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Assassinat de Martinez Zogo: Paul Biya n’a jamais autorisé l’audition de Motaze et Laurent ESSO

Le ministre des Finances et celui de la Justice sont soupçonnés d’être impliqués dans ce crime crapuleux.



Depuis quelques temps, des rumeurs selon lesquelles le président de la République a donné son accord pour l’audition du ministre des Finances, Louis Motaze et du ministre de la Justice, Laurent Esso dans l’affaire Martinez Zogo circulent sur la toile.

Cette information est fausse, selon le lanceur d’alerte Boris Bertolt. « Précision importante : Après de très hautes vérifications Paul Biya n’a jamais autorisé à ce jour l’audition du ministre des Finances, Louis Motaze Et Le ministre de La justice, Laurent Esso dans l’affaire Martinez Zogo », dément-il sur Facebook.

Selon les révélations de Reporters sans frontières (RSF), l’’implication de Jean-Pierre Amougou Belinga dans l’assassinat de Martinez Zogo se précise et l’étau se resserre autour du garde des Sceaux Laurent Esso.


Comme l’a révélé RSF, un premier coup de filet visant plus d’une vingtaine de membres des services de renseignement camerounais dont Maxime Eko Eko et son directeur des opérations spéciales Justin Danwe, a mené à l’arrestation de l’homme d’affaires Jean-Pierre Amougou Belinga le 6 février.


Selon les confidences faites à RSF, le rôle du propriétaire de la chaîne Vision 4, comme principal commanditaire de ce crime crapuleux se confirme. L’exploitation des téléphones des suspects a permis de vérifier les appels passés entre Jean-Pierre Amougou Belinga et Justin Danwe. Ainsi que celui passé au garde des Sceaux Laurent Esso dans la soirée du 17 janvier.


Un paiement de 35 millions de francs CFA


Toujours selon des sources très proches de l’enquête, les traces d’un paiement de 35 millions de francs CFA (environ 53 000 euros) qu’aurait fait parvenir Jean-Pierre Amougou Belinga à Justin Danwe auraient été repérées. Ces fonds auraient transité via le compte du colonel Etoundi Nsoé, ancien commandant de la garde présidentielle et responsable officieux de la sécurité privée de l’homme d’affaires dont il est également le beau-père.

Joint par RSF, l’avocat de Jean-Pierre Amougou Belinga, Charles Tchoungang, estime qu’aucune procédure n’a été respectée depuis le début de cette affaire.

Les efforts se concentrent maintenant sur le rôle qu’a pu jouer le ministre Laurent Esso. “On a les preuves qu’il est fortement impliqué” confie l’un des enquêteurs. Le membre du gouvernement est surveillé de très près ces derniers jours. Des gendarmes étaient postés à proximité de son domicile sans qu’il soit question de menaces pour sa sécurité…

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