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Cameroun : Le gouvernement cède à la menace des Avocats

Après le conclave du 4 septembre 2019, faisant suite à l’annonce de grève des Avocats du Barreau national, le gouvernement de la république du Cameroun cède à la menace et accepte le libre exercice de la profession des hommes en robe noire au pays.

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En effet, le ministère de la justice a adressé une correspondance aux cours et tribunaux du pays pour leur demander de laisser les auxiliaires de justice exercer librement leur profession. « Ensemble construisons notre état de droit avec un barreau fort et républicain », a écrit Jean De Dieu Momo, signataire de la lettre sur son compte Facebook ce vendredi 6 septembre 2019.

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Dans le même ordre d’idée, le Délégué général à la sureté nationale s’est adressé au Minjustice pour lui dire qu’il a répercuté l’information auprès des unités de police et officiers de police judiciaire de laisser les Avocats exercer leur profession. Le Secrétaire d’Etat auprès du Minjustice, chargé de l’administration pénitentiaire a aussi demandé qu’on laisse les Avocats avoir accès aux détenus en prison. C’est le même son de cloche au niveau du Secrétariat d’Etat à la défense (SED).

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Ci-dessous, l’analyse d’Alex Gustave Azébazé.

Cameroun/Justice : la course contre la montre du gouvernement face aux avocats

L'échéance du 16 septembre 2019 envisagée par le Conseil de l'ordre des avocats au barreau du Cameroun pour suspendre les robes et la participation, pendant 5 jours, des prétoires semble réveiller les non-applicateurs - permettez-moi le néologisme -, du code de procédure pénale. Comme le montrent ces différentes correspondances de plusieurs responsables en charge de la mise en œuvre de la politique pénale nationale, le gouvernement essaie de faire arrêter la menace des avocats.

À bien y regarder, le même gouvernement qui passe le plus clair de son temps à se vanter de son ancrage dans le règne de l'Etat aurait subitement découvert que ses agents déconcentrés avaient mis ses lois sous la tapis. On dira alors tout ce que l'on voudra, il faut dire merci au barreau des avocats du Cameroun. En attendant d'évaluer l'engagement au respect effectif de nos agents publics des règles garantissant le respect des droits de l'homme dont les droits de la défense sont un des piliers principaux. Du moins en matière judiciaire. On verra le temps que cela durera.

 

 

 

 

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