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Cameroun : Le directeur général de la SCB a été entendu à la police judiciaire de Yaoundé

Dg scb

Alors qu’il était en séjour au Maroc, Mohammed Mejbar, directeur général de la Société Commerciale de Banque (SCB-Cameroun) a été rappelé à Yaoundé ce début de semaine pour être auditionné par des enquêteurs et de la police judiciaire et de le Direction générale de la Recherche extérieure (DGRE) a appris Lebledparle.com de ecomatin.net

En effet, cette audition s’inscrit dans le cadre d’un scandale qui secoue actuellement l’établissement financier.

D’après le journal EcoMatin, Mohammed Mejbar, directeur général de la SCB Cameroun, filiale du groupe marocain Attijariwafa, été entendu, en début de semaine, devant une commission mixte composée des fins limiers de la Police judiciaire et de la DGRE à Yaoundé.

Selon notre confrère, « si les raisons officielles et les détails de son audition ne sont pas encore parvenus à notre rédaction, il est fort probable que le DG de la SCB a été questionné, une nouvelle fois, sur plusieurs affaires sur lesquelles nous reviendrons dans nos prochaines éditions, et surtout sur l’affaire qui a coûté 2 milliards de FCFA à sa Banque ».

Il y a quelques semaines, EcoMatin indiquait dans son édition du 6 mars dernier que « le Marocain avait déposé une plainte à la direction régionale de la police judiciaire pour le Littoral à Douala suite à des irrégularités observées dans le système de gestion de sa banque. Il était question de transfert de fonds irréguliers et de virements de fonds interceptés dans des comptes y logés. En l’occurrence des centaines de millions de francs CFA transférés, de façon frauduleuse à plusieurs clients de la banque pour un montant total de 2 milliards de FCFA. Selon nos informations, ce dossier qui au départ était traité par les enquêteurs de la police judiciaire de Douala a été récupéré par les enquêteurs du siège à Yaoundé ».

Le journal révèle également que la SCB Cameroun est aussi sous le viseur de la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) qui l’accuse de n’avoir pas déclaré et rétrocédé à la banque centrale l’équivalent de 1200 milliards de FCFA de devises entre 2017 et 2019 comme le prévoit la réglementation en vigueur en zone Cemac.

« La direction de la SCB a opté de spéculer avec ces devises dans des économies hors zone Cemac, notamment en Afrique de l’Ouest alors que la sous-région traversait une crise de devises sans précédent ». Lit-on dans le journal.

Un acteur du secteur bancaire camerounais approché par EcoMatin se confie : « Si la BEAC opte pour une application stricte des sanctions, à savoir appliquer à la SCB la commission de 30 % des montants frauduleux, cette banque fermera à coup sûr et tous les acteurs de la chaine de décision pourraient répondre de ces actes devant la justice camerounaise »

 

Source: lebledparle.com

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