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Zoom sur l'actualité camerounaise

Economie

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Chantiers routiers : l’État du Cameroun doit plus de 200 milliards de FCFA aux entreprises

Le 30 décembre dernier, le ministère des Travaux publics (Mintp) a achevé la revue générale des chantiers routiers pour l’exercice 2019. Pendant deux jours, 54 projets ont été examinés. Il ressort de cet examen que les délais d’exécution de plusieurs projets sont dépassés et ont dû être prorogés souvent plus d’une fois.

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Il en découle aussi que deux principaux problèmes sont à l’origine de ces retards : la non-libération des emprises des travaux (non-indemnisation des populations et non déplacement des réseaux d’eau, d’électricité et de téléphonie) et l’accumulation des arriérés de paiement des décomptes (travaux déjà réalisés et validés).
 

Mais au Mintp, on insiste sur la seconde cause. « Les longs délais de paiement des décomptes apparaissent aujourd’hui comme le principal facteur de la contre-performance de nos efforts de construction, de réhabilitation et d’entretien routiers. Ils impactent directement la durée de réalisation des projets, y compris le démarrage effectif des prestations, avec pour corollaire l’augmentation du coût des projets et des suspensions récurrentes des travaux », peut-on lire dans le Projet de performance des administrations (PPA) du Mintp pour l’exercice 2020.

Selon le même document, l’État doit, à ce jour, plus de 200 milliards de FCFA aux entreprises. « Malgré les efforts d’apurement des instances perceptibles, leur encours demeure préoccupant : 104 milliards au niveau des ressources extérieures et près de 100 milliards en ressources internes », estime le PPA. « Cette situation a un effet d’éviction sur la production à venir des décomptes et partant, sur l’avancement des travaux », insiste le document.

Autoroutes

Deux projets, examinés à l’occasion de cette revue, illustrent bien cette situation. Il s’agit des chantiers de construction des autoroutes Yaoundé-Douala (phase I), d’un coût prévisionnel de 337,84 milliards, et Kribi-Lolabé (localité abritant le port en eau profonde de Kribi), d’un coût prévisionnel de plus de 262 milliards de FCFA. Ces travaux, largement en dépassement des délais, ne pourront s’achever avant fin 2020.  

La première phase de l’autoroute Yaoundé-Douala (60 km), débutée le 13 octobre 2014, est désormais programmée pour s’achever le 31 décembre 2020, après deux prolongations du délai de 12 et 14,5 mois. Entamée le 1er janvier 2015, l’autoroute Kribi-Lolabé (38,5 km) devrait finalement être livrée le 31 octobre 2020, après un rallongement du délai de 28 mois. Selon le Mintp, les taux d’avancement des travaux de ces deux infrastructures sont aujourd’hui respectivement de 81% et 88,14%.

À ce jour, selon les chiffres du même ministère, les entreprises engagées dans la construction de ces axes routiers enregistrent plus de 80 milliards de FCFA d’impayés : 4,47 milliards pour celles responsables du chantier de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala (soit 4,16 milliards pour China First Higway Engineering, 552,7 millions pour le groupement Scet-Tunisie/Louis-Berger et 81,14 millions pour Labogenie) et 76,38 milliards pour celles chargées des travaux de l’autoroute Kribi-Lolabé (soit 75,5 milliards pour Chec et 879,41 millions pour le groupement Studi International/Integc).

Gel de décaissement

Ces arriérés se sont accumulés avec la suspension du paiement des décomptes par Eximbank-Chine, le principal financier de ces projets, intervenue courant juin 2018. Selon une note de la direction générale de la coopération et de l’intégration régionale du ministère de l’Économie, cette décision est le fait « du non-respect des clauses contractuelles par la partie camerounaise ».

Pour le projet d’autoroute Yaoundé-Douala, la banque chinoise reproche au gouvernement camerounais de ne pas payer sa contrepartie relativement aux décomptes présentés. Une situation due à la « faiblesse dans la mobilisation des fonds de contrepartie », confesse le Mintp. À en croire le même ministère, en ce qui concerne l’autoroute Kribi-Lolabé, la décision d’Eximbank « est liée à la non-désignation de l’opérateur (de l’autoroute NDLR) conformément à l’accord de prêt qui a entrainé également la non-signature de l’accord de compte séquestre au moment indiqué ».

Du fait de cette suspension du paiement des décomptes, les travaux de construction de l’autoroute Yaoundé-Douala se sont arrêtés pendant plusieurs mois avant de reprendre en mars 2019. Le chantier de l’autoroute Kribi-Lolabé, pour sa part, en arrêt depuis le 26 novembre 2018, n’a toujours pas repris à ce jour. « Suite au très haut accord du président de la République pour la désignation de Chec comme opérateur, les diligences sont en cours pour lever les blocages relatifs au paiement des décomptes et la reprise des travaux », informe le ministère des Travaux publics.

 

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Le Cameroun perd 60 milliards de FCFA chaque année du fait de l’exportation du bois en grume

Le Centre pour l’environnement et le développement (CED), une ONG camerounaise basée à Yaoundé, la capitale du Cameroun, vient de publier une étude intitulée « Interdire l’exportation de grumes » sur le territoire camerounais.

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Selon Achille Wankeu, chercheur ayant mené cette étude pour le compte du CED, la production formelle de bois d’œuvre au Cameroun a eu une croissance soutenue des années 1960 jusqu’à la deuxième moitié des années 1990, où elle dépasse 3,5 millions de mètres cubes (m3). Elle a ensuite chuté à 2 millions de m3 environ, avec l’entrée en vigueur de la loi de 1994 et du décret d’application de 1995. Entre 2006 et 2017, la production moyenne a été d’environ 2,3 millions de mètres cubes. « Seulement, relève le chercheur, en 2018, nous avons atteint le niveau record de 3,5 mètres cubes ».

M. Wankeu ajoute que, dans le même temps, le volume de grumes exportées par le Cameroun a chuté de manière croissante entre 1998 et le début des années 2000 grâce à un effet induit de la loi de 1994. Mais à partir de 2005, l’on note une croissante constante du volume d’exportation. De moins de 200 000 m3 en 2005, on est passé à 900 000 m3 en 2017 et 800 000 m3 en 2018. Sur plus de 11,8 millions de m3 de grumes et sciages exportés par le Cameroun entre 2010 et 2018, les grumes représentent 54% et les sciages 46%.

« On note cette augmentation de l’exportation des bois en grume à cause d’une ordonnance de 1999 qui dispose que l’exploitation des grumes pourra se poursuivre dans le cadre de la promotion de certaines essences. La liste desdites essences, les taux de surtaxe et ses modalités d’application sont fixés par voie réglementaire », explique le chercheur. Il révèle que l’analyse de l’incidence financière présente une perte d’environ 60 milliards de FCFA chaque année du fait de l’exportation du bois en grume dont 10 milliards représentent les impôts et taxes.

Selon le CED, sur les 160 unités de transformation de bois opérationnelles sur l’ensemble du territoire national, 124 se limitent à la première transformation, 25 vont jusqu’à la deuxième transformation et 11 procèdent à la troisième transformation. Tout ceci pour environ 25 000 emplois.

« La transformation au moins au second degré permettrait d’améliorer la contribution du secteur forestier sur l’emploi. Le secteur forestier contribuerait à hauteur de 8% sur l’ensemble des emplois au lieu de 2% tel que représenté actuellement », assure Achille Wankeu.

Minfi

Dette publique : à fin septembre, le Cameroun ne règle que 722,7 milliards de FCFA sur les 1 283 milliards prévus en 2019

Minfi

 

Le ministère des Finances (Minfi) vient de publier l’exécution budgétaire du Cameroun à fin septembre 2019. Dans ledit document, l’on apprend que le service de la dette publique du pays s’est établi à 722,7 milliards de FCFA au terme des neuf premiers mois de 2019 contre 545,9 milliards de FCFA à la même période de 2018.

Seulement, indique le Minfi, bien qu’en hausse par rapport à 2018, le service de la dette publique n’a été exécuté qu’à hauteur de 56,3% à fin septembre 2019 par rapport aux 1 283 milliards prévus pour l’année sous revue. Dans le détail, le service effectif de la dette extérieure se chiffre à 379,1 milliards de FCFA à fin septembre 2019, soit un taux d’exécution de 70,1%. Les paiements au titre de la dette intérieure s’établissent à 343,6 milliards à fin septembre 2019. Soit, un taux d’exécution de 46,3% par rapport aux 742 milliards prévus pour l’exercice.

Pour les trois derniers mois de 2019, le Cameroun devrait donc encore consacrer 560,3 milliards de FCFA au règlement de la dette pour atteindre ses objectifs budgétaires. Soit une dépense moyenne de plus de 186 milliards de FCFA par mois ; soit un peu plus de deux fois la somme qu’il a pu allouer à cette dépense au cours des neuf premiers mois de l’année. Tout ceci dans un contexte difficile. Le Minfi explique en effet l’insuffisante exécution du budget, en partie, par le recul des cours des principaux produits exportés sur la période janvier-septembre 2019. 

En effet, indique le ministère, le cours moyen du cacao a fléchi de 0,2% pour se situer à 2 333,3 dollars la tonne. Le cours moyen du pétrole a diminué de 11,9% pour s’établir à 64,7 dollars le baril. Celui de l’aluminium a chuté de 25,6% pour établir à 1 597,1 dollars la tonne. Les cours des cafés arabica et robusta ont régressé de 12,8% et de 13,6% pour se situer à 97,7 cents/US et 74,2 cents/US la livre respectivement.

Le cours moyen du caoutchouc était de 313,1 cents US/kg, en baisse de 11,2%. Les cours moyens de l’huile de palme et du coton ont reculé respectivement de 8,5% et 12,1% pour s’établir à 549,9 dollars la tonne et 78,9 cents/US la livre.

Garde a vue de vincent bollore comprendre l affaire des ports africains 1

Affaire du terminal à conteneurs au PAD : le tribunal donne raison au groupe Bolloré

Garde a vue de vincent bollore comprendre l affaire des ports africains 1

Nouveau rebondissement ce jeudi 26 décembre dans l’affaire du terminal à conteneurs du Port autonome de Douala, PAD.

Alors que le tribunal administratif du Littioral avait ordonné la suspension de la procédure d’attribution dudit terminal, il a finalement décidé d’appliquer une nouvelle sentence qui annule purement et simplement le procédé qui avait déjà abouti à la réattribution de la gestion de ce même terminal à l’entreprise suisse Terminal investment Limited (TIL) au détriment de Douala International Terminal (DIT) du consortium APM Terminals/Bolloré.

Tout donc est à reprendre dans la procédure d’appel d’offres du terminal à conteneurs du Port autonome de Douala. De quoi faire des heureux du côté de APM Terminals/Bolloré qui avait saisi le tribunal pour dénoncer sa mise à l’écart dans l’appel à concurrence pour le recrutement d’un nouvel opérateur pour la gestion du terminal à conteneurs du PAD.

La direction du PAD devra reprendre la procédure pour la session de DIT

Avec cette sentence de justice en sa défaveur, la direction du PAD est condamnée à reprendre la procédure pour la succession de Douala international terminal, dont le contrat de concession expire le 31 décembre 2019. En attendant de trouver un nouveau concessionnaire, la direction du PAD a réagi en indiquant qu’elle reprendra elle-même la gestion du terminal à conteneurs.

En rappel, le Conseil d’administration du PAD a procédé le 6 décembre dernier à la création d’une régie déléguée du très convoité terminal à conteneurs ce, à compter du 1er janvier 2020. Objectif, suppléer le départ du concessionnaire franco-danois Bolloré -Maerks, APMT.

 

 

 

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Après la suspension d’un accord commercial, le Cameroun dénonce « l’ignorance » des Etats-Unis

Fin octobre, Washington avait retiré le pays de l’African Growth and Opportunity Act pour cause de violations des droits humains.

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Yaoundé estime que Washington s’est basé sur une version erronée des faits pour retirer au Cameroun son traitement commercial préférentiel, a affirmé le ministre de la communication, lundi 18 novembre au soir. Pour René Emmanuel Sadi, qui s’exprimait sur la télévision d’Etat, les Etats-Unis font preuve « d’une ignorance ou d’une méconnaissance », voire « d’une volonté délibérée d’ignorer [la] réalité » en accusant le Cameroun de violation des droits humains.

Le Cameroun fait face à un conflit entre des séparatistes anglophones et l’armée dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, qui a fait plus de 3 000 morts, mais également à des attaques du groupe djihadiste Boko Haram dans l’Extrême-Nord.

Fin octobre, Washington avait décidé que des violations grossières et répétées des droits humains « justifiaient de priver dès la fin de l’année Yaoundé du traitement commercial préférentiel dont le pays bénéficiait dans le cadre de l’African Growth and Opportunity Act [AGOA] », une loi devant aider au développement sur le continent africain en encourageant le commerce. Selon l’ambassade américaine au Cameroun, le pays d’Afrique centrale a exporté 220 millions de dollars (près de 200 millions d’euros) de biens vers les Etats-Unis en 2018, dont 63 millions de dollars « au titre de l’AGOA ».

La décision de Washington « devrait servir de signal d’alarme au gouvernement camerounais », a estimé l’ONG Human Rights Watch dans un rapport qui souligne notamment que les autorités ont empêché à plusieurs reprises l’opposant Maurice Kamto de tenir des réunions politiques depuis sa sortie de prison.

 

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Au premier semestre 2019, le Cameroun a été le principal fournisseur des bois sciés au Royaume-Uni

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Avec des exportations de 9080 tonnes, en hausse de 23,4% en glissement annuel, le Cameroun a été le premier fournisseur des bois sciés au Royaume-Uni au cours des six premiers mois de l’année 2019, révèle l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT).

Les autres fournisseurs africains ont été la République du Congo, dont les exportations ont augmenté de 22,8% à 5 690 tonnes, et la République démocratique du Congo, qui a exporté vers le Royaume-Uni 3230 tonnes de sciages tropicaux entre janvier et juin 2019, en hausse de 61,4% en glissement annuel.

Dans le même temps, les expéditions malaisiennes ont chuté de 1,9% à 5 250 tonnes, alors que les exploitants forestiers brésiliens se faisaient une place au soleil, avec des exportations de sciages vers le Royaume-Uni en hausse de 117,1% (2 350 tonnes).

 

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La Douane camerounaise ne recrute pas contre un paiement de 14 500 FCFA

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Un communiqué circule sur les réseaux annonçant l’organisation d’un concours ouvert par le directeur général des Douanes (DGD), Fongod Edwin Nuvaga, en vue du recrutement de jeunes Camerounais. Ces derniers sont invités à procéder au paiement préalable d’une somme de 14 500 FCFA de frais afférents à la date limite du 10 novembre 2019.

En outre, le site web www.cameroon-today.cm et le numéro de WhatsApp +237 691 796 438 sont indiqués pour une information complémentaire. Il s’agit d’une arnaque. En simulant un envoi d'argent à ce numéro par le service Mobile Money, l'on constate qu'il n'est pas attribué. Ce qui est suspect.

Y faisant référence, le DG des Douane dément : «l’organisation des concours administratifs est de la compétence exclusive du ministère de la Fonction publique et de l’administration publique et de la réforme administrative ». Par ailleurs, Fongod Edwin Nuvaga invite le public à la plus grande vigilance face aux éventuelles extorsions de fonds et aux promesses fallacieuses de recrutement associées à cette campagne de désinformation.

De même le DGD se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des individus qui se servent de son nom pour publier de fausses informations et tenter d’abuser des honnêtes personnes.

 

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Le Cameroun lance un appel d’offres pour importer 115 000 tonnes métriques de gaz domestique

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Okie Johnson Ndoh, le président de la commission ad hoc chargé des importations des produits pétroliers a lancé, le 28 octobre dernier, un appel d’offres relatif à l’importation de 115 000 tonnes métriques (TM) de gaz de pétrole liquéfié (GPL), communément appelé gaz domestique. C’est l’équivalent de près de 700 000 bouteilles de gaz de 12,5 kg, les plus utilisées par les ménages.

Les sociétés pétrolières agréées pour l’importation des produits pétroliers au Cameroun sont informées que les 115 000 tonnes métriques de GPL sont divisées en trois lots : 60 000 TM, 35 000 TM et 20 000 TM. Le retrait du dossier d’appels d’offres se fait au siège de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) à Yaoundé, la capitale du pays. Les séances de dépouillements et d’adjudication y afférentes se tiendront le 12 novembre 2019 à la CSPH.

Selon le ministère de l’Énergie, l’accès des Camerounais au GPL a été amélioré. La consommation cette énergie moderne de cuisson est passée de 67 000 TM en 2011 à près de 110 000 TM en 2018, soit une croissance moyenne de 9% par an et 64% pour l’ensemble du dernier septennat. Cette année 2019, cette consommation est passée à 115 000 TM.

 

 

Cacao

Le prix du cacao camerounais atteint 1220 FCFA le kg et augure de meilleures perspectives pendant la saison sèche

Cacao

En dépit de l’impraticabilité des routes, les acheteurs de cacao au Cameroun semblent se hâter dans les bassins de production, pour faire des stocks avant l’arrivée de la saison sèche d’ici le 15 novembre 2019. Cette période de l’année est généralement marquée par une rude concurrence dans les achats de fèves.

Pour se mettre à l’abri d’une éventuelle flambée du prix des fèves du fait de la forte demande au cours de cette période, les acheteurs, qui ont déjà été très généreux durant toute la saison des pluies en maintenant les prix moyens des fèves au-dessus de la barre de 1000 FCFA le kilogramme, ont de nouveau cassé leur tirelire ces derniers jours.

 En effet, selon les pointages du Système d’information des filières (SIF), le kilogramme de fèves, resté bloqué à un maximum de 1080 FCFA depuis près d’un mois, est remonté à 1220 FCFA depuis le 28 octobre 2019, contre un minimum de 1050 FCFA (il était de 1020 FCFA il y a encore quelques jours).

Les analystes les plus optimistes projettent ce prix moyen à 1500 FCFA d’ici le mois de décembre 2019, en raison de la concurrence qui s’annonce entre les acheteurs-exportateurs pendant la saison sèche, d’une part, et la forte demande de l’industrie locale, d’autre part.

En effet, en plus de l’augmentation des capacités de transformation de certains opérateurs (Sic Cacaos, par exemple, NDLR), de nouvelles unités de transformation entrent en production cette année. Il en est ainsi de Atlantic Cocoa, qui ambitionne de broyer près de 40 000 tonnes par an dans l’enceinte du complexe industrialo-portuaire de Kribi, la cité balnéaire de la région du Sud.

La forte demande de fèves observée dans les bassins de production du Cameroun, laquelle va s’accentuer au cours des prochaines semaines, selon les experts de la filière cacao, s’explique aussi par l’accès difficile à la région du Sud-Ouest.

Cet important bassin de production est en proie en l’insécurité depuis 2016, en raison de la crise anglophone qui sévit dans le pays. Au cours de la dernière campagne, cette situation a d’ailleurs fait perdre au Sud-Ouest son leadership dans la production cacaoyère, au profit de la région du Centre.

 

Sonaraaa

Hydrocarbures : la Russie pour reconstruire la Sonara

En marge du Sommet Russie-Afrique qui s’est achevé le 24 octobre dernier à Sotchi, les officiels camerounais ont pris langue avec des groupes pétroliers russes.

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Très peu d’informations filtrent pour l’instant sur l’identité des entreprises russes qui pourraient reconstruire la Société nationale de raffinage (Sonara) ravagé par un incendie le 31 mai dernier. Mais l’on apprend qu’en marge du Sommet Russie-Afrique qui s’est achevé le 24 octobre dernier à Sotchi, les autorités camerounaises ont pris langue avec de grosses fortunes de Russie, dans le domaine des hydrocarbures. Le choix pourrait donc s’opérer entre le trio des majors pétroliers gaziers et pétroliers russes opérant déjà en Afrique : Ro neft (le leader du secteur pétrolier russe et la plus grande société pétrolière et gazière publique mondiale), Lukoil (l’entreprise a déjà eu a eu à investir au Cameroun, au Nigeria, au Ghana et en Égypte), et Gazprom (la compagnie russe est présente au Cameroun et en Algérie).

Des contacts ont aussi été établis avec des courtiers russes en vue d’importer à un prix compétitif du carburant afin de pallier l’arrêt de production de la Sonara. La reconstruction ne devrait pas s’achever avant 2021.

Les premières confessions de Jean Paul Njonou, le directeur général (DG) de la société nationale de raffinage (Sonara) sont passées presque inaperçues dans la presse et pourtant il s’est exprimé publiquement sur l’incendie qui a ravagé, le 31 mai dernier l’unique raffinerie du pays à Limbe. C’était à l’occasion de la visite des zones sinistrées de la Sonara et de la séance de travail avec le personnel par la délégation interministérielle conduite par Gaston Eloundou Essomba, le ministre de l’Eau et de l’énergie (Minee).

« En attendant de procéder à l’inspection complète de toutes nos installations pour déterminer avec exactitude l’étendue des dégâts, l’explosion du 31 mai dernier, suivie d’un incendie, faut-il le rappeler, a endommagé totalement 4 des 13 de nos unités de production et en a partiellement soufflé trois », a déclaré le DG de la Sonara.

Toujours selon lui, parmi les unités dont l’intégrité a été touchée de façon irréversible, on compte l’Unité 10. C’est l’unité de distillation atmosphérique. Elle a pour fonction le fractionnement du pétrole brut en coupes pétrolières à savoir les essences totales, le kérosène base, le gasoil léger, le gasoil lourd, le résidu atmosphérique.

L’Unité 30, elle, sert au fractionnement et de stabilisation des essences. C’est elle qui prépare la charge naphta du reforming catalytique. L’Unité 40, quant à elle, sert de fractionnement des gaz plants et de lavage du bupro, gaz domestique. Enfin, l’Unité 70 sert au traitement des eaux-de procédés, c’est l’eau qui sert dans tout le process de fabrication.

Les unités partiellement touchées sont : l’Unité 20 (unité hydro désulfuration des essences), l’unité 50 (pour la production de base de constitution du super), et l’Unité 100. C’est ici que l’on fait le stockage des produits et du pétrole brut ; notamment le Bac A10, avec un diamètre de 45 mètres et une capacité de 70 769,4 m3, soit 70 769 400 litres complètement consumé avec plus 10 000 m3 de pétrole brut (soit 10 millions de litres). Le Bac B20, bac de stockage des essences légères et le Bac B30, bac de stockage de Kérosène de base, tous déformés par le souffle de l’explosion. Le DG de la Sonara lui-même raconte que, les efforts des pompiers se sont concentrés sur le bac A10 toujours en feu. « Ces efforts d’extinction étaient souvent annihilés par des reprises de feu en dessous du toit flottant du bac. Compte tenu de l’ampleur du sinistre nos engins et équipements d’intervention y compris ceux de l’aide mutuelle ont été fortement sollicités et ont connu quelques pannes en cours d’opération ».

Le DG poursuit : « A chaque fois, nos mécaniciens, électriciens et chaudronniers sont intervenus pour rendre autant que faire se peut leur opérabilité à nos engins. Quelques pannes ajoutées à un moment donné à un problème de débit de nos pompes de forage et de niveau de bac d’eau incendie ont compliqué l’intervention sur le bac A10 » Selon Jean Paul Njonou, parce que ce bac contenait 10 000m3 de pétrole brut au moment de l’incendie, il a donc fallu lancer, à chaque fois, un nouvel assaut. C’est ainsi que dans la journée du mardi 05 juin les engins d’intervention étant révisés, le niveau, le débit et la pression d’eau incendie étant suffisants, l’émulseur étant mobilisé à hauteur de 22 000 litres, les pompiers ont lancé à 18h 35 une attaque d’envergure du bac A10 qui a commencé par le refroidissement en eau et s’est poursuivi par l’extinctipn complète à la mousse à 19h25.

« Avec-l’extinction du bac A10, nous étions donc arrivés à bout de cet incendie qui aura duré près de trois jours et demi », affirme le DG. Il a saisi l’occasion pour adresser ses remerciements au ministère de la défense pour son apport en matériel et en hommes, à la Scdp, au Chantier Naval, au Port autonome de Douala, à l’Asecna, Perenco , la Société Cotco et la raffinerie Port Harcourt au Nigeria.

 

 

 

 

Sud

2000 MILLIARDS DILAPIDÉS POUR UNE USINE DE MANIOC AU SUD QUI N’A JAMAIS FONCTIONNÉ

Sud

Le Bilan qui fait froid dans le dos.

Les images de l’usine des tracteurs d’Ebolowa,18 milliards de FCFA un prêt contracté auprès de l’Inde pour booster la production du manioc et maïs.
Une grande partie du matériel importé pour le montage es jette parce-que détériorée par la rouille.

Pour alimenter l’usine alors que l’on avait lancé les projets de construction de deux barrages hydroélectriques Mékin et Memve’ele qui n’ont jamais démarré, le gouvernement a préféré acheter un générateur qui va mourir après un mois, les ingénieurs indiens ont abandonné le projet.

Le ministre au coeur de ce projet,a au même moment piloté plusieurs du genre ,avec les agropoles, pour plusieurs milliards, et les éléphants blancs de près de 2000 milliards. Ce ministre critiqué par la Chine, critiqué par la banque mondiale, critiqué par le conseiller du président Biya au lieu d’être relevé pour incompétence, a plutôt été muté pour les finances.
C’est lui qui gère les finances du pays, imaginez …

Danpulo

Port de Douala : comment Danpullo a chassé Bolloré du terminal à conteneurs

L’industriel camerounais fait partie des partenaires du groupe italo-suisse Terminal Investment Ltd (TIL), nouveau concessionnaire dudit terminal à conteneurs.

Danpulo

Dans son édition du 9 octobre 2019, le bi-mensuel français La Lettre du Continent révèle que c’est Cameroon Continental Merchants (CCML), le groupe de l’oligarque Baba Ahmadou Danpullo, qui devrait être le chef de file des partenaires locaux du groupe italo-suisse Terminal Investment Ltd (TIL), nouveau concessionnaire du terminal à conteneurs du Port autonome de Douala.

«La convention de concession, paraphée par TIL le 4 octobre dernier, demande en effet au futur concessionnaire d’accorder une part minoritaire de la société de gestion à des groupes locaux. Outre CCML, d’autres opérateurs camerounais devraient également être associés au capital du futur gestionnaire. Le tour de table complet est encore en cours de constitution», précise notre confrère.

C’est par un communiqué publié le 16 septembre 2019 que la Direction générale du Port autonome de Douala a annoncé la désignation de TIL pour reprendre la gestion du terminal à conteneurs, qu’assurait le consortium Boltoré-APM Terminais depuis quinze ans. Le Groupe Bolloré, qui conteste son éviction, a saisi la justice et le président de la République du Cameroun.

Si son arrivée au Port autonome de Douala se concrétise, Baba Danpullo étendrait davantage un impressionnant empire déjà présent dans les secteurs de la téléphonie mobile, le transport aérien etia production de thé noir.

Du coté de Bolloré qui continue contester la convention signée entre le Pad et te groupe TIL, l’inquiétude a envahi les, employés. De sourses bien renseignées, il ressort que les dirigeants du groupe Bolloré s’opposeraient au payement des droits, dus à leurs ex-employés.

 

 

 

Camerco 1

Transport aérien : réunion de crise à Camair-Co

Les dirigeants de la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co) sont conviés à une réunion de crise, mardi prochain, 15 octobre 2019 à Yaoundé. Cette réunion intervient au moment où plane sur la compagnie un « risque d’arrêt des activités ».

Camerco 1

La rencontre du 15 octobre 2019 à Yaoundé, précise le ministre Louis Paul Motazé, vise à examiner « les modalités relatives à la négociation d’un concours bancaire à contracter au profit de Camair-Co ». Le 22 mai 2019, le ministre des Finances avait déjà autorisé le déblocage par le Trésor public d’une enveloppe d’un peu plus de 1,5 milliard de FCFA pour oxygéner la trésorerie de Camair-Co.

Cette enveloppe faisait partie d’une enveloppe globale de 6 milliards de FCFA que l’État ambitionnait d’injecter dans cette compagnie aérienne en zone de turbulences financières depuis le lancement de ses activités en 2011.

Cette réunion survient après que le patron de l’entreprise, Louis Georges Njipendi, a sollicité du gouvernement le déblocage d’une enveloppe de plus de 2,6 milliards FCfa afin de faire face aux besoins les plus pressants. Mais, indique APA News, pour le gouvernement, lui-même en proie à une crise de trésorerie, la solution idoine serait la négociation d’un concours bancaire couvert par l’État.

Presque toujours déficitaire depuis son lancement, en 2011, la Camair-Co croule sous un endettement de quelque 35 milliards FCFA, ses employés réclamant par ailleurs 3 mois d’arriérés de salaire actuellement.

Lire aussi : Transport aérien : Camair-Co bientôt au garage ?

En septembre dernier, l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (Asecna) a sommé la compagnie de régler ses arriérés de redevances s’élevant à 100,390 millions FCFA au plus tard le 13 septembre du même mois, sous peine de suspension des services de la navigation aérienne, le même jour dès minuit.

En dépit d’une promesse d’ouverture du capital, jamais concrétisée par les pouvoirs publics depuis 6 années, la compagnie nationale aérienne a fait, en 2016, l’objet d’un plan de redressement proposé par le cabinet américain Boeing Consulting, lui aussi resté sans effet.

Cette stratégie de relance prévoit, outre l’apurement de la dette, l’injection de 60 milliards FCFA, le redimensionnement du réseau ainsi que la modernisation de la flotte, composée actuellement de six appareils dont la plupart sont cloués au sol.

 

 

Odza quartier

Yaoundé : Témoignage exclusif du papa des cinq enfants décédés au quartier Odza

Le drame s’est produit dans la nuit du 27 au 28 septembre 2019 au domicile parental au lieu-dit Odza Borne 12 à Yaoundé. Une enquête a été ouverte pour déterminer les causes exactes de la mort ces morts en séries.

Odza quartier

Georges Mballa Zambo, cadre en service au ministère des Finances, et son épouse sont inconsolables depuis ce samedi 28 septembre 2019. Leurs cinq garçons âgés respectivement entre cinq et quinze ans sont décédés dans des circonstances troubles. « Je suis très choqué par ce drame qui secoue ma famille avec le décès de nos enfants. Jeudi soir je suis rentré du travail, j’ai normalement pris mon repas. Comme mes enfants n’avaient pas cours vendredi, je suis allé me coucher en leur accordant la possibilité l’autorisation de jouer à la PlayStation. Les enfants ont fini de jouer et sont allés se coucher. Vendredi matin aux alentours de 4 h du matin, leur maman s’est levée pour aller les réveiller pour une séance de prière matinale. La maman a crié devant la porte personne n’a répondu », témoigne le père des victimes dans les colonnes du quotidien Le Jour édition du 30 septembre 2019.

« Je suis aussi sorti en grondant les enfants. Malgré ma réaction aucun enfant n’a bougé. J’ai ensuite ouvert la porte j’ai touché les enfants et seul un enfant sur les six bougeaient. Je me suis mis à crier. Immédiatement j’ai appelé (es sapeurs-pompiers qui sont arrivés 25 minutes après mon coup de fil. Les sapeurs-pompiers se sont mis à réanimer les enfants, mais après les premiers secours, ils ont pris un seul et l’ont conduit à l’hôpital. Les cinq autres étaient déjà morts. Les enfants n’avaient aucun problème. Ils ont mangé normalement. J’ai également mangé le même repas qu’eux. Si c’était un poison, je serai également mort. Les enfants dormaient dans une grande chambre. J’ai construit une maison et j’ai réservé le premier niveau pour que les enfants se sentent à l’aise. Mon épouse et moi occupons l’étage. En plus, ils ne sont pas inscrits dans un même établissement pour me faire croire qu’ils ont mangé un repas suspect à l’école. Ma tête tourne, je ne suis plus serein. Voilà tous mes enfants qui partent comme cela dans les conditions bizarres. Comment je vais faire pour amener cinq cercueils dans mon village à Biwong Bane dans le Sud ? », se lamente le père des victimes. L’unique enfant rescapé est sorti du coma le 29 septembre 2019, précise le journal.

Les autorités compétentes se sont rendues sur les lieux « Elles étaient accompagnées des éléments de gendarmerie et de la police. Les parents des victimes ont été auditionnés. Après l’audition des parents, les corps ont été conduits à la morgue de l’hôpital central de Yaoundé. Une enquête pour déterminer les causes de ce drame est ouverte » conclut Le Jour.

 

 

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Le gouvernement camerounais va emprunter 387,6 milliards de FCFA à la Chine

Le gouvernement camerounais envisage d'acquérir un prêt de 38,7 milliards de FCFA auprès de la Chine, afin d'achever la deuxième phase du projet de port en eau profonde de Kribi. La procédure d'élaboration des conventions de financement est en cours de finalisation.

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Eximbank of China devrait réaliser ce projet dans les jours à venir. « La deuxième phase de la construction du port de Kribi est estimée à 456,7 milliards de FCFA. Il sera financé conjointement par Eximbank China (85% ou 387,6 milliards de FCFA) et 15% des concessionnaires.

La deuxième phase de ce projet prévoit la construction d'un deuxième terminal à conteneurs avec un quai de 700 mètres, un terminal de ferry et un terminal de stockage de pétrole. Entre-temps, le champ de construction est déjà en cours d'aménagement et des travaux de dragage sont en cours. Les enrochements artificiels et les tranchées des quais sont également en cours de fabrication.

En 2011, le gouvernement a annoncé qu'il avait réservé un prêt concessionnel de 207 milliards de FCFA auprès de l'Export-Import Bank (Eximbank) de Chine pour financer la construction d'un port en eaux profondes à Kribi.

La première phase du projet, d'un coût d'environ 250 milliards de FCFA, a été mise en service en mars 2018 et construite par la China Harbour Engineering Corporation (CHEC). L'entreprise de construction, en mars, a souligné son intérêt pour la construction partielle de la deuxième phase du projet, lors d'une rencontre avec le Premier ministre Dion Ngute.

Ces dernières années, la Chine a investi dans des projets à travers l'Afrique, cherchant à obtenir des ressources pour alimenter la croissance rapide de sa propre économie.

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Cameroun : Trois régions officiellement déclarées « zones économiquement sinistrées »

Désormais, les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont officiellement déclarées « zones économiquement sinistrées », Selon un décret rendu public le 2 septembre 2019 par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute.

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Crise humanitaire : L’Onu débloque 75 millions de dollars pour huit pays dont le Cameroun

Cette allocation du Fonds central d’intervention d’urgence permettra aux travailleurs humanitaires de fournir une assistance humanitaire vitale à plus de 4 millions de personnes touchées par des conflits, des catastrophes naturelles et d’autres crises.

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Infrastructure : « Hyatt Hotels Corporation » va construire deux hôtels au Cameroun

La chaîne internationale d'hôtels « Hyatt Hotels Corporation », fondée en 1957 par Jay Pritzker, qui opère dans de nombreux pays à travers le monde, va construire deux hôtels au Cameroun.

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Les responsables des communautés urbaines et communes pilotes du septentrion à l’école du budget programme

La session de formation des communes, des responsables locaux des communautés urbaines et communes des régions septentrionales pilotes à l’école du budget programme. L’arrimage de ces collectivités territoriales décentralisées à cette exigence de gestion budgétaire axés sur les résultats, fait l’objet d’une session de formation de 6 jours ouverte ce lundi à Garoua. 

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Du mauvais carburant dans les stations services Total : Le Directeur général de l’entreprise française sur la sellette

Au terme d’une réunion tenue ce dimanche dans la cité capitale économique camerounaise, Adrien Bechonnet qui avait au préalable réfuté les accusations portées contre Total, s’est finalement rétracté en pointant un doigt accusateur contre  la Société camerounaise des dépôts pétroliers (Scdp).

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Cameroun : Depuis 1982, voici le nombre d’années qu’aurait passé Paul Biya à l’Hôtel continental

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Les séjours du couple présidentiel camerounais à l’hôtel Intercontinental, sur les bords du lac Léman sont de plus en plus boycottés par les activistes résidant en Europe.

Pour cause, les manifestants estiment que Paul Biya passerait plus de temps à l’étranger que dans son pays. De plus, ils dénoncent les sommes dépensées par l’État du Cameroun en ces somptueux lieux. Soit environ 150 000 euros par mois.

D’après une enquête du consortium d’investigation Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), depuis son accession à la magistrature suprême il y a 38 ans, Paul Biya aurait passé quatre ans et demi à l’hôtel Continental à Genève.

Si aujourd’hui les manifestations de la BAS sont présentées comme des guerres incitatives, basées sur la haine tribale, atteinte à l’image du pays à l’international au regard des résultats sortis des urnes le 7 octobre 2018, il faut noter que les voyages du chef de l’État sont contestés depuis près d’une décennie. Et depuis lors, cela n’a jamais inquiété personne.

Parfois taxé de vandales, de sans-papiers, les autorités camerounaises ne se sont jamais appesanties sur ce dossier pourtant sérieux. Avec le temps, ce qui longtemps a été considéré comme de simples agissements infertiles ; préoccupe au plus haut point aussi bien la société civile que la classe politique.

Paul Biya, arrivé à l’aéroport de Genève-Cointrin dimanche 23 juin 2019, à bord d’un avion privé, afin de ne pas éveiller les soupçons, a encore fait face mardi 25 juin à une quarantaine d’opposants qui ont forcé l’entrée de l’intercontinental et se seraient battus avec des membres du service de sécurité du chef de l’État.

Une information que la police genevoise ne confirme toujours pas. Mais elle reconnaît qu’il a fallu au moins une heure pour que le calme revienne dans le palace.

Même si aujourd’hui ces actes peu orthodoxes sont condamnables, l’on peut toutefois reprocher l’indolence des pouvoirs publics qui depuis plusieurs années, n’ont rien mis en place pour contrecarrer ses manifestants qui aujourd’hui auraient de façon tacite, les soutiens étrangers.

Rappelons que l’hôtel Continental est un palace planté à proximité du palais des Nations à Genève. Dans ces lieux seigneuriaux, les activistes, reconvertis en Brigade Antisardinards, chapitreraient Paul Biya d’y occuper le sixième étage, qui serait facturé autour de 150 000 euros le mois. Une somme strictement supérieure au salaire minimal inter garanti (SMIG) au Cameroun.

 

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Yaoundé : Un homme se fait copieusement bastonner par les enfants de son amante à Nkolbisson

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L’homme à la quarantaine sonnée se fait sérieusement bastonner par les enfants de son amante sexagénaire pour avoir profané les domiciles de leur feu père, décédé il y a longtemps.

Les populations du petit village Essom situé aux environs de Nkolbisson se sont réveillées en sursaut ce mercredi matin aux environs de minuit. Pour cause, les cris d’un homme qui ont ramené le voisinage de son profond sommeil. « S’il vous plait ne tuez pas, ne me tuez, ne me tuez pas. Amenez-moi à la gendarmerie, pardon, pardon je ne vais plus faire ça », ainsi criait sans cesse la victime pendant au moins quinze minutes.

Devenus incessants, ces cris qui ne pouvaient plus laisser personne indifférent ont obligé tout l’entourage à ouvrir ses portes en cascades pour aller savoir de quoi il était question.

Pendant qu’on le pensait qu’il s’agissait d’un malfrat qui avait été pris en flagrant délit de vol, les sources discrètes nous ont plutôt fait comprendre que c’était un cas un peu particulier.

« Le type qui pleure là c’est le gars de la mère ci. Il vient souvent là-bas. Et chaque fois qu’il y passe, elle tombe malade. Il vient toujours à l’insu de ces grands enfants que vous voyez là. Aujourd’hui on l’a attrapé en train de travailler sur sa personne c’est pourquoi il subit. Si c’était un simple bandit ils devaient alerter tous les voisins », nous a confié un membre proche de la famille.

Pour sa part, adossée sur le balcon de sa véranda, la concernée Mama Mbom, veuve depuis des années, semble visiblement renier toute relation avec la victime : « Tuez-le même, c’est mon problème ? », lançait-elle sur un ton pale.

Entre-temps, le « bon travailler », à la limite « gigolo » d’après nos sources, ne faisait qu’encaisser les coups des enfants de sa copine qui lui ont servi la corrective pour qu’il ne s’y essaie plus.

Dehors, les habits du monsieur se consumaient pendent que qu’on lui intimidait de sortir nu comme il se trouvait. « Sors, tu ne sors pas ? Je dis tu vas sortir. Ça va te servir de leçon », réprimandait l’un des garçons.

Cette scène s’est déroulée pendant près d’une heure sous le regard impuissant des ceux qui sont venus y assister. Après que l’homme en question est parti, la situation s’est ensuite calmée jusqu’au petit matin où, plus un moindre bruit, ni pourparlers ne s’est plus fait entendre.

Accident a mbanga

Cameroun : Grave accident de circulation sur l’axe Mbanga —Njombe

Accident a mbanga

D’après des sources contactées par lebledparle.com, un camion et un minibus de marque Coaster sont entrés en collision ce mardi 11 juin 2019, aux environs de 17 heures, sur l’axe Mbanga — Njombe, dans le département du Moungo, région du Littoral.

Des informations reçues des sources locales indiquent que le bilan provisoire ferait état d’un peu plus de 4 morts et plusieurs blessés graves.  

Un bilan provisoire confirmé par les éléments de la gendarmerie, surplace au lieu du drame.

Cependant, notre informateur nous renseigne que ce bilan pourrait s’alourdir, vu la violence du choc qui a fait des blessés au pronostic vital engagé.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les mobiles, de cet accident mortel.

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Jean de Dieu Momo : “Les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont pris les armes.

Est-ce que ça m’empêche de boire mon vin de palme ?” 

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Jean de Dieu Momo, ministre délégué auprès du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a fait un autre coup d’éclat en faisant des remarques surprenantes sur la crise dans les régions Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun.

Dans une vidéo devenue virale sur les médias sociaux, le Chevalier de l’Ordre de la valeur et Président national du PADDEC (Patriotes Démocrates pour le développement du Cameroun) se moque du sort des masses souffrantes des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest alors qu’il boit dans une bouteille de vin de palme.

S’adressant apparemment à ses admirateurs réunis dans ses bureaux de Yaoundé, Jean De Dieu Momo dit : “Les populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont pris les armes. Cela ne m’empêche-t-il pas de boire mon vin de palme ?”

Le ministre délégué a ajouté que quand les Bamileke se battaient entre eux en 1960 ; cela ne l’a pas empêché de vivre en paix à Douala. De même, les anglophones qui ont pris les armes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ne l’empêchent pas de boire son vin de palme à Yaoundé ; Momo dit que les “vrais Bamilekes” ont aujourd’hui refusé de suivre “le peuple fou” et les “Maquisards” qui sont allés marcher à Paris et demander aux masses de prendre les armes contre le régime.

Il a déclaré son soutien aux “patriotes indomptables” et souhaite que ces groupes patriotiques se multiplient pour combattre les ennemis de l’Etat qui sont pour la plupart des immigrés clandestins et des demandeurs d’asile à l’étranger.

Dans la vidéo devenue virale, le ministre Momo dit que les Maquisards et les Ambazoniens sont pareils. Brice Nitcheu et Patrice Nganang, qui mènent des manifestations contre le régime dans la diaspora, sont les enfants des maquisards d’hier et ceux qui organisent des manifestations à Paris ne devraient pas seulement marcher, mais courir, même si dans les deux cas, le Cameroun reste impassible.

Jean De Dieu Momo avait reçu en mars 2019 la bénédiction du chef traditionnel de l’Esu dans la région du Nord-Ouest et, à cette occasion, il s’était engagé à trouver une solution durable à la crise anglophone. Nombreux sont ceux qui ont été étonnés par ses récentes déclarations.

 

Ngoh ngoh

Cameroun : Ferdinand Ngoh Ngoh reçoit des investisseurs libyens au Palais de l'Unité

Ngoh ngoh

Le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République s’est entretenu hier 23 mai 2019 avec une délégation d’investisseurs libyens du groupe Ola Energy.

La délégation d’investisseurs libyens était conduite par Mazin Ramadan, le Président directeur général (Pdg) du groupe Ola Energy. Il a été question au cours de l’audience qui s’est déroulée au Palais de l’Unité entre Ferdinand Ngoh Ngoh le Ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République (Sg/Pr) de discuter du développement du groupe suscité au Cameroun. Il faut noter que OiLibya Africa Energy (Ola Energy) fait dans la distribution et la commercialisation des produits pétroliers et du gaz. Ola Energy vient remplacer au pays OiLibya.

 

Après une demie heure d’échanges avec le Sg/Pr, face à la presse, Mazin Ramadan a déclaré « nous avons eu des échanges fructueux avec le Ministre d’Etat. Les discussions ont porté sur notre entreprise qui est installée dans votre pays depuis quelques temps. Nous avons discuté du type d’investissements que nous pouvons faire, de l’appui que nous pouvons recevoir du gouvernement camerounais et bien évidemment, de ce que nous pouvons apporter ».    

 

D’après le Pdg d’Ola Energy le groupe a déjà généré quelque 500 emplois au Cameroun. Soit une centaine d’emplois directs et près de 400 emplois indirects, ceci à travers 75 stations-services qui sont déjà dénombrées, ceci parmi les 1100 que l’on dénombre actuellement dans 17 pays à travers le continent. Toujours en Afrique, il y a une cinquantaine d’aéroports qui jouissent de l’expertise de cette entreprise.

 

 

 

 

 

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Au Cameroun, deux start-up au secours de la « pénurie de sang » dans les hôpitaux

« CARNET DE SANTÉ ». Le besoin annuel du pays est estimé à 400 000 poches. En 2018, seules 94 873 ont été collectées. Des initiatives tentent de remédier à ce manque.

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Entre ses mains aux ongles vernis, Philomène tient une photo aux extrémités mangées par la moisissure. Une femme vêtue d’une longue robe de soie jaune y sourit à l’objectif. « Ma mère chérie. Morte en janvier 2015. Un accident de voiture et il n’y avait pas de sang à lui transfuser », explique, la voix enrouée, cette jeune cadre dans la microfinance. En pleurs, elle se lève du canapé dans son salon de la Cité verte à Yaoundé, capitale du Cameroun, pour aller vers les photos qui tapissent le mur. « On aurait pu la sauver. Mais la banque de sang de l’hôpital était désespérément vide », poursuit avec colère, Ange, son petit frère.

Selon les statistiques du Programme national de transfusion sanguine (PNTS), les besoins annuels du Cameroun sont estimés à 400 000 poches de sang pour l’ensemble du pays. En 2018, 94 873 ont été collectées, contre 91 047 en 2017 et 82 661 en 2016. Dans le sud, où les besoins sont évalués à 13 096 poches, seules 767 avaient été recueillies en 2018, soit 5,86 % de ce qui serait nécessaire. Les journaux parlent « de pénurie de sang », voire de « crise du sang », mais le problème est plus profond.

Episode 4 Tantine, l’application rwandaise qui éduque les jeunes à la sexualité

D’après une étude sociologique réalisée en 2017 par la Société française de transfusion sanguine en collaboration avec le PNTS, plusieurs freins expliquent cette situation : le manque de volonté politique, d’abord ; l’ignorance du public en matière de don de sang, ensuite ; et enfin les barrières culturelles et religieuses. Ces trois freins créent une situation catastrophique. « Si je donne mon sang, je vais transmettre des péchés”. Voilà ce qu’on entend dans certaines zones, se désole Appolonie Noah Owona, médecin et secrétaire permanente du PNTS. Ou encore : On va se livrer à des pratiques ésotériques avec mon sang”. » Face à cette large désinformation, deux start-up ont décidé d’agir.

Connecter donneurs et patients

D’abord, ce sont des adolescentes qui se sont lancées. En décembre 2018, quatre collégiennes de la classe de 4e du Quality International School de Yaoundé ont développé Hemo (tiré du mot « hémoglobine »), une application en anglais pour Android, téléchargeable sur Playstore, qui met directement en relation patients et donneurs. Le procédé est simple : un potentiel donneur s’inscrit sur l’application en entrant son identité, son groupe sanguin, ses coordonnées précises.

Un patient dans le besoin peut se rendre dans la rubrique « recherche de donneurs », y entrer sa localisation et le groupe sanguin désiré. Ensuite, il ne lui reste qu’à choisir le donneur et à le contacter. Si, pour l’instant, ce choix butte sur le nombre limité d’inscrits – une trentaine de donneurs enregistrés, repartis entre Douala, Yaoundé, Dschang et Nanga-Eboko –, il se heurte aussi au système payant de la transfusion.

Episode 8 Le secteur privé, acteur incontournable dans les systèmes de santé en Afrique

Officiellement, le prix d’une poche varie entre 15 000 francs CFA et 25 000 francs CFA (22,90 euros et 38,10 euros), mais, selon quatre patients et garde-malades contactés par Le Monde Afrique, dans les hôpitaux, les prix sont bien supérieurs à ce barème et peuvent atteindre 100 000 francs CFA la poche en fonction des spécificités du sang requises. « Mon mari était malade et avait besoin de sang, raconte Aline, au chevet de son époux, à Yaoundé. A l’hôpital, on nous a demandé de venir avec au moins deux donneurs. Et, bien que nous en ayons amené quatre, nous avons dû régler plus de 20 000 francs CFA pour obtenir une poche », poursuit la jeune femme.

« Même à l’article de la mort, sans donneur, pas de sang », regrette Flore qui a échappé de peu au pire après un accident de moto à Douala, la capitale économique. L’objectif de l’application est donc de changer ce système en permettant aux patients de gagner du temps et de l’argent en ayant directement accès aux donneurs. « On veut surtout sauver des vies et faire comprendre aux donneurs qu’ils sont des héros », explique Joyce Lesley Forkou Djuiko, 15 ans, l’une des fondatrices d’Hemo.

Banque de sang en ligne

En 2016, la jeune fille a perdu son oncle âgé de 64 ans. Il avait besoin d’une transfusion d’un groupe et d’un rhésus rares et sa famille a cherché en vain. Alors, lorsque en 2017, sa classe est sélectionnée pour participer à une compétition « tech », la jeune fille raconte cette histoire à ses trois camarades. « Nous avions plusieurs idées, précise de sa voix adolescente Ekinde Mekolle Muke. Mais, en interrogeant autour de nous, nous nous sommes rendu compte combien le manque d’accès au sang était crucial. »

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Les jeunes filles ne gagnent pas le concours, mais choisissent de continuer le développement de leur application. Leurs week-ends et jours libres, elles codent et communiquent si bien que quatre mois après son lancement, plus de 50 personnes ont téléchargé Hemo.

Avec leur mentor, elles travaillent aujourd’hui sur une version française de l’application et veulent augmenter sa sécurisation. Les filles pensent aussi profiter de leurs grandes vacances pour organiser des campagnes de sensibilisation au don de sang, afin de faire connaître l’application au plus grand nombre et, surtout, aux hôpitaux.

C’est dans le milieu hospitalier que Melissa Bime a, elle, créé Infuiss, une banque de sang en ligne qui met en contact les hôpitaux en pénurie avec ceux qui en ont. La plateforme imaginée par la jeune infirmière de 22 ans possède une base de données de tous les groupes et rhésus disponibles dans les hôpitaux de Douala, Yaoundé et les principales villes du pays.

Episode 6 « Les milliardaires africains doivent financer la recherche médicale en Afrique »

Dès qu’un hôpital a un besoin, il envoie un SMS ou appelle la plateforme Infuiss, qui livre rapidement grâce à une flotte de motos. En deux années, 2 300 poches de sang ont ainsi transité d’un hôpital à un autre. Et Melissa, lauréate du Cartier Women’s Initiative 2018 pour l’Afrique subsaharienne, a confié au magazine américain Ozy qu’elle comptait « doubler ou tripler » l’offre cette année. Pour cela, ses équipes travaillent à promouvoir le don gratuit.

L’espoir de la jeunesse

Pour atteindre l’autosuffisance sanguine, le Comité national de transfusion sanguine du Cameroun a signé un partenariat avec l’Etablissement français de sang et Expertise-France, pour la mise en place du cadre institutionnel et technique de la transfusion sanguine et avancer dans le recrutement des donneurs.

En attendant, le pays « chouchoute » ceux qui font déjà ce geste en leur accordant des cartes de donneurs. « Nous négocions avec des hôpitaux pour que, si ces personnes ou leurs ascendants directs sont dans le besoin, qu’ils n’aient plus besoin de venir avec deux autres donneurs supplémentaires », précise la docteure Appolonie Noah Owona, du PNTS.

La démarche fait sourire Raymond*, responsable d’une association qui encourage le don de sang. Ce médecin généraliste, qui a perdu un enfant en 2009 faute de sang disponible, rappelle que plus de 80 % des poches collectées chaque année le sont dans l’urgence, provenant essentiellement des familles. En clair, si des Camerounais ne se retrouvent pas avec un proche hospitalisé ou dans le besoin, ils ne donnent pas.

Episode 9 Au Zimbabwe, quand des mamies remplacent le psy

« C’est la triste vérité. J’ai parcouru de nombreuses zones et je connais les barrières, explique-t-il. Pour moi, il faut se tourner vers la jeunesse qui représente plus de la moitié des 25 millions d’habitants et les sensibiliser grâce au smartphone que tous possèdent jusque dans les villages les plus reculés. Il faut aussi voir comment travailler avec Infuiss, Hemo et d’autres start-up qui parlent leur langage. » La langue des jeunes, celle de la générosité et du don.

 

 

 

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Le Port de Kribi ambitionne de se lancer à la conquête de la côte ouest-africain

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Son directeur général, Patrice Melom, vient de lancer un avis à manifestation d’intérêt relatif au recrutement d’un consultant chargé de l’élaboration d’ une stratégie marketing par la mise en œuvre et le suivi des plans de développement des filières de croissance pour rendre le PAK compétitif sur la côte ouest-africaine.

Il sera question pour l’adjudicataire de cet avis à manifestation d’intérêt d’identifier des facteurs et indicateurs de compétitivité des ports de la côte ouest africaine, de faire l’analyse des besoins et les offres du marché en vue de déterminer avec précision le potentiel de vente des services et les segments les plus intéressants du marché ; tout en tenant compte de la concurrence de son importance.

 

Mais aussi de faire « une analyse comparative de la compétitivité du Port de Kribi et celle des ports de la côte ouest africaine ; et une analyse des éléments qui rendent le PAK unique dans l’action de commercialisation de ses services et la captation/fidélisation de sa clientèle. Enfin, identifier des filières de croissance sur la base d’un ensemble de critères jugés pertinents ; élaborer des plans de développement des filières retenues et les modalités de mise en œuvre et de suivi des plans de développement des filières retenues ».

 

Au terme de cette étude, le PAK souhaite disposer d’« une fiche descriptive synthétique des différents ports. Une matrice des facteurs et indicateurs de compétitivité portuaires pertinente. Une maîtrise détaillée des forces et faiblesses des ports de la côte ouest africaine. Et une maîtrise de l’élaboration des plans de développement grâce aux missions de benchmarking dans un port d’Afrique francophone de référence et même des séminaires de formations locales ».

 

Egalement, le PAK devrait disposer des outils de maîtrise de la production du plan marketing triennal par la combinaison de la maîtrise de l’analyse PESTEL et l’analyse de marchés. De même qu’il sera capable d’identifier et d’élaborer les plans de développement des filières de croissance retenues autour du port de Kribi.

 

En rapport avec leurs performances des ports de la côte ouest-africaine, en 2017 par exemple, rapporte l’Agence Ecofin, 285 porte-conteneurs ont emprunté les sept routes commerciales intercontinentales en direction de l’Afrique de l’Ouest. Déployés par 24 opérateurs différents, leur capacité moyenne était de 3300 EVP. Le plus gros navire, un navire de 13 600 EVP, est exploité par MSC (Mediterranean Shipping Company) dans le cadre d’un service hub and spoke, reliant Lomé à un grand nombre de ports régionaux.

Avec le redressement des prix du brut, les volumes de conteneurs en Afrique de l’Ouest, devraient atteindre 4,3 millions d’EVP d’ici 2021, à raison d’une croissance annuelle estimée à 5 % pour les cargaisons en conteneurs.

 

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Ecomatin net agro industrie atlantic group veut booster la transformation du cacao camerounais cacao chocolat

Cameroun : A Ebolowa, le cacao entre dans la phase de la transformation

Ecomatin net agro industrie atlantic group veut booster la transformation du cacao camerounais cacao chocolat

Avec l’appui du Lycée Agricole de Nantes en France un chocolat essentiellement bio baptisé “Keka wangan” est fabriqué à titre expérimental au Collège Régional d’Agriculture d’Ebolowa.

Cet essai à terme va conduire à la création du label de cacao délicieux made in Ebolowa. Il est question de permettre aux producteurs de cacao de vivre équitablement de leur travail. Un concept dénommé le commerce équitable axé sur une politique censée impulser le développement de nos communautés productrices de cacao.

Ebolowa s’inscrit alors dans l’ère du temps. La capitale régionale du Sud grâce à l’activité agricole moderne palpe les merveilles de la scène internationale,dans l’optique de renforcer le partenariat et valoriser l’échantillon.

Pour Florent Dionizi chercheur, “on a développé ce produit pédagogique qui est une tablette de chocolat 70% de cacao fait dans ces conditions en respectant l’environnement, en respectant les producteurs et en fait on s’est dit c’est réalisé à Ebolowa. Et si le made in Ebolowa profitait à tout le tissu économique de la zone”. Le label made in Ebolowa facilitera l’implémentation de la politique du commerce équitable.

“Un commerce qui est respectueux à la fois de l’environnement naturel, humain, un développement économique qui fait sensibiliser pour former. Ce qui est important dans un territoire de commerce équitable c’est qu’il doit profiter à tout le territoire. Ebolowa va donner le las pour tout le continent”, précise Florent Dionizi. Une initiative qui contribue largement au développement local.

Selon Guy Roger Zo’o Olouman Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté Urbaine d’Ebolowa, “nous pourrons faire la promotion de la destination Ebolowa,veuillez au respect des valeurs d’equitabilite,procurer du travail et assurer la transformation locale”.

Pour la réussite de ce projet le Collège Régional d’Agriculture d’Ebolowa met en évidence la contribution de la couche juvénile. Pour Antoine Mbida le Directeur du CRA d’Ebolowa, “nous allons former les différents acteurs en matière de production et également en matière de développement du concept”.

Ebolowa à travers cette initiative du Collège Régional d’Agriculture continue de miser sur le secteur agro-pastoral pour émerger. Une révolution agricole qui va forcément entraîner des répercussions dans le quotidien des populations.

 

 

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Macky sall president

Sénégal: le Parlement examine la suppression du poste de Premier ministre

Macky sall president

Les députés sénégalais devaient examiner samedi un projet de révision de la Constitution devant mener à la suppression du poste de Premier ministre.

Les députés sénégalais devaient examiner samedi un projet de révision de la Constitution devant mener à la suppression du poste de Premier ministre, une initiative du pouvoir dénoncée par l’opposition et la société civile, deux mois après la réélection du président Macky Sall.

La révision porte au total sur au moins 22 articles de la Constitution, établissant un nouvel équilibre entre les pouvoirs et renforçant le caractère présidentiel du régime sénégalais.

Parmi les innovations, le président de la République ne pourra plus dissoudre l’Assemblée nationale, laquelle ne pourra plus déposer une motion de censure pour renverser le gouvernement. Autre changement, un député nommé ministre pourra retrouver son mandat à l’Assemblée s’il est limogé du gouvernement.

Ce projet de révision de la Constitution avait été adopté le 17 avril par le gouvernement. L’Assemblée nationale est largement contrôlée par la majorité présidentielle menée par l’Alliance pour la République (APR), la formation du président Macky Sall.

Les principaux partis d’opposition s’opposent à cette révision constitutionnelle.

Le Parti démocratique sénégalais (PDS) de l’ex-président Abdoulaye Wade l’a qualifié de “sans intérêt”, notant dans un communiqué que cette réforme a été “volontairement dissimulée pendant la campagne électorale”.

De fait, Macky Sall n’avait pas évoqué cette révision constitutionnelle pendant sa campagne, et il a surpris les Sénégalais en l’annonçant le 6 avril, quetre jours après avoir prêté serment pour un second mandat.

Ses quatre rivaux malheureux à la présidentielle du 24 février, l’ex-Premier ministre Idrissa Seck, le député Ousmane Sonko – figure montante de l’opposition-, l’ancien ministre Madické Niang et l’universitaire Ibrahima Sall, ont aussi dénoncé cette réforme.

Ils “réprouvent le fait que des modifications aussi substantielles de la Constitution aient été initiées en l’absence de toute forme de concertation”, selon un communiqué commun.

Selon eux, “des réformes d’une si grande ampleur ne seraient légitimes que si elles sont effectuées par voie référendaire (…) d’autant plus que ce projet n’a été mentionné dans aucun des programmes proposés aux sénégalais lors de l’élection présidentielle”.

Plusieurs organisations de la société civile ont appelé à des manifestations “pacifiques” samedi devant l’Assemblée nationale, située dans le centre-ville de Dakar où toute manifestation est interdite en vertu d’un arrêté ministériel de 2011.

Le Sénégal, qui fait figure de modèle démocratique en Afrique, s’était déjà passé de Premier ministre dans les années 1960 sous la présidence de Léopold Sédar Senghor et au début des années 1980 sous celle d’Abdou Diouf.

Le président Macky Sall, qui a promis d’accélérer les transformations de l’économie sénégalaise, veut par la suppression du poste de Premier ministre mettre fin aux “goulets d’étranglement” en étant “directement au contact avec les niveaux administratifs”, selon ses services.

Macky Sall, au pouvoir depuis 2012, a été réélu dès le premier tour du scrutin le 24 février avec 58,26% des voix.

Le 6 avril, il a reconduit à la tête du gouvernement Mahammed Boun Abdallah Dionne, le chargeant de préparer lui-même la disparition à brève échéance de sa fonction.

 

 

Challenges tn baril petrole

Prix des produits de base: les cours du pétrole devraient baisser en 2019

Challenges tn baril petrole

Avec une croissance mondiale plus faible que prévu et une hausse de la production des pays non membres de l’OPEP, les prix pétroliers devraient baisser en 2019.

Les cours des métaux et des produits agricoles devraient connaître une reprise partielle, qui s’accélèrera en 2020.

Des perspectives de croissance mondiale plus faibles que prévu et une production pétrolière supérieure aux attentes aux États-Unis ont conduit à réviser à la baisse les prévisions de prix pétroliers d’octobre 2018, indique la Banque mondiale, qui table sur un baril de pétrole s’établissant en moyenne à 66 dollars en 2019 et à 65 dollars en 2020.

Selon les prévisions de la Banque mondiale dans sa livraison d’avril de Commodity Markets Outlook, les prix des métaux devraient poursuivre leur remontée en 2019, après la brusque baisse enregistrée au second semestre 2018. Une dynamique qui s’explique par la stabilisation de l’activité en Chine après le léger fléchissement observé en fin d’année dernière ainsi que par les insuffisances de l’offre.

« De toute évidence, le cycle des prix des matières premières a pris fin et si les pays exportateurs souffrent de cette évolution, elle ouvre des perspectives aux pays importateurs, déclare Ceyla Pazarbasioglu, vice-présidente de la Banque mondiale pour le pôle Croissance équitable, finance et institutions. Les pays exportateurs vont devoir s’adapter à la baisse de leurs recettes tirées des produits de base en diversifiant leur économie tandis que les pays importateurs pourront profiter de prix moins élevés pour doper leurs investissements. »

Les cours des produits agricoles devraient se replier de 2,6 % en 2019 avant de rebondir en 2020, sous l’effet d’une baisse de la production et du renchérissement des prix de l’énergie et des engrais. L’escalade des tensions commerciales devrait tirer les prix vers le bas, mais la hausse plus forte que prévu des prix de l’énergie pourrait avoir un impact contraire plus important qu’anticipé.

« Les perspectives pour les matières premières sont sensibles aux risques liés aux politiques publiques, surtout quand il s’agit du pétrole », explique Ayhan Kose, directeur du Groupe d’étude des perspectives. Une série de décisions, y compris de la part de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et de ses partenaires concernant de nouvelles réductions de la production, le degré de conformité avec les récentes décisions sur les sanctions contre l’Iran, et la modification imminente de la réglementation des émissions dans le transport maritime pourraient inverser ces prévisions.

Après un repli fin 2018, les cours du pétrole ont connu une hausse régulière depuis le début de l’année, alimentée par les réductions de production décidées par les pays de l’OPEP et leurs partenaires et une baisse des volumes produits au Venezuela et en Iran. Après les excellentes performances de 2018, la production de schistes bitumineux aux États-Unis devrait rester robuste. Globalement, les prix de l’énergie, gaz naturel et charbon compris, devraient reculer de 7,9 % en moyenne en 2019.

Dans un dossier spécial consacré aux interventions publiques destinées à atténuer les répercussions des fluctuations des prix alimentaires, le rapport montre que les mesures prises en concertation par plusieurs pays peuvent avoir un effet contraire d’amplification des variations, au détriment des populations les plus vulnérables.

 

 

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