âge semble bien prendre le dessus sur sa volonté.  C’est à peine s’il participe à fond.

Sur facebook, les avis sont partagés sur la sincérité de l’amour dans ce couple. Decarlo Wallace un internaute a indiqué qu’il croyait en la sincérité de cet amour. Il a d’ailleurs tenu à féliciter le couple « C’est beau l’amour… vraiment j’apprécie cette dame qui s’affirme ouvertement avec son amoureux. L’âge n’est qu’un chiffre. Bravo ma chérie que c’est beau. Le vrai amour s’affiche ».

Mais cet avis n’est pas partagé par Naomie qui estime que cette femme est une paresseuse qui  s’accroche derrière la richesse de ce vieil homme. Comme elle ne veut pas travailler, elle voudrait vivre des efforts du travail de cet homme du 3ème âge et profité de son héritage après sa mort

« Elle est paresseuse, elle aime la facilité, partisane du moindre effort bref  elle est une bonne a rien. C’est pourquoi ça ne me surprend pas. Après elle va appuyer son coup afin de rester avec l’héritage ».

 

 

Source : Autre presse

 

 

Mrc

Cameroun : Le MRC réagit à l’arrêt des poursuites contre certains de ses militants

Libération de certains responsables de partis politiques arrêtés dans le cadre de la contestation des résultats de la dernière élection présidentielle notamment ceux du MRC selon une décision prise par le Chef de l'Etat ce vendredi 4 septembre 2019.

Mrc

Paul Biya sur son Compte twitter déclare : « J’ai décidé de l'arrêt des poursuites judiciaires contre certains responsables et militants de partis politiques, notamment du MRC, arrêtés et détenus pour des faits commis dans le cadre de la contestation des résultats de la récente élection présidentielle ».

Quelques minutes après le MRC a réagi par l’entremise de son Secrétaire national à la communication. CamerInfos.net, vous propose l’intégralité du communiqué du SENACOM/MRC.

COMMUNIQUÉ/SENACOM

Le Secrétaire national à la Communication du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC), porte à la connaissance des militants et sympathisants du MRC, ainsi que de la communauté nationale et internationale, que l'annonce de l'arrêt des poursuites judiciaires "contre certains responsables et militants du MRC" a été faite cette soirée du vendredi 4 octobre 2019. Le MRC en prend acte.

Il convient de noter que cette décision qui revêt un caractère discriminatoire, ne concerne pas les Leaders des Marches pacifiques de janvier et juin 2019, MRC et Alliés.

Le MRC se prononcera, en temps opportun, sur Les conséquences politiques et socioéconomiques de cette situation.

Vive le Plan national de Résistance !

Fait à Yaoundé, le 4 octobre 2019

Le Secrétaire national à la Communication

Sosthène Médard LIPOT

 

 

 

 

Odza quartier

Yaoundé : Témoignage exclusif du papa des cinq enfants décédés au quartier Odza

Le drame s’est produit dans la nuit du 27 au 28 septembre 2019 au domicile parental au lieu-dit Odza Borne 12 à Yaoundé. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de la mort ces morts en séries.

Odza quartier

Georges Mballa Zambo, cadre en service au ministère des Finances, et son épouse sont inconsolables depuis ce samedi 28 septembre 2019. Leurs cinq garçons âgés respectivement entre cinq et quinze ans sont décédés dans des circonstances troubles. « Je suis très choqué par ce drame qui secoue ma famille avec le décès de nos enfants. Jeudi soir je suis rentré du travail, j’ai normalement pris mon repas. Comme mes enfants n’avaient pas cours vendredi, je suis allé me coucher en leur accordant la possibilité l’autorisation de jouer à la PlayStation. Les enfants ont fini de jouer et sont allés se coucher. Vendredi matin aux alentours de 4 h du matin, leur maman s’est levée pour aller les réveiller pour une séance de prière matinale. La maman a crié devant la porte personne n’a répondu », témoigne le père des victimes dans les colonnes du quotidien Le Jour édition du 30 septembre 2019.

« Je suis aussi sorti en grondant les enfants. Malgré ma réaction aucun enfant n’a bougé. J’ai ensuite ouvert la porte j’ai touché les enfants et seul un enfant sur les six bougeaient. Je me suis mis à crier. Immédiatement j’ai appelé (es sapeurs-pompiers qui sont arrivés 25 minutes après mon coup de fil. Les sapeurs-pompiers se sont mis à réanimer les enfants, mais après les premiers secours, ils ont pris un seul et l’ont conduit à l’hôpital. Les cinq autres étaient déjà morts. Les enfants n’avaient aucun problème. Ils ont mangé normalement. J’ai également mangé le même repas qu’eux. Si c’était un poison, je serai également mort. Les enfants dormaient dans une grande chambre. J’ai construit une maison et j’ai réservé le premier niveau pour que les enfants se sentent à l’aise. Mon épouse et moi occupons l’étage. En plus, ils ne sont pas inscrits dans un même établissement pour me faire croire qu’ils ont mangé un repas suspect à l’école. Ma tête tourne, je ne suis plus serein. Voilà tous mes enfants qui partent comme cela dans les conditions bizarres. Comment je vais faire pour amener cinq cercueils dans mon village à Biwong Bane dans le Sud ? », se lamente le père des victimes. L’unique enfant rescapé est sorti du coma le 29 septembre 2019, précise le journal.

Les autorités compétentes se sont rendues sur les lieux « Elles étaient accompagnées des éléments de gendarmerie et de la police. Les parents des victimes ont été auditionnés. Après l’audition des parents, les corps ont été conduits à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé. Une enquête pour déterminer les causes de ce drame est ouverte » conclut Le Jour.

 

 

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Cameroun : Un homme coupe la main de son épouse à Dimako

Carine Justine, âgée de 32 ans a subi une chirurgie brutale sur sa main gauche par son époux, cultivateur au village Dengoro situé dans la forêt environ 30 km de Dimako.

Man mutilated after panga

Selon le journal Le Jour qui relaie cette information dans son No 3023, Roger Aloys reprochait à son épouse avec qui il est marié depuis 14 ans de le tromper avec Kouni Magelan un habitant du même village

« Selon les proches du mari cocu, le drame s’est produit le jeudi 26 septembre 2019 quand l’époux a surpris sa femme en plein ébat sexuel avec son amant dans la cabane de l’amant non loin de leur plantation où ils campaient. L’amant ayant réussi à s’évaporer dans la forêt, Roger Aloys a demandé des explications à son épouse. Cette dernière a déclaré que son acte était sous fond de vengeance, car elle n’avait jamais digéré le fait que son époux avait engrossé sa cousine il y a six ans », lit-on dans le journal d’Hamann Mana.

L’homme a immédiatement pris sa machette et a coupé la main gauche de son épouse qui tentait de prendre la fuite. La victime est actuellement à l’hôpital régional de Bertoua où elle subit des soins. Le mari lui est introuvable au village depuis qu’il a posé son acte.

« L’amant a lui aussi quitté le village, car il a peur des représailles de la part de Roger Aloys Dengué, car on ignore ce qu’il mijote du fond de sa cachette », renseigne notre confrère.

 

 

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Un nouveau système d’information douanière est en phase d’expérimentation sur cinq sites pilotes du Cameroun

Un nouveau système informatisé de gestion dématérialisée des activités douanières, dénommé « Camcis » (Cameroon Customs Information System), est entré en expérimentation mardi 1er octobre sur cinq sites pilotes du pays donc Kribi, Douala-Youpwé, Yaoundé-Nsimalen, Kousséri et Ngaoundéré, a-t-on appris de plusieurs médias locaux.

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C’est donc mardi dernier que le nouveau système informatisé de gestion dématérialisée des activités douanières, dénommé « Camcis » (Cameroon Customs Information System), est entré en expérimentation sur cinq sites pilotes du pays.

En effet, conçu par le système d’information douanier coréen, et appelé à remplacer «Sydonia++», application conçue à l’origine pour des besoins statistiques et dont la faiblesse dans la prise en charge de l’ensemble des procédures de dédouanement a été avérée, le nouvel outil électronique intègre, apprend-on, l’ensemble de la procédure de dédouanement, raccourcit considérablement le délai nécessaire pour effectuer les procédures en matière d’importation, d’exportation en même temps qu’il sécurise davantage les droits et taxes.

Les usagers doivent désormais s’enregistrer dans le nouveau système à travers la plateforme « ept.camcis.cm », afin de continuer à effectuer leurs opérations de dédouanement en toute sérénité. Par ailleurs, la DGD invite ses partenaires exerçant dans les professions maritimes, les banques, les assurances et les compagnies aériennes à prendre attache avec sa division informatique pour les formalités d’enregistrement et d’envoi automatiques des documents dans le nouveau système.

« L’avènement de Camcis, espèrent les autorités, sera de nature à taire les virulentes critiques des milieux d’affaires locaux se plaignant, avec insistance, des délais de passage à l’export et à l’import, respectivement d’un peu plus de 8 et 11 jours alors que la moyenne, en Afrique subsaharienne, est de 4 et 5 jours respectivement. », indique APA News.

 

 

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Le gouvernement camerounais va emprunter 387,6 milliards de FCFA à la Chine

Le gouvernement camerounais envisage d'acquérir un prêt de 38,7 milliards de FCFA auprès de la Chine, afin d'achever la deuxième phase du projet de port en eau profonde de Kribi. La procédure d'élaboration des conventions de financement est en cours de finalisation.

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Eximbank of China devrait réaliser ce projet dans les jours à venir. « La deuxième phase de la construction du port de Kribi est estimée à 456,7 milliards de FCFA. Il sera financé conjointement par Eximbank China (85% ou 387,6 milliards de FCFA) et 15% des concessionnaires.

La deuxième phase de ce projet prévoit la construction d'un deuxième terminal à conteneurs avec un quai de 700 mètres, un terminal de ferry et un terminal de stockage de pétrole. Entre-temps, le champ de construction est déjà en cours d'aménagement et des travaux de dragage sont en cours. Les enrochements artificiels et les tranchées des quais sont également en cours de fabrication.

En 2011, le gouvernement a annoncé qu'il avait réservé un prêt concessionnel de 207 milliards de FCFA auprès de l'Export-Import Bank (Eximbank) de Chine pour financer la construction d'un port en eaux profondes à Kribi.

La première phase du projet, d'un coût d'environ 250 milliards de FCFA, a été mise en service en mars 2018 et construite par la China Harbour Engineering Corporation (CHEC). L'entreprise de construction, en mars, a souligné son intérêt pour la construction partielle de la deuxième phase du projet, lors d'une rencontre avec le Premier ministre Dion Ngute.

Ces dernières années, la Chine a investi dans des projets à travers l'Afrique, cherchant à obtenir des ressources pour alimenter la croissance rapide de sa propre économie.

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Paul Biya décide de l’arrêt des poursuites contre 333 prisonniers de la crise anglophone

La décision est intervenue ce jour, à la veille de la clôture du Grand dialogue national en cours depuis lundi dernier, à Yaoundé la capitale politique du Cameroun.

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Lisez l’intégralité du communiqué signé Ferdinand Ngoh Ngoh, ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République.

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Ce grand signe d'apaisement digne d'un grand homme d'état et d'un père de la nation. Cabral Libii en annonçant aussi cette nouvelle sur sa page Facebook, parle d’une mesure de décrispation.

Dans le discours du 10 septembre qui annonçait le dialogue, le Chef de l’Etat n’avait pas exclu le pardon. Il vient de l’accomplir.

 

 

 

 

 

Tumi

Christian Tumi tacle Paul Biya : « On a l'impression que le président n'a pas le pouvoir de prendre des décisions »

Alors que le grand dialogue national convoqué par le président Biya pour mettre fin au conflit séparatiste anglophone se déroule cette semaine à Yaoundé, le Cardinal Christian Tumi, président de la commission du grand dialogue national qui s'occupe du retour des réfugiés et déplacés internes a été l'invité de la DW ce mercredi 2 octobre 2019. Il prône pour un changement dans la gouvernance du pays.

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Origines de la crise

Avez-vous une explication sur les origines de la crise ?

Christian Tumi : Les origines de la crise, la première chose c'est le mauvais gouvernement. Les gens ne participent pas au gouvernement de leur pays. Le système qui peut nous aider, c'est soit la décentralisation ou un système fédéraliste. Parce que, dans les deux cas, c'est la base qui tente de résoudre le problème, pas le système centralisé que nous avons maintenant, pas le système jacobin. Nous copions ce qui s'est passé en France.

Rôle de la France

Quel est le rôle de la France dans cette crise ?

Christian Tumi : Je crois que la France faisait pression pour avoir cette rencontre annoncée par le président.

Vous pensez que c'est Monsieur Macron qui a fait de la pression sur le président Paul Biya ?

Christian Tumi : Pas seulement. Même à l'intérieur du pays. Il y a aussi les autres ambassades.

Cela devrait vous réjouir, puisqu'il y a un certain temps, vous avez vous même proposé un dialogue mais le président Biya ne voulait pas en entendre parler.

Christian Tumi : Justement, j'avais demandé une audience pour le rencontrer, pour lui proposer cette rencontre. Mais il n'a pas voulu me recevoir.

Rôle de Paul Biya

Est-ce que le fait que le président Biya soit au pouvoir depuis 37 ans fait partie du problème ?

Christian Tumi : Je ne crois pas. On peut être longtemps au pouvoir et bien gouverner. Mais le problème c'est le mauvais gouvernement. Actuellement les gens se demandent qui gouverne au Cameroun. On a l'impression que le président n'a pas le pouvoir de prendre des décisions, que c'est son entourage qui gouverne et lui raconte des histoires et non pas la vérité. Donc il y a un mécontentement, pas seulement chez les anglophones mais dans l'ensemble du pays avec la manière dont le pays est gouverné.

Selon vous le problème anglophone, est-ce que ça aurait pu être un problème nordiste puisque les régions dans le Nord sont aussi négligées ?

Christian Tumi : Non, parce que nos histoires sont différentes. Le problème est basé sur le fait qu'il y a deux cultures coloniales complètement différentes. Nous étions habitués à un gouvernement du peuple par le peuple. Nos chefs traditionnels participaient au gouvernement. Et là-bas au nord-ouest et au centre ouest, ils sont respectés, ils ont l'autorité, on les écoute. C'est pourquoi là-bas nous sommes habitués au gouvernement en direct. Au début le fédéralisme était reconnu et là-bas donc nous appliquions ce que nous connaissions, en ce qui concerne le gouvernement du peuple. Le problème, annoncé en 72, est que ça coûtait cher. Mais est ce que l'Etat que nous voulons maintenant ne va pas coûter cher ? Qu'elle que soit le prix, il faut que les gens participent à leur gouvernement.

Rôle de l'Allemagne

Qu'est-ce que l'Allemagne pourrait faire pour aider le Cameroun ?

Christian Tumi : Conseiller notre gouvernement, notre président, ceux qui nous gouvernent.

Vous avez rencontré le conseiller personnel de Mme Merkel, la chancelière allemande. Qu'est-ce que vous voudriez qu'il dise au gouvernement ?

Christian Tumi : Qu'il continue à insister sur cette rencontre et surtout maintenant l'application de conclusions qui seront sorties de cette rencontre. En 1996, on a fait sortir une constitution qui a tenu en compte des propositions de rencontre tripartites. Si cette constitution était appliquée nous ne serions pas là.

C'est donc l'application des mesures retenues après la fin du grand dialogue qui est importante ?

Christian Tumi : Très très important, autrement cela ne vaut pas la peine qu'on aille passer notre temps là-bas inutilement.

 

 

 

 

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Fonctionnaires fictifs : La sœur de l’épouse d’Amougou Belinga convoqué au TCS

Le chef du service des oppositions à la Paierie générale du Trésor, madame Leufang Celestina Nkeng était attendue le 30 septembre 2019, au bureau de Blaise Wo’o Minko, juge d’instruction au Tribunal criminel spécial (TCS), en charge de l’enquête judiciaire dans le cadre de l’affaire liée au détournement de deniers publics.

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L’information est contenue dans les colonnes l’hebdomadaire Kalara, dans sa publication 30 septembre 2019. C’est 24 heures après la publication par ce journal d’un dossier contenant des révélations explosives. Dans cette édition, Kalara renseignait que madame Leufang Celestina, suspect numéro 1 dans cette affaire, n’avait jamais été inquiétée, malgré l’existence d’un mandat d’arrêt à son encontre depuis 2016.

Le journal de Christophe Bobiokono révélait par la même occasion que la concernée se trouve être la sœur Mme Limunga Sarah Itambi, avocate près la Cour suprême, et épouse de M. Amougou Belinga, qu’on dit proche du dernier cercle du ministre de la Justice, Laurent Esso.

En attendant les suites de cette convocation, il faut rappeler qu’il s’agit d’une affaire qui a entraîné le détournement de 7 milliards de FCFA des caisses publiques, à travers des matricules fictifs.

Selon le constat fait, révélait Kalara, « nombre de personnes ayant bénéficié d’une avance sur solde ou d’une avance de pension (des prêts à taux nul auprès du Trésor public) ne remboursaient finalement pas l’argent à l’État. En fait, ces personnes bénéficiaient des complicités internes au ministère des Finances, permettant de désactiver la retenue automatique à la source ».

Chef de la cellule informatique de la Direction des dépenses du personnel et des pensions (DDPP) du MINFI à l’époque des faits, Emmanuel Leubou avait, au terme de ses propres investigations, constaté que le problème venait de Mme Leufang Celestina Nkeng, qui favorisait ces non-remboursements.

Par deux reprises, M. Leubou avait supprimé la clé d’accès de cette dernière au réseau informatique. Mais à chaque fois, sa hiérarchie lui avait demandé de la rétablir.

Curieusement, c’est lui qui est interpellé le 2 mai 2018. Il avait été invité à se présenter devant les enquêteurs du TCS, pour confrontation avec Mme Leufang. Cette dernière ne se serait jamais présentée au rendez-vous. M. Leubou lui, sera écroué à la prison centrale de Yaoundé quelques jours après, en compagnie d’autres personnes.

 

 

 

Jean robert wafo

Jean Robert Wafo : « La commission de la décentralisation et du développement local est programmée pour plomber le Dialogue national »

Le grand dialogue national se poursuit au Cameroun, même après les départ de certaines figures politiques ce mardi. Un dialogue censé apporter des mesures de sortie de crise dans les zones anglophones qui se poursuit jusqu'à vendredi. L’adjoint au Maire de Douala 2e et ministre de l’information et de la communication du Shadow cabinet du Social Democratic Front (SDF) émet des réserves sur la commission chargé de réfléchir sur la décentralisation et le développement local. CamerInfos.net, vous propose l’intégralité de la tribune libre du militant du SDF.

Jean robert wafo

Grand Dialogue National

LA COMMISSION DE LA DÉCENTRALISATION ET DU DÉVELOPPEMENT LOCAL EST PROGRAMMÉE POUR PLOMBER LE GDN.

La commission Décentralisation et développement local imposée au début du grand dialogue national est pratiquement dans l'impasse dès la première séance de travail. Les républicains se trouvant parmi les membres désignés par Yaoundé au sein de cette commission stratégique doivent éviter de tomber dans le piège des adeptes du statu quo. Cette commission est hautement stratégique en raison de ce que l'implémentation sur le terrain des résolutions qui seront prises dans d'autres commissions dépendra d'abord de la qualité des résolutions prises dans cette commission. Le signal pour un cessez-le-feu viendra des résolutions de cette commission. Et les faucons de Yaoundé le savent si bien. La preuve est la qualité des personnes la constituant. Ils sont pour la plupart des anciens ministres, des anciens hauts commis de l'État, des ministres en fonction, des hauts fonctionnaires brefs ceux qui, étant en fonction, ont freiné des quatre fers pour que la décentralisation bouge sans avancer. Ceux-là justement qui sont là cause profonde des maux qui ont conduit à la convocation de ce dialogue tant souhaité. Cette commission est également truffée de théoriciens bucheurs totalement déconnectés de la pratique et du vécu sur le terrain et qui n'ont pour seul outil de référence que des références livresques. Il y a également des hurleurs cooptés depuis les délégations régionales pour ces besoins obscurs. Les images diffusées dans les réseaux sociaux dès la première réunion de cette commission sont la preuve que les blocages sont entretenus depuis les hautes sphères insoupçonnées de la République. Les Républicains de cette commission ne doivent surtout pas tomber dans le piège grossièrement tendu qui consiste à créer l'impasse dès le début des travaux en commission. L'impasse justement consiste à commencer par la forme de l'État (fédéralisme ou décentralisation) pour créer le blocage afin d'éviter que l'échec patent de la décentralisation soit étalé au grand jour devant les membres indécis de cette commission quant à proposition de la forme de l'État qui doit être entérinée dans le rapport. Cette question fondamentale doit être invoquée après l'essentiel qui se résume en un transfert effectif et conséquent des ressources de l'État central (Yaoundé) vers la périphérie à savoir les collectivités territoriales décentralisées (si c'est la régionalisation qui est retenue) ou les États fédérés (si c'est le fédéralisme qui est retenu). Ne pas s'atteler d'abord sur ce déterminant essentiel c'est jouer le jeu des ultra centralistes de Yaoundé qui n'entendent pas du tout céder la gestion quasi monopolistique des ressources financières de l'État centralisé qui est de toute évidence devenue leur mamelle nourricière depuis plusieurs décennies. Leurs méthodes sont connues.

Pour éviter de tomber dans ce piège, les républicains de cette commission se doivent dans un premier temps de présenter l'état des lieux de la décentralisation vécue jusqu'ici, de faire ensuite des propositions solides et consensuelles pour renforcer la gouvernance locale et enfin seulement discuter de la forme de l'État qui sied le plus à leurs propositions. Puisque la commission ne disposez pas de leviers suffisants et contraignants sur ce dernier point qui est éminemment politique.

Qu'il me soit permis ici de soulever, en ma qualité d'élu local, quelques lièvres que les thuriféraires de Yaoundé ne voudraient en aucun cas écouter, pour ne pas être totalement désarmés en commission.

A- État des lieux de la décentralisation.

La décentralisation inscrite dans la Constitution de la République depuis le 18 janvier 1996 bouge sans avancer et de surcroît en se centralisant davantage du fait de l'absence de volonté politique et des hauts fonctionnaires véreux. Pour dire vrai, la décentralisation est mort-née.

1- L'absence de volonté politique.

La répartition des prélèvements obligatoires -impôts et taxes collectés- sur l'ensemble du territoire est fort édifiante à ce sujet. L'État central y compris les organismes qui lui sont rattachées, concentre 85,5% de l'ensemble des prélèvements obligatoires. Contre 6,5% aux 14 communautés urbaines et seulement 2,6% aux 360 communes d'arrondissement. Ce qui revient à dire que sur un montant de 01 million de FCFA collecté en termes d'impôts et taxes sur l'ensemble du territoire, Yaoundé concentre à lui tout seul 855000 FCFA contre 65000 FCFA pour 14 communautés urbaines et 26000 FCFA pour 360 communes d'arrondissement.

Traduction :

- La part qui revient à l'Etat central est prépondérante voire extrêmement obèse.

- La maigre part dédiée aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) est de 9,1%. Dans ce registre, 14 communautés urbaines dirigées par des délégués du gouvernement NOMMÉS concentrent 72% contre 28% aux 360 communes d'arrondissement dirigées par des maires pourtant élus. Cette deuxième observation est révélatrice du peu de considération que les pouvoirs publics accordent aux élus locaux.

Si l'on s'en tient au dispositif législatif actuel, on se rend compte que la décentralisation est très loin d'être effective au Cameroun pour ne pas dire qu'elle est mort-née. Les conseils régionaux n'existent que sur du papier, 15 ans après l'adoption des premières lois y relatives (Loi N°2004/19 du 22 juillet 2004 fixant les règles applicables aux régions). Les conseils régionaux de par la loi mentionnée supra ont compétence sur le développement économique (action économique, environnement et gestion des ressources naturelles, planification et aménagement du territoire, Urbanisme et habitat), le développement sanitaire et social, le développement éducatif, sportif et culturel (éducation, alphabétisation et formation professionnelle, jeunesse, sports et loisirs, promotion des langues et des cultures nationales). Ces conseils régionaux ne sont pas encore mis sur pied.

Les pouvoirs publics, chaque fois qu'ils sont interpellés sur les pesanteurs qui inhibent la mise en route définitive et efficiente de la décentralisation, ont pour unique argument le fait que la décentralisation au Cameroun obéit aux principes de progressivité, de subsidiarité, de complémentarité et de concomitance. Le problème est qu'au Cameroun, progressivité signifie "sans délai ". Il n'y a pas d'échéancier précis. Plus encore le volume global des ressources à transférer n’est pas prédéfini ou préétabli. Un exemple fort illustratif. Comparé au budget de l'Etat, le volume de des ressources transférées par l'État aux CTD est très faible pour ne pas dire insignifiant au regard des compétences théoriquement transférées. Si l'on s'en tient au bilan quinquennal période 2010-2015 de la décentralisation, les chiffres déclinés par les pouvoirs publics, le produit des impôts communaux soumis à péréquation collectés par le Trésor et reversé aux communes par le Feicom s'élevait à 337 milliards FCFA, les ressources budgétaires allouées en contrepartie des compétences transférées s'élevaient à 200 milliards FCFA et à 51 milliards FCFA au titre de la dotation générale de la décentralisation. Soit un total de 588 milliards FCFA pour un budget total cumulé de plus de 20.000 milliards FCFA. Ce qui représente moins de 3% du budget de l'Etat durant la même période. Depuis 2015, on est pratiquement dans les mêmes proportions puisque les augmentations observées d'année en année dans les chapitres budgétaires y afférents sont pratiquement résiduelles par rapport à la masse budgétaire globale qui ne cesse pourtant de croître.

La prise d’initiatives en matière de développement des ressources nouvelles n’existe pratiquement pas dans la décentralisation actuelle. Contrairement à d’autres pays ayant adopté le concept de la décentralisation comme forme de l'État. L’autonomie en matière de prise d'initiatives inscrite dans nos textes est diluée par le principe de concomitance qui fait que l’exercice des compétences transférées aux collectivités territoriales décentralisées se fait sous le contrôle de l’Etat et en même temps par l’Etat.

L’Etat central confère à nos collectivités décentralisées quelques droits qu’il contrôle à travers ses représentants.

2- Le régime juridique des CTD.

Le régime juridique est fondamentalement lié à la nature du contrôle des actes posés par les maires dans le cadre de l'exercice de leurs fonctions. La nature du contrôle est hybride en ce sens qu’il énumère les actes de l’exécutif des CTD à soumettre aux représentants de l’Etat central (budget, compte administratif et autres) et ceux à en informer seulement.

Les collectivités territoriales décentralisées ont deux tutelles à savoir la tutelle administrative qui est assurée par le ministère en charge des CTD et la tutelle financière qui est assurée par le ministère des finances. Les représentants de ces deux tutelles sont des personnes nommées qui, en cas de blocage d’une décision prise par l’exécutif communal, ont des comptes à rendre non pas aux populations mais plutôt à ceux qui les ont nommés. Le fonctionnaire est de ce point de vue l’acteur majeur de la décentralisation.

3- La fonctionnalisation de la décentralisation

Le rôle néfaste des hauts fonctionnaires des ministères de tutelle est connu de tous les élus locaux. Personne n'y échappe.

Des lois et décrets existants sont l'objet de violations flagrantes de la part de ceux qui sont censés les appliquer. Au Cameroun et c'est important de le souligner, depuis 2004 des hauts fonctionnaires du ministère en charge de collectivités territoriales ainsi que certains au ministère des finances dictent leurs "propres" lois en marge de celles existantes. L'application des textes est fonction de leur interprétation *propre". Les décrets du Premier ministre, Président du Conseil national de la décentralisation, ne valent que ce qu'ils veulent bien en faire et sont le plus souvent appliqués selon l'importance des rétro-commissions qui sont fixées selon la puissance financière des CTD. À ce titre, les communautés urbaines sont très largement privilégiées au détriment des communes d'arrondissement pour ce qui concerne la répartition des recettes soumises à péréquation.

Deux décrets majeurs retiennent l'attention dans les agglomérations urbaines disposant de plus d'une commune d'arrondissement à savoir :

- le Décret N°2011/1731/PM du 18 juillet 2011 fixant les modalités de centralisation, de répartition et de reversement du produit des impôts communaux soumis à péréquation dont il l'article 6 alinéa 5 mentionne ce qui suit: " Sur la quote-part des centimes additionnels communaux alloués aux communautés urbaines, 40% sont affectés aux communes d'arrondissement de rattachement non éligibles à la retenue de base". Cette disposition est complètement dévoyée par les différentes tutelles des CTD.

- le décret N° 2015/1375/PM du 08 juin 2015 fixant les modalités d'exercice de certaines compétences aux communes en matière de commerce dont l'article 13 alinéa 1 dispose que " La commune gère les marchés installés sur son territoire". En complicité avec des réseaux dans les tutelles des CTD, les communautés urbaines continuent de gérer les marchés au mépris dudit décret qui, comme tous les autres, devrait être juridiquement d'application immédiate.

Le refus d'appliquer ces deux décrets est révélateur de ce que tout est mis en oeuvre par des mafias pour que les communes d'arrondissement des 14 grandes villes disposant des communautés urbaines soient dans des difficultés financières immenses. Ce sont des centaines de milliards de FCFA qui sont illégalement retenus ou détournés au détriment des communes d'arrondissement qui y sont rattachés. Des correspondances ont été adressées dans ce sens par des maires à la Primature ainsi qu'aux différents ministres en charge des collectivités territoriales. Il leur a été opposé un silence assourdissant.

Alors que le décret de 2011 fixe de façon claire les quotités, il y a lieu de s'interroger sur le fait que ce soit exclusivement le ministère de la décentralisation et du développement local et non le ministère des finances qui établit la clé de répartition des impôts communaux soumis à péréquation. Le non reversement convenable de ces grosses masses de recettes aux communes d'arrondissement se chiffre à des centaines de milliards depuis 2011.

La fonctionnarisation de la décentralisation est donc en réalité une centralisation masquée et entretenue du fait de l'absence de volonté politique et de la boulimie des hauts fonctionnaires érigés en mafias qui freinent des quatre fers pour que la manne financière de l'État central demeure leur mamelle nourricière.

Le transfert des compétences de l’Etat central vers les CTD fait le lit de la corruption et des détournements de deniers publics permanents. Ce transfert dépend exclusivement des hauts fonctionnaires qui, pour des intérêts obscurs, appliquent mal ou refusent tout simplement d’appliquer convenablement les décrets qui existent. C’est le cas des deux décrets du Premier ministre sus-cités. Toutes les CTD sont concernées notamment celles situées dans les quatorze grandes villes suivantes : Maroua, Garoua, N'gaoundere, Bertoua, Douala, Yaoundé, Douala, N'kongsamba, Limbe, Bamenda, Ebolowa, Edea, Kribi, Kumba et Bafoussam. Ces villes comportent 45 communes d'arrondissement pour une population globale de 5.944.846 habitants, si l'on s'en tient au dernier recensement général de la population effectuée en novembre 2005. Les chiffres actualisés situeraient le nombre d'habitants à plus de 10 millions d'habitants. Priver ces communes d'arrondissement situées dans les grandes villes disposant des communautés urbaines d'une importante partie des centimes additionnels communaux revient à pénaliser 5.944.846 habitants soir 34% de la population nationale. Globalement toutes les 360 communes d'arrondissement sont privées d'importantes ressources financières à savoir la taxe foncière sur les propriétés immobilières, les droits de mutations immobilières, la redevance forestière annuelle. Le mode de calcul est opaque, le niveau de recettes reversées aux communes d'arrondissement est très insuffisant et le délai de reversement des impôts aux communes est très inconvenant. Reversés convenablement, ces impôts et taxes auraient pu booster les recettes des CTD et partant l'épanouissement des populations concernées. Le véritable centre de décision se situe au-dessus de l’exécutif des CTD. Les TPG sont devenus les véritables receveurs et même parfois des ordonnateurs du fait du principe de l'unicité de caisses. L'argent débloqué par ces derniers est assujetti au paiement de certains prestataires bien identifiés et recommandés d'avance sur fond de chantage et surtout sous peine de représailles relativement aux futurs reversements des dûs.

Ces fonctionnaires véreux sont aidés en cela par le fait que les collectivités territoriales décentralisées n’ont pratiquement aucun pouvoir de contrôle, de vérification des mécanismes de centralisation, de répartition et de reversement des impôts collectés dans les régies financières de l’Etat central. Le CVUC (Communes et villes unies du Cameroun) ne dispose d'aucun pouvoir de contrainte ou de coercition sur le Comité national des finances locales qui est composée en grande majorité de fonctionnaires arrogants qui regardent les maires d'en-haut et avec mépris. Le Conseil national de la décentralisation est surpeuplé de membres qui ne disposent d'aucun mandat électif et qui sont de ce fait non redevables aux populations. La qualité des élus qui la composent est également questionnable.

4- La faible dotation générale de la décentralisation (DGD)

Cette dotation qui est passée de 10 à 49 milliards FCFA est globalement très insuffisante. Dans le chapitre consacré à l'investissement, chaque commune d'arrondissement bénéficiera d'une dotation de 100 millions de FCFA par an. Elle constituera peut-être une bouffée d'oxygène pour les communes d'arrondissement de 25.000 habitants et à très faibles recettes puisqu'il leur permettra de régler certaines dépenses courantes. Pour des communes d'arrondissement de taille moyenne, cela représente entre 10 et 15% des recettes annuelles enregistrées dans le dernier compte administratif. Pour des communes d'arrondissement de grande taille cela représente entre 5 et 6% des recettes globales annuelles enregistrées.

Cette dotation générale d'investissement représente une enveloppe globale d''environ 36 milliards de fcfa pour les 360 communes que compte le pays. Soit à peine 0,8% du budget global de l'État qui se chiffre à un peu plus de 5200 milliards FCFA.

B- PROPOSITIONS

Il est constant que seules des dispositions contraignantes du transfert important des compétences et des moyens pour l'épanouissement réel des CTD peuvent faire bouger les lignes. Puisque tout dépend d'abord des moyens financiers. Aucun maire raisonnable ne pourra dire le contraire.

Si les mesures suivantes avaient été implémentées depuis 1996, la crise dans les deux régions du nord-ouest et du sud-ouest se serait atténuée.

Sur le plan purement technique, les mesures suivantes auraient dû être implémentées au niveau des CTD depuis le 18 janvier 1996 à savoir :

1- La hausse du niveau des ressources transférées par l'Etat aux CTD. Un minimum de départ de 25% de ressources transférées est à envisager dès le début de l'exercice budgétaire 2010. Ce taux est un idéal de départ et non une fixation. Inscrire ce minimum exigible dans la Constitution de la République. Tout en y insérant la possibilité d'une hausse de ce transfert qui fera l'objet d'une loi de revalorisation examinée au cours de la session parlementaire de novembre consacrée à l'adoption de la loi des finances.

2- Instituer une dotation minimum de 01 milliard de FCFA par commune d'arrondissement dans le cadre de ce minimum constitutionnellement transféré. Le différentiel doit faire l'objet d'une répartition au prorata du PIB et/ou du nombre d'habitants de chaque région ou de chaque État fédéré.

2- Instituer la proportionnelle intégrale (minimum de 5% de suffrages requis pour être pris en compte dans la répartition des sièges) pour une plus large participation des partis politiques dans toutes les différentes assemblées locales.

3- Abroger la "communauté urbaine" et instituer la "mairie de ville" dans des villes disposant de plus d'une commune d'arrondissement. Le maire de la ville ainsi que les adjoints au maire la ville seront élus par le conseil de la ville composée des grands conseillers issus de chaque commune d'arrondissement. La liste des adjoints au maire de la ville doit refléter les composantes sociologique et politique du conseil de la ville. Les ressources des communautés urbaines transférées de facto à la mairie de la ville créée.

4- Supprimer les chevauchements contenus dans les précédentes lois et les décrets notamment en ce qui concerne la répartition des impôts et taxes entre les futures mairies de ville et les communes d'arrondissement (Se référer au Titre V article 115 de la loi N°2009/019 du 15 septembre 2019 portant fiscalité locale)

5- Transférer effectivement la gestion des marchés aux communes d'arrondissement conformément à l'article 13 alinéa 1 du décret N° 2015/1375/PM du 08 juin 2015 fixant les modalités d'exercice de certaines compétences transférées par l'État aux communes en matière de commerce.

6- Mettre sur pied une commission mixte (État, conseils régionaux ou États fédérés, mairie de ville, communes d'arrondissement ou représentants des CVUC) qui aura en charge de procéder à la vérification des montants reversés du produit des impôts soumis à péréquation.

7- Raccourcir les délais de reversement des impôts communaux soumis à péréquation aux assemblées locales (conseils régionaux ou États fédérés, mairies de ville et communes d'arrondissement) par l'institution d'un logiciel fiable de répartition directe du produit de ces impôts dans les centres des impôts et les postes comptables du Trésor public. À cet effet, mettre sur pied au niveau desdits centres de collecte et de répartition, des commissions mixtes comprenant également les représentants de ces différentes assemblées locales.

8- Afin d'éviter les tensions de trésorerie, le reversement de tous les impôts soumis à péréquation doit se faire dans un délai n'excédant pas 15 jours fin de trimestre.

9- Modifier le système juridique lié au contrôle des CTD en instituant le contrôle juridictionnel (ou contrôle à posteriori) avec des mécanismes appropriés et réguliers de contrôle. Ce type de contrôle permettra d'alléger les procédures administratives tout en obligeant les exécutifs des CTD à se responsabiliser. Leurs actes répréhensibles ne pourront plus être couverts par une éventuelle complaisance, de chantage ou complicité sur fond de retro-commissions de la tutelle administrative.

9- Supprimer les tutelles administratives et financières des Assemblées locales. Seule une décision de justice pourra être en mesure d'annuler un acte pris par les Exécutifs à condition que ledit acte soit pris hors du domaine de compétences prescrit par la réglementation en vigueur.

10- Le principe de concomitance doit être supprimé. Yaoundé doit, en plus des domaines de souveraineté (la justice constitutionnelle, la diplomatie, la défense, la sécurité aux frontières, les normes nationales), s'occuper des grands chantiers nationaux compte tenu de la taille importante du budget qui lui revient.

Sous réserve des résolutions prises dans le cadre des autres commissions, l'implémentation de ces suggestions en matière de transfert des ressources de Yaoundé vers d'autres Assemblées locales au plus tard dans les six mois suivant la fin de ce dialogue fera bouger les lignes dans un sens qui permettra un début de décrispation de l'atmosphère dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest et partant du Cameroun.

Il est évident que le développement de nos villages et villes dépendra de la forme et de l'organisation administrative de l'Etat. Il faudrait un nouveau découpage administratif du territoire. La volonté politique doit être réelle et impulsée au sommet de l'État qui se doit d'enncadrer, d'accompagner et d'encourager la prise d'initiatives au niveau du transfert effectif des ressources. L'article 66 sur la déclaration des biens doit être actionnée. La loi sur l'enrichissement illicite instituée. Les mécanismes de contrôle à posteriori requis. Les lourdeurs administratives doivent être pourchassées et les paperasses inutiles supprimées. Les agents véreux de l'État doivent être punis, conformément à la loi. Les élus également ont un rôle important à jouer dans le développement de leurs circonscriptions électorales. Il est constant qu'un représentant du peuple bien élu dans un système démocratique crédible défendra certainement les intérêts de sa ville mieux qu'un mal élu dans un système électoral biaisé.

Au vu de ce qui précède, seul le FÉDÉRALISME ou tout au moins une RÉGIONALISATION AVEC LARGE AUTONOMIE DES RÉGIONS DU NORD-OUEST ET DU SUD-OUEST peut garantir un retour progressif, rapide et durable de la paix dans ces deux régions hautement sinistrées du nord-ouest et du sud-ouest.

Le Cameroun est notre patrimoine commun. Ce dénominateur commun doit être au-dessus de nos intérêts égoïstes et de positionnement. Il est question de prouver de manière palpable aux populations des deux régions du nord-ouest et du sud-ouest en particulier que le grand dialogue national a changé leur quotidien. Que le pot de fleurs qui jadis était arrosé à Yaoundé - par des des gens totalement déconnectés de leur réalité quotidienne ou qui dressaient des rapports biaisés pour leur positionnement égoïste-, le sera désormais dans leurs différentes localités par eux-mêmes à travers des représentants qu'ils ont librement choisis. C'est en cela que l'Histoire du Cameroun retiendra que les souffrances subies et les sacrifices consentis par nos compatriotes anglophones ont servi comme toujours et comme d'habitude au reste de la Nation.

Jean Robert Wafo

Adjoint au maire de la commune d'arrondissement de Douala 2 ème.

(À la Une du quotidien La Nouvelle expression de ce jeudi 03 octobre 2019)

 

 

 

Akere muna

Cameroun : Akere Muna démissionne du dialogue national

Alors que le dialogue national est rendu au deuxième jour, CamerInfos.net apprend que Me Akere Muna s’est retiré de la scène.

Akere muna

« Akere Muna a suspendu sa participation au grand dialogue national pour les raisons qui lui sont propres », a relayé le journaliste Vincent de Paul  Atangana à la Crtv radio en direct au Palais des Congrès de Yaoundé ce 1er octobre 2019.

L’avocat international prend ainsi congés alors que la rencontre des Camerounais venus de tous les coins est rendue à son deuxième jour avec le début des travaux des huit commissions formées.

Rappelons tout de même que cette décision d’Akere Muna peut être la résultante de son inquiétude qu’il exprimait déjà à l’ouverture ce 30 septembre 2019.

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Ex combattant

Ouverture du Dialogue National : Les réclamations des ex combattants de la crise anglophone

Ce lundi 30 septembre s’est ouvert le « grand dialogue national » à Yaoundé. Des centaines de participants ont pris part à cette cérémonie d’ouverture pour trouver les voies et moyens d’en finir avec le conflit dans les régions anglophones. 

Ex combattant

La cérémonie d’ouverture a commencé avec l’entrée du président du grand dialogue national. La première surprise dans la salle de conférence du grand débat national a été l'hymne national chanté en anglais par les ex combattants sécessionnistes.

Après le mot de bienvenue du Délégué du gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé, la parole est donnée au Anciens combattants, repentis, qui ont déposé les armes et qui sont pris en charge par la commission de désarmement. Yannick kawa kawa c'est son nom. En ouverture, il avertit qu'il ne lira pas un discours comme un professeur d'Université, puis salue ses pères dans sa langue maternelle. Il a réclamé des emplois, un équilibre économique entre autres.

« Nous avons pris les armes parce que nous n'avions pas d'emplois. Ils nous ont dit que ça va durer juste deux mois. Nous voulons des emplois. Nous voulons un retour à l'école », avance la voix féminine des ex combattants du NOSO comme raison de leur radicalisation.

« Les francophones occupent tous les postes importants de ce pays. Est-ce correct ? C'est vrai qu'on a été manipulés mais c'était à cause de problèmes réels », affirme le porte-parole des ex combattants du NOSO.

Ceux qui ont armé les enfants des autres cajolent les leurs pense Yannick kawa kawa. Le représentant des ex-combattants dit que la vraie guerre est à faire sur les réseaux sociaux. Le mensonge se propage sur les réseaux sociaux. Les malins malhonnêtes jouent avec nos vies derrière leurs écrans. Ils ont déposé leurs armes et invitent les autres à leur emboîter le pas.

Le discours de l'ex combattant sécessionniste Kawa Yannick a été applaudi. En effet, Il a dit des mots vrais écoutés par tous ceux qui écoutent avec le cœur et la raison.

 

 

 

Dion ngute

Joseph Dion Ngute : « Il nous appartient désormais d'indiquer de quelle manière nous voulons entrer dans l'histoire »

Comme annoncé par le Chef de l’Etat lors de son discours la 10 septembre et après les multiples consultations, la grande messe du grand dialogue nationale a effectivement débuté ce lundi 30 septembre 2019 et Présidée par le président du grand dialogue national Joseph DION NGUTE.

Dion ngute

Après l'arrivée du PM, Dion Ngute, hymne national entonné et exécuté par des ex-combattants des centres de désarmement des zones en crise du Cameroun. Ensuite, parole aux religieux pour la prière œcuménique. Question de bénir et de confier à Dieu ces assises.

Après les différentes prières, Monsieur le Délégué Du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine de Yaoundé Tsimi Evouna a dit le mot de bienvenue. « A vous toutes et à vous tous sentez-vous chez vous chez nous », a déclaré Tsimi Evouna pendant son allocution.

Le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, a pris ensuite la parole devant l'assemblée. Il a délivré son message en anglais et en français. À l’entame de son discours, il a invité l’assistance d’observer une minute de silence pour les disparus de la crise dans le NOSO. Pour Joseph Dion Ngute, « il nous appartient désormais d'indiquer de quelle manière nous voulons entrer dans l'histoire ».

« Voulez-vous que la postérité retienne que nous avons été incapable de trouver une solution consensuelle à cette crise ou qu'elle retienne que nous avons pu trouver des solutions face à des problèmes qui ont empêché les enfants de voir leur parents ou d'aller à l'école... ?», s’interroge Joseph Dion Ngute. « Notre intelligence commune devrait nous conduire à utiliser nos deux langues communes comme une source de prospérité », pense-t-il. En effet, la diversité est une richesse. Ceux qui ont un peu d'intelligence le savent et en usent avec intelligence...

« L'avenir de notre pays repose entre nos mains. C'est un avenir que nous devons construire ensemble ici et maintenant », martèle Joseph Dion Ngute 1er Ministre du Cameroun.

« Je déclare ouvertes les assises du Grand Dialogue national ». la journée va se poursuivre avec les activités en plénière et surtout, il y aura l’élection des bureaux de commission.

 

 

 

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Aimé Cyprien Olinga : « Le Grand dialogue national est mal parti »

Le président du Front démocratique révolutionnaire (FDR) a donné son avis sur le Grand dialogue national, dans les colonnes du journal Émergence dans sa publication du vendredi 27 septembre 2019.

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Pour commencer, le FDR se réjouit de la convocation du grand dialogue national par le chef de l’État après les multiples appels « de son parti politique allant dans ce sens ».

« Toutefois, il est à notre avis difficilement compréhensible que la grande majorité des personnalités reçues dans le cadre des préconsultations soit quasi exclusivement constituée des membres du RDPC. De ce point de vue, il nous semble que le grand dialogue national convoqué à partir du 30 septembre est mal parti. Notre inquiétude est que ces assises soient simplement un monologue où le RDPC dialogue avec le RDPC. Et ça tous les acteurs politiques de l’opposition et le FDR avec risquent de conclure que le dialogue national convoqué par le chef de l’État est déjà mal parti », indique Aimé Cyprien Olinga, dans le numéro n° 1544 du journal Émergence

L’homme politique souligne également quelques inquiétudes qui selon lui pourront dépouiller les travaux convoqués par le Président de la République de leur sens. « Évidemment notre inquiétude est aussi fondée sur le risque évident de glissement réel et la transformation de cette rencontre historique en congrès extraordinaire du RDPC. Nous réaffirmons avec force que le but du grand dialogue national doit être non pas de faire des saupoudrages malsains, mais plutôt une occasion idoine pour refonder notre pays par une réforme profonde de sa constitution et des institutions et non pas de décider à priori d’accélérer une décentralisation boiteuse qui jusqu’ici, peine à être implémentée. Le FDR pense qu’il est temps d’opter pour une forme de l’État qui préservera son unité et son indivisibilité et pense que le Fédéralisme à dix États fédérés permettrait de mieux développer notre pays et de le sauver des velléités séparatistes des extrémistes du Nord-ouest et du Sud-ouest ; un nouveau découpage territorial dans le but de créer de nouveaux départements et nouvelles communes, l’élection des gouverneurs et des représentants des États fédérés au suffrage universel direct et secret, la création d’un poste de vice-président de la république avec droit de succession automatique à la tête de l’État en cas de démission ou d’empêchement du président en exercice, poste qui doit revenir à un compatriote anglophone du Nord-ouest ou du Sud-ouest lorsque le titulaire serait francophone, la réduction du mandat présidentiel à 5 ans renouvelables une seule fois… des élections à deux tours, la majorité électorale à 18 ans, le bulletin unique à toutes les élections organisées dans notre pays, l’adoption d’un système électoral entièrement biométrique avec possibilité de produire les résultats aux différents scrutins le même jour de leur tenue, la libération de tous les prisonniers politiques… », suggère-t-il.

 

 

 

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Cameroun : Un pro-Abamzonien porté disparu à Douala

Abdul Karim, musulman et fervent opposant du régime Biya est porté disparu depuis mercredi après son passage à la télévision Équinoxe à Douala, a appris CamerInfos.net.

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Après avoir persifler l’idée du dialogue nationale lors d’une émission dans la capitale économique camerounaise, l’homme serait allé à Yaoundé où il aurait été arrêté et emmené vers une destination inconnue.

À en croire le séparatiste Mark Bareta, basé dans la diaspora, Abdul Karim a été arrêté à l'issue d'une réunion à l'ambassade de Suisse. « Il était soupçonné de trafic d'armes », indique -t-il. Jusqu’ici, aucune source officielle ne s’est prononcée sur cette affaire.

L’arrestation d’Abdul Karim a encore réduit à néant tout espoir de voir les séparatistes de la diaspora se rendre au Cameroun pour participer au Dialogue national. Ils ont d’ailleurs insisté que Yaoundé n’est pas un lieu sûr pour une telle initiative.

 

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LE PARDON DU PRÉSIDENT ÉLU MAURICE KAMTO, VU PAR L'ACTIVISTE KAND OWALSKI.

Maurice Kamto va-t-il demander pardon?

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Oui, mais après que Jésus Christ soit revenu pour juger les vivants et les morts. Cela dit, l'attente de Grégoire Owona, de Joshua Osih comme celle de nombreux lèche-culs du tyran Biya sera interminable. À la vérité il est plus simple pour eux d'attendre Jésus que d'attendre une demande de pardon adressée par Maurice Kamto.

Je vais vous donner quelques détails sur l'homme que j'ai choisi de suivre aveuglément, pour que vous compreniez sur quelles bases principielles il a conçu sa personnalité.


1- en 1979, Maurice Kamto est le principal leader de la toute première grève estudiantine au Cameroun. À cette époque là la licence se fait encore en 4ans; Maurice Kamto est en 4eme année en faculté de droit, c'est-à-dire qu'il est en fin de cycle. Mais cette année là le ministère de l'éducation nationale mène des réformes universitaires et décide de ramener le cursus des étudiants en cycle licence à 3ans. Toutes les facilités en sont concernées, sauf la faculté de droit. Maurice Kamto trouve cela injuste, non pas pour lui car il est en fin de cycle mais pour la justice elle même et pour ses cadets. Alors il lance avec certains de ses camarades courageux un mouvement de grève dans sa faculté qui va secouer les institutions de la capitale. Dans sa lancée, il est reçu aussitôt chez le recteur Mbella Mbappé qui lui demande en quoi il est concerné par la décision ministérielle de modifier les autres cursus sauf celui de la fac de droit, lui qui est en fin de cycle. Il y répondra que c'est une question de PRINCIPE. Le ministre lui propose d'abandonner le mouvement pour intégrer l'ENAM ou l'IRIC après sa licence, il lui oppose un refus. Une réunion est ensuite organisée à l'amphi 700 de l'Université de Yaoundé avec le doyen Meloné et les enseignants, réunion au cours de laquelle pour menacer les meneurs le doyen jette cette phrase: " ne secouez pas le cocotier". ''Tenacement'' Maurice Kamto lui répond avec le point ferme : "on secouera le cocotier, pas pour le faire tomber mais parce que nous avons besoin de ses fruits".

Constatant que ni le recteur, ni le doyen n'entend répondre à leur préoccupation, Maurice Kamto va essayer de rencontrer le président Ahidjo avant d'être chassé à l'entrée de l'arrière du palais présidentiel par le général Oumarou Ndjam Yaya alors colonel à l'époque. Plus tard ses camarades et lui sont invités chez le gouverneur. Dans la salle pleine d'officiers supérieurs on les écoute, on les menace, on les accuse d'être à la solde de forces exogènes anti-françaises et anti-Ahidjo, toute accusation qu'ils réfutent. Puis le gouverneur leur fait savoir que pour prouver qu'il ne sont pas manipuler lui et ses camarades devront aller accueillir Giscard d'Estaing à l'aéroport en tenu du parti unique, l'UNC, la semaine qui arrive. La rencontre avec le gouverneur s'achève sur cette mise à l'épreuve et Maurice Kamto et ses amis retournent sur le campus pour en discuter. Ses amis en majorité votent pour qu'ils y aillent. Maurice Kamto est à peine retourner chez lui qu'il revient dire à ceux-ci: "nous n'irons pas accueillir Giscard d'Estaing en tenue de l'UNC". Ils se demandent sur quoi leur camarade compte. Entre-temps Maurice Kamto retourne chez le gouverneur et lui pose cette question : Monsieur le gouverneur, puisque nous sommes des révoltés, qu'est-ce qui vous garantir que nous n'allons pas jeter des pierres sur le président français ? Et le gouverneur d'y réfléchir et de lui répondre : ah ouiiii vous avez raison! C'était une mauvaise idée.


MAURICE KAMTO ET SES AMIS EURENT GAIN DE CAUSE FINALEMENT SANS VIOLER LEURS PRINCIPES.

2- En 1985 alors qu'il se rend déjà compte que l'entourage de Paul Biya le prend en otage, lui et ses initiatives pour la démocratie, Maurice Kamto redige un article qu'il intitule: "n'enchaînons pas Prométhée". Dans cet article il essaie de dire qu'au lieu d'aliéner les initiatives de Paul Biya il est urgent de les encourager pour le bien du peuple camerounais. Cet article, il veut le faire publier dans Cameroun tribune. Il rencontre alors le rédacteur en chef de l'époque, Henry Bandelo par ailleurs directeur général de la SOPECAM, pour lui demander d'accorder une place à son texte ds le journal national. Après lecture Bandelo qui est lui aussi l'un des ''séquestreurs'' de Prométhée, trouve l'article trop dur et lui demande de modifier quelques passages s'il tient à ce qu'il soit publié. Par PRINCIPE, Maurice Kamto lui oppose un refus et préfère que son article rentre dans les placards. C'est finalement chez Puis Njawe que celui-ci sera publié plus tard sous un nouveau titre qui sera "n'enchaînons pas Paul Biya", proposé par Njawe lui-même. Pour ceux qui l'ignorait c'est avec cet article qu'est née la rubrique FORUM du quotidien le messager.

3- en 1989, Mono Ndzana propose à Maurice Kamto de faire le compte rendu d'un ouvrage qu'il vient d'écrire et qui s'intitule : l'idée sociale chez Paul Biya. Maurice Kamto accepte à condition de dire exactement ce qu'il en pense. PAR PRINCIPE, ses vérités sur livre de l'ethnofasciste Ndzana vont le faire passer plusieurs nuits à Nkondengui nu sur un sol mouillé après un interrogatoire musclé au CENER, actuel SED.

4- en 2011 alors qu'il démissionne du gouvernement, le ministre des finances fait venir son SP à qui il donne à remettre à son patron un sac plein de plusieurs millions de FCFA du contribuable en guise de PRIME DE BONNE SÉPARATION. PAR PRINCIPE Maurice Kamto va demander à son SP de se débrouiller pour retourner cet argent d'où il vient et de lui en rapporter une preuve matérielle.

Le principe, c'est ce qui manque à la grande majorité d'hommes et de femmes camerounais. J'ai passé sous silence de nombreux faits. L'essentiel est que ceux qui exigent de Maurice Kamto qu'il demande pardon doivent d'abord le convaincre que le hold-up électoral, le génocide anglophone et les détournements de fonds publics contre lesquels il se bat font partie des principes naturels ou culturels de notre société. Lorsque Maurice Kamto aura intégré comme vous que voler c'est bien, tuer c'est bien, tricher c'est bien, que tout çà fait partie des DROITS ET DES DEVOIRS d'un citoyen Camerounais alors il pourra demander pardon à Biya pour avoir dénoncé son droit au hold-up électoral et son devoir de génocide.

Mais çà....ce sera après que Jésus soit revenu.

Kand Owalski

 

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POSITIONS : LES PRÉLATS CATHOLIQUES AFFICHENT LEURS DÉSACCORD

Alors que le cardinal Tumi assure que l’initiative du chef de l’Etat est louable et doit être suivie par tous, l’archevêque de Douala, Samuel Kleda, indique que le Premier ministre est disqualifié pour conduire les travaux de cette grand-messe. Pour Mgr Abraham Kome, l’église doit aider au retour de la paix par les prières.

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L’archevêque émérite de Douala était à la tête d’une délégation constituée de leaders religieux (musulmans, protestants, presbytériens.. .) et de membres de la société civile lors de sa rencontre avec le Premier ministre dans le cadre des consultations pour la préparation du dialogue.

« Le président de la République a décidé qu ’il faut que des citoyens se rencontrent pour voir comment sortir de la situation difficile. Ce que le chef de l’Etat a fait est une très bonne chose, nous sommes sur le bon chemin. C’est une bonne chose. C’est ce que nous attendions », explique le cardinal au sortir de la rencontre avec le Premier ministre. Pour l’homme qui a remis des propositions réunies dans un document de 400 pages, il est convaincu que seule la vérité prévaudra tout au long de ce dialogue.

« Nous avons tout résumé dans ce document de deux pages que nous avons remis au Premier ministre. Nous visons la paix, c ’est notre but et pour que cela arrive, nous devons savoir que c ’est Dieu qui nous gouverne ainsi que le monde », poursuit-il. S’agissant des voix qui s’élèvent comme celle de Mgr Samuel Kleda, au sujet de la qualité de la personne qui doit conduire les travaux du dialogue, le cardinal a un avis clair sur la question. « Le Premier ministre a la compétence ».

Toutes choses que dénie Samuel Kleda Chief Joseph Dion Ngute. Car, pour lui, faut un médiateur indépendant. « Je joins m voix à celles de ceux qui pensent que le Pn mier ministre n ’est pas la personne indiqué pour conduire les travaux du dialogue. L conférence Tripartite a été dirigée par u Premier ministre. Nous devons faire attentio et pour moi, le gouvernement doit être neutr », indique-t-il.

Pour lui, le dialogue interviei tard, soit trois ans après des nombreuses atre cités. « Nous espérons avoir une solution au problèmes des Camerounais au terme de c dialogue », souligne-t-il.

« On va voir sur le terrain ce qu ’il va fair avant de le juger. Il y a les gens qui d’offic croient que puisqu ’il est membre du parti a. pouvoir, il ne sera pas assez objectif. Non devons plutôt regarder son travail. S’il tra vaille en toute objectivité, personne n’aura rien contre lui ».

Pour Mgr Abraham Kome, président de L conférence épiscopale nationale, qui lui auss salue l’annonce de la tenue du dialogue, soi point de vue rame à contre-courant de celu de Mgr Kleda. « Le rôle de l’église catho lique est d’accompagner le dialogue ave< des prières. Mais si les organisateur, confient une mission particulière à l’église elle va l’accueillir avec joie et détermination pour faire ce qu ’elle doit faire afin que le paix revienne », rappelle-t-il.

 

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Cameroun : Philémon Yang sommé de quitter sa résidence privée à Yaoundé

Dans les colonnes du journal d’expression anglaise The Guardian Post dans sa publication de ce jeudi 26 septembre 2019, lebledparle.com apprend que l’ancien chef du gouvernement, Philemon Yang a été sommé de libérer sa résidence située au bord du Lac municipal à Yaoundé.

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Le journal renseigne que la prescription est du ministre des Domaines et des Affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi, qui aurait lui-même reçu l’ordre du président de la République.

« … vous avez reçu l’ordre, sur ordre ferme du chef de l’État, de quitter votre résidence privée actuelle, située aux abords du lac municipal de Yaoundé. Dans un délai maximum de deux mois… », apprend-on dans cet article de The Guardian Post repris par le journal Agence Cameroun presse.

Selon des sources à lebledparle.com, la résidence de Philémon Yang est située dans la zone qui devra abriter projet de construction d’un hôtel cinq étoiles. Cependant, la note du ministre des Domaines et des Affaires foncières, n’indique pas si l’ancien Premier ministre Philemon Yang bénéficiera ou non d’une indemnisation dans le cadre d’une expropriation pour cause d’utilité publique.

 

 

 

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Cameroun : Petit Pays cite les auteurs de son accident survenu en 2018

Mercredi 25 septembre 2019, le Turbo d’Afrique, dans un direct live diffusé sur Facebook a pour une fois, parlé l’accident de circulation dont il a été victime en 2018.

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Si certains ont très vite fait de jeter un pont entre cet incident et son dernier titre « Peur dans la cité », pour Rabat Rabbi, ses malheurs proviendraient de son village natal.

Sur sa page Facebook créée il y a peu, où il partage son actualité avec ses nombreux fans, l’artiste est revenu en détail, sur les circonstances de cet accident. Selon lui, l’accident qui a failli lui ôter la vie est d’origine mystique, dûment préparé par certains habitants de son village natal.

« Je sors d’un village où on ne supporte pas tout ce qui brille. Personne ne brille dans ce village. On n’accepte pas ça. Mon village voulait me manger, mais le Dieu du ciel a refusé et vous également à travers vos prières. Je suis convalescent, mais ça va de mieux en mieux (…). L’accident que j’ai subi n’était pas un accident simple. Raison pour laquelle j’ai demandé qu’on laisse partir le Motorboy qui m’a fracassé le corps. J’ai senti à l’instant que ça ne venait pas de lui. Quand les petits de Makepe (ndlr, quartier de la ville de Douala) ont ramené l’essence pour le brûler, j’ai dit non ! J’allais porter le sang d’un jeune homme qu’on a utilisé pour me tuer (…). N’écoutez pas d’autres versions, c’est mon village qui voulait me manger comme d’habitude... », a expliqué le Turbo.

Rappelons que le 27 septembre 2018, l'artiste avait violemment été percuté par une moto au quartier Makèpè à Douala.

 

 

 

 

Grand

Cameroun : Un politologue émet des réserves sur la sincérité du Grand dialogue national

Le grand dialogue national approche à grand pas. C’est le 30 septembre de ce mois qu’il commence. Depuis l’annonce de ce dialogue les commentaires fusent de partout. Le socio-politiste Siméon Roland Ekodo Mveng s’est prononcé aussi ce vendredi 27 septembre 2019 sur son mur Facebook. Au regard de certains indicateurs, à savoir le tri de certains sujets et l’abandon d’autres et même de l’invitation de certains caciques du pouvoir le politiste émet des réserves sur la sincérité d’un dialogue national qui aurait pu être l’occasion d’un nouveau départ. CamerInfos.net, vous propose l’intégralité de sa réflexion.

Politologue

« Après d’appels incessants au dégel et aux retrouvailles des fils et filles du pays sous l’arbre à palabres, nous avons salué dans le discours présidentiel du 10 septembre dernier l’avènement de cette initiative salvatrice dans un pays en combustion dans les régions anglophones et plus qu’en détresse dans les huit autres localités du terroir. Par-delà nos scepticismes méthodiques d’universitaire critique, nous avons cru et souhaité de tout cœur que ces assises, bien qu’organisées sous la houlette d’un gouvernement coutumier de diversions portent néanmoins tous les fruits escomptés de détente républicaine, de cessez-le-feu, d’apaisement des cœurs et même d’évaluation critique d’un système politique bloqué. Les mérites d’un échange politique franc, contrairement aux peurs bleues du régime face à ses propres démons et aux cantiques de ses flagorneurs bénéficieraient d’ailleurs, au premier chef, à l’organisateur présidentiel en terme de légitimité, et accessoirement au peuple camerounais quasiment pris en otage par les partis politiques en crise, la main de fer du sérail et les milices rebelles. Cependant, et au regret de certaines rationalités égoïstes et calculs politiciens éminemment lisibles dans les délégations partisanes conviées, dans l’ordre du jour et notamment dans l’agenda des commissions; nous croyons que: torpiller les termes de référence fondamentale d’un ultime dialogue national et d’un retour à l’accalmie par la sélection des sujets non fâcheux, et par le refus de large ouverture ou d’audition des exclus et sons discordants, ce n’est pas seulement tenter d’enfariner le peuple et la communauté internationale. C’est aussi ajourner la résurgence de nos propres cauchemars. Ce n’est pas refuser d’ouvrir la boîte de Pandore. Puisqu’elle l’est déjà. C’est refuser de regarder fixement notre bilan hideux dans un miroir plan. C’est refuser la réconciliation avec soi-même et avec la patrie. C’est engager sa responsabilité de garant constitutionnel dans la négligence criminelle des risques de faction ethno politiques et des menaces irrédentistes. C’est donner des prétextes à certains. C’est refuser l’offre de paix et de soutien de bon nombre de patriotes prêts à tout oublier. C’est refuser d’entrer dans l’histoire du symbole ardent de foi et d’unité. C’est prendre la responsabilité de laisser l’État dans le chaos et la balkanisation en cours de téléchargement. Ce n’est ne pas se souvenir des hantises du passé mais également de nos rêves pieux de paix et de démocratie...C’est toujours compter avec la ruse et la force malgré leur essoufflement stratégique...C’est encore s’assouvir et s’assoupir dans les vanités jouissives et mondaines d’un pouvoir prestigieux de palais sans lorgner les fenêtres de la misère environnante...C’est ne pas se soucier de l’avenir du pays et de notre héritage politique singulier. C’est éternellement jongler et procrastiner sans se saisir des problèmes économiques cruciaux et des pressantes demandes sociales. C’est récuser tous les rapports concordants d’autopsie générale sur le malaise ambiant. C’est refuser de se confesser et donc d’en être délivré. C’est refuser la guérison et l’accompagnement psychologique subséquent...C’est jouer ces jusqu’au-boutistes qui empruntent néanmoins l’impasse malgré les alertes et signaux rouges. C’est donc se rendre cliniquement indéfendable. C’est se culpabiliser et s’enfoncer encore plus...C’est aussi choisir de se suicider politiquement et de s’enliser dans d’interminables crises et pathologies structurelles. Ce n’est ne pas écouter l’Esprit...C’est ne pas suivre la voix de la sagesse. La voie de la raison. La voix du peuple...La voie de Dieu...La voix de la météo...La voie royale des prophètes...Le chemin illustre de l’amour, de la vérité, du pardon et de la réconciliation...Et finalement La perspective républicaine d’un nouveau pacte social avec cette nation qui vous a tout donné et qui vous estimerait encore malgré tout... », écrit Siméon Roland Ekodo Mveng.

 

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Programme

Cameroun : Le programme détaillé du Grand dialogue national

Les travaux relatifs au Grand dialogue national convoqué le 10 septembre 2019 par le président de la République lors de son adresse à la nation, démarrent effectivement le 30 septembre et s’achève le 4 octobre 2019.

Programme

Après la mise en place des commissions, le Premier ministre, cheville ouvrière de ces assises a nommé George Ewane, comme porte-parole. Les échanges se feront en séances plénières et en commissions. Pour mener à bien les travaux, le programme a été détaillé ainsi qu’il suit.

Le premier jour, c’est-à-dire le lundi 30 septembre, 1 000 personnes seront au Palais des Congrès de Yaoundé pour la cérémonie solennelle d’ouverture du Grand Dialogue national, avec comme articulations principales l’allocution du délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) et le discours du Premier ministre qui va donner les grandes orientations. Suivra la première séance plénière ponctuée par un débat général tout au long de la journée qui va s’achever par la constitution des commissions.

Les journées de mardi et mercredi seront quant à elles uniquement réservées aux travaux en commissions. Au total, près de 500 personnes y sont attendues. Ce sont entre autres, des parlementaires, hommes politiques, leaders d’opinion, intellectuels, opérateurs économiques, autorités traditionnelles et religieuses, leaders de la diaspora, représentants des forces de défense et de sécurité, ainsi que les représentants des groupes armés et ceux des victimes de la crise dans le Nord-ouest et le Sud-ouest. L’objectif étant de donner la parole à un public représentatif des composantes sociales du pays.

Jeudi, la deuxième séance plénière se tiendra pour la présentation des rapports de ces travaux. Les participants vont par la suite examiner, amender puis adopter le rapport final du Grand Dialogue national. Lequel sera lu par le rapporteur général, vendredi dès 11 heures, lors de la séance solennelle de clôture toujours présidée par Joseph Dion Ngute.

À signaler que les enregistrements des participants commencent dimanche 29 septembre sur le lieu de la tenue du Dialogue (Palais des Congrès).

 

 

Bandakani

Banda Kani : « nous devons accélérer la décentralisation au sortie du dialogue national»

Déclaration faite à nos confrères de la Crtv. Le président du Nouveau Mouvement Populaire, jette par ailleurs une vue panoramique sur la situation sociopolitique au Cameroun.

Bandakani

Le rendez-vous du grand dialogue national est pour lundi prochain. L’évènement présidé par le premier ministre se déroule au Palais de Congrès. Bien avant, dans le cadre des consultations préalables, ce dernier a reçu des contributions d’ici et d’ailleurs.

Dans la catégorie, des hommes politiques, l’on note le passage de Banda Kani. Ce dernier est le président du nouveau mouvement populaire. Grand soutien de Paul à la présidentielle de 2018, il est surtout un habitué des médias. C’est d’ailleurs dans le média public, qu’il accorde la primeur de ses échanges avec Dion Nguté.

Propositions

Parlant à la Crtv, il déroule le contenu de son échange avec le chef du gouvernement. «Sur le plan de la sécurité, nous signifions au Premier Ministre notre inquiétude. La démobilisation des anciens combattants peut générer un surcroit de grand banditisme dans nos villes ».

« Parce que certains combattants démobilisés peuvent se convertir dans le grand banditisme. Nous devons anticiper rapidement sur ces menaces-là de manière à éviter qu’il y ait plusieurs fronts qui vont s’ouvrir encore dans notre pays», pense ce dernier.

Forme de l’Etat

Sur le plan humanitaire, il salut le travail gouvernemental. Toutefois, il appel à doubler l’action humanitaire, la reconstruction. « Il faut que les familles retrouvent leurs activités, que les familles retrouvent leurs maisons. Il faut que l’Etat les aide à se réinstaller », ajoute celui-ci.

« J’insiste sur la décentralisation. Pour dire que, il faut renforcer le volume des dotations et deuxièmement coupler cela avec l’assurance que les communes et les municipalités ont la capacité d’absorber ces dotations là pour que la décentralisation se traduise concrètement dans le développement réel à la base», ajoute Banda Kani.

Participation au dialogue

On le sait, certains partis politiques et activistes posent des conditions préalables pour participer au dialogue. «Les gens sont libres de poser les préalables. Ce n’est pas ça le problème. Ce qui pose problème, c’est l’incompatibilité de ces préalables non seulement avec l’esprit de ce dialogue mais avec les lois de la République », décrit l’homme politique.

« Les gens ne peuvent pas subordonner le destin d’un pays à leur égo personnel. Encore que, ils sont victimes de leurs propres turpitudes. Il faut maintenir le cap de la loi, il faut maintenir le cap du cadre légal. Surtout que vous avez l’appui du peuple », conclut le leader du Nmp.

 

 

 

 

 

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Cameroun : Félix Agbor Balla dit non au contenu des travaux du grand dialogue national

Ce dernier espère que les participants à cette grande rencontre nationale imposent des amendements au programme préalablement établi par la primature.

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Le chronogramme du grand dialogue national est disponible depuis quelques jours. Sur le document qui sert de feuille de route à cette initiative voulue par Biya, on découvre les grands thèmes inscrits à l’ordre du jour. Ce qui suscite de vivre réaction au sein du landerneau politique.

Pour Felix Agbor Balla, les thèmes à débattre ne sont pas ce qu’il attend. Au cours d’une interview accordée à Equinoxe, l’avocat exprime sa déception. Partisan du fédéralisme, il exige que l’on fasse des amendements sur ce programme.

Changement

« Je ne suis pas d’accord avec ce programme. Mais comme je suis optimiste, je dis et je maintiens que tout dépend des gens qui sont invités pour prendre part au grand dialogue national. Si on invite des progressistes, ceux qui sont prêts à trouver une solution, ils pourront changer les thèmes de discussion. Puisque ce doit être un dialogue qui règle des problèmes », argumente celui-ci

Me Agbor Balla veut voir ajouté au menu la question de la forme de l’Etat. Il propose même de remettre à plus tard les autres thèmes, jugés moins importants. « La première chose à ajouter c’est une commission qui parle de la forme de l’Etat », poursuit celui-ci.

Echange avec le Pm

« La crise commence à cause de la forme de l’Etat. On ne peut pas organiser un dialogue sans en parler. J’ai dit au premier ministre l’autre jour. Nous lui avons même présenté notre mémorandum dans lequel nous disons que nous devons parler de la forme l’Etat. Les autres problèmes pourront être réglés après avoir réglé la crise anglophone ».

L’ancien leader du Consortium de la société civile anglophone craint que des participants qui viennent rechercher une nomination plombent les espoirs d’une vraie solution à la crise anglophone. « On ne peut pas qu’avoir des gens qui viennent dire « merci », déclare-t-il.

 

 

 

 

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Chantiers de la CAN 2021 : l’ultimatum de la CAF au Cameroun

La CAF précise que les stades de compétition doivent être livrés  un an avant la Coupe d’Afrique des nations. C’est-à-dire au plus tard en juin 2020.

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L’inspection des sites devant abriter le CAHN 2020 et la CAN 2021 a débuté le 26 septembre 2019 par la capitale camerounaise Yaoundé. Le groupe d’inspecteurs était conduits par le secrétaire général adjoint de la CAF, Anthony Baffoe. Il a visité les stades de compétition Ahmadou Ahidjo et Olembé et trois stades d’entrainement.

Cette délégation a tenu pendant une heure une réunion avec les autorités en charge de la préparation et de l’organisation des rendez-vous footballistiques de 2020 et 2021.  La CAF précise que les stades de compétition doivent être livrés un an avant la CAN. C’est-à-dire au plus tard en juin 2020.

Le stade d’Olembé sera-t-il prêt ?

C’est un délai que Benoît Fabre, le coordonnateur du projet de construction du stade d’Olembe, entend tenir. « La CAF a bien insisté sur le fait que le délai restait très court puisqu’elle veut que les terrains soient prêts un an avant l’événement. C’est-à-dire en juin 2020. Cela fait 9 mois. Ça reste un délai court mais ils ont beaucoup insisté là-dessus disant qu’il n’y avait plus de temps à perdre (…) On a prévu 6-7 mois de travaux. Bon à savoir : qu’après les travaux il y a de toute façon un petit temps de réception qui peut durer 1 à 2 mois. Il y a donc zéro marge aujourd’hui », a-t-il déclaré au micro de la CRTV-Radio.

Il dit espérer que la construction du stade d’Olembé suspendue depuis 8 mois puisse  reprendre dans deux semaines.

 

 

 

 

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Crise anglophone : « Nous avons contacté les combattants séparatistes, et ils sont prêts pour le dialogue »

Les membres de la Conférence des chefs traditionnels de Fako disent qu’ils ont contacté les combattants séparatistes qui se disent tout à fait prêts à dialoguer avec le gouvernement.

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La révélation des chefs est contenue dans une lettre datée du 21 septembre 2019 et adressée au gouverneur de la région du Sud-Ouest par l'intermédiaire du préfet du département du Fako. Le document de deux pages est sous-titré : « contributions des chefs Fako lors du pré-dialogue demandé par le gouverneur pour la résolution de la crise anglophone ».

Par la voix de leur porte-parole, le révérend en chef Andrew Ekoka Molindo, les chefs disent qu'ils applaudissent de tout cœur le président Paul Biya pour avoir convoqué un dialogue national dans le but de mettre fin à la crise anglophone de façon pacifique.

Molindo a ensuite lu la proposition en dix points des chefs de Fako, qui, selon eux, est le résultat de leur consultation avec la population à la base. Les chefs Fako se prononcent en faveur d'un Cameroun un et indivisible et proposent une dizaine d'Etats fédérés ou plus avec des élus.

« Après avoir contacté les combattants séparatistes dans les buissons, ils ont démontré leur volonté de participer au dialogue national. Nous avons également étendu les garanties pour leur sécurité, comme l'a promis le chef de l'État. Ils ont convenu que pour commencer, et pour montrer la sincérité de l'armée et de l'administration, ils commenceront d'abord par participer à une conférence téléphonique ou à une autre plateforme de médias sociaux depuis leur cachette. Après avoir évalué de façon indépendante la question de sécurité, ils peuvent participer en personne. Par conséquent, avant la prochaine réunion, des dispositions adéquates devraient être prises dans ce sens », ont déclaré les chefs.

D'autres points contenus dans la lettre des chefs traditionnels du département du Fako sont les suivants : demander une amnistie générale pour toutes les personnes concernées par cette crise.

« Nous demandons la réorganisation de la CDC et de PAMOL afin de créer de l'emploi pour les jeunes. Nous implorons également le gouvernement de commencer la construction du port en eau profonde de Limbe. Nous demandons à la Chambre régionale des Chefs de permettre aux chefs de participer pleinement à la gouvernance des gouvernements locaux.

Afin de renforcer l'unité nationale, l'intégration nationale, l'art de vivre ensemble et le multiculturalisme, un programme de service national de la jeunesse devrait être créé pour absorber et déployer les jeunes quittant l'école dans les institutions publiques et privées d'enseignement dans différentes parties du Cameroun. Cela incitera particulièrement nos jeunes à apprécier et à célébrer notre diversité. Il fournira également à nos jeunes la base financière et l'expérience de travail dont ils ont besoin pour commencer leur vie.

Nous proposons un équilibre régional et la protection des droits des minorités en matière d'emploi, de nomination et de recrutement.

Nous voyons qu'un amendement constitutionnel est nécessaire en ce qui concerne le mandat présidentiel et la présidence tournante. Nous, les chefs Fako, réaffirmons notre position ».

Me simh

Me Emmanuel Simh : « Paul Biya n'est plus légitime depuis 2011 »

Maître Emmanuel Simh 3e vice-président du MRC a été l’invité de « la vérité en face » sur Équinoxe Tv ce dimanche 22 septembre 2019. L’homme politique s’est exprimé sur le grand dialogue national, sur son parti politique et sur le président Biya.

Me simh

Me Emmanuel Simh critique le Grand Débat National

« Si monsieur Biya voulait résoudre le problème, il n'aurait pas procédé de cette façon.... Nous lui avons fait un ensemble de propositions. Il les a toutes mises de côté », déclare l’Avocat.

« Jamais dans son discours, il n'a parlé de dialogue inclusif...il a choisi la date tout seul, il a choisi qui doit le diriger tout seul...un dialogue se fait de manière consensuelle. Monsieur Biya à la fin va choisir qui viendra au dialogue », ajoute Me Simh.

Le MRC a fait des propositions pour le dialogue depuis plusieurs années. « Nous avons fait des propositions depuis 2016. Je veux savoir pourquoi Paul Biya a attendu qu'il y ait 3000 morts ? »

Le grand dialogue n’est pas un dialogue selon lui. « Nous voulons un dialogue. Je regrette ça ce n'est pas le dialogue. Ce dialogue est un leurre. C'est un monologue. Ce sera une réunion constituée des gens du RDPC », pense-t-il. « Il faut arrêter cette dérive dictatoriale en cours au Cameroun », argue-t-il.

Me Simh tire sur Paul Biya

« Pour moi, Paul Biya n'est plus légitime depuis 2011 », pense-t-il, parce qu’en 2008, le Président de la République a sauté le verrou du mandat présidentiel et qu’il n’a été élu en 2018.

Me Emmanuel SIMH s’exprime sur l’affaire des « 3 Millions de FCFA »et de sa rencontre avec le Premier Ministre Dion NGUTE. Pour rappel, Le porte-parole de Maurice Kamto a réagi sur les rumeurs lancées concernant des " paiements en Argent" dans la foulée des consultations amorcés dans les services de la primature en relation avec la convocation imminente d'un Grand Dialogue National.