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Au Cameroun, le cardinal Tumi supplie les séparatistes anglophones de participer au dialogue

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A 89 ans, le cardinal Christian Tumi, mène peut-être l'un de ses derniers combats. Inlassable partisan d'un grand dialogue national pour mettre fin à la crise séparatiste meurtrière dans sa région natale anglophone de l'ouest du Cameroun, il voit son vœu réalisé: l'inamovible président Paul Biya vient de s'y résoudre.

"C'est une bonne chose ! C'est ce que nous attendions", s'exclame l'archevêque émérite de Douala, à la retraite depuis 10 ans mais toujours aussi célèbre et populaire dans son pays.

Aussi, le prélat "supplie", dans un entretien avec l'AFP, les leaders sécessionnistes de participer à ce dialogue au moment où certains ont déjà refusé d'y prendre part quand d'autres sont emprisonnés, certains condamnés à de longues peines. L'un de ces chefs, Julius Ayuk Tabe, autoproclamé "président" d'une "République fédérale d'Ambazonie" en octobre 2017, écroué et condamné à la prison à vie, a ainsi estimé jeudi qu'il s'agissait d'un "non événement".

"Je suis pour que le dialogue se fasse, quelle que soit la situation", lance le cardinal, qui s'oppose à la violence tout en prêchant depuis longtemps un retour au fédéralisme - le Cameroun a été une République fédérale après son indépendance de 1961 à 1972 suite à un référendum.

Le "grand dialogue national", décrété mardi par M. Biya dans un rarissime discours à la Nation, doit s'ouvrir fin septembre, présidé par le Premier ministre. "J'aurais aimé que le président lui-même soit là", lâche le cardinal Tumi.

La crise anglophone au Cameroun avait débuté en 2016 par des mouvements de protestation avant de prendre un tour meurtrier fin 2017 quand des sécessionnistes ont pris les armes et radicalisé le mouvement.

Paul Biya a appelé les groupes armés à participer, proposant le "pardon" à ceux qui déposent les armes mais le feu de l'armée à ceux qui s'y refusent.

Il n'a pas prévu de libérer la dizaine de militants lourdement condamnés fin août.

Or les plus radicaux n'acceptent que des "négociations" pour l'indépendance, et à la condition que leurs chefs emprisonnés soient relâchés et que l'armée quitte les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, lesquelles abritent l'essentiel des 16% de Camerounais anglophones, qu'ils veulent baptiser Ambazonie.

"Le problème n’oppose pas les anglophones aux francophones. Le problème oppose les anglophones et l’administration influencée par la France", ancienne puissance coloniale, estime l'archevêque. "Si on avait maintenu un système fédéral, on n’en serait pas là. Si Paul Biya avait mis en application la décentralisation, on n'en serait pas là."

Ecoles incendiées

Paris, indéfectible allié de Paul Biya, 86 ans dont 37 au pouvoir, a salué l'annonce d'un "grand dialogue" et souhaité une participation "des différentes sensibilités politiques".

L'ancien archevêque de Douala avait proposé en 2018, avec des dignitaires protestants et musulmans, la tenue d'un dialogue national. Mais face à l’opposition de Yaoundé et des séparatistes, leur All Anglophone Conference avait fait long feu.

Faute de pouvoir l'organiser, "nous avons interrogé plus de 1.000 Camerounais anglophones à travers le monde, en majorité au Cameroun" et il ressort que 69% "sont pour la séparation absolue". "Cela nous a beaucoup étonnés", admet-il.

L'homme d’église appelle les séparatistes à "déposer les armes" auprès des chefs traditionnels mais estime que l"on ne peut pas exiger de la même manière que l'armée dépose les armes" car celle-ci doit être "prête à défendre le pays". Il préconise de faire rentrer les soldats dans les casernes.

Le conflit a fait plus de 2.000 mort selon le groupe de réflexion International Crisis Group (ICG) et poussé plus de 530.000 personnes à fuir leur domicile. Certains groupes armés s'attaquent aux forces de l'ordre, assassinent et kidnappent des civils ou brûlent des écoles, mais militaires et policiers commettent aussi exactions et meurtres, accusent les organisations non gouvernementales et l'ONU.

Depuis la rentrée scolaire, certains groupes séparatistes imposent également un blocus des établissements scolaires pour protester contre la condamnation d'Ayuk Tabe. "Je leur ai dit qu'il faut laisser les enfants aller à l'école", tonne l'archevêque à l'adresse de ces séparatistes qu'il qualifie d'"intolérants".

Depuis fin 2016, plus de 80% des écoles ont dû fermer, selon l'Unicef. "Ce serait sacrifier leur avenir" que de persister dans cette voie, assène le cardinal Tumi.

 

 

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Jean Bruno Tagne : « Paul Biya est dans la ruse permanente »

Le président camerounais Paul Biya a annoncé mardi la convocation fin septembre d'un "grand dialogue national", au moment où son régime fait juger pour "insurrection" des leaders de l'opposition. Dans une publication sur sa page Facebook ce mercredi 11 septembre 2019, le journaliste Jean Bruno Tagne pense que le Chef de l’Etat a fait dans la ruse, comme il a l’habitude de le faire. Camerinfos.net vous propose l’intégralité de son opinion.

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Paul Biya a donc parlé. Et alors ?

Que ceux qui se préparent à aller avec enthousiasme au « grand dialogue » annoncé par le président de la République hier dans son discours à la nation n’oublient jamais que Paul Biya est dans la ruse permanente. Et cela semble lui réussir ; c’est bien pour ça - entre autres - qu’il est au pouvoir depuis 37 ans et pourrait encore l’être pour longtemps.

Bien sûr on ne développe pas un pays avec la petite ruse. Le Cameroun serait un géant. Est-ce son ambition ? bref.

Je vous propose cet extrait de mon livre (Accordée avec fraude. De Ahidjo à Biya comment sortir du cycle des élections contestées) qui parle de l’un des plus grands enfumages de l’histoire politique du Cameroun sous le renouveau : la tripartite.

Bonne lecture

Le 22 octobre 1991, les partis politiques reçoivent l’invitation à la tripartite et l’ordre du jour de celle-ci. Le gouvernement décide unilatéralement des personnalités invitées aux travaux et de l’ordre du jour qui porte sur deux points : l’élaboration d’un avant-projet de Code électoral et la définition des modalités d’accès aux médias publics pour tous les partis politiques dans la perspective des élections législatives anticipées du 16 février 1992. Le pouvoir vient de donner le ton de ce qu’il entend faire de la tripartite : une réunion qu’il souhaite contrôler de bout en bout en fixant lui-même les règles du jeu. L’opposition sent venir le danger. Elle commence même à envisager l’idée de ne plus participer à cette tripartite. De discussions en concertations, la Coordination subordonne sa participation à la tripartie à quelques préalables contenus dans un mémorandum daté du 26 octobre 1991 et adressé au Premier ministre.

Le pouvoir semble avoir repris la main. On note désormais une accalmie dans les rues. L’opposition n’est plus aussi unie qu’elle l’était. Le gouvernement a réussi à diviser les partis politiques qui arrivent à la conférence tripartite au palais des Congrès de Yaoundé en rangs dispersés. La rencontre regroupe près de 300 formations politiques et organisations de la société civile, des religieux, des journalistes, des chefs traditionnels, des membres du gouvernement et une foule de personnalités inféodées dont le but est de mettre l’opposition dite radicale en difficulté.

Le dirigisme avec lequel Sadou Hayatou mène les travaux est patent ; il donne la parole aux personnalités favorables au pouvoir, la retire à ceux qui se montrent critiques. Pierre Flambeau Ngayap, Samuel Eboua, Adamou Ndam Njoya, John Fru Ndi et d’autres opposants n’en peuvent plus. Le lendemain de l’ouverture des travaux, ils claquent la porte. Ils ne reviendront dans la salle qu’après une longue médiation organisée par l’homme politique et homme d’affaires Paul Soppo Priso, l’ancien Premier ministre John Ngu Fontcha, l’ancien président de l’Assemblée nationale Salomon Tandeng Muna, le cardinal Christian Tumi, entre autres.

Les accords de la tripartite sont signés le 13 novembre 1991. Ruse, trahison, mensonge, corruption, tribalisme ont réussi à avoir raison d’une opposition jusque-là unie. Elle est désormais laminée. Son arme la plus redoutable face au gouvernement, les villes mortes, sont désormais mortes. Paul Biya vient de remporter la partie.

La conférence tripartite n’aura donc été qu’une pantalonnade pour l’opposition, un grand marché de dupes dont les recommandations ne seront d’ailleurs pas appliquées, ainsi que le relève Fabien Eboussi Boulaga : « Malgré un déroulement chaotique, suspect ou inacceptable à maints esprits exigeants et perspicaces, la Conférence se termine le 13 novembre 1991 dans l’euphorie d’une cérémonie de signature d’une déclaration que d’aucuns n’hésitent pas à qualifier d’“historique“. (…) Pour faire bref, il est possible d'affirmer qu’aucune décision de la tripartite, de la plus grande à la plus petite, n’a été respectée à la fois dans sa lettre et son esprit. "

Les élections législatives anticipées, initialement annoncées pour le 16 février 1992 et qui se tiendront plutôt le 1er mars, vont achever de diviser l’opposition camerounaise. La Coordination de l’opposition ne vaut plus rien. Elle s’est désagrégée sous l’effet conjugué de la bérézina de la tripartite et de l’éviction de Samuel Eboua, son principal animateur, de la présidence de l’Undp lors du congrès tenu à Garoua les 4 et 5 janvier 1992, par un groupuscule. Ce groupuscule qui enterre l’opposition intransigeante a pour leader Bello Bouba Maïgari, assisté de Issa Tchiroma Bakari et autres Amadou Moustapha…

Une loi a été hâtivement adoptée quelques semaines plus tôt, précisément le 16 décembre 1991, par une Assemblée nationale monolithique. Ledit texte fixe les conditions d’élection des députés. Pour l’opposition dite radicale, cette loi n’est pas de nature à garantir des élections crédibles. Bien plus, ce Code électoral est jugé contraire à l’esprit et à la lettre des accords de la tripartite. Le Sdf de Ni John Fru Ndi, l’Ufdc de Hameni Bieleu, l’Udc d’Ada-mou Ndam Njoya décident de boycotter cette élection. Les autres partis politiques de l’opposition ne se feront pas prier.

Au terme de cette élection, le Rdpc, l’ancien parti unique s’en tire avec 88 députés, vient ensuite l’Undp désormais dirigé par Bello Bouba Maïgari, qui en compte 68, suivie, de l’Upc avec 18 sièges alors que le Mdr de Dakolé Daïssala, lui, obtient six députés dans la nouvelle Assemblée nationale apparemment multicolore du Cameroun.

Sur les 180 sièges le parti au pouvoir ne recueille pas la majorité absolue. Commencent alors des manœuvres qui permettent au président Biya de rallier à lui les 18 députés de l’Upc et les six du Mdr, en échange de postes au gouvernement. Dakolé Daïssala entre au gouvernement comme ministre d’Etat en charge des Postes et Télécommunications alors qu’Augustin Frédéric Kodock est nommé ministre d’Etat à l’Aménagement du territoire. C’est cette transaction clientéliste qui permettra au pouvoir de s’offrir une majorité confortable à l’Assemblée nationale.

Le 25 août 1992, Paul Biya annonce des élections présiden-tielles anticipées pour le 11 octobre. Une anticipation de sept mois. La technique manque de finesse. Elle est même cousue de fil blanc. Il a simplement voulu prendre ses adversaires de court. L’élection n’a qu’un seul tour. Le choix d’une élection à un tour est un calcul politique qui évite au président de la République de devoir, dans un second tour au cas où il n’aurait pas obtenu la majorité absolue au premier, d’affronter un adversaire dans un corps à corps qui peut se transformer en un « risqué » référendum pour ou contre Biya. Or avec un tour unique, il peut être déclaré pré-sident de la République même avec moins de 30% des suffrages.

Le Code électoral (loi n° 92/010 du 17 septembre 1992 fixant les conditions d’élection et de suppléance à la présidence de la République) est passé à l’Assemblée nationale comme une lettre à la poste. Il est taillé à la mesure du pouvoir en place. L’administration est appelée à jouer un rôle trop important dans l’organisation et la conduite des élections. Connaissant la bureaucratie camerounaise fortement partisane et inféodée au Rdpc, rien, mais alors rien du tout, ne permet d’espérer une élection crédible et juste.

Pour Fabien Eboussi Boulaga, l’organisation d’une élection crédible ne fait simplement pas partie de l’Adn de l’administration. « Il convient de dire, analyse-t-il, que l’administration territoriale et préfectorale camerounaise n’a pas d’expérience en matière d’élections libres. Sous la colonisation française, les administrateurs fabriquaient les résultats comme le faisaient les préfets de la IIIème République. (…) Nos administrateurs ont été formés à leur école. Sous le parti unique, ils avaient seulement à décider des décimales de pourcentages qui commençaient à 98% en montant.

« Quand vient ou revient le pluralisme, les ministres de ce département, les gouverneurs, les préfets, les sous-préfets ne se recyclent pas. (…) La préfectorale ne connaît que les instructions et les consignes qu’elle reçoit de la hiérarchie. Elle est donc notoirement incompétente et ignorante en matière de lois et de processus démocratiques : elle n’en a jamais eu une démonstration concrète ni une leçon de choses simulées. En outre, elle n’a pas les moyens intellectuels, humains et matériels pour faire face à la diversité des tâches qui s’abattent sur elle avec chaque élection. Comme disait un sous-préfet, avec un agacement justifié : «On n’a pas que ça à faire.»«

" Enfin, tous les membres de la préfectorale comme de la haute administration sont des membres du Rdpc et doivent le devenir activement durant les élections, en utilisant les moyens de l’Etat. Déliés de tout devoir de retenue, ils ont plutôt “

 

 

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Football : les Lions de Rigobert Song qualifiés pour la CAN U23

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Battus mardi par la Tunisie (1-2), le Cameroun bénéficie du but marqué à l’extérieur.

Les Lions U23 participeront à la Coupe d’Afrique de leur catégorie. Vendredi dernier à Yaoundé, la victoire par la plus petite des marges avait contrarié l’ambiance.  La défaite de 1 but contre 2 de ce mardi a fait monter le mercure. Elle a surtout permis d’apaiser les cœurs parce que le Cameroun se qualifie sur le but inscrit à l’extérieur.

Le but camerounais est inscrit sur penalty par le joueur de Nice, Ignatus Ganago, à la 15e minute. Ce but d’ouverture du score a passablement gêné les Tunisiens. Ils vont égaliser par l’intermédiaire de Wajdi Sahli à la 37e minute.

Ils prendront les devants dans la deuxième période. Mais les camerounais ont vu d’autres et ne se laisseront pas piéger.

La participation à cette compétition permet aussi aux Lions d’espérer se qualifier pour les Jeux Olympiques 2020 qui auront lieu à Tokyo puisque les trois médaillés auront leur ticket.

 

 

 

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Madagascar: Marc Ravalomanana va tenter de ravir la mairie d’Antananarivo

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C’est ce qu’a annoncé mardi 11 septembre lors d’une conférence de presse la plateforme de l’opposition RMDM ou Rassemblement des opposants à Madagascar pour la démocratie qui regroupe 21 partis. Les élections communales auront lieu le 27 novembre. Après avoir été deux fois chef de l’État et candidat malheureux à la dernière présidentielle, Marc Ravalomanana tente à nouveau un retour.

Marc Ravalomanana, président du RMDM, n’était pas présent lors de cette conférence de presse. Il aura fallu de longues discussions pour convaincre l’ancien chef d’État de se présenter à la mairie de la capitale.

« Pour le redressement national, pour marquer la démocratie et surtout pour mettre en place une vraie opposition tant Antananarivo a toujours été un emblème, nous avons décidé de présenter M. Marc Ravalomanana comme candidat à la mairie d'Antananarivo, a déclaréAlain Andriamiseza, le vice-président du RMDM. On a discuté longuement, presque cinq heures. Cela n'a pas été facile puisqu'effectivement, il a déjà été président, il a fait deux mandats, il a été encore candidat la dernière fois. Mais il nous semble, et on l'a convaincu, que l'enjeu est très important pour redresser et remettre sur les rails la démocratie ici sur la Grande Île. »

Marc Ravalomanana estime que le régime cherche à le museler avec un projet de loi qui veut que seul un député puisse être chef de l’opposition, ce qui n’est pas son cas. Son élection à la mairie permettrait donc de lui donner une fonction officielle et de couper l’herbe sous le pied au régime.

Une mairie qui est pour l’heure tenue par Lalao Ravalomanana, sa femme, dont le bilan est très critiqué, même par certains adeptes du TIM, le parti de Marc Ravalomanana. Si Antananarivo est depuis de longues années le fief de ce parti, les dernières élections législatives ont montré que les candidats du régime ont gagné du terrain en emportant six sièges. Cette candidature de l’ancien président semble donc être la seule option pour le TIM de garder la capitale.

« La mairie d’Antananarivo a souvent permis d’obtenir par la suite une meilleure fonction dans le pays », ajoute Alain Andriamiseza. Une allusion à la fonction de président de la République.

 

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Scandale : Un mineur de 16 ans accusé d’avoir violé une femme enceinte âgée de 29 ans

Passy, un adolescent de 16 ans a été traduit devant le Tribunal de première instance (TPI) de Yaoundé centre administratif pour répondre des faits de vol et de viol

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Cameroun : Une femme prive son ex de l’affection de leurs enfants

Melissa s’occupe toute seule de ses deux enfants depuis près de vingt sans aucune nouvelle de leur papa porté disparu.

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Crise humanitaire : L’Onu débloque 75 millions de dollars pour huit pays dont le Cameroun

Cette allocation du Fonds central d’intervention d’urgence permettra aux travailleurs humanitaires de fournir une assistance humanitaire vitale à plus de 4 millions de personnes touchées par des conflits, des catastrophes naturelles et d’autres crises.

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Infrastructure : « Hyatt Hotels Corporation » va construire deux hôtels au Cameroun

La chaîne internationale d'hôtels « Hyatt Hotels Corporation », fondée en 1957 par Jay Pritzker, qui opère dans de nombreux pays à travers le monde, va construire deux hôtels au Cameroun.

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Corruption : Un officier de police soupçonné d'avoir pris de l'argent contre la libération des voleurs de bétails

En service au commissariat de Sécurité publique de Kaélé, l'officier de Police Abadam Ndjida est depuis quelques semaines en conflit ouvert avec les populations de la ville de Kaélé, qui l'accuse de couvrir des malfrats. Tout a commencé le jeudi 03 août 2019, date à laquelle il est sollicité pour démanteler un réseau de vol et trafic du gros bétail.

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Rentrée culturelle et artistique nationale : L’édition s’annonce exceptionnelle dans la région du Nord

La quatrième édition est lancée ce jour sur l’ensemble du territoire national camerounais. Dans le Nord,  l'événement qui nourrit beaucoup d'espoirs va donner à voir et à entendre la riche et merveilleuse diversité culturelle, artistique de la région et partant celles du Cameroun, elle entend mobiliser tous les artistes et autres acteurs du monde culturel pour gagner le pari de l’organisation à Garoua. 

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Sécurité : Des centaines de munitions en provenance de Yaoundé ont été interceptées

Une cargaison de munitions soigneusement dissimulée dans la soute à bagages d'un bus en provenance de Yaoundé, à destination de Douala auraient été saisies par un contrôle mixte de la gendarmerie, la police et la douane camerounaise.

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Cameroun : Mamadou Mota condamné à 2 ans de prison ferme !

Le Tribunal de première instance d’Ekounou a condamné ce lundi 9 septembre 2019, le premier vice-président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC)

 

 

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Franck Essi : « Si Paul Biya veut nous faire un cadeau, qu’il dépose son tablier »

Après le rendez-vous manqué de samedi dernier, Paul Biya s'adressera finalement à la Nation ce mardi 10 septembre, d’après un communiqué du cabinet civil de la présidence de la république rendu public ce lundi 9 septembre 2019.

 

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Me Alice Nkom : « Le président ne peut pas quitter son siège »

Initialement prévu pour samedi dernier et renvoyé pour des raisons non élucidées, le Chef de l’État s’adressera à la Nation ce Mardi, à 20H en direct sur la Télévision Nationale. Une annonce forte en filigrane.

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Me Alice Nkom Avocate au barreau du Cameroun s’est exprimée sur cet annonce du discours présidentiel sur ABK Radio 89.9 FM, dans le cadre du rendez-vous de l’infos augmentée de la matinale de la radio émettant à Douala.

La militante des droits de l’homme est contente que le Chef de l’Etat s’exprime enfin. « Je suis très contente que le Président parle enfin à ses compatriotes. Ne pas le faire, donne lieu à un dysfonctionnement dans le pays. J'apprécie le geste et j'attends surtout le contenu de ce discours », déclare la juriste.

C’est une relation Chef d’Etat peuple qui était coupé depuis souligne l’Avocate. « Parler à ses enfants est une règle parce qu'il y'a une relation entre le président et son peuple. C'est comme un ascenseur et il était d'ailleurs coupé », pense Alice Nkom.

« J'espère que ce sera un discours qui prévoira des actions immédiates après. Que ce discours soit discours de tous les autres, et qu'il soit porteur de médicaments à toutes les maladies des camerounais », souhaite Ma Alice Nkom.

À propos d’une éventuelle démission de Paul Biya, elle n’y croit pas. « Le président ne peut pas quitter son siège. Je suis nulle en devinettes et je crois que le président est influencé par tous ceux qu'il écoute. Toujours est-il, il va peut-être nous décevoir ou pas », martèle-t-elle.

« Le peuple Cameroun est en salle de réanimation et jusqu'ici toutes les injections ne fonctionnaient plus, il faut tout réanimer », estime Me Alice Nkom Avocate, Militante des droits de l'Homme sur ABK Radio 89.9 FM.

 

 

 

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Discours de Paul BIYA : Les attentes des camerounais

A l’annonce de cette prise de parole de ce mardi, plusieurs camerounais sont dans l’expectative. Ils attendent avec beaucoup d’intérêts le discours du Chef de l’Etat qui intervient dans des circonstances particulières. Des tensions politiques, sécuritaires, économiques qui interpellent le Président de la République. Les citoyens de Yaoundé attendent de Paul BIYA qu’il dise un certain nombre de choses.

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Il est 21 heures ce lundi soir. Non loin des agences de voyages au quartier Mvan, un regroupement de personnes se forme, et les voix s’élèvent. L’annonce d’un discours de Paul BIYA à la nation vient d’être lue sur les antennes du poste national de la CRTV, au cours du journal de 20 heures 30. Ces camerounais discutent de ce que le Chef de l’Etat peut dire ce mardi soir. C’est un discours extraordinaire que le Chef de l’Etat s’apprête à prononcer ce soir sur les antennes de la télévision et de la radio nationale. Elles sont extrêmement rare ces adresses à la Nation qui ne se soient pas dites le 31 Décembre ou le 10 Février.

Michel est chargeur pour le compte d’une agence de voyage qui fait la ligne de l’Est Cameroun « sincèrement, je ne m’attends à rien du ‘’vieux’’. Il nous a habitué aux discours policés et vides de sens. Il a l’habitude de dire des choses que ses collaborateurs ne vont pas exécuter. Du coup il n'y aura rien à se mettre sous la dent ». Mr Etoa est un passager en attente du départ de son bus. Pour lui « Paul BIYA est un grand homme. Ce qui est sûr c’est qu’il va nous surprendre. L’agenda du Président de la République n’est pas l’agenda du commun des camerounais. C’est vrai qu’il y a beaucoup de défis mais il faut s’attendre à ce que Paul BIYA parle de la crise anglophone. Moi je pense qu’il va durcir le ton sur les ambazoniens et demander à l’armée de donner l’assaut au NOSO. »

Pour les autres intervenants, les attentes tournent autour de la situation dans les régions du Nord Ouest et du Sud Ouest. D'aucuns souhaitent que le Chef de l’Etat prononce une grâce présidentielle à l’endroit de AYUK TABE et un arrêt de poursuite pour KAMTO et les siens. Plusieurs de ceux qui s’exprimaient sur la question ce soir là attendent par ailleurs que le Chef de l’Etat fasse l’état de lieu des chantiers de la Coupe d’Afrique des Nations vu que le CHAN c’est dans quelques mois, et d’autres encore n’attendent qu’une seule annonce, LA DÉMISSION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.

 

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Cameroun : Le gouvernement cède à la menace des Avocats

Après le conclave du 4 septembre 2019, faisant suite à l’annonce de grève des Avocats du Barreau national, le gouvernement de la république du Cameroun cède à la menace et accepte le libre exercice de la profession des hommes en robe noire au pays.

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En effet, le ministère de la justice a adressé une correspondance aux cours et tribunaux du pays pour leur demander de laisser les auxiliaires de justice exercer librement leur profession. « Ensemble construisons notre état de droit avec un barreau fort et républicain », a écrit Jean De Dieu Momo, signataire de la lettre sur son compte Facebook ce vendredi 6 septembre 2019.

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Dans le même ordre d’idée, le Délégué général à la sureté nationale s’est adressé au Minjustice pour lui dire qu’il a répercuté l’information auprès des unités de police et officiers de police judiciaire de laisser les Avocats exercer leur profession. Le Secrétaire d’Etat auprès du Minjustice, chargé de l’administration pénitentiaire a aussi demandé qu’on laisse les Avocats avoir accès aux détenus en prison. C’est le même son de cloche au niveau du Secrétariat d’Etat à la défense (SED).

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Ci-dessous, l’analyse d’Alex Gustave Azébazé.

Cameroun/Justice : la course contre la montre du gouvernement face aux avocats

L'échéance du 16 septembre 2019 envisagée par le Conseil de l'ordre des avocats au barreau du Cameroun pour suspendre les robes et la participation, pendant 5 jours, des prétoires semble réveiller les non-applicateurs - permettez-moi le néologisme -, du code de procédure pénale. Comme le montrent ces différentes correspondances de plusieurs responsables en charge de la mise en œuvre de la politique pénale nationale, le gouvernement essaie de faire arrêter la menace des avocats.

À bien y regarder, le même gouvernement qui passe le plus clair de son temps à se vanter de son ancrage dans le règne de l'Etat aurait subitement découvert que ses agents déconcentrés avaient mis ses lois sous la tapis. On dira alors tout ce que l'on voudra, il faut dire merci au barreau des avocats du Cameroun. En attendant d'évaluer l'engagement au respect effectif de nos agents publics des règles garantissant le respect des droits de l'homme dont les droits de la défense sont un des piliers principaux. Du moins en matière judiciaire. On verra le temps que cela durera.

 

 

 

 

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Affaire Kamto et Cie : Les premières heures du procès

Les premières heures du procès historique de Maurice Kamto et compagnie devant le tribunal militaire s’est ouvert depuis 11 heures ce vendredi matin. Les joutes sont en cours dans la salle d’audience.

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C’est sous un protocole de grand jour que le président du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) est arrivé au tribunal militaire de Yaoundé. A l’entrée du tribunal, les cris des militants et des sympathisants du MRC à l’endroit du Président et des autres leaders, les bousculades des policiers, une animation toute particulière rythmée par les chants des militants à la gloire du Professeur de droit. Ils sont tous arrivés au tribunal ce matin : Maurice KAMTO, Christian PENDA EKOKA, Albert NDZONGANG, Paul Éric KINGUE, l'artiste VALSERO, Alain FOGUE TEDOM, Michèle NDOKI, Célestin DJAMEN et d’autres militants du MRC interpellés à la suite des marches du 26 janvier 2019.

Une fois à l’intérieur, ils sont au fur et à mesure dirigés vers la salle d’audience du tribunal militaire. Il est plus de 11 heures quand les magistrats font leur entrée dans le tribunal pour ouvrir les travaux. Difficile de savoir avec précision ce qui s’y est passé, mais comme cela est de règle pour un procès judiciaire, on commence par l’identification des protagonistes et le rappel des chefs d’accusations adressés à tout un chacun.

Au même moment à l’extérieur une rumeur fait état d’un renvoi de l’audience. Rumeur soutenu par un communiqué affiché au sein du tribunal faisant savoir que «  le président  du tribunal militaire de Yaoundé informe les justiciables et toutes les personnes concernées que les affaires inscrites au role de l’audience criminelle du 06 septembre 2019 sont d’office renvoyées au 04 octobre 2019 pour cause  d’indisponibilité de la salle d’audience … ». Alors que les militants croyaient à u renvoi du procès de Kamto, Me Christopher Ndong, secrétaire général du MRC et membre du conseil des avocats de Maurice Kamto et alliés va rassurer tout le monde. « il s’agit des procès ordinaire, ceux qui devaient se passer normalement aujourd’hui. Les vols aggravés, les violations de consignes, bref les autres procès qui n’ont rien à voir avec le procès politique qui va s’ouvrir » dixit Me Ndong.

Quelques minutes plus tard, l’on apprendra que l’audience est suspendue pour une heure par le président du tribunal. La cause, un malaise du Président Christian Penda EKOKA. Le temps pour lui de recevoir quelques soins. C’est le temps aussi pour quelques autres discussions entre les avocats et les accusés. Une fois les une heure consommée, le procès va redémarrer. Et il se poursuit.

 

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Samuel Eto’o annonce sa retraite

Football. L’attaquant star du Cameroun Samuel Eto’o annonce sa retraite

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L’attaquant star du Cameroun Samuel Eto’o, considéré comme un des plus grands joueurs africains de tous les temps, a annoncé sa retraite à 38 ans, dans la nuit de vendredi à samedi sur Instagram.

Clap de fin pour Samuel Eto’o ! L’ancien joueur du FC Barcelone a annoncé sa retraite à 38 ans sur les réseaux sociaux. « The end (la fin), vers un nouveau défi. Merci à tous, big love, adrénaline », a écrit sur les réseaux sociaux le buteur avec une photo où on le voit dans l’obscurité et éclairé par un halo de lumière.

Eto’o a remporté les Jeux olympiques (2000) et deux Coupes d’Afrique des nations (2000, 2002) avec le Cameroun, et trois Ligues des champions avec le FC Barcelone (2006, 2009) puis l’Inter Milan (2010).Formé au Real Madrid, c’est en Catalogne (2004-2009) et en Lombardie (2009-2011) que cet avant-centre a connu ses plus belles heures en club, avant de connaître une fin de carrière de globe-trotter (Russie, Angleterre, Italie, Turquie et Qatar).

Eto’o a marqué 359 buts en 718 matches toutes compétitions de club confondues, et compte 118 sélections (56 buts) en équipe nationale, selon le site spécialisé Transfermarkt.

A la mi-juillet, le président de la Confédération africaine de football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad, avait annoncé qu’Eto’o et Didier Drogba, légende ivoirienne fraîchement retraitée, allaient devenir ses « collaborateurs », avec « des fonctions officielles ».

« Didier Drogba réfléchira sur l’amélioration du statut du joueur africain. Samuel Eto’o va se charger des relations avec les Fédérations et les Confédérations », avait-il précisé

 

 

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4000 détenus ont des mandats de détention expirés à Kondengui

Dans une tribune libre publiée sur Facebook, l’Avocat camerounais parle du mandat de détention provisoire. L’Avocat au Barreau de Paris affirme que lorsque le mandat de détention est arrivé à expiration, le détenu doit être libre. Lebledparle.com, vous propose l’intégralité de cette chronique juridique.

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LA LOI EST DURE, MAIS C'EST LA LOI

QUAND LE MANDAT DE DETENTION PROVISOIRE EST ARRIVE A EXPIRATION, SANS RENOUVELLEMENT, LE DETENU DOIT ETRE LIBERE.

Le mandat de détention est un acte par lequel les magistrats demandent au régisseur de garder une personne en prison en attendant que l'affaire soit jugée.

Quand j'avais accepté de prendre la défense de mes chers David EBOUTOU et Patrick SAPACK en 2017, j'avais constaté que leur détention à cette prison posait un problème.

En effet, le mandat qui avait été signé par le juge d'instruction et qui permettait qu'ils soient détenus à la prison centrale de Kondengui, en attendant le jugement de l'affaire, avait expiré depuis des mois.

Lors d'une visite que je leur rendrai en prison, l'un des responsables de cet établissement me dira en ces mots que je ramasse ainsi :

"Cher Maître, plus de la majorité des 4000 détenus sur les 5000 pensionnaires que nous avons ici ont des mandats de détention expirés. Nous savons que nous gardons ici des personnes sans aucun titre ou droit. C’est en réalité de la séquestration. Nous comptons sur votre action dans le cadre de l'affaire EBOUTOU et SAPACK pour que le Ministère s'en rende bien compte. Car c'est notre responsabilité personnelle qui peut être engagée parce que nous gardons des gens sans aucun titre de détention. Un responsable de l'Union Européenne a même attiré notre attention sur le risque de poursuites que nous courons pour crime contre l'humanité à l'international ".

En effet, pour éviter que des personnes soient gardées en prison sans jugement, le code de procédure pénale a fixé des durées de validité et des dates d'expiration aux mandats de détention.

Article 15 :

« Le mandat de détention provisoire est l'ordre donné par le Procureur de la République en cas de crime ou délit flagrant, le Juge d'Instruction ou la juridiction de jugement, au régisseur d'une prison, de recevoir et de détenir l'inculpé ou l'accusé. Il est régi par les dispositions des articles 218 à 221. »

Article 219 :

« Outre les mentions prévues à l'article 26, le mandat de détention provisoire doit préciser la durée de sa validité conformément aux dispositions de l'article 221 »

Quand la date de validité du mandat est expirée, la personne détenue doit être libérée parce qu'il n' y a plus un titre qui permet de la garder en prison sans jugement.

Néanmoins, quand l'affaire est encore en instruction, le juge d'instruction peut renouveler le mandat pour une autre durée de 06 mois pour ce qui est des délits et 12 mois pour ce qui est des crimes.

Article 221

(1) La durée de la détention provisoire est fixée par le Juge d'Instruction dans le mandat. Elle ne peut excéder six (6) mois. Toutefois, elle peut être prorogée par ordonnance motivée, au plus pour douze (12) mois en cas de crime et six (6) mois en cas de délit. »

Quand l'instruction est clôturée c'est à dire quand le juge d'instruction a fini son travail et qu'il décide de renvoyer l'affaire devant le tribunal pour trancher, il ne peut plus proroger le mandat de détention.

C'est une des grandes innovations du nouveau code de procédure pénale adoptée en 20005 et en vigueur au Cameroun en ce moment.

Dans l'ancien code de procédure pénale, appelé code d'instruction criminelle qui était en vigueur avant 2005, le mandat de détention provisoire n'avait pas de date d'expiration. Il courait jusqu'au jugement de l'affaire.

La loi a changé entre temps.

Nulle part dans le nouveau code de procédure pénale en vigueur, il est dit que la détention provisoire ordonnée par le juge d'instruction continue à courir jusqu'à la fin de la procédure au fond.

Il apparaît dès lors que toute personne dont le mandat de détention a expiré et n'a pas été renouvelé dans les délais indiqués plus haut est détenue abusivement.

Elle doit comparaitre libre.

Garder une personne sans mandat de détention dans une prison est une atteinte flagrante aux droits de l'homme.

C'est de la séquestration.

La constitution camerounaise dispose à cet effet que :

« Nul ne peut être poursuivi, arrêté ou DETENU que dans les cas et selon les formes déterminées par la loi »

C'est la loi, elle est dure, mais c'est la loi : " SED LEX, DURA LEX "

Me Christian Bomo Ntimbane 

 

 

Jbt

Jean Bruno Tagne tacle Paul Biya

Jean Bruno Tagne tacle Paul Biya : « on reconnaît la victoire du Président sortant, mais on sait que c'est accordée avec Fraude »

Jean Bruno TAGNE a fait cette déclaration dans une « Interview accordée sans fraude », ce mardi 13 août 2019 dans la matinale sur ABK radio ( 89.9 Fm, Douala).

Jbt

L’un des auteurs les plus fertiles de la presse camerounaise explique son nouveau livre politique au titre polémique et évocateur "Accordée avec fraude : De Ahidjo à Biya, comment sortir du cycle des élections contestées". « "Accorder avec Fraude'', est un ouvrage du processus électoral au Cameroun. C'est un titre qui donne toute la substance de ce que sont en réalité les élections au Cameroun. Elles sont accordées avec Fraude », indique JBT. « C'est (le livre, ndlr) une manière de faire un pied de nez aux observateurs internationaux », pense l’ancien journaliste de Le Jour.

« Il y'a une ingénierie de la fraude qui a été mis en place au Cameroun et qui compromet l'alternance », ajoute le journaliste en chômage professionnel, après son départ de Canal 2. « Les victoires sont toujours accordées avec fraude », poursuit-il. « Institutionnellement, on reconnaît la victoire du Président sortant, mais on sait que c'est accordé avec Fraude », souligne l’ancien membre du CNC.

L’Ecrivain pense que le code électoral doit être toiletté. « Il Faut absolument modifier le code électoral du Cameroun », pense-t-il. Et cela doit se faire dans l’urgence. « Il faut dans l'urgence modifier le code électoral », précise-t-il.

Depuis un bon bout de temps, Jean-Bruno Tagne est taxé de journaliste opposant, mais il ne se voit pas comme tel. « Je ne me décris pas comme un opposant mais comme un journaliste qui essaye de faire son travail », rappelle JBT. « C'est ma (le livre, ndlr)  contribution à l'évolution politique de ce pays », martèle-t-il sur ABK Radio 89.9 FM.

Arafat

Décès de Dj Arafat

Décès de Dj Arafat : Les médecins parlent de ce qui s’est passé à la clinique

Victime d’un accident de moto sur la rue de l’ambassade de Chine en Côte d’Ivoire, le patron de la Yorogang n’a pas pu résister à ses blessures.

Selon les autorités ivoiriennes, tout aurait été mis en œuvre pour sauver l’artiste. Mais c’était trop grave : « L’artiste serait arrivé à la polyclinique des Deux-Plateaux dans un état presque désespéré. Et il aurait finalement succombé à ses blessures vers 1heure du matin », indique le média ivoirien Abidjanshow.

« Le Daïshikan aurait eu une grosse fracture de la voûte crânienne et une embarrure cérébrale qui l’ont plongé dans un coma de stade 3 avec une hémorragie cérébrale massive. Ce qui aurait irréversiblement engendré le décès cérébral à 1 h du matin. Ce constat serait celui des réanimateurs et neurochirurgiens qui se seraient occupés de l’artiste après son accident », révèle notre confrère.

Abidjanshow renseigne qu’il fallait respecter l’ordre pour annoncer le décès vu l’implication des autorités. C’est ainsi que le ministre Hamed Bakayoko s’est rendu à la clinique en compagnie de celui de la Culture et de la Francophonie, Mauris Kouakou Bandama pour constater les faits et porter la nouvelle aux parents et à la nation. C’est ce qui a été d’ailleurs fait.

Le commandant Barracuda quitte la scène en faisant ce qu’il savait, et aimait bien faire : La moto.

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Confrontation entre police et manifestants camerounais à Genève

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Environ 250 personnes protestent samedi après-midi à Genève contre la présence du président camerounais Paul Biya à l'hôtel Intercontinental

Les forces de l'ordre ont sorti la tonne-pompe et fait usage de gaz lacrymogènes, a constaté un photographe de Keystone-ATS sur place. Quelques heurts ont eu lieu entre les pro Biya et les opposants. Les manifestants se trouvent à mi-chemin entre la Place des Nations et l'hôtel Intercontinental.

De nombreux policiers, pour la plupart en tenue anti-émeute, avaient pris place autour du luxueux hôtel où séjourne le chef de l'Etat, âgé de 86 ans, avant la manifestation d'opposants dénonçant son régime.

Ultimatum à 13h00

«Nous, Camerounais, exigeons que le Cameroun entre dans l'ère du modernisme démocratique, alors que nous vivons depuis 37 ans sous la dictature sénile de Paul Biya», a déclaré Robert Wanto, responsable du Conseil des Camerounais de la diaspora, qui vit en exil en France depuis près de trente ans.

«Ce dictateur a pris ses habitudes à l'hôtel Intercontinental, où il dilapide des milliards de nos francs, alors que le pays est économiquement malade. On ne peut pas l'accepter», a-t-il ajouté, faisant état d'un «ultimatum» adressé au président camerounais pour qu'il quitte les lieux, peu avant le début de la manifestation.

Moins de 500 mètres

L'ambassade du Cameroun à Berne avait mis en garde plus tôt dans la semaine, assurant que des Camerounais vivant en Europe se préparaient à une «violente» manifestation en Suisse samedi.

La police de Genève a indiqué qu'elle s'attendait à une «importante» mobilisation, qui ne serait pas autorisée à approcher à moins de 500 m de l'hôtel de Paul Biya. L'établissement était aussi protégé samedi par des membres du service de sécurité du président camerounais. Cette semaine, des affrontements mineurs les avaient opposés à des petits groupes de manifestants, jusque dans le hall de l'hôtel.

La Confédération avait convoqué jeudi l'ambassadeur camerounais. Elle a protesté contre l'agression d'un journaliste de la RTS couvrant ces événements par des membres présumés du service d'ordre présidentiel.

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Multiples tensions

Le Cameroun, dirigé par Paul Biya, 86 ans, au pouvoir depuis 1982, est en proie à de multiples tensions. Les séparatistes anglophones du Cameroun, pays à majorité francophone, militent pour la création d'un Etat indépendant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé. Depuis, le conflit armé n'a cessé de prendre de l'ampleur, poussant plus de 530'000 personnes à quitter leur foyer, selon des chiffres de l'ONU. Et en vingt mois, le conflit a fait 1850 morts, selon le centre d'analyses géopolitiques International Crisis Group (ICG).

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La diplomatie suisse oeuvre comme facilitatrice pour une solution face à la crise actuelle au Cameroun. Une discussion avec des groupes d'opposition a eu lieu cette semaine en Valais pour préparer des pourparlers de paix avec le gouvernement. Une première réunion avait eu lieu en mai à Genève.

 

 

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Cameroun : Depuis 1982, voici le nombre d’années qu’aurait passé Paul Biya à l’Hôtel continental

Onepark intercontinental geneve

Les séjours du couple présidentiel camerounais à l’hôtel Intercontinental, sur les bords du lac Léman sont de plus en plus boycottés par les activistes résidant en Europe.

Pour cause, les manifestants estiment que Paul Biya passerait plus de temps à l’étranger que dans son pays. De plus, ils dénoncent les sommes dépensées par l’État du Cameroun en ces somptueux lieux. Soit environ 150 000 euros par mois.

D’après une enquête du consortium d’investigation Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), depuis son accession à la magistrature suprême il y a 38 ans, Paul Biya aurait passé quatre ans et demi à l’hôtel Continental à Genève.

Si aujourd’hui les manifestations de la BAS sont présentées comme des guerres incitatives, basées sur la haine tribale, atteinte à l’image du pays à l’international au regard des résultats sortis des urnes le 7 octobre 2018, il faut noter que les voyages du chef de l’État sont contestés depuis près d’une décennie. Et depuis lors, cela n’a jamais inquiété personne.

Parfois taxé de vandales, de sans-papiers, les autorités camerounaises ne se sont jamais appesanties sur ce dossier pourtant sérieux. Avec le temps, ce qui longtemps a été considéré comme de simples agissements infertiles ; préoccupe au plus haut point aussi bien la société civile que la classe politique.

Paul Biya, arrivé à l’aéroport de Genève-Cointrin dimanche 23 juin 2019, à bord d’un avion privé, afin de ne pas éveiller les soupçons, a encore fait face mardi 25 juin à une quarantaine d’opposants qui ont forcé l’entrée de l’intercontinental et se seraient battus avec des membres du service de sécurité du chef de l’État.

Une information que la police genevoise ne confirme toujours pas. Mais elle reconnaît qu’il a fallu au moins une heure pour que le calme revienne dans le palace.

Même si aujourd’hui ces actes peu orthodoxes sont condamnables, l’on peut toutefois reprocher l’indolence des pouvoirs publics qui depuis plusieurs années, n’ont rien mis en place pour contrecarrer ses manifestants qui aujourd’hui auraient de façon tacite, les soutiens étrangers.

Rappelons que l’hôtel Continental est un palace planté à proximité du palais des Nations à Genève. Dans ces lieux seigneuriaux, les activistes, reconvertis en Brigade Antisardinards, chapitreraient Paul Biya d’y occuper le sixième étage, qui serait facturé autour de 150 000 euros le mois. Une somme strictement supérieure au salaire minimal inter garanti (SMIG) au Cameroun.

 

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Mondial féminin 2019: le Cameroun se qualifie au bout du suspense

Mondial

Le Cameroun, dominateur techniquement, s’est imposé au bout du suspense face à la Nouvelle-Zélande (2-1) grâce à un doublé d’Ajara Nchout. Une victoire synonyme de qualification pour les huitièmes de finale, la deuxième en deux participations.

Au coup d’envoi de ce troisième et dernier match dans le groupe E du premier tour de la Coupe du monde féminine, les données sont simples pour les joueuses du Cameroun : il faut l’emporter à Montpellier face à la Nouvelle-Zélande pour se qualifier. On vous passe les calculs d’apothicaires provoqués par le règlement. Et c’est par le plus petit des écarts que les Lionnes se sont imposées… dans les arrêts de jeu.

Sous un temps lourd et devant une maigre affluence au stade de La Mosson (8 009 spectateurs), le Cameroun prend le jeu à son compte en début de match face à un adversaire limité techniquement. Puis commence le festival Gabrielle Onguéné. Le feu follet camerounais, promue capitaine en l’absence de Christine Manie, tente une frappe croisée à l’entrée de la surface qui passe de peu à côté de la cage néo-zélandaise alors que la gardienne Erin Nayler semblait battue (12e). La même, à la 18e minute, est à deux doigts de concrétiser sur un lob… les deux doigts étant ceux de la grande Nayler qui dévie le ballon du chemin du but.

Au mitan de la première période, les Lionnes ont l’emprise sur la rencontre et seules quelques imprécisions dans la transmission les empêchent de se montrer plus dangereuses. On retrouve alors Onguéné qui, servie dans la profondeur par Feudjio, échoue d’un rien à récupérer le cuir face à Nayler, bien sortie (30e). Et c’est à peu près tout ce que le Cameroun démontre jusqu’à la pause. Les Néo-Zélandaises, elles, prennent petit à petit confiance et s’approchent à plusieurs reprises de la cage de Ngo Ndom, au point d’obliger cette dernière à quelques bonnes sorties.

Le doublé d’Ajara Nchout

En début de seconde période, les Océaniennes sont les premières à porter le ballon dans la surface de réparation adverse. Les Camerounaises réagissent rapidement, de nouveau par Gabrielle Onguéné qui multiplie les appels et échoue de peu devant les buts néo-zélandais, où il y a toujours un pied pour lui enlever le ballon au moment d’armer son tir.

La lumière vient finalement d’Ajara Nchout qui récupère un ballon dos au but avant de se retourner pour tromper de près Erin Nayler (57e, 1-0). Profitant d’espaces dans la défense adverse, et sous l’impulsion d’Onguéné, les Camerounaises échouent par trois fois à quelques mètres du but de Nayler qui sort pour l’occasion plusieurs arrêts de classe à ras de terre (64e).

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Quant aux Néo-Zélandaises, elles tentent avec leurs armes, à l’image d’une tête d’Hannah Wilkinson sur un corner bien détourné au ras de son poteau droit par Anette Ngo Ndom (74e). Puis la douche froide arrive. Sur un centre en profondeur qu’elle s’apprête à dégager facilement, Aurelle Awona dévisse complétement sa frappe et bat sa gardienne (1-1, 80e). Dans une fin de match crispée, au bout de cinq minutes de temps additionnel, Ajara Nchout file au but, crochète et frappe. Le Cameroun est délivré, le Cameroun est qualifié au terme d’un scénario fou.

Les joueuses d’Alain Djeumfa se qualifient donc pour la seconde fois pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. Elles devraient affronter l’Angleterre à Valenciennes dimanche prochain. A moins que le résultat du match Chili-Thaïlande ne les mène face à la France…

 

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Prisonniers et geôliers s’affrontent à Kondengui

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Une cinquantaine de prisonniers transférés à Yoko le jour d’après.

Une jeune fille, en larmes, quitte la prison centrale de Kondengui à Yaoundé aux environs de 13h hier, dimanche 16 juin. L’un des siens fait partie des 57 prisonniers transférés à la prison de Yoko. Une opération qui devait s’effectuer après la messe, à 9h. Mais, l’attente de cet embarquement a été longue parce que, dit-on, un prisonnier de ce contingent s’est caché dans la maison d’arrêt.

Pendant tout ce temps la jeune fille faisait les cent pas à l’esplanade de la prison, en lançant de temps à autre un regard inquisiteur sur le camion de transport des prisonniers en position de départ. Son attitude va attirer l’attention de plus d’un. Mais, elle n’est pas la seule à se perdre en conjectures. Certains membres des familles présents sur les lieux échangent sur la fouille qui a lieu dans le pénitencier la veille. Chacun raconte ce qu’il a entendu ou vu, à sa manière. D’autres attendent sereinement le début des visites qui a été retardé par l’opération de transfert des prisonniers. Ce dernier ne sera effectif que vers 12h 14.

Pendant que les prisonniers embarquent, quelques éléments de l’administration pénitentiaire, armés de fusils de guerre, lancent à l’endroit des visiteurs, membres de familles des prisonniers : « Eloignez-vous, éloignez-vous ». Et l’un de poursuivre : « il faut partir d’ici parce que si un prisonnier tente de s’évader, mes collègues vont tirer des coups de feu et une balle perdue peut vous atteindre ».

Les détenus, en file indienne, sortent de la prison. L’opération dure près de 30mn. Certains ont de petits sacs d’écoliers sur le dos, ou un petit seau en main. Un autre tient un vieux matelas noirci par la saleté. Celui-ci qui pourrait à peine suffire dans un berceau. Cependant, il tient précieusement son matelas sous l’aisselle. Après avoir aperçu son frère embarqué dans le camion du pénitencier, la jeune fille (évoquée en début de texte) ne peut retenir son émotion. 

Dans ce véhicule contenant des prisonniers qui quitte la prison centrale de Kondengui pour la prison principale de Yoko, les détenus entonnent des chants d’exploits. A travers la grille du véhicule, ils font des signes d’au-revoir. Le camion quant à lui, achève sa manoeuvre, avant de prendre la route. Ce transfèrement des prisonniers intervient un jour après une fouille générale à la prison centrale de Kondengui.

En effet, le 15 juin dernier, selon des sources au sein de la prison, des policiers et gendarmes ont effectué une perquisition aux quartiers 8 et 9 du pénitencier. Ces deux quartiers, connus sous l’appellation de Kosovo, sont, selon nos informations, les plus peuplés de la prison avec près de 1500 détenus chacun. Ce qui fait environ 3000 détenus, la moitié de la population carcérale actuelle de la prison centrale de Kondengui.

Au sujet du déroulé de la fouille de samedi dernier, deux versions s’affrontent. D’aucuns disent qu’il y a eu une brève fouille parce que les prisonniers s’y sont vertement opposés. D’autres, toujours des sources, déclarent qu’il y a eu fouille approfondie. Selon cette version, les forces mixtes de sécurité sont arrivées en matinée, et ont décidé de commencer leur travail dans les quartiers 8 et 9. Leurs occupants ont été regroupés sans histoire dans la cour intérieure de la prison. Les problèmes vont subvenir à la fin de la fouille des deux quartiers.

En voulant sortir, ils vont recevoir les projectiles-des bouteilles de matière fécales et d’autres objets tranchants-, lancés par des prisonniers mécontents de leur présence. La fouille, dit-on, a permis de récupérer des téléphones portables et une somme d’argent qu’on ne pourrait encore évaluer du fait de la rixe survenue après l’opération.

En effet, au cours de la rixe un gardien de prison aurait été blessé par un projectile et les éléments de forces mixtes de maintien de l’ordre vont se précipiter dans d’autres quartiers dont le quartier 3, pour se cacher. Selon une source, cet acte était prémédité. «Les prisonniers disent que les policiers et les gendarmes biaisent les procès verbaux lors des enquêtes préliminaires.

Si ce sont les gardiens de prison qui les fouillaient rien de la sorte ne se serait passé puisque ils ont été formés pour des telles opérations». Et une autre source d’ajouter : « D’habitude, lorsqu’il y a la fouille, les forces mixtes de maintien de l’ordre, associent à leur équipe les gardiens de prison. Cela n’a pas été fait ainsi samedi dernier ». Un élément de l’administration pénitentiaire à la retraite a d’ailleurs confié qu’il redoute les prisonniers lorsqu’il était en fonction. « Je venais toujours au travail avec un vêtement (civil) de rechange pour les porter en cas soulèvement des prisonniers. Qui n’a pas peur de la mort ? Les prisonniers sont violents, c’est nous qui savons les gérer ».

La journée de l’incident avait pourtant bien commencé à la prison centrale de Kondengui. Des gardiens de prison vêtus de leur uniforme de garde, sont positionnés au niveau de l’entrée principale du pénitencier. L’un d’eux, est installé au niveau d’une petite porte. Plusieurs personnes, en civil, tenant des sacs, traversent cette porte. Sur la route, des véhicules circulent librement. Aucun déploiement de la police ou de la gendarmerie n’est effectif en cet après-midi. Non loin de la tribune, située en face du pénitencier, des voitures sont stationnées.

De plus, divers commerçants proposent leurs articles. Arachides, ceintures, ananas et chaussures entre autres. Aucune présence humaine n’est visible au niveau des deux miradors situés sur la façade principale de la prison ; encore moins dans le mirador central. Construit à l’intérieur de la prison, il est quand même visible à partir du dehors. Selon des informateurs, une fouille annuelle se déroule chaque mois de mai à la prison centrale de Kondengui, sans que le jour soit connu des détenus. Cette année, elle n’a pas pu se tenir le mois dernier.

D’où l’opération de samedi dernier. Celle-ci, apprend-on, a été autorisée par le délégué régional de l’Administration pénitentiaire du Centre qui au lieu de choisir un renfort de gardien prison pour la mener, aurait préféré les services des forces mixtes de maintien de l’ordre (police et gendarmerie).

Bouba canal presse

Media : Les raisons du retrait de Bouba Ngomena de Canal 2 international

Bouba canal presse

C’est ce dimanche 16 juin 2019, sur les antennes de la chaine de télévision HTV que l’ex-rédacteur en Chef de la chaine verte a expliqué les raisons de son départ dans ladite chaine.

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« Pour mon cas, la fédération a saisi le top management de Canal 2, pour s’offusquer du fait que “Au cœur du sport” ne traitait que des frasques de la Fédération camerounaise de football. Généralement nous avons adressé des invitations à la FECAFOOT pour venir défendre l’actualité en question et ils ne sont pas venus », a indiqué Bouba Ngomena à HTV.

Le journaliste ajoute que : « Mais ils (FECAFOOT, NDLR) se sont plaints au niveau de ma hiérarchie, ma hiérarchie a trouvé nécessaire de prendre des dispositions sur le plan interne. Et moi j’adhère. Je ne vais pas contester leur décision ».

Selon Médiatude, plateforme spécialisée dans l’actualité des médias, Bouba Ngomena et Canal2 sont en pourparlers et pourraient s’acheminer vers un divorce comme avec le cas Jean Bruno Tagne, mis dans un premier temps à l’écart puis limogé par la suite.

« Je reste personnel de Canal 2, par contre je reste chef service des sports. Les négociations sont en cours. Je ne suis pas encore parti de Canal 2. Je suis en pourparlers avec la hiérarchie pour qu’on trouve le juste milieu par rapport à la situation qui prévaut au sein de l’entreprise. J’attends que les différentes parties respectent ce qu’on s’est dit dès le départ », confie Bouba Ngomna.

Sur le cas des baisses des salaires annoncées dans certains, le journaliste estime qu’il n’est pas la personne indiquée pour aborder la question : « Je suis mal placé, parce qu’en ce qui me concerne on n’a pas baissé mon salaire. Tout ce que je sais c’est que toutes les entreprises de presse connaissent des hauts et de bas. Je ne connais pas de collègues qui sont concernés ».

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Yaoundé : Un homme se fait copieusement bastonner par les enfants de son amante à Nkolbisson

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L’homme à la quarantaine sonnée se fait sérieusement bastonner par les enfants de son amante sexagénaire pour avoir profané les domiciles de leur feu père, décédé il y a longtemps.

Les populations du petit village Essom situé aux environs de Nkolbisson se sont réveillées en sursaut ce mercredi matin aux environs de minuit. Pour cause, les cris d’un homme qui ont ramené le voisinage de son profond sommeil. « S’il vous plait ne tuez pas, ne me tuez, ne me tuez pas. Amenez-moi à la gendarmerie, pardon, pardon je ne vais plus faire ça », ainsi criait sans cesse la victime pendant au moins quinze minutes.

Devenus incessants, ces cris qui ne pouvaient plus laisser personne indifférent ont obligé tout l’entourage à ouvrir ses portes en cascades pour aller savoir de quoi il était question.

Pendant qu’on le pensait qu’il s’agissait d’un malfrat qui avait été pris en flagrant délit de vol, les sources discrètes nous ont plutôt fait comprendre que c’était un cas un peu particulier.

« Le type qui pleure là c’est le gars de la mère ci. Il vient souvent là-bas. Et chaque fois qu’il y passe, elle tombe malade. Il vient toujours à l’insu de ces grands enfants que vous voyez là. Aujourd’hui on l’a attrapé en train de travailler sur sa personne c’est pourquoi il subit. Si c’était un simple bandit ils devaient alerter tous les voisins », nous a confié un membre proche de la famille.

Pour sa part, adossée sur le balcon de sa véranda, la concernée Mama Mbom, veuve depuis des années, semble visiblement renier toute relation avec la victime : « Tuez-le même, c’est mon problème ? », lançait-elle sur un ton pale.

Entre-temps, le « bon travailler », à la limite « gigolo » d’après nos sources, ne faisait qu’encaisser les coups des enfants de sa copine qui lui ont servi la corrective pour qu’il ne s’y essaie plus.

Dehors, les habits du monsieur se consumaient pendent que qu’on lui intimidait de sortir nu comme il se trouvait. « Sors, tu ne sors pas ? Je dis tu vas sortir. Ça va te servir de leçon », réprimandait l’un des garçons.

Cette scène s’est déroulée pendant près d’une heure sous le regard impuissant des ceux qui sont venus y assister. Après que l’homme en question est parti, la situation s’est ensuite calmée jusqu’au petit matin où, plus un moindre bruit, ni pourparlers ne s’est plus fait entendre.

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L’Union Européenne salue l’initiative du gouvernement de dialoguer avec les séparatistes anglophones

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L’Union européenne (UE) a salué mercredi la récente initiative du gouvernement camerounais d’ouvrir un dialogue inclusif dans les régions anglophones du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, plongées dans une crise séparatiste.

L’UE a fait cette remarque à l’issue de la première session de l’année du dialogue politique structuré Cameroun-UE, tenue ce mercredi dans la capitale camerounaise Yaoundé.

Début mai, le Premier ministre camerounais Joseph Dion Ngute a annoncé un dialogue inclusif avec les sécessionnistes anglophones sur toutes les revendications politiques sauf “l’indivisibilité de l’Etat”. Cette annonce a encouragé une centaine d’ex-combattants à deposer les armes en se rendant aux autorités, qui les aideront dans leur réinsertion sociale.

En avril, le Parlement européen avait rendu public une résolution exprimant son inquiétude face à “l’incapacité du gouvernement camerounais à responsabiliser ses forces de sécurité” dans la partie anglophone du pays. Réagissant à cette prise de position, le gouvernement camerounais avait affirmé qu’il refusait toute ingérence extérieure dans la résolution de la crise.

Représentant 20% de la population camerounaise qui est majoritairement francophone, la minorité anglophone s’estime marginalisée et une mouvance sécessionniste armée y est née en octobre 2017.

Cette crise a fait plus de 430.000 déplacés internes, selon les Nations Unies. Au moins 170 soldats ont été tués dans les affrontements avec les séparatistes, d’après l’armée camerounaise. Il n’y a pas de statistiques officielles sur le nombre des séparatistes abattus.

 

Niat

Cameroun : Niat Njifenji ouvre la session parlementaire et s’en vole pour l’Europe

Niat

Le 10 juin 2019, le président du sénat, Marcel Niat Njifenji présidait la cérémonie d’ouverture de la deuxième session annuelle des élus de la chambre haute du parlement camerounais.

À cette occasion, il avait encouragé les sénateurs à soutenir toutes les initiatives en faveur d’un retour de la paix dans les régions anglophones du pays.

Selon des informations parvenues à notre rédaction, le président du Sénat a voyagé pour la France ce 12 juin 2019, pour prendre part à la 20e session de l’Assemblée des Sénats d’Europe prévue le 14 juin 2019.

Le parlementaire camerounais a été ainsi invité par Gérard Larcher, président exercice du Sénat français.

L’on apprend également qu’en plus des présidents des sénats d’Europe, la rencontre va connaître la participation des présidents des deuxièmes chambres d’Afrique.

Les débats seront axés sur le dialogue entre les sénats européens et africains au sujet du développement, de l’éducation, de la résolution de crises, de l’environnement et des conséquences du réchauffement climatique ou des phénomènes migratoires.

Des questions visiblement très importantes aux yeux de la 2e personnalité du Cameroun, qui l'auraient contraint à abandonner de la session parlementaire en cours dans son pays.

 

Rene emmanuel sadi

René Emmanuel Sadi : « les forces de sécurité, n’ont procédé à aucune torture, sur les manifestants » du MRC

Rene emmanuel sadi

Selon le ministère de la Communication sur son compte Twitter, parmi les 66 personnes interpellées ne se réclamant d’aucun parti politique le 8 juin 2019, 43 ont été libérées.

Dans un tweet publié le 11 juin 2019, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement souligne que « les forces de sécurité, dans le strict respect de leur mission, n’ont procédé à aucune torture, ni mauvais traitement sur les manifestants ». Outre les personnes interpellées à Yaoundé par la police, 19 autres ont été appréhendées par la Gendarmerie dont 11 déjà libérées. Le porte-parole de Maurice Kamto, leader du MRC lui, a annoncé « au moins 200 manifestants arrêtés et torturés ».

Et ceux qui attendent d’être libérés…

« Les autres le seront après les procédures d’usage » indique le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi.

En rappel, il s’agit des personnes qui prenaient part aux « Marches blanches » du parti MRC dont le président national est Maurice Kamto, le samedi 8 juin 2019 à Yaoundé. Des marches que le gouvernement qualifie d’illégales, car elles n’ont jamais été autorisées. Par ailleurs, le Mincom relève que les partisans du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) ont manqué la marche de samedi dernier. Donc, les citoyens ont vaqué normalement à leurs occupations quotidiennes.