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Affaire des écoutes : Nicolas Sarkozy attendu à la barre ce lundi dans le dossier « Paul Bismuth »

L'ancien président de la République doit être jugé à partir de ce lundi et jusqu’au 10 décembre pour corruption et trafic d’influence



Le 4 mars 2014, alors qu’il était perquisitionné, Thierry Herzog a d’abord indiqué aux juges qu’il ne possédait qu’un seul téléphone portable. Mais quand les enquêteurs ont composé le numéro de « Paul Bismuth » et que l’appareil s’est mis à sonner dans sa poche, l’avocat de Nicolas Sarkozy a bien été contraint de se raviser. C’est pour cette affaire dite « des écoutes » que l’ancien président de la République doit être jugé, à partir ce lundi, devant la 32e chambre du tribunal judiciaire de Paris, aux côtés de son ancien avocat, donc, et du magistrat Gilbert Azibert.


En 2011, Jacques Chirac avait bien été jugé – et condamné – dans l’affaire dite des « emplois fictifs du RPR ». Mais en raison de son état de santé, il n’avait jamais mis un pied dans le prétoire. C’est donc la première fois qu’un ancien chef de l’État va se présenter physiquement devant un tribunal pour répondre de délits : « corruption » et « trafic d’influence ». Les faits qui lui sont reprochés sont punis d’une peine maximale de dix ans de prison et de 1 million d’euros d’amende.


Un poste à Monaco en échange d’informations sur Bettencourt ?


Pour bien comprendre cette affaire, il faut en fait remonter à 2013. A une époque où les juges commencent à se demander si Nicolas Sarkozy n’a pas bénéficié de l’argent du dirigeant libyen Kadhafi pour financer sa campagne présidentielle de 2007. Ils décident donc de le placer sur écoutes. Ils découvrent alors qu’il dispose d’une autre ligne secrète, ouverte sous le nom de « Paul Bismuth », qui lui sert à communiquer avec son avocat, Thierry Herzog. Un « téléphone de guerre », dirait-on dans une série policière. Sauf que le nom de « Paul Bismuth » ne renvoie pas à un général ou à un caïd de cité mais à un ancien camarade de lycée de l’avocat, qui est devenu célèbre à son insu.


Les juges tendent l’oreille. Et, selon leur ordonnance, les conversations qu’ils écoutent révèlent l’existence d’un pacte de corruption. Entre, d’un côté, Nicolas Sarkozy qui souhaite avoir des informations secrètes sur la procédure Bettencourt dans laquelle il est mis en cause et, de l’autre, Gilbert Azibert, magistrat à la Cour de cassation qui recherche « un coup de pouce » pour obtenir un poste à Monaco en échange des informations dont il dispose sur l’affaire Bettencourt, justement. Ou comment les affaires s’entremêlent et les ennuis « volent en escadrille » pour reprendre l’expression du prédécesseur de Nicolas Sarkozy.


« Pour ces messieurs qui nous écoutent… »


Depuis le début, Nicolas Sarkozy nie les faits. Il en veut pour preuve le fait qu’il n’a jamais donné le « coup de pouce » espéré, que Gilbert Azibert n’a finalement pas obtenu le poste qu’il convoitait à Monaco et qu’il a même bénéficié d'un non-lieu dans l'affaire Bettencourt. Il assure aussi, tout comme Thierry Herzog, qu’il n’a ouvert la ligne secrète « Bismuth » que pour éviter les « écoutes sauvages » des « officines privées ». Mais cela ne résiste pas à l’analyse des conversations fleuries, qui risquent fort d’animer le procès à venir.


Sur cette ligne qu’il croit protégée, l’ancien président se met d’accord avec son avocat sur ce qu’ils doivent justement dire sur l’autre ligne qu’ils savent, elle, écoutée : « Pour ces messieurs qui nous écoutent… », « Les juges qui nous écoutent… » Au détour d’une conversation, on entend également Thierry Herzog traiter les magistrats bordelais en charge de l’enquête Bettencourt de « bâtards ». Sans parler des allusions à différents journalistes… Autant de raisons qui ont conduit le parquet national financier à comparer les méthodes de l’ancien chef de l’État à celles d’un « délinquant chevronné ».


« Je ne suis pas un pourri »


Prévu jusqu’au 10 décembre, le procès est toutefois suspendu à l’état de santé de Gilbert Azibert qui, en raison de l’épidémie de coronavirus, a demandé un renvoi pour raisons médicales. S’il se tient, Nicolas Sarkozy a déjà annoncé qu’il serait « combatif » et répondrait à toutes les questions. Dans une interview à BFMTV il y a quelques jours, il a évoqué son souhait de démontrer qu’il n’est pas « un pourri » et que ce qui lui est infligé est « un scandale qui restera dans les annales ».



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