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Cameroun

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Catastrophe d’Eséka : mystère autour du rapport définitif du cabinet Cerutti

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Le groupe pose le problème dans une correspondance adressée au chef de l’Etat; non sans indiquer que son rapport d’étape a été plagié par l’ancien employé de la société Camrail, Benoît Essiga.

21 octobre 2016 – 21 octobre 2019. Plus que quatre jours, et l’on va commémorer le troisième anniversaire de la catastrophe ferroviaire d’Eséka. Mais avant cette date, ce triste évènement est au devant de la scène. Et pour cause, le cabinet Cerutti adresse une correspondance au président de la République, Paul Biya. Pierre Cerutti, auteur de la correspondance, précise que ce cabinet a été retenu « Au terme d’un appel d’offres international ».

Ce dernier souligne que son conseil, Me Joseph Youmsi, a obtenu des informations quant aux conditions dans lesquelles a été rendu le jugement (du 26 septembre 2018) du Tribunal de première instance d’Eséka. « Il apparaît donc que le rapport d’expertise définitif du cabinet Cerutti du 14 février 2017 n’a jamais été communiqué ni aux magistrats, ni aux conseils des victimes », lit-on.

Selon le document, « le rapport d’expertise détaillé de 70 pages, […] adressé par DHL en 46 exemplaires […] à l’attention d’un haut commis de l’Etat encore en fonction, dont deux exemplaires à votre attention, a totalement disparu ». Et d’ajouter que « ce rapport d’expertise définitif comportait des précisions destinées aux juges du tribunal d’Eséka sur les causes et circonstances de l’accident ».

Par ailleurs, Pierre Cerutti laisse comprendre que Benoît Essiga, en contentieux social avec la Cameroon Railways Company (Camrail), a plagié le rapport d’étape du cabinet Cerutti. Une plainte pour « contrefaçon d’un rapport d’expertise » a d’ailleurs été déposée contre cet ancien employé de la société Camrail.

D’après la plainte, « Benoît Essiga a reproduit, servilement, des paragraphes entiers des pages 15 et 16 du rapport d’étape du cabinet Cerutti […]. Ce rapport d’étape était déposé, après sa soutenance, le 21 novembre 2016, devant la Commission d’enquête réunie à cet effet […] ».

Joint au téléphone, Benoît Essiga indique avoir été mandaté, comme expert, par le procureur de la République du Centre à la suite de l’accident ferroviaire. Ce syndicaliste confie qu’il était chargé de rédiger un rapport, au même titre que deux autres experts camerounais. Et au sujet de l’accusation du cabinet Cerutti, il dit n’avoir « pas eu accès à leur rapport ». Celui qui se dit serein souligne ne pas pouvoir plagier quelque chose qu’il ignore. «Je ne suis pas leur secrétaire; je ne suis pas dans leur cabinet […] », affirme-t-il.

En rappel, le bilan officiel de la catastrophe ferroviaire d’Eséka fait état de 79 morts. Les blessés, quant à eux, sont estimés à des centaines.

 

 

 

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Cameroun : fuite massive des pédiatres vers l’Europe

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Déjà insuffisants – seulement 120 -, leur exil vers l’Europe atteint des nombres records ces derniers jours.

Dans son bureau au quartier Bonapriso à Douala le mercredi 14 septembre, le Dr Paul Ndenbe, pédiatre depuis 37 ans, parcours avec une torche le tableau des médecins pédiatres du Cameroun. Ils sont 160 inscrits au tableau de l’ordre ; avec seulement cinq chirurgiens-pédiatres. Un tableau qui doit être actualisé parce que beaucoup ont quitté le pays ces deux dernières années. Devant le nom de chaque médecin est inscrit son lieu de service.

« Regardez. Presque tous nos meilleurs médecins sont partis. Ils ont trouvé du travail en Guyane, en France, en Suède, aux Antilles, à l’Organisation mondiale de la santé (Oms), etc. Tous nos meilleurs docteurs sont partis », regrette Dr Ndenbe. Il poursuit en indiquant qu’ils sont allés chercher fortune ailleurs à cause de la faible rémunération de la Fonction publique.

« Ces dernières années, le nombre de départs est impressionnant. Depuis 37 ans que j’exerce dans ce pays je n’ai jamais vu ça. Il faut au minimum 12 ans pour former un pédiatre. Au Cameroun, l’Etat leur propose un salaire compris entre 75 000 Fcfa et 120 000 Fcfa. Comment pensez-vous que les jeunes médecins vont faire pour nourrir leur famille ? Avoir un logement décent ? Ils sont obligés de fuir. Les pédiatres souffrent dans le silence dans ce pays », s’alarme le docteur.

La plupart des spécialistes qui ont déserté le pays exerçaient dans des hôpitaux publics. Un véritable paradoxe, puisque pour intégrer la Fonction publique camerounaise, il faut passer un concours lancé par l’Etat, un concours auquel sont soumis même les médecins formés en Europe. En raison des problèmes de trésorerie nationale, ces pédiatres sont mal rémunérés, avec des échelons d’avancement assez discriminatoires.

« Comment un pédiatre qui gagne à peine 150 OOOFcfa peut refuser une offre en Europe de 4 millions Fcfa par mois avec une police d’assurance ? Moi-même j’ai travaillé à Genève en Suisse avec des revenus pareils. Ailleurs on leur propose 10 fois ce qu’ils gagnent au Cameroun. Il y a de nombreux pédiatres qui ont fui le Cameroun pour aller travailler à Brazzaville au Congo. Ces gens payent 10 fois plus cher nos médecins. Ils finiront par tous partir », met en garde Dr Ndenbe.

Selon les données du ministère de la Santé publique, on enregistre 60 décès pour 1000 naissances depuis 2014. Un chiffre extrêmement élevé qui place le Cameroun parmi les pires pays en matière de mortalité infanto-juvénile au niveau mondial.

« On enregistre trop de décès d’enfants entre zéro et cinq ans. Pour un pays sérieux, ce chiffre est très élevé. Il faut stopper cela. Malheureusement, l’Etat ne fait aucun effort. Les fonds alloués à la santé sont insuffisants ; il y a un manque d’équipements. On assiste à des soins anarchiques avec tout le monde qui s’autoproclame médecin. La situation des enfants deûà 5 ans a besoin d’une très grande attention en ce moment», regrette le Dr Evelyn Mah.

Mortalité infanto-juvénile

Le départ massif des jeunes pédiatres est donc une grande perte pour le pays. Ceux qui décident même de rester sont obligés de travailler pour les hôpitaux privés, en multipliant des gardes dans d’autres centres pour augmenter leurs gains et arrondir leurs fins du mois.

« Il y a un énorme problème de relève et de suivi des plus jeunes. Parce qu’ils courent derrière l’argent, ils n’ont pas le temps d’assister aux réunions de l’Association des pédiatres. Moi j’ai 57 ans, mais lors de la réunion je suis le plus jeune dans la salle. C’est uniquement les anciens pédiatres qui viennent réfléchir sur les problèmes de la corporation. On aura un problème de relève dans ce pays », prédit le Dr Berthe Toukam.

La Société camerounaise de pédiatrie lance tout de même un cri d’alarme. Elle affirme que les indicateurs de santé de nos enfants ne sont pas meilleurs. Il faut trouver un moyen d’augmenter le ratio de 10 pédiatres formés par an pour essayer de résoudre le problème.

 

 

 

 

 

Amer kmer

Amer Kamer, un activiste pro-Biya, poursuivit en France pour menace à la machette

Amer kmer

C’est le journal français La Montagne qui donne cette information.

Un article paru dans le site internet du journal français La Montagne, ce 15 octobre informe que ce dernier fait l’objet d’une plainte collective. Elle est déposée par des membres de la diaspora camerounaise. Simon Hervé Eone Eone, qui milite sous le pseudonyme Amer Kamer se retrouve ainsi dans de sales draps.

Amer Kamer est poursuivi en raison de ses propos tenus sur les réseaux sociaux. La Montagne signale que « depuis plusieurs mois, la tension monte sur les réseaux sociaux, entre les opposants du président Paul Biya, les « Antisardinards » et les progouvernement, regroupés sous le nom de « Brigade des patriotes ».

Machette

« Sur plusieurs enregistrements, publiés ces derniers mois, cet habitant de Brive-¬la-Gaillarde, qui pose devant le drapeau national, machette à la main, multiplie les menaces de mort à l’encontre de ses opposants ». Au passage, il cite quelques propos tenus par le mis en cause à l’occasion. « Je vais venir à l’ambassade avec la machette dans le sac, avant que la police n’arrive. Je vais découper. Je vais vous montrer ma machette. A Paris, je serai là. Si par malheur, vous causez le bordel, je vous attends avec la machette et une hache ».

La menace, «est postée en septembre en amont d’une manifestation à Paris. Manifestation organisée dans le cadre d’un grand dialogue national voulu par Paul Biya. Question de régler les crises sociopolitiques dans le Sud ¬Ouest et Nord¬ Ouest du Pays. D’autres vidéos de ce coordinateur des brigades des patriotes avaient déjà inquiété auparavant ». Conclut La montagne.

 

 

 

 

Olanguena marafa

Opération Epervier : Marafa, Abah Abah, Olanguena, Vamoulké, ont besoin d’une évacuation sanitaire d’urgence

Olanguena marafa

C’est l’hebdomadaire politiqo-juridique Kalara qui fait un zoom sur ce sujet.

Pour le journal, « la santé de ces détenus Vip est de plus en plus préoccupante. Car, ils se meurent dans les geôles». Ces personnalités détenues dans le cadre de l’opération épervier souffrent de plusieurs pathologies, nécessitant une évacuation sanitaire.

Le journal cite en premier, Polycarpe Abah Abah. Pour Kalara, l’ancien ministre des Finances est interné depuis deux mois à l’hôpital de la Cnps de Yaoundé. «Pour cause de maladie, Abah Abah est d’ailleurs absent jeudi 10 octobre 2019, à l’audience concernant une des affaires qui le concernent devant le Tribunal Criminel Spécial (TCS)».

Le cas Vamoulké

Présent à cette audience, un de ses coaccusés, Amadou Vamoulké, l’ancien directeur général de la Crtv, prend la parole pour présenter ses ennuis de santé. «Il explique qu’il lui est découvert à l’Hôpital central de Yaoundé, une affection sévère. Ce qui nécessite sa prise en charge à l’étranger compte-tenu des limites du plateau technique local». Ecrit Kalara.

«Depuis une dizaine de jours, déclare l’ancien patron du média public, mes nuits sont devenues pénibles. Je passe la journée avec le pied posé sur une chaise. Pour le neurologue, l’absence de prise en charge signifie à terme, le recours à une chaise roulante à la suite d’une perte de mobilité progressive et inévitable». Déplore celui-ci, justifiant ainsi sa demande d’évacuation sanitaire à l’étranger.

Urbain Olanguena et les autres

Le parquet donne la réponse à cette demande le 21 novembre 2019. M. Vamouké doit encore attendre comme l’ancien ministre de la Santé, Urbain Olanguena Awono. Ce dernier, informe le journal, «caresse l’espoir de sauver au moins un de ses yeux, la situation étant irréversible pour l’autre organe. Comme dans le cas de M. Vamoulké, les médecins préconisent une évacuation sanitaire en occident suite à la pauvreté du plateau technique local ».

« Informée de la situation, Paul Biya marque son accord. Après quelques mois d’attente, cet accord n’est jamais concrétisé». L’ancien Minsante séjourne dans un hôpital de la place depuis les émeutes du 22 juillet 2019. Ceci suite aux violences subies de la part d’autres prisonniers.

L’oublié Marafa

On signale aussi dans la foulée, le cas Marafa Hamidou Yaya. L’ancien Secrétaire Général de la Présidence, est un habitué des hôpitaux. Celui-ci a des ennuis oculaires. Iya Mohamed n’est pas en reste. Le journal cite aussi dans la foulée, Gilles Roger Belinga, l’ex patron de la Sic.

 

 

Fame ndono j

Cameroun : Jacques Fame Ndongo réagit aux déclarations de Maurice Kamto

Ce vendredi 18 octobre le Pr Jacques Fame Ndongo était invité à Radio France Internationale(Rfi). Au cours de l’entretien, le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur est revenu sur les récentes sorties médiatiques du Pr Maurice Kamto et n’a pas manqué d’évoquer au passage la question de reconstruction des zones détruites par la crise anglophone.

Fame ndono j

CamerInfos.net vous propose cet entretien du membre influent du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais(Rdpc).

Cinq jours après la libération de Maurice Kamto, le Président Paul Biya a été reçu par son homologue français. Est-ce juste une coïncidence ?

Je crois que c’est une coïncidence. Vous savez, la France, c’est une amie de longue date du Cameroun. Je crois savoir que c’est une visite qui était prévue depuis belle lurette. Donc à mon avis, cette concomitance est une coïncidence.

Mais pouvait-on imaginer cette entrevue sans la libération préalable de Maurice Kamto ?

Bien sûr ! Le Cameroun est un Etat souverain, à mon humble avis, la France n’a pas eu à exercer une pression coercitive, le Président a agi en tant que Chef de l’Etat du Cameroun.

Maurice Kamto affirme que le vrai dialogue n’a pas encore eu lieu. Plusieurs personnalités ont parlé d’un grand monologue en raison de la sur-représentativité du Rdpc à ces assises.

Ce ne fut pas un grand monologue. Ce fut une belle polyphonie. Comment dire que Fru Ndi est un représentant du Rdpc ? Comment dire que Cabral (Libii, Ndlr), arrivé troisième à l’élection présidentielle, est un représentant du Rdpc ? Il y a eu le clergé, la société civile, alors que veut-on d’autre ?

Vous trouvez que Maurice Kamto aurait dû envoyer ses représentants ?

Il est libre de ne pas envoyer un représentant. Et nous aussi nous sommes libres d’inviter son parti. Lui, il a refusé ; nous n’en faisons pas un casus belli.

Le dialogue s’est prononcé pour la décentralisation avec un statut spécial pour les régions anglophones. Est-ce que ces recommandations seront mises en œuvre ?

Mais le Président s’est engagé, juste après la clôture, ça n’a pas pris une heure. Il a immédiatement twitté en disant qu’il allait examiner les recommandations avec le maximum de diligence et d’attention. La diligence, c’est la rapidité, la célérité. Je crois que ça dit tout. C’est clair, c’est net : ces recommandations ne seront pas rangées dans un tiroir.

Mais le Président Biya a aussi évoqué la question de la faisabilité et des capacités du pays. Est-ce une façon d’appeler à la patience ?

Mais c’est ça la bonne foi du Président Biya. Parce que les moyens de l’Etat ne sont pas extensibles à l’infini. Pour reconstruire les infrastructures qui ont été détruites par les sécessionnistes dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, il faut 3000,5 milliards de Fcfa. Bien sûr, il a pris un engagement, il tiendra parole.

C’est-à-dire dès le mois de novembre, la prochaine loi de Finances ?

Naturellement, je ne saurais donner une précision en matière de temps, puisque c’est le Chef de l’Etat qui est le maître de cette grande opération. C’est lui qui décide, c’est lui qui oriente, qui voit. Il avisera.

Les séparatistes anglophones rejettent les conclusions du dialogue. Les personnalités comme Maurice Kamto estiment que le Cameroun ne pourra pas faire l’économie d’un dialogue direct entre belligérants. Est-ce que c’est envisageable selon vous ?

Là, on est dans un paradoxe. Elles ont été invitées, ces figures de la diaspora sécessionniste. Elles auraient dû venir, personne n’a été arrêté en venant au dialogue. Alors, pourquoi ceux-là ne sont-ils pas venus ? Ils ont préféré rester. Mais on ne peut pas vouloir une chose et son contraire. Ou bien on veut le dialogue et on vient ou bien on ne veut pas le dialogue et on ne vient pas.

Ces leaders séparatistes manifestent leur préférence pour le processus de Genève. Aujourd’hui, ils sont réunis autour d’une plateforme commune. Quel est l’avenir de ce cadre de discussions selon vous ?

Nous ici à Yaoundé, moi qui vous parle, nous n’en savons pas grand-chose, c’est une initiative parallèle. Nous, nous savons que le Président Paul Biya a convoqué un Grand Dialogue National qui s’est tenu de fort belle manière. La problématique maintenant c’est mettre en œuvre les recommandations et surtout préparer les élections législatives, municipales et peut-être régionales qui arrivent.

Mais est-ce que les élections pourront avoir lieu au Nord-Ouest et au Sud-Ouest ?

Bien sûr, les élections auront lieu dans ces régions-là. Ce sont des régions qui sont sécurisées.

Comment faut-il comprendre les propositions du Sultan Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya qui propose l’introduction de la limitation du mandat au Cameroun et une présidentielle à deux tours. Il est membre du Bureau politique de votre parti, est-ce qu’il engage le Rdpc ?

Le Sultan Mbombo Njoya que nous respectons beaucoup est libre d’exprimer son opinion. Mais ce n’est pas la position officielle du Rdpc.

Sur RFI Maurice Kamto a déclaré : «la résistance continue ». Que lui répondez-vous ?

Bien sûr, si cela se fait dans la paix, dans la non-violence, dans le respect des lois et règlements de la République, mais on a aucun problème. C’est une stratégie de conquête du pouvoir et c’est tout à fait normal puisqu’il est de l’opposition. Nous, notre stratégie, c’est de conserver le pouvoir, de manière démocratique et dans la paix.

 

 

 

 

Ango

Cameroun : Sam Sévérin Ango bientôt au MRC ?

C’est la question qu’on peut se poser après son passage le vendredi 11 octobre 2019 sur les ondes de la radio privée ABK à Douala.

Ango

Lors de son intervention, le journaliste n’a pas manqué d’afficher son nouveau penchant politique après avoir amassé de l’expérience aux côtés du bâtonnier Akere Muna et quelques grâces chez le pasteur Frankline Ndifor Afanwi à la présidentielle du 7 octobre 2018.

Alors que les élections municipales, législatives et régions approchent, Sam Séverin a indiqué être en pourparlers avec certaines formations politiques camerounaises, notamment le MRC de Maurice Kamto et UNDP de Bello Bouba Maigari.

« En 2018, lorsque je pars des équipes du bâtonnier Akere Muna, je discute d’abord avec les équipes de Maurice Kamto et tout son directoire. Il était déjà question que je bascule au MRC comme porte-parole (bien avant Bibou Nissack) », confie l’ancien porte-parole d’Akere Muna, avant de poursuivre : « Aujourd’hui, je n’ai aucun souci à rejoindre une formation politique qui me tendrait véritablement les bras, mais il faut d’abord quelques assurances qu’on a vraiment besoin de moi ».

Mais cette intégration devrait se faire sur la base d’un consensus qui permettrait d’éviter les batailles : « Au Cameroun, on le sait. Il n’y a que des luttes. Et quand je suis annoncé quelque part, à l’intérieur d’une équipe, il y a déjà des bousculades, des gens qui veulent m’embêter. J’ai vécu ça dans les équipes d’Akere Muna, y compris dans les médias pour lesquels j’ai travaillé. Et c’est ça le malheur du Cameroun », regrette-t-il.

Pour le moment, Sam Severin Ango dit être en pleine réflexion, dont l’aboutissement lui permettra de fixer son avenir politique, et répondre valablement aux attentes du peuple : « Je veux rester ce personnage qui ne viendra pas trahir les choses dites par le passé. Je vais poursuivre mes consultations, et dans les prochains jours, vous serez les premiers à savoir sur ABK radio », conclut-il.

 

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Dieudonné Essomba : « Ces tensions intercommunautaires vont se multiplier dans les prochains jours »

Dans une tribune intitulée « ce qui nous attend dans les prochains jours », Dieudonné Essomba, fervent défenseur du Fédéralisme parle de l’avenir du Cameroun au cas où il reste dans le statut unitaire.

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L’économiste dans son analyse, démontre les effets néfastes que cette forme étatique pourrait provoquer au Cameroun dans un avenir très proche.

CamerInfos.net vous invite à lire l’analyse de l’économiste Dieudonné Essomba.

CE QUI NOUS ATTEND DANS LES PROCHAINS JOURS

L’État unitaire avait demandé aux Communautés de rester tranquilles, au motif qu’il allait répondre à la demande sociale des populations. Il leur avait ainsi promis les emplois et les infrastructures collectives.

Les Communautés sont restées tranquilles pour autant que cet État a fait illusion. Maintenant qu’il n’a plus de ressources et que cela se voit, les Communautés vont nécessairement lever la tête et remettre en cause ses « unités nationales » et ses « vivre-ensemble » dont elles s’en foutent comme d’une guigne.

Ces tensions intercommunautaires vont se multiplier dans les prochains jours. Partout, les Communautés vont se lever et réclamer des droits, et l’État sera de plus en plus incapable d’y résister, car craignant leur colère ! Et les Communautés sont capables d’exploser l’État en un seul instant ! Car l’État lui-même n’est qu’une Communauté de 400 000 agents publics qui se sont arrogé le droit de la violence exclusive et de la gestion des ressources collectives.

Mais ce n’est qu’une Communauté qui peut entrer en conflit avec les Communautés sociologiques ! Et dans ce combat, il n’est pas sûr qu’il sortira gagnant, surtout quand il est devenu incapable de répondre à la demande sociale comme il l’avait promis.

L’un des champs de tension sera la compétition sur les espaces collectifs : marchés populaires, secteurs d’activités (transport, commerce, etc.) … Partout où les compétitions seront intenses, des conflits vont apparaitre, opposant notamment les autochtones aux allogènes accusés de venir voler leurs places.

Il ne sert donc absolument à rien de se dépenser dans des condamnations stériles dont les Communautés, de plus en plus agressives et de plus en plus affamées se fichent comme d’une guigne !

Il faut résoudre le problème en lui apportant une solution de fond, à savoir la Fédération qui est le seul modèle inventé par l’Humanité pour réguler les rapports intercommunautaires !

Bien sûr, quelques Communautés isolées, sans colonies d’allogènes visibles et concurrentes continueront à tenir le discours officiel du vivre-ensemble, mais c’est uniquement parce qu’elles n’ont aucune compétition leur venant de l’extérieur ! D’autre tiendront le même discours, parce qu’elles sont à la source de ces colonies, ce qui va de soi, mais ce ne sera pas le cas des Communautés qui la subissent.

Toutefois, c’est dans les Fonctions publiques régionales que les Camerounais verront le corrigé des oppositions entre autochtones et allogènes !

J’imagine les violentes émeutes qui découleront quand une Région va recruter un seul instituteur allogène alors que des autochtones sont en chômage !

Je n’aimerais pas être présent dans la ville quand ces terribles événements vont se passer !

Dieudonné ESSOMBA

 

 

 

Kamto 2

Cameroun : Voici ce que Maurice Kamto reproche au système électoral

Kamto 2

À la faveur de son entretien accordé au quotidien bleu Le Jour ce mercredi 16 octobre 2019, Maurice Kamto a profité pour dire ce qu’il reproche au code électoral en vigueur au Cameroun.

« Que reprochez-vous à ce système électoral exactement ? », pose le journaliste. En terme de réponse le président national du MRC souligne d’abord que son combat pour la révision du code électoral date de 2013. « Je voudrais rappeler que nous avons pointé les insuffisances du code électoral depuis 2013 après les élections couplées municipales et législatives. Nous avons attiré l’attention d’Elecam et des autorités puisque nous avons fait des propositions que nous avons envoyées à la présidence de la République à cette époque. Nous avons envoyé ces propositions aux structures de l’exécutif impliquées dans l’organisation des élections notamment le ministère de l’Ad-ministration territoriale, le ministère de la Justice et les administrations en charge de la sécurité. Nous les avons envoyées à Elecam bien entendu mais également au Premier ministre par courtoisie », déclare Maurice Kamto.

Le patron national du MRC reproche l’absence de la biométrie intégralité. « Premièrement, nous n’avons pas un système biométrique comme nous le « constatons dans tous les autres pays. Dès lors que vous êtes sortis de la phase de la collecte de la base des données, la biométrie disparaît au Cameroun », souligne-t-il.

« Mais nous sommes pragmatiques et avons dit que même si vous ne pouvez pas faire la biométrie intégrale pour diverses raisons, vous pouvez dire que ça va entraîner des dépenses supplémentaires, nous ne voulions pas qu’on rejette notre proposition de loi déposée sur le bureau de l’Assemblée nationale, depuis 2014 on la rejette au motif que nous avons créé des dépenses sans créer des recettes, vous savez que c’est un motif de rejet d’une proposition de loi ou d’un projet de loi. Nous avons dit, faites ce qui est simple et qui peut même amener l’État à faire des économies, le bulletin unique », ajoute-t-il.

Ensuite, il reproche le fait qu’il n’y a pas de valeur égale entre le procès-verbal remis aux représentants des candidats et Elecam. « Nous avons dit qu’il faut que les procès-verbaux délivrés aux représentants des candidats ou des partis politiques dans les bureaux de vote aient la même valeur authentique que l’exemplaire remis à Elecam. Il est anormal que le code électoral dise que seul l’exemplaire remis à Elecam fait foi », souligne le guide du MRC.

« A partir de ce moment-là on peut se demander à quoi sert-il d’envoyer des représentants dans les bureaux de vote s’ils ont des procès-verbaux dont on ne peut se faire prévaloir en cas de contentieux. Troisièmement nous avons dit qu’il est injustifiable, pour ne pas dire que c’est encourager la fraude, que de dire que les procès-verbaux vont d’abord à Elecam et pendant 48h séjournent à Elecam avant d’aller à la commission qui dépouille et proclame les résultats », ajoute Maurice Kamto.

« Si chacun a un exemplaire de procès-verbal, pourquoi a-t-on besoin encore d’aller à Elecam pendant 48h ? Nous préconisons et demandons qu’à la sortie des bureaux de vote, les procès-verbaux soient acheminés directement à la commission compétente pour proclamer les résultats. Voilà quelques exemples, mais nous avons fait de manière plus ample un travail très précis, très concret sur l’ensemble des dispositions du code électoral qui posent problème », continue-t-il dans la même lancée.

Il souligne aussi l’absence de neutralité de l’organe en charge des élections. « Je peux attirer votre attention et tous les Camerounais en sont témoins, sur le fait que Elecam ne s’est jamais comporté comme un organe impartial dans l’organisation des élections. La preuve, chaque fois que nous sommes allés au contentieux, Elecam s’est mis du côté du Rdpc, pour défendre les positions du Rdpc contre l’opposition. C’est quand-même étrange alors que Elecam devrait être l’arbitre qui devrait fournir à l’organe du contentieux les éléments pour départager », martèle le principal challengeur de Paul Biya à la dernière élection.

Dans la deuxième grande catégorie de reproches, Maurice Kamto soulève la composition de l’équipage du Conseil Constitutionnel. « Deuxièmement, pour ce qui concerne l’élection présidentielle, le Conseil constitutionnel, regardez la composition. Nous avons effectivement demandé la récusation des membres qui non seulement ne satisfaisaient pas à l’interdiction par la toi de faire partie d’un parti politique, et pour d’autres menaient des activités incompatibles avec leur statut de membre du Conseil constitutionnel », observe-t-il.

« En réalité, si ça avait été des gens raisonnables, ils n’auraient pas attendu que nous engagions contre eux une procédure en récusation. Ils se seraient déportés comme on dit en droit, c’est-à-dire ils n’auraient pas siégé. Parce qu’ils auraient estimé qu’ils ne réunissent pas les conditions d’impartialité qui garantissent leur indépendance. Il y avait donc une suspicion légitime sur cet organe. Et cette suspicion demeure. Nous avons montré devant le Conseil constitutionnel que non seulement certains membres étaient militants du Rdpc, membres du comité central du Rdpc, membres du bureau politique du Rdpc », poursuit-il.

Pour souligner l’absence de neutralité, il évoque le cas palpable de feu Foumane Akame. « Nous avons montré en terme d’incompatibilité que certains membres continuaient à être président de conseil d’administration par exemple de l’Université de Yaoundé 1, et il y en avait qui continuait à être membre de juridictions, il y en avait un, pour ne pas le citer, Foumane Akame, paix à son âme, qui continuait d’être président du tribunal de première instance de la francophonie », précise Maurice Kamto.

Un autre exemple celui du président du conseil constitutionnel. « Il y a un qui est président de la chambre arbitrale du comité national olympique. Le président du Conseil constitutionnel, son cabinet d’avocat portant son nom continue d’officier jusqu’à ce jour avec des dossiers qui passent devant le Tribunal criminel spécial. Il n’est pas omis du tableau de l’ordre. C’est autant d’éléments d’incompatibilités que nous avons mis sur la table », observe une fois de plus Maurice Kamto.

« Les gens du Rdpc ont beau jeu de balayer cela d’un revers de la main parce qu’ils ne veulent pas que les Camerounais comprennent. Mais les Camerounais ont bien compris ils ne sont pas dupes. Voilà quelques révisions que nous voulons. Nous voulons demain Elecam au sein duquel les partis d’opposition sont représentés au même titre que la société civile. Ce n’est pas la peine d’espérer une neutralité. Autant donner la ‘possibilité aux partis politiques de siéger et que chacun puisse voir ce qui s’y passe », conclut-il à ce sujet.

 

 

 

 

 

Mrc avocats

Clanisme et instrumentalisation: Une section MRC chez les avocats ?

Mrc avocats

Il y a t-il une section MRC chez les avocats Camerounais ? En tout cas, c’est ce que laisse croire le quotidien Info Matin dans son édition du jour.

Pour ce journal, plus d’une centaine d’avocats ont rendu visite au leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun. Selon ce quotidien, ces membres du barreau ont été « savamment » ciblés « pour les besoins de la cause » et ont fait allégeance à Maurice Kamto.

La rencontre a eu lieu à la résidence à Yaoundé du candidat arrivé 2e à la dernière présidentielle.

Paul eric kingue

Paul Eric Kingue: « J’ai saisi l’ONU pour qu’on condamne le Cameroun à me verser 10 milliards pour les 9 mois que je viens de passer en prison »

Paul eric kingue

La libération des opposants du MRC ne va pas se finir comme ça. Le proche de Maurice Kamto Paul Eric Kingue n’entend pas laisser les choses en l’état.

Le patron du Mouvement patriotique pour un Cameroun nouveau (MPCN) se dit déterminé à poursuivre le combat.

Dédommagement 

Le directeur de campagne de Maurice Kamto en 2018, lors de la présidentielle, a annoncé une procédure contre l’État du Cameroun. Il entend être dédommagé pour les 9 mois passés en prison.

« J’ai saisi l’ONU pour qu’on condamne le Cameroun à me verser 10 milliards pour les 9 mois que je viens de passer en prison. Chaque fois qu’ils m’arrêteront l’argent va s’ajouter et un matin ils seront obligés de me céder le Cameroun », a déclaré Paul Eric Kingue. Il s’exprimait à Radio Equinoxe.

La cote des opposants …

Revenant sur son arrestation avec d’autres leaders et responsables de Mrc, Paul Eric Kingue indique que les gens du régime ne dormaient plus en paix depuis leur incarcération. Aussi, il soutient qu’en arrêtant pêle-mêle des opposants, le pouvoir n’a fait que faire monter leurs cotes de popularité.

« Je peux vous assurer que ces gars ont commis la plus grosse erreur. Il m’arrive souvent de me demander si les gens qui nous dirigent ont même véritablement été à l’école. Est-ce qu’ils ont l’équivalence intellectuelle des fonctions qu’ils occupent. Parce que moi Paul Eric Kingue, si je suis MINAT, si je suis président de la République, je ne donnerai pas de la valeur aux choses qui ont peu de valeur. C’est-à-dire que je n’irai pas arrêter des gens pour leur donner une popularité qu’ils savent ne pas mériter à ce moment précis-là ».

En politique arrêter des gens leur donne de l’étoffe …

Pour cet opposant, le pouvoir a servi indirectement la cause de Maurice. En l’empêchant de tenir ses manifestations, en l’emprisonnant, le pouvoir a contribué à lui donner davantage de l’importance.

« Si on avait laissé Maurice Kamto marcher à Douala ça aurait fait quoi ? Vous savez qu’au Congo Tshisekedi a laissé son adversaire marcher et chaque fois que celui-là marchait on lui donnait de l’eau glacée pour qu’il marche davantage quelques mois après il a abandonné les marches ? Les gens qui nous dirigent n’ étaient-ils pas de véritables tricheurs à l’école ? Comment ne peuvent-ils pas comprendre qu’en politique arrêter des gens leur donne de l’étoffe ? »

 

 

 

Peter henry barlerin

L’ambassadeur des Etats-Unis exige à Paul Biya un nouveau dialogue national

Peter henry barlerin

C’est le journal l’Anecdote en kiosque cette semaine qui revient sur cette information.

Après avoir salué la tenue du grand dialogue national à Yaoundé, on assiste à une volte face des américains. Le pays de Trump, exige à Paul Biya la tenue d’un nouveau dialogue. C’est un communiqué de l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun qui revient sur ce sujet.

Pour le journal de Amougou Belinga cette sortie du diplomate américain est questionnable. Le journal soulève au passage « la complaisance qui entoure l’attitude de ce pays face aux exactions terroristes perpétrées en zones anglophones. Ceci par des individus circulant librement sur son sol ».

Soutien

L’Anecdote estime que le pays de Trump joue un double jeu. « Le gouvernement provisoire dirigé par Ayuk Tabe est remplacé par un gouvernement intérimaire quand ce dernier est arrêté au Nigéria. Puis extradé vers le Cameroun en janvier 2018. Ce gouvernement, a le soutien des Etats-Unis ». Peut-on lire dans le journal.

Selon, le bi-hebdomadaire, ce jeu trouble des américains, montrent bien qu’ils ont des intérêts cachés. « Comment comprendre que ce pays n’ait pas emboîté le pas au gouvernement britannique en juin dernier ? Il a mis hors d’état de nuire un membre de la nébuleuse séparatiste qui sème la mort et la désolation dans les régions anglophones sur son sol. Ceci pour apologie du terrorisme et incitation au saccage des ambassades du Cameroun à l’étranger ». Conclut le journal.

 

 

 

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Mondial U17 : le ministre des Sports refusent la participation des binationaux autorisés par la Fécafoot

La prochaine coupe du monde de football des U17 va se jouer entre le 26 octobre au le 17 novembre 2019 au Brésil. La Fecafoot veut faire recruter des footballeurs de la diaspora camerounaise. Malheureusement, le Minsep refuse cette option.

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Dans la liste des joueurs convoqués par Thomas Libiih, on compte 6 binationaux. Il s’agit d’Etienne Eto’o, Enzo Tchato, Bryan Djile, Jordan Konango, Dani Fotso et Aurel Tiki.

Le décret présidentiel qui coïnce

Ces 6 jeunes footballeurs de la diaspora ne peuvent pas légitimement faire partie de l’équipe des Lions cadets. Ceci à cause d’un décret du Chef de l’Etat, signé le 26 septembre 2014. Celui-ci interdit le recrutement en équipe nationale des moins de 17 ans, des jeunes footballeurs sociétaires des clubs ou centre de formation à l’étranger.

L’autorisation à problème du président de la Fécafoot

Afin d’ordonner l’inscription dans la liste définitive des Lionceaux sélectionnés pour le prochain Mondial au Brésil, le président de la Fecafoot a écrit à Libih Thomas.

« Je vous invite, en exécution des instructions du ministre des sports et de l’éducation physique, à constituer et de communiquer à la FIFA la liste définitive des joueurs. Sans tenir compte de quelque restriction que ce soit, et m’en rendre compte. », a prescrit le président de l’instance faîtière du sport roi.

Offensive du Minsep  

Le ministre des Sports a réagi immédiatement. En adressant au président de la Fecafoot, le 14 octobre dernier, une correspondance dans laquelle il s’inscrit en faux. Bien avant, il a répondu au Président de la Fecafoot qui l’a sollicité pour obtenir une dérogation au décret du 26 septembre 2014. En vue du renforcement de l’équipe nationale U17 par les joueurs évoluant à l’extérieur du Cameroun. Que va-t-il se passer pour gérer ce dossier délicat?

 

 

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Laurent Esso suspend le magistrat Chi Valentine Bumah soupçonné d’être pro-ambazonien

C’est l’essentiel d’une décision émanant du ministre d’Etat, ministre de la justice, garde des sceaux.

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Ce 15 octobre 2019, Laurent Esso signe un important texte comme on dit dans le jargon de l’administration publique au Cameroun. Dans ce texte, il suspend temporairement de service le magistrat Chi Valentine Bumah. Ce dernier est juge en service à la Cour d’appel du Nord-Ouest. Le motif évoqué est « l’absence irrégulière » à son poste de travail.

Dans le fond, où est donc passé Chi Valentine Bumah ? Est-il encore en vie ? Soupçonné d’être un partisan de la sécession, il est capturé par des présumés miliciens pro gouvernementaux. Nous sommes le 15 juillet 2019. Il y a de cela trois mois, une vidéo apparait sur la toile.

Interrogatoire musclé

On aperçoit le juge être torturé par ses ravisseurs dans la brousse. Des hommes cagoulés lui posent des questions. Demandant au passage pourquoi, il fuit son bureau, mais aussi les raisons de son activisme sur les réseaux sociaux en faveur des séparatistes.

« J’ai écrit dans les réseaux sociaux pour encourager les séparatistes et le gouvernement à dialoguer. Question de résoudre le problème anglophone », explique celui-ci en substance. Au passage de cet interrogatoire musclé, le juge réfute son appartenance à l’Etat fantôme d’Ambazonie.

 

 

 

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Cameroun : Le MRC veut organiser une marche pacifique le 20 octobre 2019

L’annonce a été faite par le Dr Boutché Jean Pierre, enseignant d’université et secrétaire de la fédération communale du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun dans la ville de Maroua.

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En effet, au cours d’une interview accordée à ABK Radio ce 16 octobre 2019, l’homme politique s'est exprimer sur la santé du parti (MRC) dans la ville de Maroua, non sans revenir sur la marche pacifique qu’ils entendent organiser en soutien à leur camarade politique, Mamadou Mota.

CamerInfos.net vous propose l’intégralité de cette interview réalisée par Luc Ngatcha.

Bonjour, Jean Pierre BOUTCHE, et bienvenue sur ABK Radio.

Bonjour et Merci Luc, bonjour à vos millions d’auditeurs.

Comment va le MRC à Maroua depuis la libération des militants et du président de votre parti ?

Ici à Maroua, il y a un sentiment d’accalmie. Un double sentiment se lit dans les cœurs et sur les visages : le premier sentiment est le soulagement de voir que certains de nos amis politiques dont la liberté avait été volée en violation de la constitution du Cameroun et en violation des traités internationaux ratifiés sur les libertés et les droits de l’Homme, ont été libérés. On a vu que les gens ont été en partie libérés et le soulagement est là, il y a néanmoins un sentiment de regret de voir que certains sont encore embastillés notamment notre ami politique, le grand leader, Mamadou Mota.

À ce propos, vous planifiez d’organiser une marche pacifique de soutien à Mamadou MOTA le 20 octobre prochain dans le Grand Nord, est-ce vrai ?

Exactement ! Le document de déclaration a déjà été signé et déposé dans les services compétents. Nous voulons organiser une marche de soutien et cela se passe avec la déclaration de manifestation publique. Tel que le recommandent les lois de la République. C’est un droit, c’est une expression de liberté et pour nous, il est légitime d’apporter tout notre soutien à Mamadou Mota. Je voudrais souligner cependant qu’il ne s’agit pas de faire obstruction à la justice, puisqu’on a bien précisé dans la déclaration qu’il s’agit de voir monsieur Mamadou Mota bénéficier de l’arrêt des poursuites, puisqu’il a été arrêté, embastillé et même blessé, torturé dans le cadre des contestations légitimes de l’élection présidentielle passée.

Est-ce que les militants « MRCistes » du Nord ont déjà rédigé leur lettre de remerciement à l’égard du Chef de l’État pour avoir libéré votre président ?

Ici dans le Nord, nous percevons cette libération partielle comme un désistement, parce que, faut-il le rappeler, ils ont été arrêtés, séquestrés, mis en quarantaine en violation des dispositions constitutionnelles et ça, c’est inacceptable ! Peut-être on peut dire qu’il y a là un peu de galanterie politique si ce n’est une certaine pression diplomatique exercée sur le régime en place, la machine judiciaire à la solde du régime en place s’est désistée c’est comme ça que nous voyons la chose. Mais nous regrettons parce qu’il faut dire cela au peuple camerounais ceux qu’on a arrêtés sont des pères de famille, ils n’ont pas vu leurs enfants, leurs épouses pendant plusieurs mois et ce n’est pas normal. Et pour le cas de Mamadou Mota qui est un ingénieur agronome dont la population du Grand Nord en général a besoin pour ses savoir-faire, pour ses relations, pour ses réalisations, pour le développement durable de nos collectivités, nous n’arrivons pas à comprendre qu’un pays qui se veut émergent puisse embastiller pour rien, des ressources alors qu’on en a besoin de ces ressources dehors. Donc, nous appelons encore à la libération immédiate de tous ces citoyens, à commencer par monsieur Mamadou Mota.

Vous avez rédigé et déposé votre déclaration de manifestation pour le 20 octobre prochain. Dites-nous, que se passera-t-il si elle est rejetée ? Qu’allez-vous faire ? Allez-vous quand même marcher malgré l’interdiction, ou allez-vous vous soumettre à la décision de l’administration ?

Vous savez, le MRC est un parti républicain et l’éducation politique que nous avons, nous a toujours menés vers des négociations avec l’administration, le moment venu nous prendrons nos responsabilités. Nous sommes en grande mobilisation, les gens m’appellent de partout, pour savoir comment faire pour assister à cette mobilisation. Nous n’entrevoyons pas un recul parce qu’entrevoir un refus c’est prêter foi au non-respect de la constitution au non-respect des dispositions sur les libertés d’association et de manifestation.

Est-ce que vous ne pensez pas qu’une marche pacifique des « MRCistes »  en soutien à Mamadou Mota peut encore aujourd’hui menacer la paix déjà fragile au Cameroun ?

Je voudrais que les camerounais essayent de réfléchir autrement, de poser les questions autrement. Que prévoit la constitution ? Que disent les lois de la République ? Parce qu’il ne faut pas accepter ces méthodes du régime illégitime, avec des administrateurs qui se donnent le droit d’inventer des risques de trouble à l’ordre public à chaque fois que l’opposition veut se faire entendre. Nous avons pris nos engagements en tant que citoyens responsables, de faire une marche pacifique, personne n’a le monopole du patriotisme. Y’en a qui pensent qu’ils aiment le Cameroun plus que les autres et déclarent systématiquement les autres groupes comme désordonnés. Il s’agit pour nous aujourd’hui de faire respecter les lois que nous nous sommes donnés et c’est cela que nous attendons de nos autorités.  

 

 

 

 

 

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Maurice Kamto : ma vie en prison !

Libéré le 5 octobre 2019, le leader du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun raconte ses jours au pénitencier de Kondengui.

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C’est dans les colonnes de Le Jour que Maurice Kamto s’est livré. Il y raconte, dans une interview, ses 8 mois passés en prison. « En prison les journées se suivent et, contrairement à ce qu’on peut penser, ne se ressemblent, pas. Ce n’est pas une monotonie parfaite. Certains jours peuvent être plus paisibles que d’autres », affirme-t-il.

Occupation

« Les jours de visite des familles ne sont pas de même nature que les jours de non visite. Donc, en gros, je ne peux parler que de notre expérience, je ne sais pas comment les autres détenus vivaient. On se lève comme tout citoyen camerounais en fonction de l’heure à laquelle on s’est couché, bien entendu. Et puis généralement pour ceux qui aiment la lecture, c’est mon cas, après avoir écouté la radio on va se plonger dans les livres ».

« Pour ceux qui peuvent gratter quelques notes, parce que ça peut toujours être utile dans la réflexion on le fait, et généralement on discute. On échangeait beaucoup avec les amis, les codétenus. Et je crois que de ce point de vue ça a été une période qui nous a permis d’aller en profondeur dans certaines choses. Je ne peux pas donner plus de détails que ça ».

La prison n’a visiblement pas changé l’homme. Maurice Kamto reste attaché à ses principes. La conquête du pouvoir reste son ambition première. Il annonce d’ailleurs de nouvelles manifestations pour contester la légitimité de Paul Biya. Les prochaines semaines s’annoncent sans doute turbulentes.

 

 

 

 

 

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Maurice Kamto : « il n’y a jamais eu de négociation pour ma libération »

Une affirmation qui vient contredire Jeune Afrique. Le magasine panafricain affirmait pourtant que la libération du président du MRC s’est faite après « d’intenses négociations avec le régime de Paul Biya ».

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Maurice Kamto a été remis en liberté le samedi 5 octobre après huit mois de détention. Paul Biya ayant annoncé avoir « décidé de l’arrêt des poursuites judiciaires » à son encontre. 102 autres personnes, arrêtées pour avoir contesté les résultats de la présidentielle de 2018, ont également recouvré la liberté.

Cependant, il n’y a jamais eu de négociations pour la libération de Maurice Kamto. « D’abord, je voudrais dire que j’ai été surpris. Sans doute comme mes codétenus à Kondengui de lire dans cet hebdomadaire que nous tenons pour sérieux une information de cette-nature ». C’est ce qu’affirme Maurice KAmto dans une interview à Le Jour.  

Le leader du MRC, libéré le 5 octobre dernier avec ses militants, dit être « surpris parce qu’il n’y a jamais eu de négociation ». « Je peux le dire de façon formelle et catégorique. Il n’y a jamais eu de négociation entre moi-même et le pouvoir en place à Yaoundé ».

« J’ai, il vous souviendra, tendu la main pour que nous soldions le passif de l’élection présidentielle de 2018. Cette main tendue n’a rencontré que quolibets, mépris, voire insultes. Mais je garde la main tendue ».

Le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun affirme aussi que son combat continu. « Il ne faut pas me demander de tourner une page qui refuse de se tourner. Ce n’est pas nous qui refusons de tourner la page. La résistance nationale va se poursuivre dans les formes et les modalités que nous indiquerons le moment venu ».

 

 

 

 

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Consommation : Camlait accusé de commercialiser des yaourts périmés

Le Réseau national des consommateurs du Cameroun informe que des produits laitiers de marque « Nouriss’ » fabriqués par la société agroalimentaire Camlait seraient avariés et invite l’entreprise à les retirer du marché, apprend-on de sources concordantes.

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Dans un communiqué de presse rendu public par notre confrère EcoMatin, le Réseau national des consommateurs du Cameroun (RNC) renseigne le grand public qu’il y a en circulation dans les boutiques, les supermarchés et autres espaces marchands des yaourts de marque « Nouriss’ » périmés, fabriqué par la société camerounaise des produits laitiers (Camlait).

Ainsi, le RNC après enquêtes et investigations « dénonce cet état de chose visant à nuire à la santé du consommateur et demande à la société Camlait de retirer sans délai ces produits avariés sur le marché dans son réseau de distribution sur l’ensemble du territoire national et à faire réparation au cas où il y aurait des victimes », peut-on lire dans le communiqué signé le 03 octobre 2019 par Francis Hervé Eyalla, président exécutif du Réseau.

Il invite de ce fait les autorités compétentes chacune en ce qui le concerne « à prendre toutes les mesures nécessaires pour sortir cette cargaison de produits avariés de la société Camlait déversée sur le marché afin d’éviter aux consommateurs une situation malheureuse irréversible ».

Par ailleurs, l’association invite les consommateurs et les distributeurs à rester vigilants et surtout de continuer à dénoncer toute pratique commerciale contraire aux lois et règlements en vigueur en appelant le numéro Vert du ministère du Commerce au 1502.

 

Le démenti de l’agroalimentaire

Dans un communiqué, l’agroalimentaire a réagi à l’alerte lancée sur ses produits de marque « Nouriss’ ». L’entreprise dit exprimer sa « surprise face à cette information, ce d’autant qu’elle n’a jamais été approchée pour une plainte quelconque. Camlait tient à préciser qu’elle a mis en place depuis de nombreuses années un dispositif de contrôle qualité et de suivi des produits de la production jusqu’au consommateur final. Ledit dispositif prévoit, entre autres, le contrôle qualité des matières premières avant utilisation ; des contrôles physicochimiques, microbiologiques et organoleptiques rigoureux durant le process de fabrication ; la mise en observation durant 48 heures avant expédition dans les centres de distribution ; le retrait systématique des produits sur le réseau en cas de problème signalé ; le retrait et remplacement systématique des produits à date de péremption proche ou dépassé auprès des distributeurs…

Les deux derniers aspects indiquant qu’il peut effectivement arriver que certains de ses produits puissent connaitre certaines contingentes une fois sur le marché. Quoi qu’il en soit, Camlait rassure le public et les consommateurs de continuer à faire confiance aux produits de l’entreprise, qui depuis 47 ans, ne ménage aucun effort pour mettre à leur disposition des produits sains. »

En tout cas, prudence prudence prudence !

 

 

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Commerce : Carrefour a ouvert son 2ème centre commercial à Yaoundé

Le 09 octobre 2019 au quartier Ekié, à Yaoundé, la capitale camerounaise, Carrefour a inauguré son 2ème centre commercial, dans le cadre de son partenariat avec CFAO Retail, l’enseigne française. 

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Une nouvelle qui va sûrement faire plaisir aux populations de la capitale politique camerounaise. En effet, après Douala en 2017, Carrefour a ouvert son 2e centre commercial au Cameroun à Yaoundé, le 9 octobre 2019, en présence des hommes de média, des chefs traditionnels Mvog Belinga, l’édile de Yaoundé IV, Amougou Noma Régine et du ministre Dr Taïga qui a présidé la cérémonie.

C’est le second supermarché de cette enseigne à ouvrir au Cameroun en moins de 2 ans, après le « Carrefour Market de Bonamoussadi », dont l’ouverture officielle a eu lieu le 5 décembre 2017 à Douala, la capitale économique. « Cet espace commercial pourvoit à 350 emplois et permet de valoriser les produits agricoles locaux », avait annoncé l’Ambassadeur de France au Cameroun, en octobre 2018.

Bâti sur une superficie totale de 7200 m2 (bâtiment et parking), dans ses rayons, comme à Douala, le supermarché Carrefour de Yaoundé affichera environ 1500 références locales. « Investissement d’environ 7 milliards de FCFA, « Carrefour Market Ekié » a permis de créer 150 emplois directs, et à peu près le même nombre d’emplois indirects », selon les estimations de Luc Demez, le directeur général de CFAO Retail Cameroun.

Selon Jean-Christophe Brindeau, directeur général de CFAO Retail, qui a fait le déplacement de Yaoundé pour cette inauguration, le couple Carrefour-CFAO Retail poursuivra son expansion au Cameroun avec l’ouverture d’au moins deux nouvelles boutiques début 2020 dans le quartier commercial d’Akwa à Douala. Il s’agit, d’un autre supermarché Carrefour, puis de la toute première enseigne « Supeco », dont l’ouverture était initialement prévue pour l’année 2019 courante. « Les travaux ont démarré », rassure Jean-Christophe Brindeau.

« Au total, d’ici à la fin de l’année 2020, l’association Carrefour-CFAO Retail comptera cinq supermarchés sur le territoire camerounais, dont quatre à Douala (Bonamoussadi, Akwa, Douala Grand Malll et Supeco) et un à Yaoundé (Ekié). Et c’est dans la capitale camerounaise que s’ouvrira, au cours du premier trimestre 2021, l’hypermarché « PlaYce » de Carrefour, qui sera 4 à 5 fois plus grand que le supermarché inauguré le 9 octobre 2019 au quartier Ekié », souligne Luc Demez.

Pour rappel, c’est le 5 décembre 2017 que Carrefour a ouvert son premier supermarché au Cameroun, avec pour objectif de promouvoir les produits du cru et 350 emplois.

 

 

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Cameroun : L’intronisation du chef séparatiste Field Marshall provoque l’ire au sein du Gouvernement

Au terme de la réunion tenue le 14 octobre 2019 à Yaoundé, le ministre Paul Tasong et des chefs traditionnels du Lebialem ont dénoncé l’action de « marchands de malchance » et promis d’utiliser tous les pouvoirs dont ils sont détenteurs pour anéantir les forces du mal dans leur département

Marshall

Général Field Marshall (c) Droits réservés

Comme l’avait rapporté CamerInfos.net, le chef de guerre séparatiste Field Marshall a été intronisé roi du Lebialem un département de la région du Sud-ouest en début du mois d’octobre 2019. Réunies lundi 14 octobre 2019 à Yaoundé aux côtes du ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, les élites du département du Lebialem ont désapprouvé leurs homologues à l’origine du sacre dont la cérémonie filmée a fait le tour de la toile.

Paul Tasong a dénoncé une initiative qui bafoue la culture du département du Lebialem : « Certains individus pensent qu’ils peuvent faire de notre culture ce qu’ils veulent. Mes chefs traditionnels, les fonds du Lebialem ont décidé de se réunir aujourd’hui en urgence pour prendre acte de ce geste malheureux de cette poignée de personnes. Et avec les élites nous tenons à envoyer un message dans le sens que nul ne saurait penser qu’ils peuvent faire ça éternellement et que nul n’a le droit de piétiner notre culture parce que c’est cela qui justifie qui nous sommes. Nous voulons condamner avec toute l’énergie qu’il faut ces marchands de malchance. Qu’ils soient sûrs qu’ils seront responsables de ce qui pourrait leur arriver en faisant ce qu’ils font avec le sang du peuple du Lebialem », a averti le ministre dans des propos diffusés sur les antennes du Poste national de la CRTV.

Lekunze Lembo Andreas, le chef supérieur du Groupement Bamungo éprouve lui aussi de l’incompréhension et de la colère : « l’insécurité générale, l’intimidation et les actes cruels des séparatistes sur nos populations et nos biens. Il y a aussi le fait que nos populations devaient rentrer chez eux et que les étudiants et les enfants devaient rentrer à l’école et que la vie devait redevenir normale dans le chef-lieu de notre département Menji et partout dans le Lebialem », a-t-il formulé.

 

 

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Sangmélima – Ibrahim Mbombo Njoya met sur la table 1 million FCFA en soutien aux victimes des pillages

La situation à Sangmélima ne laisse pas le Sultan Ibrahim Mbombo Njoya insensible. À la suite des scènes d’émeutes et de pillage, le roi des Bamoun met la main à la poche.

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La cellule de communication du palais des Rois Bamoun indique les initiatives mises en branle par Sa Majesté. Ainsi, Ibrahim Mbombo Njoya met à disposition des personnes touchées le montant d’1 million.

« Sa majesté le sultan roi des Bamoun a dépêché ce mardi, 15 octobre 2019, une délégation conduite par le chef de la communauté Bamoun du Mfoundi et environs, le colonel à la retraite Nji Pochinto Issah, pour apporter une assistance au collectif des sinistrés suite aux actes ayant occasionné la destruction des commerces, survenus la semaine dernière à Sangmelima. Une contribution d’un million de FCFA à l’ensemble des citoyens touchés par ces agissements. Ce, en attendant les opérations d’indemnisations annoncées par les pouvoirs publics », indique le communiqué.

Outre son geste symbolique, Ibrahim Mbombo Njoya lance un appel « à la cohésion sociale, à la concorde et à la paix ». Sangmélima est la localité d’où est originaire le président de la République.

Par ailleurs, il invite à agir dans le sens de promouvoir le vivre ensemble. Ibrahim Mbombo Njoya invite ainsi « ses fils et filles, populations de Sangmelima sans exclusive, à œuvrer pour le vivre ensemble harmonieux qui a toujours régné dans cette partie du territoire national ».

 

 

 

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Hommage : Une rue de la ville de Douala portera le nom de Françoise Foning

Selon nos sources, la cérémonie de baptême aura lieu le 29 octobre 2019.

Foning

L’arrondissement de Douala 5e va rendre un hommage à la défunte Maire Françoise Foning. Cela se fera par l’attribution de son nom à une rue dudit arrondissement. En prélude à cela, un point de presse a été donné. Durant ledit point organisé par le comité d’organisation de cet hommage, on a appris que la rue qui portera désormais le nom de Foning est celle N°55 080. Elle va de l’entrée Bépanda (route Deido-Bassa) au lieudit «Place Edimo Nloka Thomas», à proximité de la station service «Bocom Missoke». On a également appris qu’il y aura une plaque commémorative aux entrées et sortie de la rue. Il y aura aussi une monographie et l’œuvre de la défunte Maire de Douala 5e.   

Avant le jour du baptême de la rue, précisément le 27 octobre 2019, il sera organisé un match de football. Celui-ci va opposer les conducteurs de motos taxis du quartier Bépanda à l’association sportive de Bafou. Le 28 octobre 2019, le comité d’organisation prévoit une conférence débat. A cela il faut ajouter une cérémonie de remise de dons au pavillon Françoise Foning du Centre médical d’arrondissement de Douala 5e, un concours du meilleur projet sur l’assainissement et l’embellissement.

En bref Françoise Foning, il faut le rappeler, est passé de vie à trépas le 23 janvier 2015, à la suite d'un accident de circulation. Cet accident est survenu sur la route Yaoundé – Bafoussam. Elle a été la présidente du regroupement des femmes d'affaire du Cameroun. Elle a milité dans les rangs du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc).

Elle a été la présidente de la section Rdpc du Littoral. Elle a été maire de Douala 5eme et député du Wouri.

 

 

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Paul Biya nomme un nouveau Directeur à l’Ecole nationale supérieure des travaux publics

Le Pr Nkeng George Elambo est celui qui présidera désormais aux destinées de cette école d’Etat.

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C’est par les antennes de la Cameroon radio and television (Crtv), que l’information a été rendue publique. Le Chef de l’Etat Paul Biya vient d’opérer un changement à la tête de l’Ecole nationale supérieure des travaux publics (Enstp). Par décret présidentiel, il a nommé le Pr Nkeng George Elambo à la tête de cette école.

Par ailleurs, le Chef de l’Etat dans autres décrets nomme M. Bwemba Charles, Directeur adjoint de l’Enstp, chargé des Études et Mme Lekeufack née Metangmo Ndemanou présidente du Conseil de direction de l’Enstp.

Il est officiellement dit  que «les intéressés auront droit aux avantages de toute nature prévus par la réglementation en vigueur».

 

 

 

Tree

Sangmélima/Indemnisation: L’opération de recensement des commerçants victimes demandée par le chef de l’État a démarré

Le pouvoir veut savoir le nombre de commerçants qui ont été victimes de pillages. C’est ainsi qu’une opération de recensement est lancé. C’est le maire de Sangmélima qui l’a fait savoir.

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« Il y a un recensement en cours qui est effectué par le sous-préfet de Sangmelima sur très hautes instructions du Président de la République, ça va aller très vite », annonce André Noël Essian. Le maire de Sangmélima s’exprimait au journal de la CRTV Radio.

Depuis l’éclatement des émeutes et des pillages, les 9 et 10 octobre, le maire de Sangmélima multiplient les sensibilisations. Il se réjouit du retour de la paix. « Je suis très fier de voir que ces jeunes qui, il y a moins d’une semaine étaient très remontés, aujourd’hui ils sont conscients; c’est eux qui sont au marché », déclare André Noël Essian.

Aussi, le maire de Sangmélima appelle à mettre en œuvre d’autres actions en faveur des jeunes. « Au-delà du recensement, nous avons aussi demandé que des appuis spéciaux soient donnés aux jeunes. »

La ville de Sangmélima a connu en effet des scènes de violence après la mort d’un conducteur de moto. Son décès a déclenché des scènes de vendalisme contre des commerces tenus par des ressortissants de communautés étrangères.

 

 

Nigeria

Nigéria : supposé mariage de Buhari avec une ministre, la première dame réagit

La première dame du Nigeria, Aisha Buhari, est revenue dans le pays après deux mois à l’étranger, déclarant aux journalistes à son arrivée samedi que les « fausses informations » étaient un fléau qui « nous mènerait à quelque chose d’inimaginable », rapporte la BBC.

Nigeria

Pendant son absence, Mme Bushari était en pèlerinage en Arabie saoudite et avait séjourné au Royaume-Uni. À son retour, la première dame a confirmé les rumeurs selon lesquelles le président Muhammadu Buhari avait l’intention d’épouser sa collègue Sadiya Farouq, affirmant que la future épouse était déçue que le mariage n’ait pas eu lieu: « La personne qui lui a promis le mariage (Sadiya Farouq) ne savait pas que cela ne se produirait pas. Elle n’a nié le mariage que le jour écoulé. « 

BBC rapporte que les médias sociaux étaient inondés de spéculations sur le mariage, certains affirmant que celui-ci était censé avoir eu lieu vendredi. Ni le président Buhari ni Mme Farouq n’ont commenté. Mme Buhari a également confirmé qu’une vidéo virale la montrant se disputer avec la nièce de son mari dans l’enceinte présidentielle était authentique, mais ancienne. La nièce, Fatima Mamman Daura, a déclaré à la BBC qu’elle avait elle-même filmé cette vidéo en 2018, mais qu’elle avait été distribuée plus récemment par des « faiseurs de méfaits ».

 

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Paul Biya s’est rendu à Lyon avec un avion qui coûte 40 millions l’heure

De source bien introduite, le jet ayant transporté le vieux lion, lors de son voyage à Lyon en France, est l’un des plus luxueux, mais aussi les plus chers au monde.

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Encore une affaire d’avion qui touche directement le locataire d’Etoudi. Rentré au pays depuis samedi dernier, certains journaux reviennent sur les coulisses de son voyage. On parle notamment de l’avion loué pour la circonstance. Pour une source proche du palais, Paul Biya ne s’est pas offert moins que le DeerJet Super-Elegant 787 Dreamliner de Boeing.

Cette source précise que c’est l’un des avions les plus luxueux au monde. On le présente pour la première fois en 2017. Ceci, lors du Salon aéronautique de Dubaï, le DeerJet Super-Elegant 787 Dreamliner est pour de nombreux spécialistes du secteur le plus luxueux actuellement en location. Il appartient à une firme chinoise de l’aviation d’affaires.

Détails

Il comporte une suite parentale, un dressing et une salle de bain avec douche. La partie centrale de l’avion est quant à elle composée d’un grand salon avec tables basses et des canapés, et d’une salle à manger pouvant recevoir 16 convives. A l’arrière enfin, la cabine dispose de 18 fauteuils transformables en lits et d’un vaste galley.

« Le prix de location de cet écrin de l’aviation est de près de 70 000 dollar, soit à peu près 40 000 millions Fcfa par heure équipage compris ». Affirme une source. C’est le week-end du 5 au 6 octobre 2019 que cet avion arrive à Yaoundé. Paul et Chantal Biya, y embarquent le 8 octobre en direction de Lyon.

Sassou Nguesso

Le locataire d’Etoudi n’est pas le seul Friant de ce goût de luxe. Dans le couloir de la diplomatie, il se dit que le président congolais connu pour son goût du lucre utilise cet avion constamment pour ses voyages.

 

 

 

 

 

Kamtoot

Émeutes de Sangmélima : La réaction de Maurice Kamto

Les tensions à caractère communautaire qui ont secoué la ville de Sangmélima les 9 et 10 octobre derniers n’ont laissé aucun Camerounais indifférent, encore moins  Maurice Kamto.

Kamtoot

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun(MRC), par la voix de son président le Pr Maurice Kamto condamne les dans un premier temps l’assassinat du conducteur de moto dans cette ville du Dja-et-Lobo et adresse ainsi à la famille éprouvée les sincères condoléances.

Pour le président du MRC, les échauffourées de Sangmélima sont la preuve que les Camerounais ont perdu un certain nombre de valeurs nationales indispensables pour la bonne évolution du pays.

CamerInfos.net vous invite à parcourir cette déclaration signée du candidat l’élection du 7 octobre 2019.

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Élections municipales – Célestin Djamen (Mrc): « Je serai candidat à la mairie de Douala 5è »

Fraîchement sorti de prison à la faveur de la décision du président Biya, Célestin Djamen affiche déjà ses ambitions politiques.

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C’est sur Equinoxe TV qu’il a annoncé son vœu de conquérir la mairie du 5e lors des prochaines élections municipales.

« Je serai candidat à la mairie de Douala 5è. (…) Je pense qu’il y a un challenge énorme à relever dans cet arrondissement qui est la première commune du Cameroun. Il est temps aujourd’hui, de relever ce défi, parce que pour le MRC doit ouvrir la possibilité de voir que les Camerounais peuvent mener la politique autrement », a indiqué Célestin Djamen. Il était l’invité de l’émission « La vérité en face ».

Le militant au Mrc de Maurice Kamto a en effet recouvré la liberté la semaine dernière. Il aura donc passé, avec d’autres militants et responsables du Mrc, 9 mois en prison.

La mairie Douala 5e est dirigée par un Gustave Ebanda. C’est un militant du RDPC du président Biya. Se prononçant sur la situation actuelle de cette municipalité, Célestin Djamen peint un table sombre. « Pour ceux qui connaissent Douala 5è, la mairie n’a pas de siège. Ce siège est en chantier depuis mathusalem; il n’y a pratiquement pas de salle de fêtes, les hôpitaux sont inexistants, et les routes sont dans une insalubrité inacceptable », déplore t-il.

 

 

 

 

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Affaires : l’architecte Guy Bertrand Temba réclame 14 milliards de FCFA à Victor Fotso

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Le temps d’une conférence de presse à Douala, l’architecte Guy Bertrand Tamba relate son histoire. Ce dernier choisi pour cadre d’échange avec les Hommes de médias, l’enceinte d’une église pentecôtiste. En 2008, le milliardaires Victor Fotso traine Guy Bertrand Tamba en justice. Ce dernier l’accuse d’abus de confiance.

Notamment dans des marchés de finition et d’équipement de l’Eglise Christ Roi de Mbouo Bandjoun. Mais également le chantier de l’hôtel de ville. Après un appel d’offre fort couru, c’est Guy Temba qui gagne les deux marchés. A mis chemin tout se transforme en bataille judiciaire. Près de 11 ans après, la rixe judiciaire continue son bonhomme de chemin.

Réparation

Poursuivi par son partenaire d’alors dans un procès aujourd’hui pendante à la Cour suprême, Guy Temba ouvre un autre front en 2016. Ce mercredi à Douala, l’architecte et son avocat Blaise Nono, informe l’opinion. « Nous décidons de renouveler en 2019 l’assignation en paiement et en dommages et intérêts pour le préjudice que ma fait subir Victor Fotso ». Insiste ce dernier visiblement sous le coup de la colère.

« Nous avons initié une assignation en paiement et en dédommagement contre sieur Fotso Victor qui se bute à la crainte des huissiers à pouvoir servir ce dieu au-dessus de la loi ». Indique ce dernier et son conseil aux journalistes. C’est en vin qu’ils tentent de déposer une plainte au Tribunal de grande instance de Bafoussam. Ils sont heurtés au refus des huissiers qui redoutent le vieux milliardaire.

14 milliards

Une action qui fait suite à la condamnation prononcée contre lui par la Cour d’appel de l’Ouest saisie par son adversaire après le premier verdict défavorable prononcé en 2012. L’architecte Temba réclame 14 milliards 571 757 530 au milliardaire de Bandjoun. Ceci, au titre de divers préjudices qu’il lui a fait subir. Il l’accuse d’avoir fait disparaître son entreprise et d’avoir ainsi contraint au chômage et à la pauvreté sa propre personne, sa famille et celles de ses employés.

En 2008, Victor Fotso poursuit Guy Temba pour abus de confiance devant le tribunal de première instance de Bafoussam. En son temps, sa structure, ETB-CAM obtient deux contrats. Il est question d’effectuer, les travaux de finition de l’Eglise Christ Roi de Mbouo et l’équipement de l’hôtel de ville de Bandjoun. Dans les faits, l’entreprise doit décorer le lieu de culte, construire le gros-œuvre, finir la clôture. Mais aussi aménager la cour de l’hôtel de ville.

Détournement

Lors du procès, Fotso l’accuse d’avoir dissipé 397 millions reçu selon ses accusateurs pour acheter des matériaux d’équipement et de finition. Ceux qui l’accusent affirment qu’il a reçu 809 062 027 francs. Les travaux doivent être livrés en novembre 2007 selon les clauses contractuelles. Temba dit avoir reçu des sommes d’argent de Fotso. Pour ce qui est des travaux supplémentaires de l’ordre de 139 millions pour les deux chantiers, l’architecte investi de sa propre poche 74 millions de Francs CFA.

Au cours de ce premier procès il soutient que Fotso lui doit 400 millions de Francs CFA. Il explique qu’il a réalisé des travaux à 76% pour un coût 934 millions après n’avoir reçu que 534 millions de Fotso. Il passe 40 jours dans une cellule de la police judiciaire et une détention de 8 mois à la prison centrale de Bafoussam. Par la suite, Temba Guy Bertrand est déclaré non coupable d’abus de confiance et acquitté en appel en 2012.

 

 

 

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Wilfried Ekanga : « Paul Atanga Nji a disparu de la circulation comme les pièces de monnaie au Cameroun »

Dans une tribune libre sur sa page Facebook ce dimanche 13 octobre 2019, Claude Wilfried Ekanga, analyste politique cherche l’actuel ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji. Selon le militant du MRC, le Minat « a disparu de la circulation comme les pièces de monnaie au Cameroun ». Ci-dessous, l’intégralité du texte.

Nji atanga paul

Au fait ... Avez-vous retrouvé sa trace ?

Cet homme a disparu de la circulation comme les pièces de monnaie au Cameroun.

Souvenez-vous : la nuit du saccage des ambassades par la Brigade Anti Sardinards en janvier dernier, il n’avait pas hésité à abandonner son épouse dans le lit conjugal pour venir faire une conférence de presse sous fond de conseil de guerre à 23h 30. A ses côtés, René Emmanuel Sadi, le porte-parole du régime, était lui aussi aux avant-postes et en pleine forme.

Le discours avait été martial ; les mots avaient été durs ; il fallait absolument « défendre nos emblèmes et notre république contre une bande de terroristes ». C’était à 6 000 km de Yaoundé et ils ont réagi promptement. Le village de « si je savais » attendait les coupables. Le Cameroun devait rester debout, quoiqu’il arrive !

Chère Chérie.

Souvenez-vous encore : il y a deux mois, quand les représentants du RDPC recevaient leur humiliation quotidienne à la télévision, il s’est retrouvé à Douala à la vitesse d’une comète, a réuni une ribambelle de sous-préfets et les a instruits de neutraliser les chaînes qui « organisent sciemment des débats pour saper l’action gouvernementale ». Il a notifié ces chaînes de changer d’attitude « avant qu’il ne soit tard ». Oui, car il est le ministre de l’intérieur, donc le chef de la police, et donc ça doit se savoir !

Des siècles passèrent ...

Et puis, un beau jour, arriva Sangmelima.

On a tabassé des gens, on les a menacés à la machette, on a lâchement bastonné une pauvre femme parce qu’elle n’avait pas d’argent à voler ; on a pillé des centaines de magasins et cambriolé des sachets de NIDO, des bouteilles d’huile, des morceaux de pain, des boites de sardine (tout un symbole !), et des Parle-G. On a frustré des commerçants honnêtes en leur donnant le sentiment d’être étrangers dans leur propre pays. Ils ont lu avec effroi dans les yeux de leurs braqueurs de compatriotes, le message suivant :

« Le pays c’est nous. Nous avons le pouvoir. Nous pouvons vous faire ce qu’on veut et on ne nous fera rien !»

Et certains d’entre eux, paralysés de terreur, sont entrain de quitter la ville. C’est une hémorragie. Ça s’appelle l’exode interne. Quand un pays en arrive là, c’est qu’il a franchi tous les galons de la Honte.

Dans le même temps, il y a un homme qui est allé à Lyon parce que c’est en France qu’on va régler le problème du paludisme au Cameroun. Les mêmes qui vous disent « Viens ici au Cameroun au lieu de prétendre développer le pays depuis l’étranger » ont applaudi. Et dès son retour, vous et moi savons déjà (à 100%) qu’il n’ira pas à Sangmelima. Il va se barricader à Etoudi jusqu’au prochain voyage. C’est un prisonnier volontaire comme dans la chanson « Quand je t’aime » de Demis Roussos. Au pays des Crevettes, la logique est illégale.

Mais pour vous, le fait d’avoir pris une photo avec Emmanuel Macron (44 ans d’écart !) signifie qu’on est un « expert de la science politique ». Même si on est allé lui demander de l’argent et lui rendre compte comme tout bon domestique, de la Grande Hypnose Nationale qui a duré 4 jours en début de mois. Vous êtes vraiment spéciaux.

En attendant, où est Nji pendant que le territoire est en feu ? En l’an 64 de notre ère, Néron, empereur romain, jouait de la lyre sur le Mont Quirinnal pendant que Rome brûlait. 2 000 ans plus tard, le film reprend. Comment a-t-il été plus facile d’appréhender Maurice Kamto (dont 9 mois de captivité n’ont pas permis à ses juges de fournir la moindre preuve de sa culpabilité), mais il devient curieusement compliqué de faire un Statement fort à l’endroit des casseurs du Dja-et-Lobo ? Si ce sont les unités qui manquent, envoyons-lui du crédit !

EKANGA EKANGA CLAUDE WILFRIED

(Cassez, volez, violez, tuez même, mais loin de mon pouvoir. C’est tout ce que je vous demande)

 

 

 

 

Elimbi lobee

Élimbi Lobe : « Que fait le quartier Bamoun à Sangmelima ? »

L’ancien conseiller municipal pour le compte du Social Democratic Front (SDF) à Douala 5e, Abel Elimbi Lobe était sur le plateau de l’émission dominicale, Club d’Élites diffusée sur la chaine de télévision privée camerounaise Vision4 entre 11 h et 13 h.

Elimbi lobee

Habituellement présentée par le directeur général de ladite chaine Ernest Dieudonné Obama, l’émission de ce 13 octobre 2019 était exceptionnellement animée par la journaliste Albertine Bitjaka. Le premier sujet à l’ordre du jour était axé sur les émeutes observées dans la ville de Sangmelima entre mercredi et jeudi dernier.

Interrogé sur la question, le promoteur de la plateforme Kawtal n’est pas allé du dos de la cuillère pour condamner la présence massive de certaines communautés au-delà de leur terre natale. Si l’homme politique est pour le vivre ensemble et la cohabitation sociale, il s’offusque néanmoins de l’autochtonie de certaines communautés à l’intérieur des autres.

Sous ce rapport, l’adepte de l’autochtonisme s’interroge « Que fait le quartier Bamoun à Sangmelima ? Que fait le quartier Dschang ou Banganté à Douala ? Est-ce que vous avez un quartier Bassa à Bafoussam ? » Selon lui, « Il y a certains de nos compatriotes qui pensent que vivre en communauté est une bonne chose. Du coup, on crée les conditions de ce type de conflit vécu dans la ville de Sangmelima ».

Des propos qui font déjà le tour de la toile, et suscitent de l’indignation chez certains qui estiment que Elimbi Lobe ferait la promotion du tribalisme.

De mémoire, suite à l’agression à mort d’un conducteur de moto dans la ville de Sangmelima dans la région du Sud, s’est déclenché un conflit aux allures d’une confrontation intercommunautaire. Une situation qui a mobilisé les élites de la localité qui ont très vite fait de trouver les calmants à cette migraine qui semblaient prendre des proportions très inquiétantes.