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Kamto, Paul Eric Kingue, Célestin Djamen : quand les alliances perturbent les calculs électoraux

Pek camerinfos net

Tandis que Paul Eric Kingue, président du Mpcn menace de briser le MRC si ce parti investissait des candidats dans son fief électoral, le Moungo. La déclaration de candidature de Célestin Djamen à la mairie de Douala 5ème crée déjà des remous parmi les caciques du premier parti d’opposition.

De l’avis de certains observateurs de la scène politique, s’il est un danger qui plane sur les élections législatives et municipales du 9 février prochain, c’est bien celui de l’alliance qui lie le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) à certains de ses alliés. Selon ces mêmes sources, la pomme de la discorde est d’autant plus perceptible depuis les déclarations faites par le président du Mouvement Patriotique pour un Cameroun Nouveau (Mpcn), Paul Eric Kingué. Mais aussi la déclaration de candidature de Célestin Djamen aux élections municipales à la mairie de Douala 5ème.

Paul Eric Kingue vs MRC : L’alliance résistera-t-elle ?

En effet, après sa libération de la prison centrale de Kondengui, Paul Eric Kingue a été reçu le 20 octobre dernier dans une chaîne de télévision de la capitale économique, Douala. Au cours de ce programme, l’ancien directeur de campagne du candidat Maurice Kamto, va inviter ce dernier à respecter les clauses contenues dans la convention qui les lie, non sans rappeler qu’il avait consentis d’énormes sacrifices pour le MRC et son leader : «je suis allé en campagne pendant 30 jours pour Maurice Kamto. J’ai tué mon nom pour ce monsieur dans le cadre de notre stratégie. J’ai mis 9 mois en prison pour Kamto ; j’ai failli être condamné à mort pour Maurice Kamto ; j’ai tontiné pour Maurice Kamto ; j’ai peur que les membres du directoire du Mrc induisent Kamto en erreur ; J’attends le retour de l’ascenseur. Si Kamto ne respecte pas ses engagements, j’organise la résistance nationale mais cette fois ci ce sera contre le MRC ».

Défense des bastions éléctoraux

Dans sa sortie médiatique, Paul Eric Kingue n’a pas manqué d’interpeller le président du MRC sur l’obligation de respecter la clause de la convention qui prévoit que le MRC ne doit pas investir de candidat dans son bastion électoral, le Moungo : «je vais profiter pour m’adresser au président Kamto et à son directoire. Il m’a été rapporté que ces gens-là marchandent déjà des postes là-bas; je voudrais rappeler une chose : quand nous avons été libérés de prison M. Kamto me semblait encore assez équilibré… il faut quiI sache que dans le cadre de notre convention, il est clairement dit que le fief du Moungo qui compte 13 communes doit me revenir. J’investis les candidats mais il ne faut pas que ce soit en face du MRC. Le MRC doit se passer de ça. Personne ne peut me battre dans le Moungo c’est mon fief ». Et comme pour enfoncer le clou, Paul Eric Kingue va menacer de réduire à néant le MRC. "Je peux réduire le MRC et briser tous les rêves de ces talibans si je veux et ils le savent"

Le cas de Célestin Djamen

A l’exemple de son compère Paul Eric Kingue, Célestin Djamen, transfuge du Social Democratic Front (SDF) et désormais militant du MRC s’est lui aussi déclaré candidat, le 14 octobre dernier aux élections municipales à la Mairie de Douala 5ème. Cette déclaration de candidature faite au cours d’une émission télé créée déjà des remous au sein du MRC où, d’après certaines sources proches du parti, des caciques estiment qu’il n’est pas question qu’ils laissent Célestin Djamen leur ravir la vedette. « Il vient à peine d’intégrer le parti qu’il veut déjà être candidat. Nous ferons feu de tout bois pour empêcher cela », déclarait sous anonymat l’un des militants du MRC. Ces dissonances, expliquent certains spécialistes, risquent fortement d’hypothéquer l’alliance liant le MRC à ses alliés.

 

 

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