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Politique

Maurice kamto marchant a douala

Point de vue : Le dialogue national se fera sans Maurice Kamto et Cie

Maurice kamto marchant a douala

Le Chef de l’Etat a annoncé la tenue d’un grand dialogue national à la fin du mois de Septembre 2019. Dans une publication, Gustave Epok, observateur national estime que Maurice Kamto et ses alliés sont exclus du dialogue. Ci-dessous, l’intégralité de son analyse.

Le discours du Chef de l’État à la Nation a permis de confirmer que Paul Biya reste ferme et ne cèdera pas au chantage.

La sortie du président de la République était vivement attendue, notamment au sujet de la libération des ‹‹ prisonniers dits politiques ››. D’aucuns s’attendaient à ce que le chef de l’État dans son discours annonce la fin des poursuites judiciaires contre certains prisonniers dans l’optique de l’instauration du dialogue national. Tous ceux-là, sont donc restés à leur soif. Le Chef de l’État est resté constant et lucide.

Non au règne de l’impunité

‹‹ Je voudrais d’ailleurs en profiter pour préciser que le respect de la règle de droit et la lutte contre l’impunité constituent les piliers de la consolidation de l’Etat de droit, à laquelle nous aspirons tous. Fouler aux pieds la règle de droit et assurer l’impunité à certains citoyens, aboutiraient à préparer le lit de l’anarchie ››, a clarifié Paul Biya. C’est donc dire que, tous ceux qui se sont attaquer aux intérêts de la Nation doivent rendre gorge.

Le ton ferme du Chef de l’État aux ennemis de la paix

‹‹ Il est donc fondamental, à ce stade, de dissiper les rumeurs selon lesquelles, l’on peut tranquillement piller, violer, incendier, kidnapper, mutiler, assassiner, dans l’espoir qu’un éventuel dialogue permettra d’effacer tous ces crimes et assurera l’impunité à leurs auteurs ››.

C’est l’une des déclarations majeures du président de la République lors de son discours de 30 min. Visiblement, Maurice Kamto et Cie et Ayuk Tabé n’assisteront pas à la table des discussions d’ici la fin du mois en cours. Ils sont d’offices exclus selon les clarifications du président de la République.

Paul Biya ne cèdera pas au chantage et la pression de quiconque

Le chef de l’État, fidèle à sa tradition, a une fois de plus déjoué les pronostics. D’une main ferme, il met en garde les camerounais qui oserait défis les textes et règlements.

‹‹ Une telle façon de penser ne peut qu’encourager la perpétuation des violences dans les régions en crise et même en susciter dans les régions où il n’y en a pas, ainsi que nous l’enseigne l’expérience vécue par plusieurs pays dans le monde ››.

Possibilités d’un pardon ?

Dans sa posture de patriarche et de sage, Paul Biya fixe le cap du pardon vis-à-vis de ceux qui ont défier l’intérêt supérieur de la Nation.

‹‹ Il est toutefois vrai que dans le cadre d’un dialogue, d’un processus de paix ou de réconciliation nationale, il puisse être envisagé l’éventualité d’un pardon, dans certaines conditions ››.

« Il est tout également vrai qu’aux termes de notre Constitution, le Chef de l’Etat est habilité à user d’un droit de grâce ».

C’est donc dire que le président Paul Biya tient le gouvernail solidement et reste à la manœuvre du bateau Cameroun. Les uns et les autres n’ont qu’à se ressaisir. La main tendue du Chef de l’État, est celle d’un père avisé face à ses enfants.

 

 

 

 

 

 

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Jean Bruno Tagne : « Paul Biya est dans la ruse permanente »

Le président camerounais Paul Biya a annoncé mardi la convocation fin septembre d'un "grand dialogue national", au moment où son régime fait juger pour "insurrection" des leaders de l'opposition. Dans une publication sur sa page Facebook ce mercredi 11 septembre 2019, le journaliste Jean Bruno Tagne pense que le Chef de l’Etat a fait dans la ruse, comme il a l’habitude de le faire. Camerinfos.net vous propose l’intégralité de son opinion.

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Paul Biya a donc parlé. Et alors ?

Que ceux qui se préparent à aller avec enthousiasme au « grand dialogue » annoncé par le président de la République hier dans son discours à la nation n’oublient jamais que Paul Biya est dans la ruse permanente. Et cela semble lui réussir ; c’est bien pour ça - entre autres - qu’il est au pouvoir depuis 37 ans et pourrait encore l’être pour longtemps.

Bien sûr on ne développe pas un pays avec la petite ruse. Le Cameroun serait un géant. Est-ce son ambition ? bref.

Je vous propose cet extrait de mon livre (Accordée avec fraude. De Ahidjo à Biya comment sortir du cycle des élections contestées) qui parle de l’un des plus grands enfumages de l’histoire politique du Cameroun sous le renouveau : la tripartite.

Bonne lecture

Le 22 octobre 1991, les partis politiques reçoivent l’invitation à la tripartite et l’ordre du jour de celle-ci. Le gouvernement décide unilatéralement des personnalités invitées aux travaux et de l’ordre du jour qui porte sur deux points : l’élaboration d’un avant-projet de Code électoral et la définition des modalités d’accès aux médias publics pour tous les partis politiques dans la perspective des élections législatives anticipées du 16 février 1992. Le pouvoir vient de donner le ton de ce qu’il entend faire de la tripartite : une réunion qu’il souhaite contrôler de bout en bout en fixant lui-même les règles du jeu. L’opposition sent venir le danger. Elle commence même à envisager l’idée de ne plus participer à cette tripartite. De discussions en concertations, la Coordination subordonne sa participation à la tripartie à quelques préalables contenus dans un mémorandum daté du 26 octobre 1991 et adressé au Premier ministre.

Le pouvoir semble avoir repris la main. On note désormais une accalmie dans les rues. L’opposition n’est plus aussi unie qu’elle l’était. Le gouvernement a réussi à diviser les partis politiques qui arrivent à la conférence tripartite au palais des Congrès de Yaoundé en rangs dispersés. La rencontre regroupe près de 300 formations politiques et organisations de la société civile, des religieux, des journalistes, des chefs traditionnels, des membres du gouvernement et une foule de personnalités inféodées dont le but est de mettre l’opposition dite radicale en difficulté.

Le dirigisme avec lequel Sadou Hayatou mène les travaux est patent ; il donne la parole aux personnalités favorables au pouvoir, la retire à ceux qui se montrent critiques. Pierre Flambeau Ngayap, Samuel Eboua, Adamou Ndam Njoya, John Fru Ndi et d’autres opposants n’en peuvent plus. Le lendemain de l’ouverture des travaux, ils claquent la porte. Ils ne reviendront dans la salle qu’après une longue médiation organisée par l’homme politique et homme d’affaires Paul Soppo Priso, l’ancien Premier ministre John Ngu Fontcha, l’ancien président de l’Assemblée nationale Salomon Tandeng Muna, le cardinal Christian Tumi, entre autres.

Les accords de la tripartite sont signés le 13 novembre 1991. Ruse, trahison, mensonge, corruption, tribalisme ont réussi à avoir raison d’une opposition jusque-là unie. Elle est désormais laminée. Son arme la plus redoutable face au gouvernement, les villes mortes, sont désormais mortes. Paul Biya vient de remporter la partie.

La conférence tripartite n’aura donc été qu’une pantalonnade pour l’opposition, un grand marché de dupes dont les recommandations ne seront d’ailleurs pas appliquées, ainsi que le relève Fabien Eboussi Boulaga : « Malgré un déroulement chaotique, suspect ou inacceptable à maints esprits exigeants et perspicaces, la Conférence se termine le 13 novembre 1991 dans l’euphorie d’une cérémonie de signature d’une déclaration que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier d’“historique“. (…) Pour faire bref, il est possible d'affirmer qu’aucune décision de la tripartite, de la plus grande à la plus petite, n’a été respectée à la fois dans sa lettre et son esprit. "

Les élections législatives anticipées, initialement annoncées pour le 16 février 1992 et qui se tiendront plutôt le 1er mars, vont achever de diviser l’opposition camerounaise. La Coordination de l’opposition ne vaut plus rien. Elle s’est désagrégée sous l’effet conjugué de la bérézina de la tripartite et de l’éviction de Samuel Eboua, son principal animateur, de la présidence de l’Undp lors du congrès tenu à Garoua les 4 et 5 janvier 1992, par un groupuscule. Ce groupuscule qui enterre l’opposition intransigeante a pour leader Bello Bouba Maïgari, assisté de Issa Tchiroma Bakari et autres Amadou Moustapha…

Une loi a été hâtivement adoptée quelques semaines plus tôt, précisément le 16 décembre 1991, par une Assemblée nationale monolithique. Ledit texte fixe les conditions d’élection des députés. Pour l’opposition dite radicale, cette loi n’est pas de nature à garantir des élections crédibles. Bien plus, ce Code électoral est jugé contraire à l’esprit et à la lettre des accords de la tripartite. Le Sdf de Ni John Fru Ndi, l’Ufdc de Hameni Bieleu, l’Udc d’Ada-mou Ndam Njoya décident de boycotter cette élection. Les autres partis politiques de l’opposition ne se feront pas prier.

Au terme de cette élection, le Rdpc, l’ancien parti unique s’en tire avec 88 députés, vient ensuite l’Undp désormais dirigé par Bello Bouba Maïgari, qui en compte 68, suivie, de l’Upc avec 18 sièges alors que le Mdr de Dakolé Daïssala, lui, obtient six députés dans la nouvelle Assemblée nationale apparemment multicolore du Cameroun.

Sur les 180 sièges le parti au pouvoir ne recueille pas la majorité absolue. Commencent alors des manœuvres qui permettent au président Biya de rallier à lui les 18 députés de l’Upc et les six du Mdr, en échange de postes au gouvernement. Dakolé Daïssala entre au gouvernement comme ministre d’Etat en charge des Postes et Télécommunications alors qu’Augustin Frédéric Kodock est nommé ministre d’Etat à l’Aménagement du territoire. C’est cette transaction clientéliste qui permettra au pouvoir de s’offrir une majorité confortable à l’Assemblée nationale.

Le 25 août 1992, Paul Biya annonce des élections présiden-tielles anticipées pour le 11 octobre. Une anticipation de sept mois. La technique manque de finesse. Elle est même cousue de fil blanc. Il a simplement voulu prendre ses adversaires de court. L’élection n’a qu’un seul tour. Le choix d’une élection à un tour est un calcul politique qui évite au président de la République de devoir, dans un second tour au cas où il n’aurait pas obtenu la majorité absolue au premier, d’affronter un adversaire dans un corps à corps qui peut se transformer en un « risqué » référendum pour ou contre Biya. Or avec un tour unique, il peut être déclaré pré-sident de la République même avec moins de 30% des suffrages.

Le Code électoral (loi n° 92/010 du 17 septembre 1992 fixant les conditions d’élection et de suppléance à la présidence de la République) est passé à l’Assemblée nationale comme une lettre à la poste. Il est taillé à la mesure du pouvoir en place. L’administration est appelée à jouer un rôle trop important dans l’organisation et la conduite des élections. Connaissant la bureaucratie camerounaise fortement partisane et inféodée au Rdpc, rien, mais alors rien du tout, ne permet d’espérer une élection crédible et juste.

Pour Fabien Eboussi Boulaga, l’organisation d’une élection crédible ne fait simplement pas partie de l’Adn de l’administration. « Il convient de dire, analyse-t-il, que l’administration territoriale et préfectorale camerounaise n’a pas d’expérience en matière d’élections libres. Sous la colonisation française, les administrateurs fabriquaient les résultats comme le faisaient les préfets de la IIIème République. (…) Nos administrateurs ont été formés à leur école. Sous le parti unique, ils avaient seulement à décider des décimales de pourcentages qui commençaient à 98% en montant.

« Quand vient ou revient le pluralisme, les ministres de ce département, les gouverneurs, les préfets, les sous-préfets ne se recyclent pas. (…) La préfectorale ne connaît que les instructions et les consignes qu’elle reçoit de la hiérarchie. Elle est donc notoirement incompétente et ignorante en matière de lois et de processus démocratiques : elle n’en a jamais eu une démonstration concrète ni une leçon de choses simulées. En outre, elle n’a pas les moyens intellectuels, humains et matériels pour faire face à la diversité des tâches qui s’abattent sur elle avec chaque élection. Comme disait un sous-préfet, avec un agacement justifié : «On n’a pas que ça à faire.»«

" Enfin, tous les membres de la préfectorale comme de la haute administration sont des membres du Rdpc et doivent le devenir activement durant les élections, en utilisant les moyens de l’Etat. Déliés de tout devoir de retenue, ils ont plutôt “

 

 

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L’intégralité du discours de Paul Biya à la Nation – 10 sept. 2019

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Camerounaises, Camerounais,

Mes Chers compatriotes,

Depuis près de trois ans, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de notre pays sont en proie à une crise, qui met en péril la sécurité et le bien-être des  populations qui y vivent, mais a également de profondes conséquences sur l’ensemble de la communauté nationale.

Cette crise, faut-il le rappeler, est née des revendications corporatistes des Avocats et des Enseignants, qui réclamaient la traduction en langue anglaise des Actes Uniformes OHADA et la préservation de la spécificité du système judiciaire et du système éducatif anglo-saxon dans les deux régions. 

Dès le départ, fidèle à une option qui m’est chère, j’ai instruit l’instauration d’un dialogue entre le Gouvernement et les organisations syndicales en vue de trouver des réponses appropriées à ces revendications. Les mesures qui ont été prises par le Gouvernement à l’issue de ces concertations, sont allées bien au-delà des revendications de départ. Qu’il me soit permis d’en énumérer quelques unes :

– la traduction en langue anglaise des textes OHADA a été effectuée. Ces textes sont désormais disponibles dans nos deux langues officielles ;

– une Section de la Common Law a été créée à la Cour Suprême, afin de connaitre des pourvois formés contre les décisions des juridictions inférieures, dans les affaires relevant de la Common Law ;

– au plan de la formation des Magistrats, une Section de la Common Law a été créée à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature. Cette mesure a été accompagnée d’un programme de recrutement des Auditeurs de justice et des Greffiers d’expression anglaise ;

– par ailleurs, un recrutement spécial d’Enseignants bilingues a été mis en œuvre dans l’Enseignement secondaire ;

– au plan judiciaire, un arrêt des poursuites a été ordonné en faveur de certaines personnes interpellées dans le cadre de ces revendications ;

– Une Commission Nationale pour la Promotion du Bilinguisme et du Multiculturalisme  a été créée, afin notamment d’examiner en profondeur l’ensemble des sources de frustrations  de nos compatriotes des régions du     Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Par la suite, des décisions ont été prises pour accélérer le processus de décentralisation, avec en prime la création d’un Ministère dédié. Les prochaines élections régionales serviront à parachever ce processus, en permettant à nos compatriotes, sur l’ensemble du territoire national, de participer pleinement à la gestion de leurs affaires au niveau local. 

Mes Chers compatriotes,

Malgré ces efforts du Gouvernement, des mouvements radicaux, principalement inspirés de l’étranger, ont récupéré et dévoyé les revendications corporatistes. Ils ont ainsi ourdi un projet sécessionniste avec pour but, la partition de notre pays. A cette fin, ils ont constitué et financé des groupes armés qui ont causé un lourd préjudice aux populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. 

Le monde entier a été témoin des atrocités commises par ces groupes armés : mutilations, décapitations, assassinats des éléments des Forces de Défense et de Sécurité, des autorités administratives et des civils sans défense, destructions des infrastructures et édifices publics, incendie des écoles, des hôpitaux, etc.

Je voudrais saisir la présente occasion, pour réitérer mes condoléances les plus sincères et celles de la Nation tout entière à tous ceux qui ont perdu des êtres chers dans le cadre de cette crise. J’adresse également un message de réconfort aux blessés et à toutes les autres victimes à divers titres. Je leur donne l’assurance qu’ils peuvent compter sur la solidarité du Gouvernement de la République et sur celle de la Nation tout entière.

Mes Chers compatriotes,

Les exactions des groupes armés ont poussé des milliers de nos compatriotes à se réfugier dans les autres régions du pays, voire, pour certains, dans des pays voisins où ils sont réduits à la précarité.

Face à ces actes intolérables, les Forces de Défense et de Sécurité ont pris des mesures énergiques, souvent au péril de leur vie, pour assurer leur devoir de protection des citoyens et de leurs biens. 

A l’heure actuelle, ces mesures commencent à porter leurs fruits avec l’amélioration de la sécurité et la reprise progressive des activités économiques  dans les deux régions.

Mes Chers compatriotes,

Depuis la survenance de cette crise, je n’ai ménagé aucun effort, avec l’aide de Camerounaises et de Camerounais de bonne volonté, pour rechercher les voies et moyens d’une résolution pacifique de celle-ci.

Dans un souci d’apaisement, j’ai même décidé de l’arrêt des poursuites judiciaires pendantes devant les tribunaux militaires contre 289 personnes arrêtées pour des délits commis dans le cadre de cette crise.

Dans le même ordre d’idées, j’ai adressé une offre de paix aux membres des groupes armés, en les invitant à déposer les armes et à bénéficier d’un processus de réintégration dans la société.  A cet effet, un Comité National de Désarmement, de Démobilisation et de Réintégration a été créé. Les Centres Régionaux de Désarmement accueillent progressivement de nombreux ex-combattants qui acceptent volontairement de déposer les armes. Nous allons continuer à déployer les efforts nécessaires pour que ce processus soit pleinement opérationnel.

Au plan humanitaire, j’ai décidé du lancement d’un vaste plan d’assistance à nos compatriotes éprouvés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. J’ai également créé un Centre de coordination de l’action humanitaire chargé de mettre ledit plan en œuvre. Je voudrais à cet égard, dire merci aux partenaires internationaux qui nous accompagnent dans cette initiative.

Mes Chers compatriotes,

Pour expliquer cette crise, il a souvent été évoqué un sentiment de marginalisation qu’éprouveraient les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Je voudrais à cet égard redire à nos compatriotes de ces régions, mais également à ceux des huit autres régions du Cameroun, que la marginalisation, l’exclusion ou la stigmatisation n’ont jamais inspiré l’action des différents Gouvernements que j’ai formés depuis mon accession à la Magistrature suprême de notre pays. Certes, aucune œuvre humaine n’est parfaite et dans un pays en développement tel que le nôtre, confronté à de multiples défis et ne disposant que de ressources limitées, de nombreux besoins restent encore insatisfaits, dans toutes les régions.

Fort du soutien massif que vous m’avez accordé lors de la dernière élection présidentielle, je continuerai à œuvrer sans relâche, avec toutes les filles et tous les fils de notre pays, à relever les multiples défis auxquels nous sommes confrontés pour améliorer le bien-être de nos populations, notamment  en matière d’infrastructures, d’approvisionnement en eau et en électricité, de couverture sanitaire et d’emploi des jeunes.

Mes Chers compatriotes,

Le 4 janvier dernier, j’ai procédé à un important remaniement ministériel, avec notamment la nomination d’un nouveau Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Le choix de ces responsables a, comme à l’accoutumée, été principalement guidé par leurs qualités humaines et professionnelles, leurs compétences et leur expérience. Je voudrais néanmoins souligner que, fidèle à la politique d’équilibre régional que je n’ai cessé de promouvoir, j’ai choisi un Premier Ministre originaire de la région du Sud-Ouest. Son prédécesseur, qui a quant à lui passé près de dix ans à ce poste clé, était originaire de la région du Nord-Ouest. De fait, depuis le 9 avril 1992, les Premiers Ministres, Chefs du Gouvernement, ont été choisis parmi les ressortissants de ces deux régions.

Malgré cela, certains continueront à parler de marginalisation des populations de ces régions. En fait, il y a lieu de reconnaitre, au plan général, que la nature humaine est ainsi faite qu’il n’y aura jamais assez de postes de responsabilité pour satisfaire toutes les régions, tous les départements, les arrondissements, les villes, villages, familles et citoyens de notre pays. Chaque choix continuera de provoquer de la joie lorsque l’on sera distingué et de la tristesse lorsqu’on ne le sera pas.

Il est cependant indispensable que nos mentalités évoluent sur ce point. S’il est nécessaire de tenir compte de l’équilibre régional dans des pays neufs, à la structuration sociologique diverse tel que le nôtre, il est indispensable de rappeler que les Ministres et autres responsables ne sont pas nommés seulement pour servir leurs régions, leurs villages ou leurs familles, mais l’ensemble de la communauté nationale. Ils doivent être au service de l’intérêt général et non des intérêts particuliers.

C’est pourquoi, depuis mon accession au pouvoir, je n’ai cessé et je ne cesserai de mener, avec acharnement, la lutte contre la corruption et les détournements de fonds publics et de promouvoir la bonne gouvernance.  

Mes Chers compatriotes,

Depuis la survenance de la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, jamais le terme dialogue n’a été autant évoqué, prononcé, voire galvaudé.

A l’interne comme à l’international, chacun y est allé de ses propositions et de ses suggestions. Certaines d’entre elles réalistes, d’autres nettement moins. Les conseils ont afflué. Certains avisés, d’autres intéressés. D’aucuns se sont même risqués à des injonctions.

Des initiatives multiples et diverses ont également fleuri. La plupart du fait de personnes de bonne foi, de pays ou d’organisations véritablement soucieux du devenir de notre pays et du bien-être de nos populations. Qu’il me soit permis de les remercier pour leurs efforts et leurs témoignages d’amitié.

Il y a toutefois lieu de remarquer que la prolifération de ces initiatives s’est parfois malheureusement appuyée sur des idées simplistes et fausses, procédant de la propagande sécessionniste. Il en est ainsi de la prétendue marginalisation des Anglophones, de la persécution de la minorité anglophone par la majorité francophone, du refus du dialogue par notre Gouvernement au bénéfice d’une  solution militaire à la crise ou encore des accusations ridicules de génocide. 

S’agissant du dialogue lui-même, la question s’est toujours posée de savoir, Avec qui ?

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication et notamment les réseaux sociaux ont malheureusement favorisé l’apparition de leaders autoproclamés, d’extrémistes de tout bord essayant d’asseoir leur notoriété par le biais d’injures, de menaces, d’appels à la haine, à la violence et au meurtre.

Or, tuer des gendarmes ou des civils, kidnapper, mutiler, molester, incendier, détruire des infrastructures publiques, empêcher les enfants d’aller à l’école ou les populations de vaquer tranquillement à leurs occupations n’a jamais été, dans aucun pays au monde, source de légitimité pour représenter ou s’exprimer au nom des populations justement victimes de ces exactions.

En démocratie, seule l’élection confère une telle légitimité.

Mes Chers compatriotes,

Les nombreuses consultations que je n’ai cessé de mener au sujet de cette crise, m’ont permis de prendre la mesure de l’ardent désir des populations des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de retrouver le cours normal de leurs vies, de pouvoir de nouveau, en toute sécurité, exercer leurs activités économiques et sociales, de voir les réfugiés et les personnes déplacées revenir et les enfants retrouver le chemin de l’école. La récente tournée du Premier Ministre dans les deux régions a permis de confirmer ce sentiment.

J’ai la ferme conviction, à cet égard, que le moment est venu de mobiliser toutes les forces positives et constructives de notre pays, à l’intérieur comme dans la diaspora, pour que ce désir devienne une réalité.

C’est pourquoi, j’ai décidé de convoquer, dès la fin du mois en cours, un grand dialogue national qui nous permettra, dans le cadre de notre Constitution, d’examiner les voies et moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi de toutes les autres composantes de notre Nation.  

Le dialogue dont il est question, concernera principalement la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Mais il est évident qu’en cela même il touchera à des questions d’intérêt national, telles que l’unité nationale, l’intégration nationale, le vivre-ensemble, il ne saurait intéresser uniquement les populations de ces deux régions.

Il aura donc vocation à réunir, sans exclusive, les filles et les fils de notre cher et beau pays, le Cameroun, autour de valeurs qui nous sont chères : la paix, la sécurité, la concorde nationale et le progrès.

Il s’articulera également autour de thèmes susceptibles d’apporter des réponses aux préoccupations des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ainsi qu’à celles des autres régions de notre pays : le bilinguisme, la diversité culturelle et la cohésion sociale, la reconstruction et le développement des zones touchées par le conflit, le retour des réfugiés et des personnes déplacées, le système éducatif et judiciaire, la décentralisation et le développement local, la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants, le rôle de la diaspora dans le développement du pays, etc.

Présidé par le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, ce dialogue réunira une palette diverse de personnalités : parlementaires, hommes politiques, leaders d’opinion, intellectuels, opérateurs économiques, autorités traditionnelles, autorités religieuses, membres de la diaspora, etc. Seront également invités des représentants des Forces de Défense et de Sécurité, des groupes armés et des victimes.

Tout le monde ne pourra, et c’est compréhensible, prendre effectivement part à ce dialogue, mais chacun aura l’occasion d’y contribuer.

En amont de la tenue effective du dialogue, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, mènera de larges consultations, afin de recueillir les avis les plus divers, qui serviront de sources d’inspiration pour la conduite des débats. Des Délégations seront également envoyées dans les prochains jours à la rencontre de la diaspora, afin de lui permettre d’apporter sa contribution à ces réflexions sur la résolution de la crise.

Je voudrais à cet égard en appeler au patriotisme et au sens des responsabilités de tous nos compatriotes de l’intérieur comme de la diaspora pour que chacun, où qu’il se trouve, saisisse cette opportunité historique pour contribuer à conduire notre pays sur les chemins de la paix, de la concorde, de la sécurité et du progrès.    

Mes Chers compatriotes,

La propagande des sécessionnistes a voulu présenter les décisions de justice récemment rendues à l’encontre d’un certain nombre de nos compatriotes, dans le contexte de cette crise, comme un obstacle au dialogue envisagé.

Il n’en est rien. Je voudrais d’ailleurs en profiter pour préciser que le respect de la règle de droit et la lutte contre l’impunité constituent les piliers de la consolidation de l’Etat de droit, à laquelle nous aspirons tous. Fouler aux pieds la règle de droit et assurer l’impunité à certains citoyens, aboutiraient à préparer le lit de l’anarchie.

Il est donc fondamental, à ce stade, de dissiper les rumeurs selon lesquelles, l’on peut tranquillement piller, violer, incendier, kidnapper, mutiler, assassiner, dans l’espoir qu’un éventuel dialogue permettra d’effacer tous ces crimes et assurera l’impunité à leurs auteurs.

Une telle façon de penser ne peut qu’encourager la perpétuation des violences dans les régions en crise et même en susciter dans les régions où il n’y en a pas, ainsi que nous l’enseigne l’expérience vécue par plusieurs pays dans le monde.

Il est toutefois vrai que dans le cadre d’un dialogue, d’un processus de paix ou de réconciliation nationale, il puisse être envisagé l’éventualité d’un pardon, dans certaines conditions.

Il est tout également vrai qu’aux termes de notre Constitution, le Chef de l’Etat est habilité à user d’un droit de grâce.

C’est d’ailleurs fort de cette habilitation que j’ai adressé, lors de ma récente prestation de serment, une offre de paix aux membres des groupes armés.

Je voudrais solennellement réitérer en ce jour cette offre. Ceux qui volontairement déposent les armes et se mettent à la disposition des centres de DDR, n’ont rien à craindre. Leurs camarades qui s’y trouvent déjà peuvent en témoigner. En revanche, ceux qui persisteront à commettre des actes criminels et à violer les lois de la République, feront face à nos Forces de Défense et de Sécurité et subiront toute la rigueur de ces mêmes lois. Il en est de même des promoteurs de la haine et de la violence qui, confortablement et impunément installés dans des pays étrangers, continuent à inciter au meurtre et aux destructions. Qu’ils sachent qu’ils devront tôt ou tard rendre des comptes à la Justice. 

J’en appelle justement aux pays qui abritent ces extrémistes. S’ils se soucient réellement de la situation des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qu’ils agissent  contre ces criminels. La plupart n’ont plus la nationalité camerounaise, mais ils passent leur temps à collecter des fonds pour perpétrer des actes terroristes au Cameroun, à commanditer des incendies, des kidnappings et des assassinats et à lancer des mots d’ordre pour empêcher les enfants d’aller à l’école et les citoyens de vaquer tranquillement à leurs occupations.

Mes Chers compatriotes,

La communauté nationale tout entière fonde de grands espoirs sur les assises que je viens d’annoncer. Elle espère y voir l’opportunité pour nos frères et sœurs du Nord-Ouest et du Sud-Ouest de tourner cette page particulièrement douloureuse, d’oublier leurs souffrances et de retrouver une vie normale. Elle espère également voir notre pays poursuivre résolument sa marche vers le progrès, grâce à une réflexion féconde sur les voies et moyens de créer les conditions d’une  exploitation optimale des ressources naturelles et du formidable potentiel humain que recèle notre pays. Nous devons donc tous œuvrer à leur succès.

Mes Chers compatriotes,

Au fil du temps, nous avons su tirer parti de notre formidable diversité linguistique et culturelle, du talent de nos filles et de nos fils, de nos efforts et de nos sacrifices méritoires, pour bâtir un pays solide et une Nation forte. Ensemble nous avons relevé de nombreux défis et remporté d’innombrables victoires. Nous avons prouvé que lorsque nous sommes unis,     il n’y a pas de difficulté que nous ne puissions surmonter, d’obstacle que nous ne puissions franchir. Nous l’avons prouvé hier. Nous le prouverons encore aujourd’hui et demain. L’avenir de nos compatriotes du Nord-Ouest et du Sud-Ouest se trouve au sein de notre République.

Le Cameroun restera un et indivisible.

Vive le Cameroun !

 

 

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Me Alice Nkom : « Le président ne peut pas quitter son siège »

Initialement prévu pour samedi dernier et renvoyé pour des raisons non élucidées, le Chef de l’État s’adressera à la Nation ce Mardi, à 20H en direct sur la Télévision Nationale. Une annonce forte en filigrane.

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Me Alice Nkom Avocate au barreau du Cameroun s’est exprimée sur cet annonce du discours présidentiel sur ABK Radio 89.9 FM, dans le cadre du rendez-vous de l’infos augmentée de la matinale de la radio émettant à Douala.

La militante des droits de l’homme est contente que le Chef de l’Etat s’exprime enfin. « Je suis très contente que le Président parle enfin à ses compatriotes. Ne pas le faire, donne lieu à un dysfonctionnement dans le pays. J'apprécie le geste et j'attends surtout le contenu de ce discours », déclare la juriste.

C’est une relation Chef d’Etat peuple qui était coupé depuis souligne l’Avocate. « Parler à ses enfants est une règle parce qu'il y'a une relation entre le président et son peuple. C'est comme un ascenseur et il était d'ailleurs coupé », pense Alice Nkom.

« J'espère que ce sera un discours qui prévoira des actions immédiates après. Que ce discours soit discours de tous les autres, et qu'il soit porteur de médicaments à toutes les maladies des camerounais », souhaite Ma Alice Nkom.

À propos d’une éventuelle démission de Paul Biya, elle n’y croit pas. « Le président ne peut pas quitter son siège. Je suis nulle en devinettes et je crois que le président est influencé par tous ceux qu'il écoute. Toujours est-il, il va peut-être nous décevoir ou pas », martèle-t-elle.

« Le peuple Cameroun est en salle de réanimation et jusqu'ici toutes les injections ne fonctionnaient plus, il faut tout réanimer », estime Me Alice Nkom Avocate, Militante des droits de l'Homme sur ABK Radio 89.9 FM.

 

 

 

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Discours de Paul BIYA : Les attentes des camerounais

A l’annonce de cette prise de parole de ce mardi, plusieurs camerounais sont dans l’expectative. Ils attendent avec beaucoup d’intérêts le discours du Chef de l’Etat qui intervient dans des circonstances particulières. Des tensions politiques, sécuritaires, économiques qui interpellent le Président de la République. Les citoyens de Yaoundé attendent de Paul BIYA qu’il dise un certain nombre de choses.

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Il est 21 heures ce lundi soir. Non loin des agences de voyages au quartier Mvan, un regroupement de personnes se forme, et les voix s’élèvent. L’annonce d’un discours de Paul BIYA à la nation vient d’être lue sur les antennes du poste national de la CRTV, au cours du journal de 20 heures 30. Ces camerounais discutent de ce que le Chef de l’Etat peut dire ce mardi soir. C’est un discours extraordinaire que le Chef de l’Etat s’apprête à prononcer ce soir sur les antennes de la télévision et de la radio nationale. Elles sont extrêmement rare ces adresses à la Nation qui ne se soient pas dites le 31 Décembre ou le 10 Février.

Michel est chargeur pour le compte d’une agence de voyage qui fait la ligne de l’Est Cameroun « sincèrement, je ne m’attends à rien du ‘’vieux’’. Il nous a habitué aux discours policés et vides de sens. Il a l’habitude de dire des choses que ses collaborateurs ne vont pas exécuter. Du coup il n'y aura rien à se mettre sous la dent ». Mr Etoa est un passager en attente du départ de son bus. Pour lui « Paul BIYA est un grand homme. Ce qui est sûr c’est qu’il va nous surprendre. L’agenda du Président de la République n’est pas l’agenda du commun des camerounais. C’est vrai qu’il y a beaucoup de défis mais il faut s’attendre à ce que Paul BIYA parle de la crise anglophone. Moi je pense qu’il va durcir le ton sur les ambazoniens et demander à l’armée de donner l’assaut au NOSO. »

Pour les autres intervenants, les attentes tournent autour de la situation dans les régions du Nord Ouest et du Sud Ouest. D'aucuns souhaitent que le Chef de l’Etat prononce une grâce présidentielle à l’endroit de AYUK TABE et un arrêt de poursuite pour KAMTO et les siens. Plusieurs de ceux qui s’exprimaient sur la question ce soir là attendent par ailleurs que le Chef de l’Etat fasse l’état de lieu des chantiers de la Coupe d’Afrique des Nations vu que le CHAN c’est dans quelques mois, et d’autres encore n’attendent qu’une seule annonce, LA DÉMISSION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

 

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Cameroun : Le gouvernement cède à la menace des Avocats

Après le conclave du 4 septembre 2019, faisant suite à l’annonce de grève des Avocats du Barreau national, le gouvernement de la république du Cameroun cède à la menace et accepte le libre exercice de la profession des hommes en robe noire au pays.

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En effet, le ministère de la justice a adressé une correspondance aux cours et tribunaux du pays pour leur demander de laisser les auxiliaires de justice exercer librement leur profession. « Ensemble construisons notre état de droit avec un barreau fort et républicain », a écrit Jean De Dieu Momo, signataire de la lettre sur son compte Facebook ce vendredi 6 septembre 2019.

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Dans le même ordre d’idée, le Délégué général à la sureté nationale s’est adressé au Minjustice pour lui dire qu’il a répercuté l’information auprès des unités de police et officiers de police judiciaire de laisser les Avocats exercer leur profession. Le Secrétaire d’Etat auprès du Minjustice, chargé de l’administration pénitentiaire a aussi demandé qu’on laisse les Avocats avoir accès aux détenus en prison. C’est le même son de cloche au niveau du Secrétariat d’Etat à la défense (SED).

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Ci-dessous, l’analyse d’Alex Gustave Azébazé.

Cameroun/Justice : la course contre la montre du gouvernement face aux avocats

L'échéance du 16 septembre 2019 envisagée par le Conseil de l'ordre des avocats au barreau du Cameroun pour suspendre les robes et la participation, pendant 5 jours, des prétoires semble réveiller les non-applicateurs - permettez-moi le néologisme -, du code de procédure pénale. Comme le montrent ces différentes correspondances de plusieurs responsables en charge de la mise en œuvre de la politique pénale nationale, le gouvernement essaie de faire arrêter la menace des avocats.

À bien y regarder, le même gouvernement qui passe le plus clair de son temps à se vanter de son ancrage dans le règne de l'Etat aurait subitement découvert que ses agents déconcentrés avaient mis ses lois sous la tapis. On dira alors tout ce que l'on voudra, il faut dire merci au barreau des avocats du Cameroun. En attendant d'évaluer l'engagement au respect effectif de nos agents publics des règles garantissant le respect des droits de l'homme dont les droits de la défense sont un des piliers principaux. Du moins en matière judiciaire. On verra le temps que cela durera.

 

 

 

 

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4000 détenus ont des mandats de détention expirés à Kondengui

Dans une tribune libre publiée sur Facebook, l’Avocat camerounais parle du mandat de détention provisoire. L’Avocat au Barreau de Paris affirme que lorsque le mandat de détention est arrivé à expiration, le détenu doit être libre. Lebledparle.com, vous propose l’intégralité de cette chronique juridique.

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LA LOI EST DURE, MAIS C'EST LA LOI

QUAND LE MANDAT DE DETENTION PROVISOIRE EST ARRIVE A EXPIRATION, SANS RENOUVELLEMENT, LE DETENU DOIT ETRE LIBERE.

Le mandat de détention est un acte par lequel les magistrats demandent au régisseur de garder une personne en prison en attendant que l'affaire soit jugée.

Quand j'avais accepté de prendre la défense de mes chers David EBOUTOU et Patrick SAPACK en 2017, j'avais constaté que leur détention à cette prison posait un problème.

En effet, le mandat qui avait été signé par le juge d'instruction et qui permettait qu'ils soient détenus à la prison centrale de Kondengui, en attendant le jugement de l'affaire, avait expiré depuis des mois.

Lors d'une visite que je leur rendrai en prison, l'un des responsables de cet établissement me dira en ces mots que je ramasse ainsi :

"Cher Maître, plus de la majorité des 4000 détenus sur les 5000 pensionnaires que nous avons ici ont des mandats de détention expirés. Nous savons que nous gardons ici des personnes sans aucun titre ou droit. C’est en réalité de la séquestration. Nous comptons sur votre action dans le cadre de l'affaire EBOUTOU et SAPACK pour que le Ministère s'en rende bien compte. Car c'est notre responsabilité personnelle qui peut être engagée parce que nous gardons des gens sans aucun titre de détention. Un responsable de l'Union Européenne a même attiré notre attention sur le risque de poursuites que nous courons pour crime contre l'humanité à l'international ".

En effet, pour éviter que des personnes soient gardées en prison sans jugement, le code de procédure pénale a fixé des durées de validité et des dates d'expiration aux mandats de détention.

Article 15 :

« Le mandat de détention provisoire est l'ordre donné par le Procureur de la République en cas de crime ou délit flagrant, le Juge d'Instruction ou la juridiction de jugement, au régisseur d'une prison, de recevoir et de détenir l'inculpé ou l'accusé. Il est régi par les dispositions des articles 218 à 221. »

Article 219 :

« Outre les mentions prévues à l'article 26, le mandat de détention provisoire doit préciser la durée de sa validité conformément aux dispositions de l'article 221 »

Quand la date de validité du mandat est expirée, la personne détenue doit être libérée parce qu'il n' y a plus un titre qui permet de la garder en prison sans jugement.

Néanmoins, quand l'affaire est encore en instruction, le juge d'instruction peut renouveler le mandat pour une autre durée de 06 mois pour ce qui est des délits et 12 mois pour ce qui est des crimes.

Article 221

(1) La durée de la détention provisoire est fixée par le Juge d'Instruction dans le mandat. Elle ne peut excéder six (6) mois. Toutefois, elle peut être prorogée par ordonnance motivée, au plus pour douze (12) mois en cas de crime et six (6) mois en cas de délit. »

Quand l'instruction est clôturée c'est à dire quand le juge d'instruction a fini son travail et qu'il décide de renvoyer l'affaire devant le tribunal pour trancher, il ne peut plus proroger le mandat de détention.

C'est une des grandes innovations du nouveau code de procédure pénale adoptée en 20005 et en vigueur au Cameroun en ce moment.

Dans l'ancien code de procédure pénale, appelé code d'instruction criminelle qui était en vigueur avant 2005, le mandat de détention provisoire n'avait pas de date d'expiration. Il courait jusqu'au jugement de l'affaire.

La loi a changé entre temps.

Nulle part dans le nouveau code de procédure pénale en vigueur, il est dit que la détention provisoire ordonnée par le juge d'instruction continue à courir jusqu'à la fin de la procédure au fond.

Il apparaît dès lors que toute personne dont le mandat de détention a expiré et n'a pas été renouvelé dans les délais indiqués plus haut est détenue abusivement.

Elle doit comparaitre libre.

Garder une personne sans mandat de détention dans une prison est une atteinte flagrante aux droits de l'homme.

C'est de la séquestration.

La constitution camerounaise dispose à cet effet que :

« Nul ne peut être poursuivi, arrêté ou DETENU que dans les cas et selon les formes déterminées par la loi »

C'est la loi, elle est dure, mais c'est la loi : " SED LEX, DURA LEX "

Me Christian Bomo Ntimbane 

 

 

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Confrontation entre police et manifestants camerounais à Genève

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Environ 250 personnes protestent samedi après-midi à Genève contre la présence du président camerounais Paul Biya à l'hôtel Intercontinental

Les forces de l'ordre ont sorti la tonne-pompe et fait usage de gaz lacrymogènes, a constaté un photographe de Keystone-ATS sur place. Quelques heurts ont eu lieu entre les pro Biya et les opposants. Les manifestants se trouvent à mi-chemin entre la Place des Nations et l'hôtel Intercontinental.

De nombreux policiers, pour la plupart en tenue anti-émeute, avaient pris place autour du luxueux hôtel où séjourne le chef de l'Etat, âgé de 86 ans, avant la manifestation d'opposants dénonçant son régime.

Ultimatum à 13h00

«Nous, Camerounais, exigeons que le Cameroun entre dans l'ère du modernisme démocratique, alors que nous vivons depuis 37 ans sous la dictature sénile de Paul Biya», a déclaré Robert Wanto, responsable du Conseil des Camerounais de la diaspora, qui vit en exil en France depuis près de trente ans.

«Ce dictateur a pris ses habitudes à l'hôtel Intercontinental, où il dilapide des milliards de nos francs, alors que le pays est économiquement malade. On ne peut pas l'accepter», a-t-il ajouté, faisant état d'un «ultimatum» adressé au président camerounais pour qu'il quitte les lieux, peu avant le début de la manifestation.

Moins de 500 mètres

L'ambassade du Cameroun à Berne avait mis en garde plus tôt dans la semaine, assurant que des Camerounais vivant en Europe se préparaient à une «violente» manifestation en Suisse samedi.

La police de Genève a indiqué qu'elle s'attendait à une «importante» mobilisation, qui ne serait pas autorisée à approcher à moins de 500 m de l'hôtel de Paul Biya. L'établissement était aussi protégé samedi par des membres du service de sécurité du président camerounais. Cette semaine, des affrontements mineurs les avaient opposés à des petits groupes de manifestants, jusque dans le hall de l'hôtel.

La Confédération avait convoqué jeudi l'ambassadeur camerounais. Elle a protesté contre l'agression d'un journaliste de la RTS couvrant ces événements par des membres présumés du service d'ordre présidentiel.

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Multiples tensions

Le Cameroun, dirigé par Paul Biya, 86 ans, au pouvoir depuis 1982, est en proie à de multiples tensions. Les séparatistes anglophones du Cameroun, pays à majorité francophone, militent pour la création d'un Etat indépendant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé. Depuis, le conflit armé n'a cessé de prendre de l'ampleur, poussant plus de 530'000 personnes à quitter leur foyer, selon des chiffres de l'ONU. Et en vingt mois, le conflit a fait 1850 morts, selon le centre d'analyses géopolitiques International Crisis Group (ICG).

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La diplomatie suisse oeuvre comme facilitatrice pour une solution face à la crise actuelle au Cameroun. Une discussion avec des groupes d'opposition a eu lieu cette semaine en Valais pour préparer des pourparlers de paix avec le gouvernement. Une première réunion avait eu lieu en mai à Genève.

 

 

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Cameroun : Depuis 1982, voici le nombre d’années qu’aurait passé Paul Biya à l’Hôtel continental

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Les séjours du couple présidentiel camerounais à l’hôtel Intercontinental, sur les bords du lac Léman sont de plus en plus boycottés par les activistes résidant en Europe.

Pour cause, les manifestants estiment que Paul Biya passerait plus de temps à l’étranger que dans son pays. De plus, ils dénoncent les sommes dépensées par l’État du Cameroun en ces somptueux lieux. Soit environ 150 000 euros par mois.

D’après une enquête du consortium d’investigation Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), depuis son accession à la magistrature suprême il y a 38 ans, Paul Biya aurait passé quatre ans et demi à l’hôtel Continental à Genève.

Si aujourd’hui les manifestations de la BAS sont présentées comme des guerres incitatives, basées sur la haine tribale, atteinte à l’image du pays à l’international au regard des résultats sortis des urnes le 7 octobre 2018, il faut noter que les voyages du chef de l’État sont contestés depuis près d’une décennie. Et depuis lors, cela n’a jamais inquiété personne.

Parfois taxé de vandales, de sans-papiers, les autorités camerounaises ne se sont jamais appesanties sur ce dossier pourtant sérieux. Avec le temps, ce qui longtemps a été considéré comme de simples agissements infertiles ; préoccupe au plus haut point aussi bien la société civile que la classe politique.

Paul Biya, arrivé à l’aéroport de Genève-Cointrin dimanche 23 juin 2019, à bord d’un avion privé, afin de ne pas éveiller les soupçons, a encore fait face mardi 25 juin à une quarantaine d’opposants qui ont forcé l’entrée de l’intercontinental et se seraient battus avec des membres du service de sécurité du chef de l’État.

Une information que la police genevoise ne confirme toujours pas. Mais elle reconnaît qu’il a fallu au moins une heure pour que le calme revienne dans le palace.

Même si aujourd’hui ces actes peu orthodoxes sont condamnables, l’on peut toutefois reprocher l’indolence des pouvoirs publics qui depuis plusieurs années, n’ont rien mis en place pour contrecarrer ses manifestants qui aujourd’hui auraient de façon tacite, les soutiens étrangers.

Rappelons que l’hôtel Continental est un palace planté à proximité du palais des Nations à Genève. Dans ces lieux seigneuriaux, les activistes, reconvertis en Brigade Antisardinards, chapitreraient Paul Biya d’y occuper le sixième étage, qui serait facturé autour de 150 000 euros le mois. Une somme strictement supérieure au salaire minimal inter garanti (SMIG) au Cameroun.

 

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Yaoundé : Un homme se fait copieusement bastonner par les enfants de son amante à Nkolbisson

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L’homme à la quarantaine sonnée se fait sérieusement bastonner par les enfants de son amante sexagénaire pour avoir profané les domiciles de leur feu père, décédé il y a longtemps.

Les populations du petit village Essom situé aux environs de Nkolbisson se sont réveillées en sursaut ce mercredi matin aux environs de minuit. Pour cause, les cris d’un homme qui ont ramené le voisinage de son profond sommeil. « S’il vous plait ne tuez pas, ne me tuez, ne me tuez pas. Amenez-moi à la gendarmerie, pardon, pardon je ne vais plus faire ça », ainsi criait sans cesse la victime pendant au moins quinze minutes.

Devenus incessants, ces cris qui ne pouvaient plus laisser personne indifférent ont obligé tout l’entourage à ouvrir ses portes en cascades pour aller savoir de quoi il était question.

Pendant qu’on le pensait qu’il s’agissait d’un malfrat qui avait été pris en flagrant délit de vol, les sources discrètes nous ont plutôt fait comprendre que c’était un cas un peu particulier.

« Le type qui pleure là c’est le gars de la mère ci. Il vient souvent là-bas. Et chaque fois qu’il y passe, elle tombe malade. Il vient toujours à l’insu de ces grands enfants que vous voyez là. Aujourd’hui on l’a attrapé en train de travailler sur sa personne c’est pourquoi il subit. Si c’était un simple bandit ils devaient alerter tous les voisins », nous a confié un membre proche de la famille.

Pour sa part, adossée sur le balcon de sa véranda, la concernée Mama Mbom, veuve depuis des années, semble visiblement renier toute relation avec la victime : « Tuez-le même, c’est mon problème ? », lançait-elle sur un ton pale.

Entre-temps, le « bon travailler », à la limite « gigolo » d’après nos sources, ne faisait qu’encaisser les coups des enfants de sa copine qui lui ont servi la corrective pour qu’il ne s’y essaie plus.

Dehors, les habits du monsieur se consumaient pendent que qu’on lui intimidait de sortir nu comme il se trouvait. « Sors, tu ne sors pas ? Je dis tu vas sortir. Ça va te servir de leçon », réprimandait l’un des garçons.

Cette scène s’est déroulée pendant près d’une heure sous le regard impuissant des ceux qui sont venus y assister. Après que l’homme en question est parti, la situation s’est ensuite calmée jusqu’au petit matin où, plus un moindre bruit, ni pourparlers ne s’est plus fait entendre.

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L’Union Européenne salue l’initiative du gouvernement de dialoguer avec les séparatistes anglophones

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L’Union européenne (UE) a salué mercredi la récente initiative du gouvernement camerounais d’ouvrir un dialogue inclusif dans les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, plongées dans une crise séparatiste.

L’UE a fait cette remarque à l’issue de la première session de l’année du dialogue politique structuré Cameroun-UE, tenue ce mercredi dans la capitale camerounaise Yaoundé.

Début mai, le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute a annoncé un dialogue inclusif avec les sécessionnistes anglophones sur toutes les revendications politiques sauf “l’indivisibilité de l’Etat”. Cette annonce a encouragé une centaine d’ex-combattants à deposer les armes en se rendant aux autorités, qui les aideront dans leur réinsertion sociale.

En avril, le Parlement européen avait rendu public une résolution exprimant son inquiétude face à “l’incapacité du gouvernement camerounais à responsabiliser ses forces de sécurité” dans la partie anglophone du pays. Réagissant à cette prise de position, le gouvernement camerounais avait affirmé qu’il refusait toute ingérence extérieure dans la résolution de la crise.

Représentant 20% de la population camerounaise qui est majoritairement francophone, la minorité anglophone s’estime marginalisée et une mouvance sécessionniste armée y est née en octobre 2017.

Cette crise a fait plus de 430.000 déplacés internes, selon les Nations Unies. Au moins 170 soldats ont été tués dans les affrontements avec les séparatistes, d’après l’armée camerounaise. Il n’y a pas de statistiques officielles sur le nombre des séparatistes abattus.

 

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Cameroun : Niat Njifenji ouvre la session parlementaire et s’en vole pour l’Europe

Niat

Le 10 juin 2019, le président du sénat, Marcel Niat Njifenji présidait la cérémonie d’ouverture de la deuxième session annuelle des élus de la chambre haute du parlement camerounais.

À cette occasion, il avait encouragé les sénateurs à soutenir toutes les initiatives en faveur d’un retour de la paix dans les régions anglophones du pays.

Selon des informations parvenues à notre rédaction, le président du Sénat a voyagé pour la France ce 12 juin 2019, pour prendre part à la 20e session de l’Assemblée des Sénats d’Europe prévue le 14 juin 2019.

Le parlementaire camerounais a été ainsi invité par Gérard Larcher, président exercice du Sénat français.

L’on apprend également qu’en plus des présidents des sénats d’Europe, la rencontre va connaître la participation des présidents des deuxièmes chambres d’Afrique.

Les débats seront axés sur le dialogue entre les sénats européens et africains au sujet du développement, de l’éducation, de la résolution de crises, de l’environnement et des conséquences du réchauffement climatique ou des phénomènes migratoires.

Des questions visiblement très importantes aux yeux de la 2e personnalité du Cameroun, qui l'auraient contraint à abandonner de la session parlementaire en cours dans son pays.

 

Rene emmanuel sadi

René Emmanuel Sadi : « les forces de sécurité, n’ont procédé à aucune torture, sur les manifestants » du MRC

Rene emmanuel sadi

Selon le ministère de la Communication sur son compte Twitter, parmi les 66 personnes interpellées ne se réclamant d’aucun parti politique le 8 juin 2019, 43 ont été libérées.

Dans un tweet publié le 11 juin 2019, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement souligne que « les forces de sécurité, dans le strict respect de leur mission, n’ont procédé à aucune torture, ni mauvais traitement sur les manifestants ». Outre les personnes interpellées à Yaoundé par la police, 19 autres ont été appréhendées par la Gendarmerie dont 11 déjà libérées. Le porte-parole de Maurice Kamto, leader du MRC lui, a annoncé « au moins 200 manifestants arrêtés et torturés ».

Et ceux qui attendent d’être libérés…

« Les autres le seront après les procédures d’usage » indique le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi.

En rappel, il s’agit des personnes qui prenaient part aux « Marches blanches » du parti MRC dont le président national est Maurice Kamto, le samedi 8 juin 2019 à Yaoundé. Des marches que le gouvernement qualifie d’illégales, car elles n’ont jamais été autorisées. Par ailleurs, le Mincom relève que les partisans du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ont manqué la marche de samedi dernier. Donc, les citoyens ont vaqué normalement à leurs occupations quotidiennes.

 

 

 

 

Accident a mbanga

Cameroun : Grave accident de circulation sur l’axe Mbanga —Njombe

Accident a mbanga

D’après des sources contactées par lebledparle.com, un camion et un minibus de marque Coaster sont entrés en collision ce mardi 11 juin 2019, aux environs de 17 heures, sur l’axe Mbanga — Njombe, dans le département du Moungo, région du Littoral.

Des informations reçues des sources locales indiquent que le bilan provisoire ferait état d’un peu plus de 4 morts et plusieurs blessés graves.  

Un bilan provisoire confirmé par les éléments de la gendarmerie, surplace au lieu du drame.

Cependant, notre informateur nous renseigne que ce bilan pourrait s’alourdir, vu la violence du choc qui a fait des blessés au pronostic vital engagé.

Une enquête a été ouverte pour déterminer les mobiles, de cet accident mortel.

Tiriane noah

Tiriane Noah : « le MRC par ma voix apporte tout son soutien aux résolutions du NEC du SDF »

Tiriane noah

La deuxième vice-présidente du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a fait cette déclaration sur sa page Facebook ce mardi 11 juin 2019.

En effet, le comité exécutif national du SDF (social démocratique Front) s'est tenu le 8 et 9 Juin à Yaoundé, présidé par Ni John Fru Ndi, président national.

Il en ressort en substance qu’avant toute élections il faudrait d'abord :

1.. Le cessez-le-feu Bilatéral dans les Régions Anglophones et un Dialogue inclusif

2... La libération de Tous les Prisonniers Politiques

3.. La Médiation assistée d'observateurs indépendants

4... La Révision consensuelle du Code Électoral.

5.. Élections après la mise en place d'une Paix sereine.

En réaction aux décisions prises par le NEC du SDF, Tiriane Balbine Nadege Noah, se dit disposé à travailler avec le SDF. « Il donc impératif que ce peuple en prenne conscience et se mette ensemble pour son destin. C'est pour cela que le MRC par ma voix apporte tout son soutien aux résolutions du NEC du SDF tenu dans la nuit du 8 au 9 juin 2019 et leur disons toute notre disponibilité à travailler ensemble pour l'atteinte de ces objectifs pour le bien du Cameroun et particulièrement du peuple camerounais », écrit celle qui gère les affaires courantes du MRC après l’incarcération du premier vice-président Mamadou Mota.

Ci-dessous, la réaction complète de Tiriane Noah.

Ma réaction aux résolutions du SDF...

Le combat que nous menons n'est pas le combat d'un individu ni celui d'un groupe d'individus, c'est le combat du peuple camerounais, le combat pour sa libération.

Il donc impératif que ce peuple en prenne conscience et se mette ensemble pour son destin. C'est pour cela que le MRC par ma voix apporte tout son soutien aux résolutions du NEC du SDF tenu dans la nuit du 8 au 9 juin 2019 et leur disons toute notre disponibilité à travailler ensemble pour l'atteinte de ces objectifs pour le bien du Cameroun et particulièrement du peuple camerounais.

Tiriane Balbine Nadege Noah

 

Sport 2

CAN 2019 : Vincent Aboubakar n’ira pas en Egypte

Sport 2

La Fédération camerounaise de football a dévoilé la liste des 23 joueurs qui disputeront la Coupe d’Afrique des nations 2019 en Égypte (21 juin-19 juillet). Les « Lions Indomptables » défendront leur titre sans l’attaquant Vincent Aboubabakar, buteur en finale de la CAN 2017.

CAN 2019 : LES 23 CAMEROUNAIS

Gardiens de but:
André Onana (Ajax Amsterdam/Pays-Bas)
Fabrice Ondoa (Ostende/Belgique)
Carlos Kameni (Fenerbahçe/Turquie)

Défenseurs:
Collins Fai (Standard Liège/Belgique)
Michael Ngadeu-Ngadjui (Slavia Prague/République tchèque)
Ambroise Oyongo Bitolo (Montpellier/France)
Yaya Banana (Panionios/Grèce)
Gaëtan Bong (Brighton/Angleterre)
Jean-Armel Kana-Biyik (Kayserispor/Turquie)
Dawa Tchakonte (Marioupol/Ukraine)

Milieux de terrain:
André-Frank Zambo Anguissa (Fulham/Angleterre)
Georges Mandjeck (Maccabi Haifa/Israël)
Pierre Kunde Malong (Mayence/Allemagne)
Arnaud Djoum (Hearts FC/Ecosse)
Wilfrid Kaptoum (Betis Séville/Espagne)

Attaquants:
Stéphane Bahoken (Angers/France)
Eric-Maxim Choupo-Moting (PSG/France)
Karl Toko Ekambi (Villarreal/Espagne)
Jacques Zoua (Astra/Roumanie)
Clinton Njie (Marseille/France)
Christian Bassogog (Henan/Chine)
Joel Tagueu (Maritimo/Portugal)
Olivier Boumal (Panionos/Grèce).

Eric chinje

Eric Chinje : « Dans la plupart de nos ambassades on parle Beti »

Eric chinje

L’ancien journaliste de la CRTV, Eric Chinje était l’invité du programme "dimanche avec vous"  le 9 juin 2019 sur la chaine de télévision privée camerounaise Équinoxe TV.

Au cours de cette émission, Eric Chinje s’est prononcé sur les guerres interethniques qui se dessinent au Cameroun.

Partant des rappels historiques, l’ancien rédacteur en chef de la télévision publique camerounaise révèle que le sujet du tribalisme préoccupe au plus haut point, le chef de l’État.

Mais l'homme des médias déplore la régionalisation qui s'observe dans les représentations diplomatiques du Cameroun à l'étranger : « Dans la plupart de nos ambassades on parle Beti aux États-Unis comme en Angleterre et ailleurs. Ce n’est pas normal. Ça, c’est du tribalisme pur et simple. C’est une langue du Cameroun, mais elle ne devrait pas être utilisée dans une ambassade ».

L’ancien directeur de la communication de la Banque mondiale souligne néanmoins qu’il ne s’agit pas d’une guerre contre ce groupe ethnique : « Je n’ai rien contre les Beti. Mes meilleurs amis sont Beti. Ma fille est Beti. J’ai horreur de le dire comme je le dis là. Parce que je ne veux pas monter les gens contre une de nos tribus. Mais quand il y a une réalité en face il faut le dire aussi. Si on ne reconnaît pas le problème, on n’y trouvera jamais la solution. C’est inconcevable, inadmissible qu’une langue camerounaise domine toutes les autres surtout à l’extérieur du pays. N’en parlons pas pour les administrations à l’intérieur du pays. Je crois que le tribalisme se manifeste de manière dangereuse dans ce pays. Il faut qu’on fasse quelque chose pour régler tout ça ».

Le président du conseil d’administration de l’African media inititative rappelle que l’équilibre régional instauré par le président Ahmadou Ahidjo est une solution pour sortir de l’impasse : « Essayez de voir combien de gouverneurs, de préfets, d’ambassadeurs viennent du même coin dans ce pays et vous me direz si c’est juste dans un pays de 24 millions de personnes. Il y a un problème ! »

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Cameroun : nouvelles interpellations après une marche en soutien à Maurice Kamto et au MRC

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Le MRC, principal parti d'opposition camerounais, a assuré que les forces de l'ordre avaient empêché une manifestation organisée samedi à Yaoundé pour exiger la libération de son président Maurice Kamto et de centaines de ses partisans arrêtés depuis la réélection de Paul Biya.

« Notre marche a été étouffée dans l’œuf ! Plusieurs dizaines de personnes ont été interpellées dans des quartiers autour du lieu de la marche », a déclaré le secrétaire à la communication du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Sosthène Médard Lipot.

Les partisans du MRC avaient prévu de descendre dans les rues de Yaoundé, pour exiger la libération de leur président, Maurice Kamto, candidat malheureux à la présidentielle d’octobre, arrêté fin janvier et écroué depuis avec plus de 150 de ses partisans.

Dans la zone où devait se tenir la manifestation, les policiers étaient présents en nombre, ont indiqué plusieurs habitants du quartier. « Aux abords de la poste centrale [lieu annoncé de la manifestation], il n’y avait aucune rue sans présence policière », a précisé l’un de ces habitants qui a requis l’anonymat.

Une semaine plus tôt, environ 350 autres sympathisants du MRC ont été arrêtés lors d’une marche. Depuis, une centaine a été libérée mais son vice-président, Mamadou Mota, interpellé ce jour-là, n’a toujours pas été relâché, tout comme 250 autres personnes, selon le parti d’opposition.

« Hostilité contre la patrie » et « insurrection »

Interdites par les autorités camerounaises, des marches sont organisées par le MRC depuis la présidentielle d’octobre, que ce parti qualifie de « hold-up électoral », après la proclamation de résultats donnant son candidat Maurice Kamto deuxième après le président Paul Biya.

Mi-février, le président du MRC et plusieurs de ses partisans avaient été présentés devant le tribunal militaire de Yaoundé, où une information judiciaire pour « hostilité contre la patrie » et « insurrection », entre autres accusations, a été ouverte à leur encontre.

Leurs avocats ont saisi début avril le groupe de travail sur la détention arbitraire des Nations unies. Début mars, l’Union européenne, puis l’ONU et les États-Unis s’étaient déjà interrogés sur le bien-fondé de la procédure contre Maurice Kamto. La France s’est dite récemment « très préoccupée » par la situation de l’opposant.

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CAN 2019 : Clarence Seedorf écarte 6 joueurs de sa liste

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A l’issue du 1er stage des Camerounais en Espagne, Seedorf a pris ses premières décisions concernant les joueurs à convoquer pour la CAN 2019. Six joueurs viennent d’être écartés, dont Ntep, auteur de son premier but en sélection, ce dimanche en amical face à la Zambie.

En plus de Paul Georges Ntep, ont été écartés : Jérôme Onguené, Petrus Boumal, Edgar Salli, Jean-Pierre Nsamé et Fabrice Olinga. Entre ces choix de Seedorf et les forfaits pour blessure la pré-sélection du Cameroun passe de 37 à 29 joueurs.

Après un match ce lundi, face à Alcoron (D2 Espagnole), le Cameroun continuera son stage au Qatar avant d’en découdre avec le Bénin, le Ghana et la Guinée-Bissau dans le Groupe F.

 

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Politique : Incompris, Jean de Dieu Momo clarifie ses positions auprès de ses « frères » Bamilékés

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Dans une sortie ce 06 juin, sur sa page Facebook, le président du parti politique Paddec, Jean de Dieu Momo dit avoir l’impression de prêcher au désert, en appelant  les gens de son « groupe sociologique », sociologique à se détourner des leaders qui les conduisent vers la confrontation avec les autres ethnies.

Le membre du gouvernement dit être « crucifié » par les siens, comme Jesus-christ, qui ne comprennent pas « les raisons profondes et objectives de soutenir le Cameroun sous la Haute conduite de Son Excellence Monsieur le Président de la République Paul Biya ».

« Pourtant mon message TRES CLAIR se résume a peu de chose: Nous ne sommes pas les victimes au Cameroun. Au contraire nous sommes les mieux lotis et les mieux nantis. Et nous serons les plus perdant si nous suivons certains de nos leaders qui nous conduisent à l’affrontement intertribal. Par ailleurs nous ne sommes pas les plus nombreux et ne pouvons pas remporter a nous seuls une élection. », ajoute Jean de Dieu Momo.

Pour le ministre délégué auprès du ministre de la Justice, ce sont ses frères Bamilékés qui manifestent contre le régime de Paul Biya. Il profite pour attirer leur attention sur les conséquences : « Manifester bruyamment dans la rue ou prendre le maquis comme en 1960 est le meilleur moyen de federer et unir toutes les autres tribus contre nous et nous donnons raison à ceux qui disent que le Bamiléké ne doit pas prendre le pouvoir dans ce pays. », rappelle-t-il.

« Oui c’est avec raison car nous proclamons être les plus forts, les plus riches, les plus travailleurs et les plus intelligents! Ce qui laisse croire que les autres, tous les autres sont bête et paresseux! Est ce qu’il y a meilleur raccourci pour se faire détester et même haïr et attirer sur sa tribu la méfiance et le rejet de toutes les autres communautés ? », Poursuit l’Homme politique.

En effet, depuis l’entrée de Maurice Kamto, originaire du groupe sociologique Bamiléké, sur la scène politique en 2012 et sa candidature à la présidentielle de 2018, la question tribale a pris une courbe exponentielle au Cameroun, les Bamilékés étant pointé du doigt comme ceux qui veulent arracher le pouvoir, et les Bulu-Betsi comme ceux qui veulent le garder éternellement.

Dans la foulée, et au regard de son retournement de veste en 2018, lui qui avant était un farouche opposant au régime de Yaoundé, Jean de Dieu Momo est régulièrement désigné comme celui que le gouvernement utilise pour diviser les Camerounais sur leurs questions essentielles de survie et mettre en avant la question tribale, afin d’exister  l’instinct conservateur des Communauté et continuer de garder le pouvoir.

 

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Georges Gilbert Baongla écroué à la prison de Kondengui

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Il a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt de Yaoundé dans la nuit du 3 juin 2019.

Georges Gilbert Baongla vient de passer sa première nuit à la prison centrale de Yaoundé-Kondengui. Présenté à un juge le lundi 3 juin 2019, celui qui se présente comme le fils aîné de Paul Biya a été placé sous mandat de dépôt à la principale maison d’arrêt de la capitale camerounaise.

Il est, selon des sources, poursuivi pour escroquerie et diffamation, suite à une plainte déposée par Jean Pierre Amougou Belinga, le puissant homme d’affaires, patron de la chaîne de télévision Vision 4. Le directeur de publication du journal Le Démenti a été interpellé le 29 mai dernier et conduit à la direction de la police judiciaire à Yaoundé.

Nous avons appris qu’une dizaine de plaintes avaient été déposées dans cette unité de la police contre l’homme qui revendique une expertise dans la pétrochimie, notamment pour chantage, escroquerie et diffamation. M. Baongla a en effet bâti sa réputation sur des attaques verbales dirigées contre certaines personnalités qu’il accuse de détournement de fonds publics.

Il retourne à la prison de Kondengui où il avait déjà séjourné au moins à trois reprises par le passé.

 

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Amougou Belinga a-t-il fait arrêté Georges Gilbert Baongla ?

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L’homme qui se fait appeler le « fils du Président » Paul Biya est depuis mercredi dernier dans les geôles de la police judiciaire. Il fait l’objet d’une accusation portée à son endroit par le Président Directeur Général du Groupe l’anecdote, Jean Pierre Amougou Belinga.

Le film de l’arrestation …

Visiblement, Gilbert Baongla faisait l’objet d’une filature depuis plusieurs jours. Depuis son expulsion d’un domicile à Yaoundé, il logeait à l’hôtel Mont Febe de Yaoundé. Au sortir de son hôtel ce mercredi, il va croiser Emmanuel Jonas Kana, ancien journaliste de la CRTV (la télévision nationale du Cameroun) et depuis peu en service à Vision 4. Les deux hommes se saluent brièvement. Baongla quitte l’hôtel pour Etoa-Meki (un quartier de Yaoundé). Il est escorté comme à son habitude par ses hommes de main et un cortège de véhicules. C’est au quartier Etoa-Meki que Georges Gilbert Baongla va être interpellé par des agents de la police judiciaire en civil. Face à cette situation, ses gardes du corps tentent de s’opposer. Ils bloquent les véhicules de la police et empêchent que leur patron soit emmené vers les cellules de la Police Judiciaire. Il va s’en suivre des échauffourées entre hommes de mains de Baongla et les agents de la police. Le rapport de force va tourner en faveur des agents de la police judiciaire.

 

Selon les témoignages de Aloys Parfait Mvoum, après son arrestation, passant par les rues d’Etoa-Meki pour se rendre à la PJ, ils aperçoivent à nouveau Emmanuel Jonas Kana. Ce dernier fera encore irruption une fois Baongla à la PJ.  Et comme ce fût le cas lors de son expulsion spectaculaire, la chaîne de télévision de Jean Pierre Amougou Belinga sera la première sur les lieux. Une équipe spéciale de reportage chargée d’immortaliser ces séquences en vue de l’humiliation de Georges Gilbert Baongla.

 

Alors qu’une confrontation était envisagée entre Gilbert Baongla et Amougou Belinga pour le même jour, celle-ci va être reportée à samedi à la demande du PDG du Groupe l’Anecdote. En attendant, la défense de Gilbert Baongla est allée à la rencontre du procureur pour envisager une demande de mise en liberté provisoire question de lui permettre de comparaître libre. Malheureusement, le procureur n’était pas en poste.

 

Gilbert Baongla a déjà passé deux nuits dans les cellules de police judiciaire du centre. Il est possible qu’il y passe le week-end.

 

 

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Kribi: une candidate au Baccalauréat accouche en plein examen

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Il s’agit de Miami, candidate au Baccalauréat A4 série espagnol, au lycée bilingue de Kribi.

Le quotidien La Nouvelle Expression en kiosque ce lundi 3 mai 2019 rapporte que, Miami une candidate au Baccalauréat A4 espagnol a accouché en pleine période d’examen. Alors qu’elle avait réussi à passer les épreuves de la première journée sans problème. 

«La jeune fille régulièrement inscrite en classe de Terminale A4 espagnol a été surprise par des contractions prénatales au deuxième jour de l’examen, alors qu’elle avait déjà achevé la première épreuve de la journée», peut-on lire dans le quotidien.

Le journal dit que, les surveillants de salle, voyant la jeune fille se tordre de douleur ont d’abord cru que s’était des manœuvres de tricherie, avant de se rendre à l’évidence que ce sont les douleurs pré-accouchement.

Convaincus que Miami était en proie aux troubles d’accouchement, les surveillants vont alerter le chef de centre. Ainsi, «un véhicule d’un professeur sera aussitôt transformé en ambulance de circonstance pour la maternité de l’hôpital de district de Kribi, où elle donnera naissance plus tard, à une jolie petite fille», note La Nouvelle Expression.

Notre confrère dit aussi que, le chef de centre d’examen baccalauréat du lycée de Kribi pour la session 2019, est resté formel: «la candidate Miami° 279, salle 212 est éliminée d’office, son absence lui vaut une note éliminatoire».

Pour la jeune maman, ce n’est pas grâve «je vais me rattraper l’année prochaine; la santé avant tout», a-t-elle déclaré dans les colonnes de La Nouvelle Expression. Consciente des douleurs de l’enfantement, la mère de Miami présente à son chevet, va déclarer à la suite de sa fille: «le bébé vaut de loin mieux qu’un papier de baccalauréat».

«Dans plusieurs établissements scolaires, les jeunes filles se pavanent avec les grossesses comme des trophées de guerre sans en être inquiétées… Pourtant… Le ministère des Enseignements Secondaires au Cameroun, dans la circulaire n°10/1/562/MINESEC/EPM/EP dispose que, toute lycéenne qui présente des signes extérieurs de grossesse, sera suspendue des cours et ne sera réadmise que si, après délivrance, elle satisfait aux conditions d’âge et de conduite», renseigne le quotidien.

 

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Partis politiques : qui est Tiriane Noah, la nouvelle dirigeante du Mrc ?

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En l’absence du président national Maurice Kamto et du 1er vice-président Mohamadou Mota, tous deux incarcérés, c’est cette originaire du département de la Mefou-et-Akono (région du Centre) qui préside aux destinées du parti.

Tiriane Noah, jusque-là inconnue du grand public, vient d’être propulsée au-devant de la scène à la faveur de la « Marche blanche » organisée ce 1er juin par le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (Mrc).Au cours de cette manifestation organisée dans certaines villes du Cameroun, Mohamadou Mota le 1er vice-président de ce parti d’opposition a été arrêté à Yaoundé.

Il est détenu, selon des militants du Mrc, dans une cellule du Secrétariat d’Etat à la Défense, chargé de la gendarmerie (Sed) avec plusieurs autres militants. Ce qui met de fait le destin du parti entre les mains de Tiriane Noah, la 2e vice-présidente, « tant que Kamto et Mota sont en prison », confirme un militant du Mrc.Cette quarantenaire est diplômée en sciences politiques, ancienne étudiante de l’Université de Yaoundé II-Soa.

Assistante commerciale dans une entreprise de Btp basée à Yaoundé, Tiriane Noah rejoint le Mrc en début 2018. Lors de la convention du parti qui s’est tenue en avril 2018, la militante est élue 2e vice-présidente du Mrc.

Mère d’enfant, Tiriane Noah est originaire du village Tsinga, dans l’arrondissement d’Akono, département de la Mefou-et-Akono dans la région du Centre Cameroun.  Dans ce bastion du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), le parti au pouvoir du président Paul Biya, Tiriane Noah ne se serait pas fait que des amis.

« Elle a reçu beaucoup de menaces », commente un militant du Mrc.Les responsables du Rdpc de la Mefou-et-Akono mèneraient ainsi la vie dure à la 2e vice-présidente. Ce qui a poussé cette dernière à ester devant les tribunaux contre Gaston Eloundou Essomba, l’un des principaux cadors du Rdpc dans la Mefou-et-Akono ; et non moins ministre de l’Eau et de l’Energie. Tiriane Noah l’accuse de menaces sur sa personne.

Avec le président national et le 1er vice-président derrière les barreaux, Tiriane Noah a la lourde charge de garder la mobilisation dans les rangs du parti. Le Mrc est en effet engagé depuis janvier 2019 dans une épreuve de bras de fer avec le pouvoir de Yaoundé. Arrivé deuxième à l’élection présidentielle d’octobre 2018, le Mrc revendique la victoire de son candidat, Maurice Kamto.

 

 

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Marche du MRC : Quelques militants viennent d’être embarqués par les forces de maintien de l’ordre

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Quelques dizaines de personnes se rassemblées devant le super marché Casino et, elles ont été invitées à entrer dans un camion de la police

« Libérez Kamto – Libérez Kamto – Non à la guerre au Nord Ouest et au Sud Ouest, non au retrait de la CAN, non au terrorisme d’Etat, non au tribalisme, non au despotisme, non à la mal gouvernance, non à la succession de gré à gré… », scandent ces hommes et femmes qui ont décidé ce 1er Juin, de passer outre les interdictions de l’autorité administrative et sont descendus dans la rue, pour dire ce qu’ils pensent.

 

Les militants et sympathisants du MRC sont venus de divers quartiers de la ville et, ils ont décidé de se retrouver à la poste centrale pour répondre à l’invitation que leur a adressée le directoire de cette formation politique.

 

Ils arboraient pour certains le Vert – Rouge – Jaune du 237 mais visiblement, cet appel n’a pas convaincu grand nombre. Plus haut, à l’entrée du centre culturel français, les usagers vaquent tranquillement à leurs occupations et les responsables ont demandé aux gardiens de ne laisser entrer personne.

 

Du côté de la cathédrale, les vendeurs à la sauvette s’attèlent à prendre les images de cette trentaine de militants du mouvement pour la renaissance du Cameroun qui sont entrain d’être emmenés par les forces de maintien de l’ordre, déployées par ci par là, pour contenir tout débordement depuis les premières heures de la matinée, dans les coins les plus névralgiques de la ville aux sept collines.

Ce qui n’est pas du goût de tout le monde, comme le précise Douleur : « Je suis arrivé ici depuis 7h30 et, j’ai trouvé les policiers partout. A un moment, j’ai même cru qu’ils allaient nous empêcher de chercher nos cinq cinq francs. Je suis chaque jour devant Casino, pour changer l’argent à ceux qui recherchent ce genre de servi… ».

 

Nous avons réussi à nous approcher de deux militants du MRC, qui ont accepté de nous parler de leurs motivations : « Je suis Tanguia Jean Paul, militant convaincu du MRC. Je suis descendu dans la rue ce matin, pour exprimer mon raz le bol, je suis fatiguée de la gestion de mon pays, fatiguée de voir que les gens qui ne peuvent même plus marcher s’accrochent au pouvoir comme si ce pays est seulement le leur. On ne va jamais nous accorder le droit de marcher, je ne marche pas pour Kamto, je marche pour moi, pour mon avenir, pour mes enfants. Et si pour cela je dois aller en prison, je n’ai pas peur… ».

Pour Blaise Fotso Deffo, « l’âge du Professeur Kamto ne fait pas problème parce que ce sont les camerounais, dans leur grande majorité qui ont voté pour lui. Nous avons les procès verbaux et, nous pouvons les donner à qui de droit à tout moment. Vous voyez donc que nous avons raison de contester la gouvernance dans ce pays. Les autorisations de marcher sont uniquement délivrer au RDPC. Et nous autres ? Est-ce qu’il ne s’agit pas aussi de notre pays ? Je suis prêt et mes camarades aussi, à aller en prison s’il le faut, les choses doivent et vont changer dans notre pays… ».

 

 

 

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Marches du MRC : Mamadou Mota serait aux arrêts

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Le premier vice-président aurait été arrêté par les forces de l’ordre, selon des informations en circulation sur les réseaux sociaux.

Comme initialement annoncé, les marches dites pacifiques du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) sont en cours dans presque tout l’étendue du territoire national ce samedi 1er juin 2019. Mamadou Mota, premier vice-président du MRC a conduit la marche à Yaoundé qui a commencé au niveau central pour la poste centrale.

D’après certaines informations en circulation sur la toile, celui qui gère les affaires courantes du MRC en l’absence du Président Maurice Kamto, empêché pour des raisons d’incarcération depuis le 28 janvier 2019, après la première marche pacifique serait également aux arrêts.  Il a été conduit au Secrétariat d’Etat à la défense (SED), en compagnie d'autres manifestants à l’instar du Dr Oko’o, régional du MRC dans le Sud.

Les forces du maintien de l’ordre ont pris d’assaut les différents carrefours de la ville de Yaoundé ce matin pour attendre les manifestants qui ont effectivement à partir du marché central pour le rond-point de la poste centrale, mais ils ont été intercepté par les FMO, qui ont commencé par lancer les gaz lacrymogènes sur plusieurs militants du MRC.

Belinga eboutou martin

Cameroun : Pourquoi la dépouille de Belinga Eboutou ne passera pas la nuit au diocèse de Yaoundé ?

Belinga eboutou martin

Décédé le 8 mai 2019 à Genève en Suisse où il était hospitalisé, la dépouille de l’ancien bras droit du chef de l’État est attendue à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen le 6 juin 2019. 

D’après le programme des obsèques parvenu à notre rédaction, le cortège mortuaire de Belinga Eboutou prendra immédiatement la direction de Zoétélé, son village natal situé dans la région du Sud Cameroun.

Il y a quelques jours, des informations ont circulé sur la toile, faisant état de ce que le corps de l’ex-directeur du cabinet civil devait passer une nuit à la basilique Marie-Reine des apôtres de Mvolyé.

Curieusement sur le programme, aucun office religieux n’est prévu à Yaoundé, que ce soit à la cathédrale Notre-Dame des Victoires, ou encore à la basilique mineure Marie-Reine des apôtres de Mvolyé.

Contacté par votre journal Lebledparle.com, un prélat de Mvolyé qui a choisi l’anonymat s’explique : « l’autorisation devrait venir du Vatican. Si le Vatican donne son accord, alors, nous allons nous organiser pour que le corps passe la nuit icii. Mais jusqu'ici, aucune déclaration n'a été faite», nous a confié notre souce.   

Même hors de Yaoundé, le corps de l’ex DCC sera accueilli à l’Église Sainte Marguerite de Zoétélé à Nkolomang le 6 juin 2019. La veillée prévue jusqu’à l’aube sera précédée d’une messe pontificale.

Le vendredi 7 juin, la dépouille sera transférée à l’Église Saint Jean Paul II, Sanctuaire de la miséricorde divine de Nkilzok. Le corps de Martin Belinga Eboutou y séjournera jusqu’à son inhumation prévue dans la stricte intimité au caveau familial le samedi 8 juin 2019.