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Le Cameroun interdit les manifestations du parti de l'opposant Kamto

Mnaifestations mrc

Le gouvernement camerounais a annoncé aujourd'hui l'interdiction de manifestations prévues par le Mouvement pour la renaissance du Cameron (MRC), parti du principal opposant Maurice Kamto, arrêté fin janvier à la suite de précédentes manifestations

«Le ministre de l'Administration territoriale (équivalent de l'Intérieur, Paul Atanga Nji) tient à préciser que les manifestations programmées par le MRC les 6 et 13 avril 2019 sont interdites», indique un communiqué du ministre. «Les instigateurs et les contrevenants, quels qu'ils soient, se heurteront à la rigueur de la loi», a menacé Paul Atanga Nji. Le ministre accuse aussi le MRC d'être dans une «logique de provocation et de planification de l'insurrection au Cameroun».

Selon Paul Atanga Nji, le MRC aurait «programmé et exécuté le saccage des ambassades du Cameroun à Paris et à Berlin par des groupuscules à sa solde», ce que le parti dément. Fin janvier, des ambassades du Cameroun en Europe avaient été saccagées par des manifestants. En outre, le ministre a menacé d'appliquer au MRC «la loi» qui lui donne le pouvoir de suspendre ou interdire un parti politique.

Début avril, le MRC avait annoncé qu'il entendait organiser des manifestations publiques pour exiger la libération immédiate de son président Maurice Kamto. Le parti entendait également dénoncer «la modification sélective du code électoral» et la mauvaise gestion des fonds dédiés à la construction des stades de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2019, qui devait être accueillie par le Cameroun avant d'être finalement attribuée à l'Egypte.

Ancien ministre délégué à la Justice et avocat de renom, Maurice Kamto a été arrêté avec environ 150 manifestants à la suite d'une marche pacifique le 26 janvier. Ils protestaient contre la victoire du président sortant, Paul Biya, 86 ans dont 36 au pouvoir, à la présidentielle de 2018, qualifiée par Maurice Kamto de «hold-up électoral». Hier, des avocats français de l'opposant ont annoncé avoir saisi l'ONU concernant l'incarcération qu'ils estiment «arbitraire» de Kamto et des autres opposants incarcérés, et demandé leur libération «immédiate».

 

 

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