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Le tribalisme sera désormais puni au Cameroun

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Le projet de loi y relatif a été déposé hier 13 novembre 2019 à l’Assemblée nationale.

Parmi les projets de loi sur lesquels les députés devront porter leur attention ces jours, il y a un relatif au tribalisme. Le Cameroun se décide enfin de mettre en place un cadre réglementaire sur la base duquel, les discours haineux seront sanctionnés. Le projet de loi en question sera défendu par le ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux Laurent Esso. Il le fera devant la Commission des lois constitutionnelles. Ce qui va donc s’ajouter avec ce texte, c’est que  l’article 241 du Code pénal, va désormais intégrer  ce que le législateur appelle «Outrage à la tribu».

Le projet de loi sus mentionné déposé à l’Assemblée nationale, ne surprend pas beaucoup de personnes. Car, comme le remarquent bon nombre d’observateurs, c’est depuis la période de l’élection présidentielle 2018, que les discours haineux et tribaux se sont répandus comme une poudrière. L’espace public et les réseaux sociaux sont envahis depuis ce temps-là, de propos xénophobes. C’est de cette période que les expressions « sadinards » et « tontinards » sont nées.

Les personnes trouvées coupables de discours de haine et tribaliste pourraient être punies d’un emprisonnement d’un à deux ans et d’une amende de 300 000 F à trois millions de F.  

En plus du projet de loi ci-haut évoqué, l’Assemblée nationale en a reçu trois autres. Il y a le texte portant loi de règlement de la République du Cameroun pour l’exercice 2018. C’est le ministre des Finances Louis Paul Motaze qui sera devant les membres de la Commission des finances et du budget, pour présenter les imputations budgétaires en recettes et en dépenses, les dotations initiales, les modifications intervenues en cours d’année, les réalisations avec leurs taux respectifs…

Il y a un qui doit autoriser le Président de la république à ratifier le Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l’enfant, concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants. Enfin il y a celui portant ratification par le Chef de l’Etat des amendements aux statuts de l’Organisation mondiale du Tourisme, adoptées depuis sa création le 27 septembre 1970 à Mexico.

 

 

 

 

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