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Crise anglophone : les militants du SDF pourchassés par les sécessionnistes

Depuis le début de la crise socio-politique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les militants, élus de la Nation et élus locaux issus des rangs du Social Democratic Front sont pris pour cible par les combattant sépratistes. Ils les accusent de trahison et complicité avec le régime de Yaoundé.

Sdf mil

Depuis 2016 donc, l’on assiste à des assassinats, des enlèvements et même des cas d’incendies et destructions des biens. L’un des cas les plus récents, est l’incendie orchestré par les ambazoniens à la résidence de l’Hon Fusi Namekong, dans la nuit du 05 au 06 janvier 2020. La résidence du député de la Nation, originaire du département de la Mezam a été ravagée par les flammes. De l’avis des militants du SDF, c’est une campagne de destabilisation qui vise à empêcher leurs candidats à prendre séreinement part aux prochaines élections du 09 février prochain.

Destabilisation en marche

«La nuit du 15 au 16 décembre 2019, c’était déjà le tour de Joseph Mbah Ndam. Député de la nation, vice-président de l’Assemblée Nationale du Cameroun et fidèle parmi les cadres de Ni John Fru Ndi, sa maison de Batibo est partie en fumée. Le lendemain, dans la nuit du 16 au 17 décembre 2019, c’est l’une des maisons du maire SDF de Kumbo, Njong Donatus Fonyuy, située au niveau de Tobin Round About, qui était incendiée par des inconnus, faisant également de nombreux dégâts», fait-on savoir.

Dans les villes de Bafut, Bamenda et Kumbo, «on explique que ces incendies font suite à un mot d’ordre qui a circulé dans les deux régions anglophones affectées par la crise, invitant les combattants sécessionnistes à vandaliser les biens appartenant à tous les candidats originaires du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et candidats aux élections couplées de février 2020. L’objectif est dit-on de les effrayer, et ainsi, les obliger à retirer leurs candidatures».

Désistement en cascade

Une tactique qui semble marcher. «À Bafut, une circonscription de la périphérie de Bamenda où le parti de Fru Ndi avait le vent en poupe, tous les prétendants ont jeté l’éponge. Identique dans certaines autres circonscriptions, où des candidats, individuellement, se sont désistés».

 

 

 

 

 

 

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