Gaine amincissante au rabais
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Crise dans le NOSO,IL FAUT QU'ON SE SOUVIENNE DE COMMENT TOUT CECI A COMMENCÉ.

CARNET DE CONFIDENCE D'UNE ÉTUDIANTE DEVENUE AMBAZONIENNE.

je suis sortie de chez moi ce matin là sans l'ombre d'un doute que ma vie allait basculer.

Moi cette simple jeune fille qui refusait de regarder égorger une poule, cette timorée qui perdait sa langue en public. J'étais loin d'imaginer le triste destin qui m'attendais juste à 3 pas de chez moi.


Pourtant ce matin là, le ciel nuageux de Buea avait adouci la chaleur de 1000 degré que nous subissions depuis 1 semaine.


C'était le beau temps qui dit-on chez nous augure une journée de grâce. Pourtant Ce matin là, ce dicton avait perdu son sens. Le retrait du soleil m’annonçais sans doute l'obscurité qui devait envahir ma vie les jours d'après.

Je partais me joindre à la marche de protestation des étudiants anglophones qui ne réclamaient que le respect, l'égalité de chance et la restructuration de l'école. Pour moi il n'y avait rien de plus normale qu'une dénonciation des insuffisances de notre système par la voix pacifique.


Mon cerveau sélectif avait ce matin là omit de me rappeler le degré de sadisme des gens qui me gouvernent. Mon cerveau avait omit de me rappeler que le système dans lequel je vivais n'avait que l'argument de la force, le ton martial et le canon des fusils.

À l'approche du lieu de rassemblement, j'avais pourtant vu dans les yeux de mes camarades l'envie de vivre autre chose.

L'envie d'apporter leur contribution à l'édifice d'un état de droit. Un état dans lequel l'opportunité n'était pas chimère, un état dans le quel le rêve était permis. Nous chantions la joie d'appartenir à un Cameroun dont l'histoire ne s'arrête pas à une momie d'une quatre-vingtaine d'années.

Nous chantions le Cameroun de l'espoir. Celui du modernisme et du développement.

À part qu'une heure plutard, nos chants ont été interrompus par le bruit des armes. Policiers, militaires, gendarmes, la machine de la répression avait été déployée. Au bout de 2 min les cris de peur, d'angoisse se sont substitués à nos chants de joie. Tout ceci au milieu des sifflements de balles.


La satrape était déchaînée et jusqu'à cette heure je ne trouve aucune explication à la violence d'une armée censée nous protéger. Une violence d'un autre genre sur des innocents aux mains nues. Affolée , je m'écroule et je vois juste devant moi Sandrine en sang. Elle est touchée à l'estomac et son regard agonisant lutte pour ne pas quitter la terre. Je tente de m'approcher d'elle qui gis dans son sang. Ses muscles s'atrophient et j'assiste impuissante aux derniers instants d'une jeune fille brillante qui avait tout pour réussir.

Pendant que j'essaye d'établir un contact physique pour qu'au moins elle se souvienne de moi dans son nouveau monde, je sens le coup d'une botte militaire sur ma côte. La violence du coup me coupe la respiration pour quelques secondes, un moment difficile à décrire.


Après avoir tué et molesté, ceux qui avaient survécu étaient humiliés traînés dans boue, déshabillés moqués.

Je revois le visage de ces sbires de Satan en face de moi. Ricanant sans doute de voir mes parties génitales exposées.

Je revois le visage de ces obsédés de l'enfer tous quasiment francophone en train de nous couvrir d'insultes. À leur yeux nous n'étions que des Bamendas, les "Camerounais à gauche" (termes péjoratifs avec lequel nous décrivaient les francophones). Nue devant l'armée du diable, je me suis senti transformée. Je me suis sentis envahie par un esprit démoniaque qui malheureusement éloignait la fille qui avait jusque là eu une éducation catholique.

Je n'avais qu'une seule obsession. Capturer l'un d'eux et lui faire vivre les pires tortures qui n'ait jamais existées.


La peur m'avait quittée, je le savais, je venais d'être habitée par le démon de la vengeance.....

J'y vais.... le combat m'attend. J'espère revenir vous raconter la suite.....

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Copie de Bleu et Orange Illustré Sensibi
Gaine amincissante
Gaine AuRabais

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