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Politique

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Messanga Nyamding explique son absence à la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an à Paul Biya

Pour lui, ses camarades du parti n’ont  pas joué franc-jeu avec le billet d’invitation.

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C’est une tradition. Le chef de l’Etat reçu les vœux de nouvel an des membres du Corps diplomatiques et ceux des Corps constitués nationaux. C’est ce jeudi 9 janvier 2020 que la cérémonie a eu lieu.

Mauvaise foi

Grand absent de la cérémonie,  le professeur Pascal Charlemagne Messanga Nyamding croit savoir.  Il s’est expliqué à l’émission Debrief de l’Actu diffusée sur Canal 2 International ce jeudi 9 janvier. L’enseignant des relations internationales à l’Iric accuse ses camarades du comité central du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais).  

Pour lui, ils n’ont  pas joué franc-jeu avec le billet d’invitation remis par le cabinet civil de la présidence de la République. « Le cabinet civil de la présidence de la République a remis mon billet et celui de mon épouse au comité central du RDPC. Ils ne m’ont jamais remis mon billet. Mais ils ont choisi de remettre celui de mon épouse. Ce qui est très grave. Ils disent que je vais chuchoter des choses dans l’oreille du président de la République », révèle le membre titulaire du comité central du RDPC.

Dénonciations

Le Pr Messanga Nyamding ne porte certains membres du comité central du RDPC dans son cœur. Il n’hésite pas  les tares qui minent le parti des flammes. Par ailleurs, dans les médias, l’universitaire réclame un poste ministériel ou autre en guise de récompense de ses nombreuses années de militantisme au sein du parti au pouvoir. 

« Je suis patron du RDPC à 23 ans à Paris. Si on me disait qu’en 2019 je ne serais pas à un poste administratif, je vais vous dire ce n’est pas possible. Je ne l’aurai jamais imaginé. Je ne l’aurai jamais accepté », avait-il déclaré. C’était le 29 décembre 2019 sur les antennes d’une chaine de radio locale.

 

 

Palais

Le Sdf, le Mrc et l’Udc absents au palais de l’unité pour les vœux de Nouvel An à Paul Biya

Les leaders de ces partis politiques de l’opposition, n’ont pas été aperçu ce jeudi 9 janvier 2020 à Etoudi, lors de la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an à Paul Biya.

Palais

Ce jeudi au palais de l’Unité, lors de la présentation des vœux des corps constitués à Paul Biya, on n’aperçoit guerre les leaders du Sdf, le principal parti de l’opposition, ni celui de l’Udc et du Mrc. Pas l’ombre de Maurice Kamto. Ni Adamou Ndam Njoya ou alors John Fru Ndi, n’ont fait le déplacement pour le palais d’Etoudi. Ont-ils boycotté la cérémonie? Ont-ils eu un ticket d’invitation? Difficile de répondre à ces deux questions.

La seule certitude est que lors de la présentation des vœux, le carré réservé aux partis politiques représentés à l’Assemblée nationale est constitué de l’Undp. Naturellement porté par Bello Bouba Maigari. On cite au l’Upc dans ce carré représenté par le député Robert Bapooh Lipot. C’est le secrétaire général de l’Union des populations du Cameroun nommé par Paul Atanga Nji, ministre de l’Administration territoriale. Dans ce carré des partis représentés à l’Assemblée nationale, on note aussi la présence significative de Jean Nkueté, secrétaire général du comité central du Rdpc.

Situation sécuritaire dans la zone anglophone

Pour l’heure, aucun des représentants de ces formations politiques n’a fait une déclaration officielle sur le sujet. On sait tout de même que tous ces partis politiques sont unanimes sur un fait: la situation se dégrade dans la zone anglophone. C’est d’ailleurs l’une des raisons du boycott du double scrutin du 9 février 2020 par le Mrc.

L’Udc de Ndam Njoya est beaucoup plus silencieux sur le sujet. Quand au Sdf, le parti milite depuis fort longtemps pour un retour à la paix dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest. Lors du Grand Dialogue National à Yaoundé le Sdf prend un part active dans aux échanges.

 

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Cameroun : Maurice Kamto rencontre Tibor Nagy, le « Monsieur Afrique » de Donald Trump

Cette sortie de Maurice Kamto va sans doute faire la une des débats dans l'actualité camerounaise de cette fin de semaine. Le président du MRC a rencontré Tibor Nagy, le monsieur Afrique de Donald Trump ce jeudi soir. Et c'est le dirigeant américain qui l'a fièrement annoncé sur les réseaux sociaux a constaté CamerInfos.net

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Il se faisait discret depuis sa sortie sur la chaine privée Equinoxe Tv. En dehors du traditionnel discours des leaders politiques donné en début d'année, l'on avait plus de nouvelles de Maurice Kamto. Depuis sa sortie de prison, la stratégie du président du MRC est scruptée de près par les observateurs. Sa décision de boycotter les élections législatives qui se tiendront dans quelques semaines a divisé l'opinion; néanmoins, celui qui se fait désormais maître des surprises continue de se considérer comme président élu du Cameroun.

« j’ai rencontré Maurice Kamto aujourd’hui. J’ai réaffirmé l’engagement américain en faveur de la démocratie »

C'est un peu dans cet ordre d'idées que Maurice Kamto a rencontré Tibor Nagy ce jeudi soir. Très présent sur les réseaux sociaux, le stratège américain a posté les images de cette rencontre sur Twitter. On y voit les principaux acteurs et quelques collaborateurs dans dans une pose animée où les visages sont détendues. Pour illustrer, Tibor Nagy écrit :  « j’ai rencontré Maurice Kamto aujourd’hui. J’ai réaffirmé l’engagement américain en faveur de la démocratie, des élections pacifiques et le soutien américain à l’initiative suisse ».

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La rencontre de Tibor Nagy et Maurice Kamto rappelle la visite récente du dirigeant au Cameroun

Le sécrétaire d'état adjoint des Etats-Unis aux affaires africaines avait notamment crée une grosse vague d'espoir au sein de l'opposition lors de sa visite au Cameroun en Mars l'année dernière. Les circonstances n'étaient pas les mêmes : Maurice Kamto et ses alliés (qui avaient fait appel à Dupont Moretti pour leur défense) étaient en prison et Paul Biya quoique embêté par les marches blanches du MRC savourait sa victoire. Depuis les personnalités politiques de l'opposition ont été libérées (sauf Mamadou Mota). Certains estiment que Tibor Nagy a joué un rôle important dans cette libération qu'il réclamait déjà a demi-mot. Quels sujets ont été au menu de cette rencontre entre les deux politiciens ? Les prochaines sorties nous donneront plus de détails ... 

 

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Wilfried Ekanga : « La liberté n’est pas distribuée par un hypnotisant et omni-absent "Père de la Nation"»

Après la tribune du jeudi 9 janvier 2020 qui a porté sur le patriotisme, Claude Wilfried Ekanga sa page Facebook ce vendredi 10 janvier, une réflexion sur la liberté. L’analyste politique pense que la liberté est innée et non le don d’un individu au pouvoir.

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Au Cameroun, la liberté est protégée par la constitution et garantie par la prééminence institutionnelle du pays, comme ses soutiens veulent faire croire. « La liberté est garantie par la Constitution et exposée dans toute son étendue et ses frontières. Elle n’est pas distribuée la veille Noël par un hypnotisant et omniabsent « Père de la Nation ». Quant à la privation de liberté. Elle est régie par les seules lois pénales de la République. Ce qui signifie que même ceux qui possèdent des immunités peuvent les perdre en cas de délits graves, car nul est au-dessus des règles. C’est pourquoi les Romains disaient aussi : « Dure Lex, Sed Lex » (« La loi est dure, mais c’est la loi ».) », écrit le militant du MRC.

CamerInfos.net vous propose l’intégralité de la chronique.

L’héritage de Panurge

QU’EST-CE QUE LA LIBERTÉ ?

Après avoir tenté de vous faire avaler que le tribalisme était né au Palais des Congrès en 2018, après avoir piaillé à vos oreilles que le patriotisme consistait à aimer celui qu’ils aiment (puisque l’Etat c’est lui), ils ont pris l’habitude de se présenter avec une autre assiette de sorcellerie politique : la « liberté offerte ».

Retenez-le une fois pour toutes : nous sommes un énorme asile psychiatrique sans toit ni murs, où il se passe des choses qu’on ne voit nulle part ailleurs. Le seul endroit au monde où on te dira que c’est « grâce à la magnanimité » d’une personne que tu as la liberté d’expression. En d’autres mots, il t’a « offert » le droit de parler comme tu veux, et tu lui dois reconnaissance et même allégeance.

Car paraît-il, autrefois, parler c’était mourir un peu.

PANURGE - SAUTER OR NOT SAUTER ?

Il y a sur terre deux types d’individus : ceux qui acceptent fièrement d’être des moutons, et ceux qui exigent de la considération à la mesure de leur valeur humaine. Quand tu es venu au monde, l’Evolution (ou le Bon Dieu, c’est selon) n’a pas prévu de menottes. Aucun bébé ne naît enchaîner. Ça veut dire qu’en sortant des entrailles maternelles, tu étais déjà libre. C’est le plus fantastique cadeau de la nature après la vie, et nous l’avons reçu gratuitement !

Personne ne peut donc te donner ce que tu as déjà. Il faut avoir une réflexion totalement bloquée pour mijoter ce type de soupe.

Le seul mouvement que l’on peut te causer quand tu possèdes déjà une chose, c’est te retirer cette chose. Et dans des républiques bananières où le Matango et les motions de soutien guident les décisions de justice, ce retrait n’a très souvent aucune rationalité. Voilà pourquoi une femme de ménage incarcérée injustement pendant 9 mois n’a pas à dire merci à une quelconque magnanimité, mais est plutôt attendue à condamner la grosse (très grosse) stupidité dont elle fut victime.

Ne faites pas de notre pays une société de fous où l’on demande à l’esclave de remercier son bourreau de l’avoir « libéré » d’un cachot de la torture où lui-même l’avait mis. Il y a là un besoin urgent d’exorcisme mental. Si quelqu’un te demande de te taire devant l’absurde et de t’estimer heureux de la pseudo liberté qu’on te miroite, c’est qu’il a délibérément choisi d’être un mouton et de sauter par-dessus bord sans réfléchir. C’est aussi simple que cela.

ONCE AGAIN !

La liberté est intrinsèque, innée. C’est la cause première, le bien initial, le Ground Zero. Elle ne se donne et ne se retire pas selon les humeurs et les pulsions d’un homme, rythmé par les décibels de quelques « Ayop !» affamés. En plein XXIe siècle, il y a des phrases qu’on ne dit plus (« Tu as au moins la chance qu’il t’a donné la liberté »), sauf si on a un fantasme aigu pour le spiritisme et le paranormal.

Il est temps de graver sur les dalles de vos esprits qu’un président, comme toute l’administration publique, ne sont pas des patrons, mais plutôt des employés du peuple. Les Romains ne disaient pas « Minister » (« serviteur ») pour rien. Le peuple trône non pas en-dessous, mais au-dessus de ses élites. Alors c’est d’abord lui qui a le droit d’exiger des comptes face à une gestion cataclysmique de la mission confiée (ex. les 500 000 emplois promis en 2019, ou les tracteurs qui poussaient près des ignames à Ebolowa depuis le Comice de 2011)

La liberté est garantie par la Constitution et exposée dans toute son étendue et ses frontières. Elle n’est pas distribuée la veille Noël par un hypnotisant et omniabsent « Père de la Nation ». Quant à la privation de liberté. Elle est régie par les seules lois pénales de la République. Ce qui signifie que même ceux qui possèdent des immunités peuvent les perdre en cas de délits graves, car nul est au-dessus des règles. C’est pourquoi les Romains disaient aussi : « Dure Lex, Sed Lex » (« La loi est dure, mais c’est la loi ».)

Chez les mêmes Romains, comme en Orient et partout ailleurs, on avait coutume de procéder à une ablation partielle des organes géniaux (castration), soit pour une promotion à une responsabilité élevée, soit plutôt en guise de punition pour un forfait ou un autre. Ces hommes émasculés devenaient alors des eunuques. Mais aujourd’hui, que répondrais-tu à un illuminé qui viendrait te dire : « Sois fier que nous ne soyons plus dans la Rome Antique, car tu aurais été castré »?

A ta place je lui rétorquerais : « Cesse de raisonner comme une chèvre ; mes organes génitaux sont un don du ciel que personne n’a le droit de me retirer. Je n’ai à remercier personne de les avoir, puisque je les ai reçus de la nature. C’est plutôt ceux qui vivaient sous ces régimes qui étaient malheureux de la barbarie »

À présent, faites la transposition de ceci au Pays des Crevettes et comportez-vous en conséquence. On doit chasser Panurge en haute urgence de nos têtes, et se démoutonniser pour de bon ...

... sauf pour ceux qui estiment qu’ils sont nés eunuques.

EKANGA EKANGA CLAUDE WILFRIED

 

 

 

Ayah

Le fils d’Ayah Paul Abine dans le viseur des forces de sécurité camerounaises

Pour le moment, l’on ne connait pas ce qui est reproché à Ayah Ayah Abine. C’est le président de la Fondation Ayah, une fondation qui assiste les sinistrés de la crise anglophone.

Ayah

Selon Le TVG de l’info, le fils du juriste et homme politique camerounais Ayah Paul Abine est dans le viseur des forces de sécurité Camerounaises.  Pour le moment, l’on ne connait pas ce qui est reproché à Ayah Ayah Abine. C’est le président de la Fondation Ayah, une fondation qui assiste les sinistrés de la crise anglophone. Rappelons que cette probable arrestation intervient un moment où la Fondation Ayah refuse de recevoir les dons des homosexuels.

Mis aux arrêts

 En juin 2017, Ayah Ayah Abine avait été mis aux arrêts en compagnie de son cousin Christian Etonong, étudiant à l’Université de Buea.  A l’époque des faits, les raisons de leur arrestation n’étaient pas clairement énoncées.  Mais l’on apprenait que l’on leur reprocherait d’avoir apporté une caméra au tribunal militaire. Et d’avoir filmé la foule.

Ayah Ayah Abine était venu prendre part au procès des leaders anglophones au Tribunal militaire de Yaoundé. Il raconte avoir demandé à son cousin de se servir de son téléphone pour le prendre en photo aux côtés de personnalités présentes ce jour-là. Ils se trouvaient tous hors de la salle d’audience. C’est alors que des hommes en civil ont arraché le téléphone dudit cousin.

Les conditions de détention

Ensuite, l’ont fouillé puis le lui ont rendu en lui interdisant formellement de recommencer. 30 minutes après, Ayah Ayah Abine a été embarqué alors qu’il tentait de prendre la défense de son cousin.  « Nous étions sept dans une petite cellule d’environ deux mètres de longueur et l.5m de largeur. On se couchait directement au sol et en série. A une certaine période de la nuit, j’étais même obligé de me priver de sommeil jusqu’au matin. Les conditions sanitaires étaient aussi inquiétantes avec les mauvaises odeurs des toilettes auxquelles nous étions exposés», racontait le fils du célèbre magistrat dans les colonnes de Le Jour.

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Alice Nkom : « Le projet de Paul Biya est hérité de la colonisation avec pour vison perpétuelle, mourir au pouvoir »

Pour Alice Nkom, Paul Biya a poursuivi une administration calquée sur le modèle colonial, et cela donne lieu à des dérapages énormes sur son devoir, issu de la Constitution et sous son serment, de protéger les droits de l’homme.

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Maître Alice Nkom est une avocate camerounaise qui lutte pour les droits de l'homme dans son pays. Selon elle, l’indépendance du Cameroun proclamée le 1er janvier 1960 n'a en fait jamais été réellement acquise. Elle accordé à Radio France International une interview que Camerinfos.net vous propose dans on entièreté.

Quel souvenir gardez-vous du 1er janvier 1960 ?

Alice Nkom : D’excellents souvenirs. J’étais âgée de 15 ans, parce que c’était une grande fête, parce que les parents qui avaient vécu autre chose, l’indigénat notamment, nous disaient que c’était une libération. Et le président [Premier ministre jusqu’au 1er janvier 1960] Ahmadou Ahidjo avait parlé à la télé, non on n’avait pas de télé, à la radio, l’adresse à la nation, qu’il était plein d’espoir et plein de promesses pour l’avenir.

Pour les nationalistes de l’UPC, 1960 n’a été qu’une indépendance formelle, car les Français ont tout fait pour écarter du pouvoir ceux qui avaient lutté pour cette indépendance…

Ça, c’est certain. Et ça a évidemment joué énormément sur les comportements notamment du général de Gaulle. Il nous a donné la chèvre, mais il a gardé la corde bien serrée dans sa main.

Vous habitiez à Douala, un quartier Upciste peut-être ?

Oui. J’habitais à Douala dans le quartier Nkongmondo et c’était là le siège de l’UPC. Nous avons été la cible des maquisards (rires) qui pensaient que se prononcer de cette manière-là était collaborer avec le colon, avec le gouverneur, c’était vendre le pays. Et à la maison, nous avons été victimes de plusieurs incendies nocturnes qui ont fait que mes parents ont déménagé et on a fui le quartier pour éviter d’être brûlés vifs par ceux qui ne partageaient pas cette vision de l’indépendance.

Avec 60 ans de recul, est-ce que le Cameroun a rempli les promesses de son indépendance ?

Malheureusement, cette indépendance n’a jamais été réellement acquise, parce qu’au moment où on donne cette indépendance, on fait signer à quelqu’un qui est dans une situation de faiblesse, on livre la chèvre, mais jamais la corde. On garde la corde dans sa main. Aujourd’hui, on en paie le prix. C’est que ça dure, la monnaie porte les stigmates de cette époque-là, la stratégie c’était : OK, on vous donne l’indépendance, on va habiller y compris vos chimpanzés en costume cravate, etc., vous allez vous pavaner et vous allez faire de beaux discours. Mais en réalité, le pouvoir réel, nous le détenons puisque c’est nous qui allons vous permettre d’être président, c’est-à-dire que tu ne seras jamais le défenseur de ton peuple, mais notre obligé.

Mais les militaires français ne sont-ils pas partis ? Le franc CFA n’est-il pas en pleine transformation ?

Vous dites bien « en pleine transformation ». Mais 60 ans après ! Vous voyez très bien que même le président Biya gère le Cameroun selon ce principe-là, à savoir un système colonial qui continue à produire malheureusement des effets extrêmement néfastes aujourd’hui. Et c’est tout le contraire d’une construction démocratique que l’on voit.

Beaucoup parlent d’un pays bloqué, mais est-ce seulement la faute aux Français ?

Mais, la faute originelle, elle est française. Elle continue. Regardez ce que le président fait : il est invité par son homologue russe depuis des mois. Il dit oui, et lorsque le ministre français déclare qu’il veut venir au Cameroun, il abandonne un projet présidentiel, un projet avec une puissance pour recevoir comme un chef d’État un ministre français.

Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian [en visite les 23 et 24 octobre 2019] ?

Oui il s’agit de Le Drian, bien sûr. Cela a choqué tout le monde. Mais c’est comme ça. Et en Côte d’Ivoire, c’est la même chose. C’est-à-dire que ce système consiste à régler les problèmes du pays par rapport à leurs intérêts personnels, pour rester au pouvoir puisque c’est ça le problème des chefs d’État. Leur programme, c’est comment faire pour me maintenir au pouvoir longtemps. J’ai déniché la France, elle est là, elle va me protéger. Je vais lui donner tout ce qu’il faut que je vais retirer à mon peuple, c’est ça qui est mauvais. Et c’est ça que les populations commencent à percevoir de manière très claire. Et c’est ça qu’ils vont accepter de moins en moins.

En 1960, il y a eu un grand rêve de réunification entre les Cameroun anglophone et francophone. Pourquoi ce grand rêve a-t-il échoué ?

Ce rêve a échoué parce que justement, le président Biya a gardé tout le système d’avant. Un système colonial qui part du fait qu’il veut à tout moment contrôler, comme la France le fait. Si aujourd’hui, le président Biya décide subitement de détruire ce qui fait de lui le roi absolu qu’il est, c’est-à-dire donner un pouvoir aux anglophones, lui, il se sent menacé. Il voit bien comment le Canada [fédéral] fonctionne. Il voit bien comment l’Allemagne [fédérale] fonctionne. Mais tous ces fonctionnements vont à l’encontre du projet du président de la République qui est un projet de parti unique hérité de la colonisation avec comme vision, le pouvoir perpétuel : mourir au pouvoir. Et cela donne lieu à des dérapages énormes sur son devoir, issu de la Constitution et sous son serment, de protéger les droits de l’homme. C’est terminé. Les droits de l’homme sont sortis par la fenêtre parce que le sang et les fusils sont rentrés par la porte.

 

 

Buhari

Nigéria : « Je me retirerai en 2023 », Muhammadu Buhari

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a déclaré qu’il quitterait ses fonctions en 2023 et qu’il ne participerait à aucune élection future.

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Dans sa lettre de nouvel an aux Nigérians, Buhari a déclaré qu’il croit fermement aux principes démocratiques et qu’il les promouvra et les soutiendra au Nigeria et à travers l’Afrique de l’Ouest.  «Je me retirerai en 2023 et ne serai pas disponible lors des prochaines élections. Mais je suis déterminé à contribuer au renforcement du processus électoral au Nigéria et dans toute la région, où plusieurs membres de la CEDEAO se rendent aux urnes cette année », a-t-il déclaré.

L’accent mis sur le retrait de ses fonctions en 2023 vise apparemment à clarifier la spéculation selon laquelle des mesures clandestines sont prévues pour lui assurer un troisième mandat après la fin de son dernier mandat actuel en 2023. Intitulé «  Une lettre du président au nouvel an  » et personnellement signé par lui, Buhari a déclaré que la lutte contre la corruption, l’amélioration de l’économie et la lutte contre l’insécurité resteraient les éléments clés de son régime au cours de la nouvelle année.

 

 

 

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Le Pr. Pascal Messanga Nyamnding attend toujours être récompensé pour ses années de militantisme au sein du RDPC

Militant depuis de nombreuses années, le professeur n’a jamais occupé un poste ministériel ou de directeur général d’entreprise. Il garde espoir.

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Le Pr. Pascal Messanga Nyamnding regrette-t-il ses années de militantisme au sein du RDPC ? Tout porte à croire.  Il était ce dimanche 29 décembre 2019, dans la radio des Artistes dont le promoteur est Roméo Dika.  

Des années vaines  comme militant

L’homme politique a profité pour revenir sur ses longues années de militantisme au sein du parti au pouvoir : « On n’a pas récompensé la jeunesse du RDPC. Je crois qu’Ateba Eyene et moi symbolisons la jeunesse militante du RDPC. Comme Soro et Blé Goudé qui ne sont pas loin de nos âges. Parce qu’il faut préciser que Soro a 47 ans », regrette l’enseignant de diplomatie à l’IRIC.

Militant au sein du RDPC depuis des années, le Pr. Pascal Messanga Nyamnding regrette d’y avoir passé toute sa jeunesse. « Je vous avoue.  Quand je suis patron du RDPC à 23 ans à Paris, si on me disait qu’en 2019 je ne serais pas à un poste administratif, de pouvoir et de décision (…), je vais vous dire ce n’est pas possible. Je ne l’aurai jamais imaginé. Je ne l’aurai jamais accepté, avec l’état de service mené dès ma jeunesse au sein du RDPC. Ateba Eyene qui est mort il n’était même pas chef de bureau », se plaint l’enseignant.

Manque de reconnaissance

Le fondateur du mouvement Biyaiste se souvient que quand les Soro militaient au FPI étant étudiant. Au même moment, « nous autres étudiants, étions militants du RDPC. Et quand je dis que ce monsieur est un irresponsable, c’est que n’ayant pas atteint certains objectifs, la jeunesse ivoirienne a pris les armes contre l’Etat. Or, Guillaume Soro a eu les postes. Il a été Premier ministre, il a été président de l’Assemblée nationale », déclare-t-il. 

« Or, n’ayant pas atteint, nous nos objectifs de positionnement. Notamment de ministres, de directeurs généraux, nous ne sommes pas allés jusque-là [prendre les armes Ndlr] », conclut le politicien.

 

 

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Valsero: « Notre accord, notre contrat avec Maurice Kamto a pris fin le 7 octobre 2018 mais …. »

Le rappeur Valsero s’explique sur son engagement politique. Le soutien de Maurice Kamto à la dernière élections présidentielle a de nouveau évoqué la situation politique. Valsero s’exprime après 9 mois de détention.

Valsero

 

Dans un entretien accordé à Le Jour, il se prononce ainsi sur le double scrutin du 9 février. Sa position n’est pas différente de celle de Maurice Kamto. Sans évoquer clairement un boycott, Valsero note cependant que dans le contexte actuel, il n’est pas possible de tenir. Il assure que ce n’est pas dans l’intérêt du Cameroun de tenir de pareilles élections en ce moment.

Double scrutin du 9 février 2020

« Je pense qu’il serait maladroit d’organiser des élections dans le contexte actuel, quitte à répéter ce que beaucoup d’acteurs politiques ont dit avant moi, en l’absence d’un nouveau code électoral consensuel, sans avoir ramené le calme, la sérénité et les populations dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Il ne serait pas bon pour le Cameroun d’organiser des élections. Nous en tant que population et hommes politiques avons l’occasion, soit de marquer notre solidarité à nos frères et sœurs, soit d’acter la sécession et la partition du pays », explique Valsero.

Par rapport à son engagement politique et à son alliance avec Maurice Kamto à la dernière présidentielle, Valsero indique que le contrat qui le liait à Maurice Kamto a pris fin le 7 octobre 2018.

Cependant, leur incarcération et le fait qu’ils aient partagé la même cellule leur a amené à être dans une nouvelle alliance. Mais, les termes de cette nouvelle plateforme reste encore à définir.

Accord avec Kamto

« Je parlerais plus de contrat à durée déterminée qui comptait essentiellement pour l’élection présidentielle et selon notre accord, notre contrat a pris fin le 7 octobre 2018. Mais voilà, la situation post-électorale, notre arrestation illégale et neuf mois d’incarcération dans une cellule commune ont mis sur pied les bases d’une nouvelle alliance dont les termes ne sont pas encore définis », indique Valsero.

 

 

 

 

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« Je n’ai jamais assisté à une élection transparente au Cameroun » (Christian Tumi)

Le cardinal Christian Tumi affiche ses doutes quant à la tenue des élections locales prochaines dans les régions anglophones. Le double scrutin législatif et municipal devrait avoir lieu le 9 février prochain.

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Mais l’Archevêque de l’Archidiocèse de Douala se montre sceptique. Invité à l’émission « La vérité en face » sur Equinoxe Tv, Christian Tumi pense que le double scrutin ne se tiendrait pas dans la paix dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

« Je doute que les élections du 09 février prochain puissent se tenir dans la paix dans les régions anglophones », a affirmé Christian Tumi.

Le religieux, âgé aujourd’hui de 89 ans, poursuit en indiquant n’avoir assisté à des élections transparentes dans le pays. « Je n’ai jamais assisté à une élection transparente au Cameroun », soutient-il.

Par ailleurs, au cours de l’émission, le Cardinal Tumi a montré son insatisfaction par rapport au statut spécial. C’est le choix opté par le régime de Paul Biya pour faire face aux revendications sécessionnistes.

 

 

 

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Un conseiller Rdpc refuse de voir son nom sur les listes des candidats aux élections municipales

Il a adressé une lettre aux dirigeants de son parti politique.

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Esibong Gilbert Apong, ex-président de la section du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), Meme 1 C Tekene veut plus prendre part aux élections municipales de 2020. Il a écrit une lettre le 27 décembre 2019. Elle a été adressée à la classe dirigeante du parti au pouvoir. Dans sa lettre, il indique qu’il ne veut voir pour aucun prétexte, son nom figurer dans la liste des candidats. Il était pourtant conseiller à la mairie de Kumba.

On constate que les désistements enregistrés pour les prochaines élections législatives et municipales, proviennent des deux régions anglophones du pays : Nord-Ouest et Sud-Ouest. Et la crise sociopolitique qui sévit dans ces parties du Cameroun est la raison de tous ces désistements. Car si au Rdpc les cas de retrait de participation des candidats aux élections locales de 2020 ne sont pas nombreux, au Social democratic front (Sdf), ils se font de plus en plus fréquents.

Jusqu’au mois de novembre 2019, si les désistements se faisaient un par un, récemment, toute une circonscription électorale du parti politique de Ni John Fru Ndi n’a pas voulu prendre part à ce processus électoral. Certains observateurs pensent que ces candidats ont aussi peur des représailles qu’ils pourraient subir venant des groupes sécessionnistes présents au Noso.

 

 

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Maurice Kamto: « Le fameux grand dialogue national qui n’a été qu’un monologue et une fuite en avant »

La crise anglophone a occupé une large fenêtre dans le message de fin d’année du président Maurice Kamto. Le leader du Mouvement national pour la renaissance du Cameroun (Mrc) a notamment imputé la responsabilité de la crise au régime de Paul Biya.

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L’opposant a par ailleurs longuement évoqué, dans son speech, le grand dialogue national. Initié par le chef de l’État pour solutionner la crise anglophone, le GDN était pour Kamto un monologue. Car le dialogue n’a été qu’un moyen de gagner du temps pour le régime.

« Le fameux grand dialogue national qui n’a été qu’un monologue et une fuite en avant s’est achevé sur des recommandations sans importance, de surcroit non-contraignantes pour le pouvoir et sans aucun calendrier de mise en œuvre. Ses résolutions ont donné maintenant ce qu’on appelle la loi sur la décentralisation comme si aucune loi n’existait en la matière. La grande trouvaille du dialogue national c’est d’avoir trouvé une proposition que nous avons faite en 2017, en conformité avec la Constitution de 1996 qui prévoit en son article 62 alinéa 2 la possibilité d’un statut spécial pour certaines régions du pays », a dit Maurice Kamto.

Une loi tardive

Le président national du Mrc indique en fait que la loi sur la décentralisation arrive trop tard et ne sera pas d’une grande efficience. « Cette loi sur la décentralisation arrive sans doute trop tard et offre très peu pour la résolution de la crise », a soutenu Maurice Kamto.

Les préalables du Mrc à la tenue du dialogue

Pour lui, toutes les propositions, préalables au dialogue, faites par le Mrc ont été écartées par le régime. Il s’agit notamment de la désignation d’une « personnalité neutre » pour la conduite des débats et l’implication de la communauté internationale.

D’après l’opposant au régime de Paul Biya, la situation du pays commande la tenue d’un « large dialogue national inclusif ».

 

 

 

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Christian Tumi : « Ceux qui soutiennent Biya en public se plaignent de lui en cachette »

Invité de l’émission ‘’La vérité en face’’ sur Equinoxe Télévision le dimanche 29 décembre 2019, le Cardinal, Archevêque émérite de l’Archidiocèse de Douala s’est abondamment exprimé sur la crise anglophone qui continue de faire la résistance, malgré les mesures entreprises par le gouvernement camerounais.

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L’homme d’église continue toujours d’affirmer que le Président de la République n’allait pas briguer un autre mandat. « Si j’étais Biya, je n’allais pas me représenter même si mon parti le souhaite », réitère Christian Tumi. « Ceux qui soutiennent Biya en public se plaignent de lui en cachette », lâche-t-il.

Une amélioration du climat sécuritaire dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest

« La situation a changé dans les régions anglophones », affirme Christian Tumi. Il prouve cette déclaration par le fait que les gens commencent à rentrer.

Les combattants sécessionnistes commencent à se décourager. « Les jeunes du Nord-ouest et du sud-ouest ont été trompés. Ils étaient trompés pourquoi ? Parce la diaspora leur disait que les Nations unies vont intervenir ! Et qu’eux ils auront des salaires en brousse de 80 .000 par mois. Je vous inviterai à lire la dernière lettre pastorale des évêques de Bamenda. Dans cette lettre les évêques disaient que tout ce que la diaspora a promis aux jeunes pas même une chose s'était réalisée », révèle le Prélat.

« Ce qui poussent les jeunes à sortir de la forêt c'est que : Premièrement ils n'ont plus à manger. Deuxièmement un groupe a déjà perdu deux membres du fait de la maladie », explique l’homme de Dieu.

« J'en ai quelques-uns ici et le premier ministère est au courant. Parce que nous étions impliqués l'évêque de Mange et moi-même. Il y'a 29 a Boyo qui veulent venir à Douala, il y a 15 a Ndop play qui veulent venir. Ils ont confiance en nous c'est pourquoi je crois que l'État nous a impliqué dans cela...En ce moment que je parle avec vous il y'a 4 ici ... », ajoute Christian Tumi.

À propos du Statut spécial adopté par le parlement

« Je ne suis pas satisfait du contenu du statut spécial », pense l’Archevêque.

Christian Tumi reste favorable pour la fédération comme de gouvernance. « Le fédéralisme est la solution », affirme l’homme de Dieu. « On avait l'impression que l'objectif était d'assimiler les anglophones avec l'abolition du fédéralisme en 1972 », ajoute-t-il. « 69% des anglophones veulent l'indépendance de leur territoire », poursuit-il.

Le Cardinal indexe l’armée républicaine

D’après l’Archevêque Emérite, l'armée tue plus que les sécessionnistes. Les militaires doivent retourner en caserne et les sécessionnistes doivent déposer les armes, pense le Coordonnateur de la ALL Anglophone Conference.

Le doute de Christian Tumi sur la tenue des élections locales de Février prochain.

Le Nord-Ouest n’est pas encore totalement pacifié, mais les incertitudes continuent de planer sur la tenue des élections dans les régions du NOSO. Le Cardinal fait partir des sceptiques. « Je doute que les élections du 09 février prochain puissent se tenir dans la paix dans les régions anglophones », a-t-il déclaré au cours du programme ‘’La Vérité en face’’. « Je n’ai jamais assisté à une élection transparente au Cameroun », avoue le Prélat.

Le don annuel de Paul Biya à l'Episcopat camerounais

Le Chef de l’Etat, ancien séminariste, chrétien catholique chaque année offre de l’argent aux membres de l’Episcopat local. « Chaque année nous recevons des cadeaux de Paul Biya : 1 million pour les évêques, 1.5 à deux millions pour les archevêques, 3 millions pour le cardinal », a déclaré Christian Tumi sur Equinoxe TV.

 

 

 

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Récemment écarté de la course aux élections législatives, Hervé Emmanuel Nkom pourrait connaître un nouveau malheur

La déchéance politique du membre du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) Hervé Emmanuel Nkom est susceptible d’aller  bien au-delà d’une candidature rejetée en vue des élections municipales et législatives du 9 février 2020.

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L’article 6 des statuts du RDPC est on ne peut plus clair, « pour être membre du Parti, il faut : être camerounais de l’un ou de l’autre sexe…». Ainsi, on peut penser à juste titre que l’avenir au sein du parti au pouvoir pour ce défenseur de la première du régime Biya s’écrit désormais en pointillés.

Textes respectés, Nkom out

Au cas où les statuts du RDPC sont appliqués à la lettre, Hervé Emmanuel Nkom devra dire adieu au parti du président Paul Biya. Au cours du contentieux pré-électoral, le Conseil constitutionnel a invalidé sa candidature pour la simple raison qu’il a possède une autre nationalité et la loi camerounaise interdit la double nationalité.

En effet, celui qui est par ailleurs un grand habitué des plateaux de télévisions et de radios était candidat à la députation dans la circonscription du Wouri-Est. Mais, sa nationalité française lui a causé un énorme préjudice. Le SDF qui avait déposé un recours devant le Conseil constitutionnel pour annulation de sa liste a obtenu gain de cause.

Bien que déçu par le dénouement de cette affaire, Nkom était resté fair-play en réaffirmant sa volonté de poursuivre son militantisme au  sein du parti au pouvoir. Cependant, un vent d’incertitude vient planer sur son futur.

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Cameroun : L’intégralité du message de fin d’année de Paul Biya à la Nation

Paul Biya, président de la République du Cameroun s’est adressé, comme à l’accoutumée, à ses compatriotes dans son discours de fin d’année ce 31 décembre 2019.

Paul biya message de fin

CamerInfos.net vous l’intégralité du secours du chef de l’Etat à la Nation.

Message du chef de l’Etat a la Nation

A l’occasion de la fin d’année 2019 et du Nouvel An 2020.

Yaoundé, le 31 décembre 2019

Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes,

L’an dernier, dans les mêmes circonstances, j’ai fait le point, devant vous, de la situation dans trois secteurs fondamentaux de la vie de notre pays.

Nous avons constaté, ensemble, que la situation sécuritaire dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest demeurait préoccupante, malgré les appels à déposer les armes adressées aux insurgés. Il convenait donc d’accorder la priorité à la recherche d’une solution.

Nous avons pu également observer que notre croissance économique était en progrès mais qu’il convenait de la conforter pour rester sur la trajectoire de l’émergence.

Enfin, des preuves ont été apportées pour montrer que le progrès social au Cameroun n’est pas un vain mot. Ce complément essentiel de notre système démocratique est en marche dans ses différentes composantes : éducation, santé, emploi, etc., même si, bien entendu, des avancées sont encore possibles.

Où en sommes-nous un an plus tard ?

  1. S’agissant du PROGRES SOCIAL, notre objectif reste d’améliorer les conditions de vie de nos concitoyens et, à terme, d’éradiquer la pauvreté.

C’est une tâche considérable qui nécessite de gros moyens financiers. Les allocations budgétaires qui lui sont consacrées sont importantes et, évidemment, fonction du niveau des recettes de l’Etat. Celles-ci à leur tour dépendent de la bonne santé de notre économie dont je vais vous parler dans un instant.

Sachez en tout cas que les efforts qui ont été faits au cours des dernières années, dans ce domaine, seront poursuivis et, si possible, amplifiés.

  1.  En ce qui concerne la CROISSANCE DE NOTRE ECONOMIE, je crois pouvoir dire qu’elle évolue de façon plutôt satisfaisante, même si elle reste contrariée par, entre autres, un contexte international incertain.

Dans la période récente, un travail considérable a été accompli pour redresser la situation dans le cadre du programme économique et financier conclu avec le FMI. Notre croissance a repris, l’inflation est maîtrisée, les déficits budgétaires et extérieurs sont contenus, notre dette publique reste soutenable.

Le programme économique, financier, social et culturel du Gouvernement pour 2020, présenté récemment devant l’Assemblée Nationale, se situe dans cette continuité. Il repose sur une hypothèse de croissance de 4 %, ce qui devrait nous permettre de rester sur la trajectoire de l’accès à l’émergence en 2035. Cet objectif est d’ailleurs repris par notre projet de Stratégie Nationale de Développement pour la période 2020-2030.

C’est l’occasion pour moi de remercier nos partenaires extérieurs, le FMI déjà cité, mais aussi la Banque Mondiale, la Banque Africaine de Développement et l’Agence Française de Développement, pour leurs appuis budgétaires et leur soutien à nos réformes structurelles.

Est-ce à dire que nous pouvons nous reposer sur nos lauriers ? Certainement pas. Notre objectif demeure d’accéder à l’émergence à l’horizon 2035. Mais compte tenu de l’instabilité du contexte international et des tensions commerciales qui hypothèquent les échanges, il nous faudra probablement faire des efforts supplémentaires pour rester sur la trajectoire du redressement économique durable de notre pays. Je crois que nous en sommes capables.

Ce redressement doit être pour nous une ardente obligation qui mobilisera toutes nos énergies. Il nécessite non seulement l’amélioration des conditions de vie des Camerounais, mais aussi l’exercice serein des droits démocratiques par voie de conséquence.

  1.  Reste la situation sécuritaire dans nos régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

C’est sans aucun doute, pour le moment, l’un des problèmes les plus urgents. L’activité criminelle des groupes armés continue de perturber la vie publique, économique et sociale dans ces régions. Pourtant, ces derniers mois, diverses mesures ont été prises pour ramener à la raison ces jeunes qui, pour la plupart, se sont laissé endoctriner. Des appels à déposer les armes leur ont notamment été lancés et des perspectives de réinsertion sociale ouvertes. 

Pour ceux qui s’obstinent à demeurer dans la mauvaise voie et qui continuent à avoir recours à la violence, nous n’aurons pas d’autre choix que de les combattre pour protéger tous nos concitoyens. Nos forces de défense et de sécurité feront une fois de plus leur devoir avec mesure, mais sans faiblesse. Je veux ici les assurer de mon total soutien et de ma haute considération.

Auparavant, des décisions avaient été prises pour convaincre nos compatriotes des deux régions concernées de la volonté du Gouvernement d’accorder aux collectivités territoriales les compétences qui leur permettraient d’avoir une plus large part dans la gestion des affaires locales. Il avait été également confirmé que des dispositions étaient prévues pour accélérer la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme.

On doit également souligner qu’en manifestant de diverses façons sa solidarité avec les populations victimes des exactions et atrocités des bandes armées, la Nation, dans son ensemble, a montré qu’elle soutenait la politique du Gouvernement.

Cependant, conscient de la longueur des délais pour mettre en œuvre les réformes envisagées et soucieux d’abréger les désagréments et les souffrances de nos compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, j’ai décidé d’ouvrir, dès la fin septembre – on m’excusera de me citer – « un Grand Dialogue National qui devrait permettre, dans le cadre de notre Constitution, d’examiner les voies et moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi de toutes les autres composantes de notre Nation ».

Je m’en suis longuement expliqué le 10 septembre dernier, dans un message à tous nos compatriotes. J’ai eu le sentiment que cette initiative avait été largement approuvée par notre opinion publique ainsi que par diverses organisations internationales dont l’ONU et plusieurs pays amis.

Précédé, comme je l’ai rappelé, par diverses offres de paix adressées aux insurgés et accompagné par la libération de plusieurs centaines de détenus, ce « Grand Dialogue National » s’est effectivement tenu du 30 septembre au 04 octobre 2019. Il a réuni un large éventail de représentants de la société camerounaise. 

Je voudrais aujourd’hui remercier tous ceux qui ont bien voulu y participer et féliciter ceux qui l’ont organisé, au premier rang desquels le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. 

Il m’a semblé que les participants ont vécu un grand moment de communion qui leur a permis d’exprimer leur attachement à la paix et à l’unité nationale.

J’ai pu apprécier le fait que les Camerounais, dans leur ensemble, ont salué un bon nombre de propositions issues du Grand Dialogue National. 

Ainsi, dès le 10 décembre 2019, un projet de loi concernant la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme a été adopté par l’Assemblée Nationale et le Sénat. Il prévoit que l’usage de l’anglais et du français doit s’appliquer de façon égale à l’ensemble de nos institutions publiques. Le respect de cette loi, j’en suis sûr, renforcera le caractère bilingue de notre pays.

Par ailleurs, le 15 décembre 2019, dans le cadre d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale et du Sénat, un projet de loi portant code général des collectivités territoriales décentralisées a été soumis à l’examen de nos deux chambres parlementaires. Nos députés et nos sénateurs ont ainsi adopté une loi qui comporte des avancées décisives pour notre processus de décentralisation, notamment en ce qui concerne le statut des élus locaux, le fonctionnement des assemblées locales et l’attribution de ressources financières nouvelles et substantielles aux régions.

S’agissant particulièrement du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le statut spécial dont ces régions bénéficient prend en compte les spécificités du sous-système éducatif anglophone, de la Common Law et de la chefferie traditionnelle.

Mes chers compatriotes,

Comme vous pouvez le constater, c’est un Cameroun nouveau qui prend ainsi forme. Un Cameroun adapté au temps présent. Un Cameroun qui regarde vers l’avenir.

Pour en arriver là, nous avons connu bien des épreuves. Comme par le passé, ensemble, nous les avons toutes surmontées.

En ce septennat des Grandes Opportunités pour le Cameroun, le Grand Dialogue National nous a ouvert la voie pour avancer résolument sur le chemin de la paix, de l’unité nationale et du progrès : valeurs qui ont toujours fait la grandeur de notre pays. 

Camerounaises, Camerounais, Mes chers compatriotes,

Avant de conclure, je voudrais vous dire quelques mots au sujet de notre système démocratique.

Lorsque les conditions ont été réunies et que nous avons, ensemble, jeté les bases de la démocratie dans notre pays, je n’ignorais pas que le chemin serait semé d’obstacles. Ce fut effectivement le cas, mais nous avons réalisé des progrès remarquables. 

Malheureusement, une minorité, au Cameroun comme dans la diaspora, paraît avoir oublié les règles qui gouvernent la vie démocratique. Est-il nécessaire de rappeler qu’une démocratie a pour seul arbitre le peuple souverain ? Lorsque celui-ci s’est prononcé à travers des élections libres et transparentes, et que les résultats sont proclamés après l’examen d’éventuels recours, ces résultats doivent être respectés et acceptés par tous.

Ce ne sont ni les réseaux sociaux, ni tel ou tel organe de presse qui peuvent changer les résultats d’une élection, encore moins les manifestations illégales, les violences et les attaques personnelles ou haineuses. Qu’on se rappelle que j’avais dit en son temps : « Débattons, ne nous battons pas. » Ainsi se comportent les citoyens d’un pays démocratique.

Si l’on veut participer à la vie démocratique de son pays, il faut en respecter les règles et militer dans les partis politiques dont l’activité s’exerce dans le cadre du respect de la loi. Il sera loisible de le vérifier lors des prochaines élections municipales et législatives du 09 février 2020.

Des dispositions sécuritaires ont été prises pour que, sur toute l’étendue du territoire, tous nos concitoyens puissent exercer leur droit de vote. Si cela s’avère nécessaire, elles seront davantage renforcées. J’exhorte donc tous les Camerounais inscrits sur les listes électorales à aller voter, en ayant conscience qu’ils éliront des femmes et des hommes qui traduiront dans les faits les réformes voulues par le peuple camerounais, notamment l’accélération de la mise en œuvre de la décentralisation.  

S’agissant du comportement excessif de certains de nos compatriotes de la diaspora – qu’ils soient ou qu’ils ne soient plus Camerounais – je pense qu’ils devraient, par patriotisme, s’abstenir de propos négatifs à l’égard de leur pays d’origine. On doit toujours respecter sa patrie, ses institutions et ceux qui les incarnent.

Mes chers compatriotes,

Faisons ensemble du Cameroun une terre de grandes opportunités de développement économique et social, dans la paix et l’unité.

 

Bonne et heureuse Année 2020 à toutes et à tous.

Vive la République ! Vive le Cameroun !

 

 

 

 

 

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Cameroun : Le discours de Maurice Kamto à la nation camerounaise

Ce 31 décembre 2019, le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun s’est adressé à la nation.

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Dans son allocution, Maurice Kamto revient sur la situation sociopolitique du Cameroun, non sans oublier la loi portant Code de décentralisation récemment adoptée au parlement.

CamerInfos.net vous propose en intégralité cette vidéo du discours de Maurice Kamto à la nation.  

 

 

 

Bune

Cameroun : L'UPC exige le départ de Paul Atanga Nji du gouvernement de Paul Biya

Bune

Après que le conseil électoral d’Elections Cameroon a rendu sa copie et le Conseil électoral examiné les recours, l’UPC menace de boycotter les élections locales 2020.

Le contentieux préélectoral présidé par Clément Atangana a refermé ses portes le 20 décembre dernier. A l’issue des travaux, toutes les listes devant participer aux législatives et municipales 2020 sont connues. Seulement, l’Union des populations du Cameroun semble insatisfaite.

A l’issue des travaux du contentieux préélectoral, seules quelques listes notamment celles de la faction du Dr Pierre Baléguél Nkot, candidat « légitime » ont été retenues pour représenter le plus vieux parti politique du Cameroun au rendez-vous du 9 février 2019

Pour sa part, Robert Bapooh Lipot qui a vu ses listes rejetées a dit continuer à œuvrer en qualité de secrétaire général du parti de Oum Nyobé et défendre les intérêts de la Nation.

Ci-dessous l'intégralité de la déclaration du parti des crabes.

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Rencontre politique : la diaspora camerounaise attend Maurice Kamto à Paris pour un grand meeting

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Il tiendra dans la capitale française « un giga meeting politique » le 1er février 2020. Plus de 100.000 personnes sont attendues.

 Maurice Kamto, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), est annoncé à Paris.   Il tiendra dans la capitale française « un giga meeting politique » le 1er février 2020. L’information vient d’être confirmée dans un communiqué par la section MRC-Europe. La rencontre de Paris vise à remercier la diaspora camerounaise et les amis du Cameroun pour leur soutien durant sa période de détention.

La situation socio-politique

Au cours du meeting, apprend-on, l’homme politique devra aussi évoquer la situation socio politique du Cameroun. Une situation très tendue et marquée notamment par la grave crise anglophone. Laquelle a fait, selon certaines ONG, déjà plus de 12.000 morts. Le choix de Paris pour ce meeting n’est donc pas fortuit.  La France reste l’un des soutiens stratégiques du régime de Yaoundé.

Maurice Kamto devrait être accueilli en grande pompe. Ses partisans au sein des diasporas camerounaises appellent à une grande mobilisation. Plus de 100.000 personnes sont attendues.

Après la mobilisation de Paris, l’opposant camerounais va se rendre en Amérique du Nord. Précisément aux Etats-Unis et au Canada pour le même exercice.  Les dates du 5 au 11 février 2020 sont avancées.

Rappelons-le. Le MRC a choisi de boycotter les élections législatives et municipales. « En prenant cette décision politique grave, le MRC reste fidèle à lui-même. Fidèle d’abord à l’idée qu’organiser des élections aujourd’hui, (…) c’est donner le message selon lequel ces populations ne sont pas des Camerounais. Et ce faisant, consacrer la partition de fait du pays », a soutenu Maurice Kamto. C’était le 25 novembre 2019 lors d’un point de presse à Yaoundé.

Maurice Kamto assurait par ailleurs que ce choix est justifié par une « expérience amère de l’élection présidentielle d’octobre 2018 ». « Car avec le système électoral actuel, les mêmes causes produiront inévitablement les mêmes effets ». Déclarait-il.

 

 

Nkom

Cameroun : Hervé Emmanuel Nkom, un français candidat à la députation ?

Nkom

L’organe en charge des élections au Cameroun (Elecam) a publié lundi 9 décembre 2019, les listes des partis et candidats retenus pour le double scrutin du 9 février 2020. Après cette communication, plusieurs partis politiques ont saisi le Conseil constitutionnel pour des motifs divers.

39 recours déposés       

Au total, 39 recours ont été enregistrés par le Conseil constitutionnel. Les deux tendances de l’UPC  à savoir  celle de Pierre Baléguel Nkot et de  Robert Bapooh Lipot demandent toutes deux la réhabilitation de leurs listes préalablement rejetées tandis que le PCRN de Cabral Libii souhaite un rectificatif des listes de candidats dans le Mungo Sud, le Mbam-et-Inoubou et la Sanaga maritime.

Le SDF veut le scalp d’Hervé Emmanuel Nkom

Le SDF de Ni John Fru Ndi de son côté, a intenté une procédure aux fins d’invalidation d’une candidature du RDPC pour double nationalité. La candidature indexée n’est nulle autre que celle dHervé Emmanuel Nkom en lice dans le Wouri 4. Selon plusieurs sources concordantes, l’homme habitué des plateaux de télévision aurait également une nationalité française. Il devra donc se rendre devant les juges pour prouver le contraire.

Rappelons que le Conseil constitutionnel dispose de 10 jours pour livrer son verdict.

 

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Session extraordinaire de l’Assemblée nationale : Le contenu du statut spécial des régions anglophones dévoilé

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Un projet de loi qui a pour but d’accélérer la décentralisation sera prochainement soumis aux députés et sénateurs camerounais. Mention sera faite au statut spécial accordé aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun, qui constituent la zone anglophone, en proie à des conflits.
 
Alors que la session parlementaire extraordinaire s’est ouverte ce vendredi 13 décembre 2019, un point d’honneur a été mis sur la situation qui sévit en région anglophone. En effet, un projet de loi aurait été soumis à l’examen des députés et sénateurs.

Dans le document parvenu à la rédaction d’Actu Cameroun, le projet de loi, dans son livre quatrième, propose « l’amendement du statut dérogatoire applicable aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en application des dispositions de l’article 62 alinéa 2 de la Constitution et conformément aux recommandations du Grand Dialogue National ».

Le texte prévoit ainsi la mise en place « d’un régime juridique particulier qui, outre celles reconnues aux autres régions, confère aux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest des compétences de leur spécificité. Celles-ci portent sur la participation à l’élaboration des politiques publiques nationales relatives au sous-système du Common Law, la création et la gestion des missions régionales de développement, le statut de la chefferie traditionnelle ».

Deux organes régionaux en gestation

Le même projet de loi projette en outre la création de deux organes régionaux à savoir l’Assemblée régionale et le Conseil exécutif régional. L’Assemblée régionale sera un organe délibérant, notamment composé de 90 conseillers régionaux repartis en deux chambres : House Hivisional of Representatives et House of Chiefs.

Le Conseil exécutif régional, lui, est composé d’un président, d’un vice-président, de deux secrétaires, d’un questeur et de trois commissaires chargés respectivement des secteurs économique, sanitaire et social et enfin éducatif, sportif et culturel. Ses membres sont des autochtones de la région concernée et sont élus au sein de l’Assemblée régionale.

Dans le même texte, il est prévu la mise sur pied d’une autorité indépendante chargée de recevoir les réclamations des administrés concernant leurs relations avec les organes sus évoqués. Il s’agit du Public Independent Conciliator, désigné par le Président de la République sur proposition de l’Assemblée Régionale et du Représentant de l’Etat dans la région concernée.

 

 

 

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La police interrompt une réunion du Mrc dirigée par Albert Dzongang

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Cette réunion du Mouvement pour la renaissance du Cameroun devait se tenir à Nkongsamba dans le département du Moungo, région du Littoral.

Le 12 décembre 2019, le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) n’a pas pu tenir sa réunion à Nkongsamba. Cette réunion devait se dérouler dans les locaux du siège départemental du parti. Alors qu’Albert Dzongang étaient déjà avec les militants du Mrc, les forces de l’ordre et les autorités administratives ont fait irruption dans la salle. Celles-ci ont demandé que les occupants de la salle quittent les lieux. Albert Dzongang et les autres militants du Mrc ne se sont pas opposés aux forces de l’ordre et aux autorités. Après un bref conciliabule, ils ont fermé leur représentation départementale et quitté les lieux.  

Albert Dzongang était à Nkongsamba pour expliquer aux militants du Mrc, le bien-fondé de la non-participation de leur formation politique aux élections législatives et municipales de 2020. Rappelons qu’à l’occasion d’une conférence de presse donnée au siège du parti à Yaoundé, Maurice Kamto a annoncé qu’il ne participerait pas aux élections suscitées. Les raisons évoquées sont la crise anglophone et la réforme du Code électoral.

Récemment de passage dans les locaux de France 24, Maurice Kamto est revenu sur ces raisons. «La première est la situation dramatique que vivent nos populations dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays. Au fond la tragédie qui se noue là n’est pas spécifique à ces deux régions. Je dois dire qu’on ne met peut-être pas suffisamment d’accent sur l’autre tragédie qui se passe dans l’Extrême-Nord du pays où les attaques des groupes extrémistes Boko Haram font encore des victimes nombreuses parmi les populations», a-t-il déclaré.

Poursuivant avec la justification du choix fait par le Mrc, Kamto a ajouté «aller aux élections sans avoir réformer le Code électoral exposerait simplement le pays à de nouvelles tensions post-électorales parce que les mêmes causes produiraient les mêmes effets. C’est depuis 2013 que tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut réformer le Code».

 

 

 

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Pascal Messanga Nyamding : « Le Rdpc va perdre le terrain »

Pm

Le membre du Comité central du parti au pouvoir analyse les contours de la mise en oeuvre de la circulaire relative aux investitures des législatives et municipales dans le Rdpc.

L’ application de la circulaire du président du Rdpc peine a être respectée, nous observons de vives contestations à la base par rapport à l’investiture des candidats, pourquoi?
La circulaire du président a sa place, elle est bonne. Il faut savoir que deux textes, c’est-à-dire deux circulaires du président national du Rdpc encadrent la régularité et la régulation de cette présélection. Il y a deux piliers qui encadrent ce texte. Le premier c’est les conditions de candidatures, parmi les plus importantes il y a la loi, l’etat de service, la rénovation, il y a l’éthique et la morale qui encadrent effectivement cette élection qui devrait être décisive dans les présélections. Malheureusement, ce n’est pas ce que nous observons sur le terrain. Dans le Nkam, à Yabassi par exemple, beaucoup ont interprété comme ailleurs, la circulaire présidentielle qui a été accompagnée par un deuxième texte . Il s’agit de la note du secrétaire général du Comité central du Rdpc, Jean Nkuete. Elle prescrivait bien que le premier pilier de l’organisation est la commission communale de présélection. Le deuxième est la commission départementale de contrôle. Le troisième quant à lui, c’est la commission régionale qui mène les arbitrages à l’effet de ressortir la conformité des présélections. Donc ce sont les militants mal intentionnés, les hommes de réseaux, des personnes qui ne sont même plus avec le président Paul Biya, mais qui portent tout simplement un masque marqué Rdpc qui ont faussé l’élection. Quand il y a consensus , si nous appliquons stricto senso les circulaires présidentielles et la note du secrétaire général, la commission départemental n’avait qu’un seul choix: valider. Et même la commission régionale. Malheureusement, les réseaux se sont accaparés une fois de plus ces présélections. Là nous voyons un désordre qui apporte la preuve que ce sont les intrus, les mercenaires à qui on confie parfois des postes de responsabilité politique dans le parti qui vont apporter la guerre dans ce pays.

Peut-on considérer que la hiérarchie est en conflit avec elle-même, étant donné que les directives sont violées par certains responsables chargés de leur application ?

Malheureusement, la hiérarchie ne sanctionne pas. Lors du dernier conseil de discipline, j’ai abusivement été trainé à ce conseil. Ni le président, ni un des membres, l’ex ministre des Relations extérieures, Pierre Moukoko Mbonjo n’ont été sanctionnés, malgré les abus qui avaient changé la liste de Yabassi à la mairie en 2013, au point où les militants se sont retrouvés à voter pour l’opposition. C’est à cause de l’ancien ministre que cela s’est passé ! Et il y avait les mêmes complicités des personnes en question au niveau de la région à l’époque. Aujourd’hui, rendu en 2019, ce sont les mêmes qu’on envoie organiser les élections. Pendant que j’étais par exemple vice-président de la commission communale , le ministre Pierre Moukoko Mbonjo a peut-être appelé vingt fois, pour me proposer des noms. Il est allé jusqu’à nous proposer un repris de justice. Ils ont mis le nom de ce repris de justice en tête de liste, lui qui avait été condamné pour avoir tué. Cela peut se vérifier. Et Narcisse Mouelle Kombi qui est à la délégation de contrôle a validé et signé. Vous avez en fait deux cas de désordre: là où il y a eu consensus, les hommes de réseaux et les mercenaires y sont arrivés pour ajouter d’autres noms. Dans le second, les hommes de réseaux sont là a la base et désorganisent les élections. Voilà les causes des bagarres que vous avez vu à Baham, Bangangté, à Yaoundé II et IV .. Ils ont foutu le désordre. Il est temps que la hiérarchie les sanctionne. Il est aussi temps, parce qu’après l’échec de la mobilisation à l’élection présidentielle, des investitures au sénat, alors que bien avant il y’a eu le renouvèlement des organes de base, personne n’a été sanctionné. Les mêmes sont au secrétariat général . M Jean Nkuete est un homme extraordinaire, il n’est là que depuis 8 ans, mais il travaille avec des mauvais collaborateurs pour la plupart qui sont là depuis 27 ans… Ils sont connus, ces gens ont même eu à vendre des places et ils sont toujours présents jusqu’à ce jour.

Quelles peuvent être les conséquences face à la concurrence des autres formations politiques ?
Trois conséquences sont possibles si on valide les turpitudes de ces mercenaires qui entretiennent le désordre. Il faut par exemple mettre la programmation et les faux noms introduits dans les listes de côté. Sinon face à une concurrence qui devient de plus en plus rude, le Rdpc va perdre le terrain. Nous l’avons vu à l’élection présidentielle! Il faut tirer les leçons. Et puis si rien n’est fait, nous constaterons tout simplement que le désordre, les contestations sociales, les manifestations publiques auront lieu après la sortie de ces listes. Ces listes telles qu’elles sont conçues avec des anomalies, j’insiste les militants du Rdpc vont contester. Comme on l’a vu . A Yabassi, les gens ont commencé à manifester, parce que la rumeur leur a dit qu’on avait changé leurs listes. Je leur ai demandé d’attendre. Et s’ils ont changé ces listes, ils y aura des marches, des protestations. Elles viendront du Rdpc et je crois qu’il faut les éviter en désavouant les trafiquants de noms et de listes. La troisième conséquence de cette situation est que l’on observera des démissions qui vont se perpétuer , comme on l’a avec un député du Sud-ouest, à l’effet de perdre la stabilité dans ce pays. Il y a déjà le désordre incontrôlable au Nord-ouest, au Sud-ouest et au septentrion. Mon souhait est qu’on se ressaisisse pour soutenir le président Paul Biya, parce qu’après tout il s’agit du président Paul Biya et de son parti. Il a mis une circulaire en place. Il est enfin temps que ceux qui prétendent soutenir le président respectent sa volonté politique de paix et de stabilité. Une volonté de rendre le Rdpc crédible et non à travers la fraude lorsqu’il y a des élections entre nous au sein du parti.

 

 

 

 

Kw

Boycott des élections – Kah Walla: La décision de Maurice Kamto « est pleine de bon sens »

Kah Walla est satisfaite de la décision politique de Maurice Kamto consistant à boycotter les élections locales. La responsable politique s’identifie clairement au choix du Mrc de Kamto et de ses alliés.

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Maurice Kamto a annoncé, ce lundi, le boycott des législatives et municipales. Dans une publication , Kah Walla qualifie déjà le scrutin à venir de « simulacre ».

D’ailleurs, il voit des similitudes entre la décision du Mrc et l’initiative du Mouvement Stands Up for Cameroun qui militait « depuis plusieurs années en faveur d’une Transition Politique pour Refonder tant l’État que la Nation du Cameroun ».

Nous reproduisons in extenso la réflexion de Kah Walla:

Le CPP a appris l’annonce faite ce lundi 25 novembre 2019 par le Président du MRC, Pr. Maurice Kamto, de ne pas participer au simulacre électoral organisé par le régime dictatorial de Yaoundé.

Cette décision qui convoque la situation critique dans les régions du Nord – Ouest et du Sud – Ouest ainsi que le processus électoral toujours biaisé est pleine de bon sens. C’est fort des raisons désormais convoquées par le MRC que le CPP, en 2018, a décidé de ne pas prendre part à l’élection présidentielle et a réitéré sa non-participation à de fausses élections qui sont prévues en février 2020.

Cette décision s’inscrit dans la logique que le mouvement Stand Up For Cameroon a initiée depuis plusieurs années en faveur d’une Transition Politique pour Refonder tant l’État que la Nation du Cameroun. C’est le moment de rappeler que le mouvement Stand Up For Cameroon a été lancé par les partis UPC-Manidem, CPP, MRC et Univers le 31 mars 2016.

Les sirènes électorales du Regime Biya ont entre temps séduits plus d’un. Il est important que le présent désistement de participation aux élections ne soit pas juste une tactique politicienne, mais une réelle prise de conscience politique, qui se traduira en acte concret de travail en concertation et en partenariat avec les autres forces pour une véritable Transition Politique au Cameroun.

Le CPP et ses partenaires du mouvement Stand Up For Cameroon appellent tous les autres formations politiques, les associations et groupements, l’ensemble des Camerounais / es qui souhaitent véritablement la refondation du pays à rejoindre la seule voie qui peut nous permettre de l’obtenir : celle de le Transition Politique, démocratique et non-violente. Cette transition politique comprend les étapes suivantes :

• Le départ de ce régime dictatorial par la volonté du peuple souverain

• L’organisation d’un véritable dialogue national inclusif et souverain pour bâtir une nouvelle fondation de l’État et de la Nation

• La conduite des réformes des institutions (Exécutif, Législatif, Judiciaire) et des systèmes clés (Système électoral, système éducatif, etc.)

• L’organisation d’élections libres et transparentes pour un nouveau départ

Le CPP continuera de manière active et déterminée son combat pour la résolution des crises que connait notre pays et la mise en place d’un État véritablement démocratique et Républicain.

Le CPP espère que dans cette conjoncture nouvelle, d’autres forces auront le courage et la lucidité d’agir de concert en vue d’atteindre prioritairement cet objectif salutaire pour le Peuple Camerounais.

Vouloir le changement c’est bien. Agir pour le changement c’est mieux. Agir pour une vraie refondation du pays, c’est ce dont l’ensemble des citoyen.nes camerounais ont besoin !

Agissons ensemble pour sauver notre pays !

Kah Walla Présidente du Cameroon People’s Party

Mouvement Stand Up For Cameroon

 

 

 

 

Ck

Cyrille Kemmegne, journaliste à la CRTV : comment faire gagner le RDPC ?

Cyrille Kemmegne, journaliste à la CRTV : « A la CRTV, il n’y a qu’un seul ordre du jour à la veille de chaque élection : comment faire gagner le RDPC »

Ck

 

Le journaliste camerounais de la CRTV, Cameroon Radio Television, Cyrille Kemmegne a accordé une interview à un média de la place. Aujourd’hui en exil, il revient notamment sur l’environnement journalistique au sein de la chaîne publique pour laquelle il travaille. Des propos qui en disent long quant au divorce vers lequel on s’achemine entre lui et la CRTV.

L’écrivain, auteur de l’ouvrage Maurice Kamto, Un destin présidentiel est actuellement en exil en France. Des menaces de mort lui sont régulièrement adressées, depuis qu’il a publiquement critiqué le gouvernement camerounais. « Je continue à recevoir des menaces de mort. Il y a de gens avec qui je ne peux pas prendre un verre d’eau parce que ce régime est capable de tout pour atteindre sa cible », a-t-il affirmé.

Une situation qui, selon lui, ne l’empêchera pas de poursuivre son combat, quitte même à passer de vie à trépas. Parmi les points de sa lutte, figure la CRTV, dont il dénonce la méthode de travail. « Ne pas reconnaître que la CRTV a le plus grand nombre de professionnels, (Alain Belibi, Charles Ndongo etc.), serait mentir. Mais toute la CRTV est victime de la dictature éditoriale », déclare celui qui a tout de même passé une vingtaine d’années à la télévision nationale.

La CRTV serait acquise à la cause du parti au pouvoir

La CRTV mettrait d’après lui, une stratégie en faveur du pouvoir ce, à chaque élection, afin de remporter le scrutin. « Nous sommes en période préélectorale des législatives et municipales; vous ne verrez jamais sur la CRTV les cris de cœur des leaders d’opposition qui disent avoir été menacés par les autorités administratives… Il y aura bientôt des grandes réunions éditoriales pour préparer les élections. Il y aura un seul point à l’ordre du jour: comment faire gagner le RDPC », assure-t-il.

 

 

 

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Législatives et municipales 2020: Wilfried Ekanga «personne ne battra campagne à Buea»

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L’analyste politique Wilfried Ekanga indique que les élections de 2020 sont les plus sales qui n’aient jamais été organisées au Cameroun.

On attend de voir la réaction de Wilfried Ekanga, après l’annonce de la non-participation du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) aux élections législatives et municipales de 2020. Car rappelons que dans l’une de ses sorties épistolaires, le sympathisant du Mrc précisait qu’il n’appelait pas au boycott des élections cependant, à éviter qu’elles ne se tiennent en février comme convoqué par le Président de la république. Ekanga avait appelé par la suite le Mrc, le Pcrn, le Sdf et les autres partis politiques de l’opposition à mutualiser leurs efforts.

Que pensera-t-il de la décision du Mrc qui choisit de faire la politique de la chaise vide ? Avant d’avoir une autre de ses sorties épistolaires sur ce point, indiquons que l’analyste politique dans son dernier post a fait connaître à l’opinion ce qu’il pense des prochaines élections législatives et municipales. «Aujourd’hui, nous fonçons à la vitesse V vers les élections les plus sales que le pays ait jamais vues. Le double scrutin le plus nauséabond d’Afrique subsaharienne, où des mois avant l’échéance, le résultat est connu», déclare-t-il.

Crise anglophone

Comme dans l’un de ses précédents posts, Wilfried Ekanga s’offusque de la façon du contexte dans lequel les élections vont se tenir. Du fait du contexte d’insécurité qui prévaut dans les deux régions anglophones, l’analyste politique est certain qu’il n’y aura pas par exemple de campagne électorale dans la ville de Buea, chef-lieu du Sud-Ouest.

Wilfried indique par ailleurs que les autorités à l’instar du ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji assistent aux meurtres dans les régions anglophones. Et sans s’en rendre compte, elles participent à la division du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

«Vous regardez mourir nos frères anglophones ; vous regardez pourrir le NOSO sur vos smartphones. Vous signez inconsciemment et bêtement, la sécession de ces deux zones. Personne ne battra campagne à Buea…On va à vive allure vers le mur, et voilà», peut-on lire dans son post.

 

 

 

Rdpc 1

Municipale 2020 à Mbe : un militant du Rdpc sort le couteau pour menacer ses camarades

C’est le journal l’oeil du Sahel en kiosque ce lundi qui donne cette information. On apprend aussi que les jeunes de cette municipalité se disent marginalisés.

Rdpc 1

Les élections municipales de 2020 créent beaucoup de bruits dans le département de la Vina. Au niveau de la confection des listes, l’on assiste déjà à des menaces de mort. «Même au sein d’une même famille. Tel est le cas ce jeudi 21 novembre 2019 dans un restaurant de la ville de Ngaoundere entre le président de la section Ojrdpc Vina Nord de Mbe. Christophe Bangawa Maigari et son frère aîné Robert Maigari». Écrit le journal l’oeil du Sahel.

« Selon nos sources, pendant que ces cadres du Rdpc à Mbe se retrouvent dans un restaurant de la ville de Ngaoundere pour parvenir à un consensus, Robert Maigari, l’aîné sort son couteau pour en découdre avec son propre cadet Christophe Bangawa Maigari. En effet, celui-ci tente de donner un avis contraire en estimant que le moment est venu pour que les jeunes prennent la relève». Poursuit l’oeil du Sahel.

Deux frères

On apprend du journal, que le Rdpc Vina nord de Mbe demande aux deux frères de s’entendre afin de proposer une seule personne dans leur famille, les deux se regardent déjà en ennemis jurés. Les militants du parti de la flamme de cette circonscription demandent la suspension des deux frères. Car, ils ne respectent pas les idéaux de paix et de dialogue que prône le parti. C’est la confection des listes qui est à l’origine de tout ce tralala.

Pour concourir à la maire, deux listes circulent. La première est conduite par le maire sortant. Le député Koulagna réuni les militants pour trouver une liste du consensus. Par la suite, la liste définitive est transmise à la commission communale pour validation. La liste subie encore des modifications. Le journal conclut que la cacophonie du Rdpc dans la commune de Mbe ouvre une porte à l’opposition.

 

 

 

Ae

Anicet Ekane, président du Manidem : “Ils reviennent à la réalité”

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La décision du Mrc de se retirer du processus électoral montre à souhait qu’il y a des fantasmes en politique. Mais cela montre aussi la réalité du terrain. La politique c’est un métier. On prend le temps de l’apprendre. On prend le temps de se frotter aux réalités de la vie politique avant de s’engager. Je pense que cette décision est la conséquence d’une mauvaise perception de la situation socio-politique au Cameroun qui a entraîné le Mrc dans une surenchère qu’il n’avait pas les moyens de contrôler. Aujourd’hui, ils reviennent à la réalité socio-politique. Ils sont obligés de baisser le pavillon. Dans la vie, il ne faut pas laisser les événements qui surviennent autour de nous, pénétrer votre esprit et vous faire couler. Les dirigeants du Mrc doivent réfléchir sur cette citation.

« Nous respectons cette décision »
Félix Nyeck, représentant du Pcrn dans le Centre

Dans la conquête du pouvoir, Il y a la modération et la radicalisation. Je pense que le Mrc, après avoir examiné les possibilités d’alternance a conclu que les voies démocratiques ne sont pas la solution. Qu’il faut bouger les lignes. C’est une piste qui peut porter mais qui comporte beaucoup de conséquences. Toute proportion gardée, nous pensons que le Mrc sait ce qu’il fait et où il va. La récente élection présidentielle au Cameroun a été l’occasion de montrer que le chemin reste encore long. Au regard des actions menées souvent par le Mrc, il devient évident de conclure que ce parti est proche de la radicalisation comme choix pour provoquer l’alternance au Cameroun. Un choix que nous respectons.

 

 

 

De

Non-participation du MRC aux élections locales : Dieudonné Essomba pense que Kamto a bien joué cette fois-ci

L’économiste pense que cette décision du MRC met la pression sur le régime Biya.

De

Les réactions fusent de partout après le refus du MRC de participer aux élections locales de 2020. Dieudonné Essomba pense que la décision de Maurice Kamto est pleine de bon sens. « C’est une terrible pression que le MRC exerce par là» sur le régime Biya. A réagi l’ingénieur statisticien et économiste. Lui qui est bien connu pour ses positions dures envers Maurice Kamto.

« Quelles en soit les raisons que vous pouvez donner. Il est clair que Kamto a bien joué cette fois-ci». Soutient le consultant TV. Supposant que le MRC pourrait être rejoint dans sa position par d’autres partis politiques comme le SDF.

Le CPP rejoint Dieudonné Essomba

L’analyse de Dieudonné Essomba rejoint celle d’Edith Kah Walla. La dirigeante du CPP estime que cette décision est sage. Car, elle «s’inscrit dans la logique que le mouvement Stand Up For Cameroon (…) en faveur d’une transition politique». Ecrit la femme politique. Avant d’ajouter : « Cette décision qui convoque la situation critique dans le Noso (…) est pleine de bon sens ». Même si, « les sirènes électorales du régime Biya ont entre temps séduits plus d’un ».

Une réelle prise de conscience politique

Bien qu’heureuse, Edith Kah Walla espère que le désistement ne soit pas une tactique politicienne. « Mais une réelle prise de conscience politique. Qui se traduira en acte concret et en partenariat avec les autres forces».

Rappelons que le MRC ne participera pas à la « forfaiture » du 9 février 2020. Faute du règlement de la crise dans le NOSO et de la réforme du système électoral. Deux exigences que ce parti politique n’a cessé de réitérer.

 

 

 

 

Ancameroun

Législatives 2020 : polémique autour de la retraite parlementaire

Depuis que le mot a été lâché, beaucoup out perdu le sommeil.

Ancameroun

Au commencement, il y avait les circulaires de Jean Nkuété, le secrétaire général du comité central du Rdpc, signées le weekend dernier, d’où il ressort que « la promotion des nouvelles figures passe par l’injonction du sang neuf dans les listes du parti, chaque fois qu’il est possible, notamment dans les cas mettant en concurrence des camarades bénéficiant de la retraite parlementaire ».

Retraite parlementaire. Le mot était lâché. Surtout, certains se sont estimés particulièrement visés, c’est-à-dire poussés vers la sortie, surtout, lorsque le même Nkuété, à l’occasion de la réunion de lancement des opérations de sélection et d’investiture des candidats du Rdpc au double scrutin législatif et municipal de 2020 qu’il a présidée dimanche dernier, en a rajouté une couche : « en ce qui concerne les jeunes, c’est-à-dire pour être concret, les militants et militantes âgés de moins de 35 ans, vous devez veiller à leur représentation sur toutes les listes pour les deux scrutins ».

Dans les quotas définis, l’on constate que la part belle est nettement faite aux jeunes et aux femmes. Il n’en fallait pas plus pour créer la polémique, car l’assemblée nationale est truffée de dinosaures qui y ont passé toute leur vie et qui se confondent avec les murs de cette chambre. On peut citer Ca-vayeYeguieDjiril qui est député depuis 43 ans ou encore Hilarion Etong, Jean Bernard NdongoEs-somba…

Le danger est d’autant prégnant que dans la liste des présidents des commissions régionales et départementales de supervision, de contrôle et de présélection des candidats du Rdpc pour les législatives, ils ont été écartés. Et, avec le souci qu’a eu le sommet de ce parti de mêler quand même la base aux opérations de sélection, pas sûr que le plébiscite des candidatures de quelques vieux routiers de l’assemblée national soit un acquis. La raison, un manque de popularité notoire. La preuve, quelques vieux routiers de l’assemblée nationale sont déjà tombés.

On peut citer jusqu’à présent l’hon. Emmanuel Mbiam, député de la vallée du Ntem, qui cumulait déjà quatre mandats. On peut aussi citer l’hon. Fossi Jacob, dont la candidature a été rejetée par les membres de la commission en charge des investitures. Le député de Penka Michel cumulait 3 mandats. Dire qu’il y a des députés qui ont plus de 3 mandats, dont le président de l’assemblée nationale. Va-t-il survivre à la bourrasque ?

Quand nous allions sous presse, nous n’avions pas encore de réponse. On peut donc comprendre pour quoi certains de ces vieux députés, sentant le danger, crient à la conspiration. Tous ou presque ont d’ailleurs regagné leur « fief », pour tenter de sauver les meubles. Nous avons pu échanger avec quelques-uns de ces vieux députés. En clair, c’est la colère contre l’éventualité d’une retraite. « On ne sait même pas ce qu’on appelle retraite parlementaire.

Est-ce l’âge ou une question de cumul de mandats ? Au Burkina Faso par exemple, chaque député ne peut pas aller au-delà de 3 mandats. Chez nous, rien n’est encore précis sur cette question », nous confie l’un de ces cadors. Un autre député est plus virulent : « On parle de rajeunissement, de nouvelles figures, mais il faut qu’on nous définisse tout cela. Il faut tenir compte des états de services. Vous ne pouvez sortir de nulle part et vous retrouver député ».

Et pourtant, les députés plus jeunes avec lesquels nous avons également échangé sont d’avis que les députés ayant déjà eu plus de 3 mandats sont bons pour la retraite, même s’ils estiment aussi que la circulaire du Sg/Rdpc ne veut aucunement dire que les vieux députés seront tous chassés.

Les questions suivantes se posent alors : En parlant de rajeunissement et de retraite parlementaire, Paul Biya veut-il vraiment se débarrasser de sa vieille garde ? Est-ce qu’il n’y a pas quand même dans cette volonté d’écarter la vieille garde une stratégie qui se cache ? Quel crédit accorder à la volonté de rajeunissement des élites du parti ? Cavaye est-il vraiment en danger, quand on sait que mieux vaut le diable qu’on connaît plutôt que l’ange qu’on ne connaît pas ?

 

 

 

 

Yaounde cameroun

Cameroun : Le sous-préfet et le maire de Yaoundé III accusés de refus de signer les dossiers des candidats du MRC

Ces responsables refusent de signer les dossiers des candidats Mrc déposés depuis plus d’une semaine.

Yaounde cameroun

C’est un véritable calvaire pour les militants du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), candidats aux municipales dans l’arrondissement de Yaoundé 3. A 48h de la clôture, les 19 dossiers déposés depuis mardi de la semaine dernière, ne sont pas toujours signés par les différents responsables.

Au service des affaires générales, impossible d’avoir une explication, concernant la non signature par le sous-préfet Nestor Dym. Un huissier de justice a dû faire lui-même le constat, tout en annonçant qu’une procédure devrait être engagée sur le refus de ces autorités d’apposer leurs signatures au-bas des documents, les certificats de domicile, en l’occurrence.

Les multiples démarches entreprises par les candidats, pour rencontrer le sous-préfet, sont restées vaines. La descente d’Alain Fogue a bousculé les lignes, lui qui a décidé d’organiser un sit-in à la sous-préfecture. Une situation qui a fait réapparaître le sous-préfet, accompagné des forces de maintien de l’ordre. Une présence des gendarmes, qui ne va pas impressionner ces militants, déterminés à aller jusqu’au bout de leur revendication.

Par contre, l’autorité administrative n’hésite pas, lorsqu’il est présent, de signer les dossiers des candidats du parti au pouvoir. « Vous refusez de signer nos dossiers, mais quand c’est pour ceux du Rdpc, vous le faites, ils n’ont besoin de passer par les parapheurs, ils vont tout droit au bureau et c’est chose faite », lance Alain Fogue au sous-préfet. Le cadre du Mrc ne manquera pas de rappeler à l’administrateur civil qu’ils sont au courant du cabinet noir, qui donne les instructions.

« Nous sommes au courant du cabinet noir qui vous donne les instructions, mais sachez-le, nous irons jusqu’au bout, cela ne marchera pas. Nous n’avons plus peur de la matraque et autres actes d’intimidations, la peur est désormais dans l’autre camp. Nous savons que vous agissez ainsi pour un futur poste de préfet, ce n’est pas une faveur qu’on vous demande, c’est un droit, vous êtes au service de la Nation et non d’un individu », précise Alain Fogue,

Les absences du sous-préfet sont justifiées par le fait qu’il est en tournée de prise de contact, parce que nouvellement installé. Alain Fogue attire l’attention des uns et des autres sur l’injonction donnée au sous-préfet par le maire. « Sur le mur de la sous-préfecture, vous pouvez apercevoir une injonction du maire au sous-préfet, la liste des pièces exigibles, pour la signature des dossiers par l’autorité administrative ».

On peut lire, cas îles propriétaires d’immeubles et des occupants de faits : plan de localisation, photocopie quittance de paiement de la taxe de la propriété foncière, imprimée timbrée au montant’ en vigueur 1000 f fiscal et 500 communal. Cas des locataires, photocopie du bail enregistrée, photocopie quittance de la taxe sur la propreté foncière, imprimée timbrée au montant en vigueur 1000 f fiscal et 500 communal, plan de localisation.

Scenario identique du côté de la mairie de Yaoundé 3, où ils apprendront que l’extrait d’acte de naissance ne se signe pas à la mairie, Un retournement de situation quand on sait que la même pièce avait été signée par le maire, avant qu’il ne se rétracte par la suite, après avoir fait le constat que le dossier appartenait à un candidat du Mrc « Nous avons envoyé quelqu’un aller signer, ils ont dit que ça ne se faisait pas à la mairie. Lorsque nous avons sorti une pièce signée par leurs soins, ils sont restés muets », précise le militant

Face au refus catégorique des responsables de la mairie, le trésorier national du Mrc demandera aux militants de rentrer. L’on se pose toutefois des questions, dont celle de savoir si cela sera possible aujourd’hui ou vendredi, quand on sait que le sommet de la Cemac démarre aujourd’hui et mobilisera tout l’appareil administratif et municipal.