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Atanga Nji adresse un dernier avertissement aux partisans du MRC

Atanga dji

Le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, a averti aux partisans du MRC de ne pas mettre en péril la paix dans le pays sous peine de faire face au bras lourd des lois du pays.

Il le disait le 6 juin dernier à Douala lors d’une réunion d’évaluation de sécurité de routine. Cette réunion a eu lieu quelques jours après une manifestation organisée le 1er juin 2019 par des membres du Mouvement de la Renaissance camerounaise (MRC), qui affirmaient que leur président national, Maurice Kamto, avait remporté l’élection présidentielle de l’an dernier, bien qu’il ait été officiellement déclaré deuxième derrière le président Paul Biya.

L’avertissement du ministre intervient également avant cet appel du samedi 8 juin 2019 aux manifestations contre le « blocage électoral dans le pays et aux réformes électorales radicales » organisées par la MRC de Kamto. Malgré les arrestations massives du 1er juin, les partisans du MRC sont déterminés à descendre dans la rue dans le cadre de ce qu’ils ont baptisé « la résistance nationale du Pacifique » ou « la marche blanche ».

« La région est calme. Tout est sous contrôle. Mais j’ai dit au gouverneur et aux autorités administratives ainsi qu’aux forces de l’ordre de rester vigilants. Ils ont fait un travail remarquable lors des élections présidentielles. Mais ceux qui ne savent pas ce qu’est le fair-play, on les appelle les mauvais perdants, ils ont perdu les élections mais ils donnent l’impression qu’ils ont encore quelque chose à offrir. Non ! C’est très dangereux et nous leur disons que ceux qui respectent la loi n’auront aucun problème. Mais ceux qui pensent qu’ils peuvent défier l’autorité de l’État auront le bras lourd du gouvernement », a déclaré le ministre Atanga Nji.

 Il a salué les motocyclistes à Douala pour ne pas avoir écouté les appels à des manifestations de masse contre le gouvernement de ceux qui ont refusé depuis d’accepter la défaite aux élections présidentielles de 2018. C’était en ces mots : « Mais en général, nous avons réalisé que les motocyclistes avaient un très bon comportement pendant les élections et qu’ils ne respectaient pas tous ces appels illégaux à des boycotts ou à perturber l’ordre public. Nous leur avons dit que s’ils respectaient la loi, ils auraient le soutien de l’État. Mais s’ils ne respectent pas la loi, ils se retrouveront tôt ou tard dans ce pays appelé «si j’avais su ». Si vous respectez les institutions et les lois du pays, nous vous accompagnerons dans votre profession et vous mènerez une vie paisible. Alors, on leur dit qu’ils sont des motocyclistes et donc des Camerounais responsables. Vous avez des diplômés parmi eux. Nous leur disons de respecter la loi et de travailler main dans la main. S’ils sont confrontés à des défis, le gouvernement peut les accompagner. »

Avant de quitter Douala, le ministre Atanga Nji, s’exprimant au nom du président Paul Biya, a rendu hommage aux autorités administratives pour la civilité qui a régné dans la région du Littoral lors des élections présidentielles de 2018 et a félicité les forces de l’ordre et l’administration de la région pour son professionnalisme qui a permis aux Camerounais d’exercer leur responsabilité civile et d’assister aux élections au Cameroun, ELECAM.

Il a exprimé son indignation devant l’importation continue de cocaïne, de tramadol et d’autres drogues consommées par les jeunes même en milieu scolaire et mettant en péril leur avenir. Il a donné des instructions fermes aux forces de l’ordre et à l’administration afin que les personnes impliquées dans cette pratique illicite soient arrêtées et traduites en justice conformément à la loi.

 

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