Logo3 1

Patrice Nganang : «je ne suis pas celui qui a inventé le tribalisme dans notre pays»

Nganang camerinfos net

L’écrivain camerounais fait remarquer par ailleurs, qu’il n’a fait aucune production écrite sur la thématique du tribalisme.

L’actualité au Cameroun depuis le 13 novembre 2019, est marquée par le projet de loi traitant du tribalisme déposé à l’Assemblée nationale. Plusieurs personnes saluent ce projet qui une fois adopté, permettra de sanctionner toute personne ayant tenu des propos haineux et tribalistes. Patrice Nganang parfois pointé du doigt, vient de faire une sortie. Son message est clair. Il refuse qu’on lui accorde la paternité du tribalisme dans notre pays.

«Je ne suis pas celui qui a inventé le tribalisme dans notre pays, je ne suis pas non plus celui qui a écrit des livres dessus, et ils sont très nombreux, ces livres-là, des livres académiques d’habitude, illisibles au final, même si de mes réflexions sur l’Etat tribal, je voulais faire un livre. J’y réfléchis encore», écrit l’écrivain.

Patrice Nganang fait remarquer qu’il n’est pas la personne ayant causée les plus féroces batailles qui ont eu lieu dans notre pays, par le passé. Il cite les années de braise, les récents évènements de Nsangmélima. «Je ne suis pas non plus celui qui a été au cœur des batailles tribales les plus virulentes de notre pays – par exemple en 1993, avec les années de braise, et les machettes a Ebolowa, Sangmelima, et ailleurs. Les pogroms de 1956-1970 sont là, la blessure sociale, et historique du tribalisme dans notre pays, avec des dates et des lieux de sang comme Tombel, Nlohe», écrit-il.

L’écrivain camerounais affirme avoir déjà perdu des amis à cause de cette histoire de tribalisme. «La problématisation du tribalisme, qui a eu lieu sur cette page-ci, le 27 mai 2013, après être passée par la cave de Cameroon_politics ou j’avais public plus intelligent, a eu lieu sur un double concept, 1) la bamiphilie, et 2) la bamiphobie. Cette dualité (bamiphilie/bamiphobie) m’a permis déjà de singulariser un auteur, Mongo Beti, comme le premier exemple sur lequel problématiser le tribalisme.

C’est ici que j’ai commencé à perdre mes amis – la première réponse à mon article, ‘le tribalisme de Mongo Beti’, était de composer un article, ‘le tribalisme de Patrice Nganang’, et de m’accuser, moi, de tribalisme – et ainsi de vouloir clore le débat dès sa naissance. De me faire peur donc: préhistoire de l’accusation d’ethno fascisme lancée contre moi par Owona Nguini en 2014. Et du ‘génocide des Bulu’ de 2019», écrit-il.

Patrice Nganang indique qu’en juin 2013, il avait déjà fait la suggestion que soit mise sur pied une loi antidiscriminatoire contre le tribalisme. Il pense que sept années après, il était temps que cela se fasse. Et il salue la fait que le tribalisme sera désormais puni au Cameroun.

 

 

 

 

 

actualité société Cameroun

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire