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Cameroun/Massacres de Ngarbuh : la parole ministérielle dans la boue

Au-delà des sanctions que le président de la république a demandé de prendre contre les hommes de rang et certains paysans qui ont opéré dans cette localité, le président Paul Biya devrait tirer toutes les conséquences de la gestion chaotique de cet événement par ses ministres. Il y va de la crédibilité des autorités publiques.


Lorsque cette tragédie s’est produite, les informations des sources indépendantes, des organisations de la société civile nationale et internationale, des institutions du système des Nations Unies, des évêques dans le Nord-ouest, étaient d’accord dans leurs rapports respectifs que ce sont les éléments des forces de défense camerounaises qui étaient » à l’origine des tueries de Ngarbuh. Et tous étaient aussi unanimes sur le chiffre de plus de 20 morts.


Près de 48h après la survenue de ces événements, le chef de la division de la communication au ministère délégué à la présidence de la république chargé de la défense, le Capitaine de frégate, Serge Cyrille Atonfack Guemo, avait publié un communiqué le 17 février pour donner la version de l’armée, reconnaissant une opération des forces de l’ordre dans un repère des terroristes dont les dégâts collatéraux avaient fait 5 morts dont 4 enfants et une femme, et 7 terroristes neutralisés.


Le même jour, 17 février 2020, le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la défense, Joseph Beti Assomo, dans son communiqué, allait reprendre presque les mêmes informations, sans être aussi affirmatif que le chef de la division de la communication, mais avec cette nouveauté qu’il avait prescrit une enquête concomitamment menée par la gendarmerie et la sécurité militaire.


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Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, dans sa sortie 48h plus tard, allait s’arc-bouter aussi sur le nombre de morts avancé par le Mindef. En dénonçant les versions des Ong comme une campagne de dénigrement et de diabolisation des forces de défense camerounaises.


Le ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji, en véritable «Zorro» des films, soutenait que «les Ong aux ordres ont reçu plus de cinq milliards Fcfa des réseaux occultes à l’intérieur et à l’extérieur du Cameroun pour diaboliser les institutions de la république, de diaboliser régulièrement dans certains médias à leur solde et dans les réseaux sociaux des informations tronquées pour discréditer la gestion de la crise dans le Nord-ouest et les Sud-ouest par le gouvernement, de démontrer que le Cameroun ne serait pas en mesure de gérer les déplacés internes, de prouver par tous les moyens que la crise dans les deux régions du Nord-ouest et du Sud-ouest s’enlise et de montrer à travers de faux reportages que l’armée camerounaise poserait des actes contre les populations civiles».


A l’actif de ce membre du gouvernement, on se rappelle les fameux observateurs de l’élection présidentielle, royalement accueillis et grassement entretenus à Yaoundé à l’occasion de l’élection présidentielle de 2018. Il s’est révélé qu’ils n’étaient que d’illustres escrocs qui n’avaient rien à voir avec Amnesty international qu’ils disaient représenter.

Un sondage sur l’issue de l’élection présidentielle était aussi sorti d’un chapeau d’un cabinet aux Etats Unis qui donnait à Paul Biya les faveurs écrasantes des électeurs camerounais. On sait ce que ce membre du gouvernement soutenait lorsque la crise dite anglophone a éclaté il y a bientôt 4 ans. Des couacs à n’en plus finir.


Depuis lors, la communauté nationale et internationale avait maintenu une forte pression sur Yaoundé, afin qu’une enquête indépendante fasse la lumière sur l’affaire. Le président de la République, Paul, devait manifestement avoir accédé à toutes ces demandes, en instruisant, à travers le gouverneur de la région du Nord-ouest, Adolph Lele Lafrique, qui est descendu sur le terrain le 27 février dernier. La constitution d’une commission d’enquête dont il portait l’annonce, avait 8 jours pour rendre sa copie. Une fois de plus, il a fallu que ce soit la commission créée par le président de la République qui soit commise pour dire la vérité.

On se rappelle ce cas qui avait fortement ému toute la communauté nationale et internationale en août 2018. Une vidéo qui montrait des soldats en train d’exécuter sommairement, et à bout portant, deux femmes et leurs enfants dans la région de (‘Extrême nord du Cameroun. L’ancien ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, était monté au créneau pour crier à un complot des ennemis du Cameroun.


Soutenant mordicus que cette scène se passait dans un pays sahélien, en Afrique de l’Ouest. «Il s’agit d’une autre manœuvre de désinformation grossière dont les faits projetés n’ont aucun rapport avec l’action menée par les forces de défense et de sécurité dans le cadre des missions qui leur sont confiées», avait-il déclaré avec assurance. Avant d’ajouter: «les militaires qui sont impliqués dans cette opération présentent visiblement le même phénotype. Or, l’armée camerounaise est une armée nationale qui réunit en son sein toutes les composantes sociologiques de la nation».


Mais les démentis se sont multipliés. Surtout ces informations précieuses que notre confrère, l’Œil du Sahel, avait données sur le lieu où la tragédie s’était produite: Krawa-Mafa, une bourgade du Mayo Moskota, département du Mayo Tsanaga. La première femme, en rouge, s’appelait Zoumtegui, et la seconde, Kelou Manatsad. Leurs enfants et elles avaient été enterrés au pied de la montagne bien visible dans la vidéo.


Une foultitude de preuves fournies par la suite avait obligé le gouvernement camerounais à reconnaître l’acte horrible de ses hommes Par la suite, le mêriie Issa Tchiroma Bakary, porte-parole du gouvernement avait signé un communiqué pour indique’ qu’après une enquête prescrite par le chef de l’Etat pour faire la lumière sur ces crimes, sept militaires avaient été nus aux arrêts : le lieutenant de vaisseau Fobessou Etienne, le sergent-chef Bytila Cyriaque Hilaire, le caporal Godwe Mana Didier Jeannot, le caporal Tsanga, le soldat de deuxième classe Dossou Barnabas, le soldat de première classe Ntiche Fewou Ghyslain, le soldat de deuxième classe Manasse Jacobaï Jonathan.


L’affaire de ces militaires jugée au tribunal militaire de Yaoundé depuis cette période, est comme embourbée. Au départ, les quelques rares audiences qui étaient ouvertes au public se tiennent depuis quelques mois à huis clos.

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