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Manifestations de la diaspora : entre agitations et pressions politiques, quelles finalités ?

En marge du sommet européen tenu en Belgique du 17 au 19 juillet 2020, sur le plan de relance post-coronavirus et le budget à long terme (2021 – 2027) de l’Union européenne (Ue), plusieurs organisations de la diaspora camerounaise ont profité de cette occasion pour manifester, dénoncer et exposer les problèmes du Cameroun. Parmi les buts visés in fine sont de brusquer l’alternance politique, résoudre la crise anglophone, et plus de respect des droits humains.



Depuis la présidentielle d’octobre 2018, mais davantage l’arrestation de certains leaders politiques camerounais, la diaspora n’a de cesse de monter au créneau chacun dans son pays de résidence, pour dénoncer les dérives managériales, la violence politique, la crise anglophone qui s’enlise, l’arrestation des hommes politiques entre autres. Tout est bon pour crever l’écran et exposer le mal être des camerounais restés au bercail. Le pouvoir en place essuie depuis lors des raffuts de toutes sortes, non sans réussir à calmer les meneurs.

Pour sa part, les hiérarques de Yaoundé font grise-mine et balaient d’un revers de la main toutes ces agitations s’apparentant aux pressions politico-diplomatiques, en affirmant que le destin du Cameroun se décide au pays et non ailleurs. Le chef de l’Etat Paul Biya jadis habitué aux multiples séjours privés en Europe, est contraint de rester au pays à défaut d’affronter cette diaspora majoritairement hostile à sa gestion politique.


Plusieurs organisations de la diaspora camerounaise sont nées et se disputent les pavés occidentaux pour se faire voir et entendre, il s’agit entre autres de la Brigade anti-sardinard (Bas), du Code, du CCD, des Amazones de la diaspora. Toutes se considèrent comme des résistants camerounais. Ces combattants de la Bas et d’autres activistes camerounais ont été reçus en audience à Bruxelles en Belgique, le 15 juillet 2020, par les parlementaires européens. Ils ont abordé les problèmes politiques du Cameroun, et sollicité un suivi plus assidu des résolutions prises en avril 2019 par l’Union européenne au travers de ses parlementaires.


Face à ces derniers, les activistes camerounais ont fait état du refus du pouvoir de Yaoundé de respecter les droits de l’Homme et de la démocratie ceci en citant de nombreux cas de violation ceux-ci ; de trouver un cessez-le-feu prémonitoire à l’ouverture d’un dialogue serein dans le cadre de la résolution de la crise anglophone ; de reformer le système électoral jugé vicié. A cet effet, compte tenu de la coopération dans le cadre des Accords Afrique-Caraïbes-Pacitiques (ACP), ils ont sollicité de l’Ue d’envisager des sanctions ciblées contre les dignitaires du Renouveau jugés réfractaires à tout dialogue.


Une liste de certains dignitaires accusés a été remise. Puis, en marge du sommet européen sur le plan de relance post-coronavirus et le budget à long terme (2021 – 2027) de l’Ue tenu du 17 au 19 juillet 1,2020 à Bruxelles en Belgique, d’autres manifestations de cette diaspora camerounaise ont eu lieu le 17 juillet dernier. Ils sont venus demander à l’Ue de prendre des mesures contraignantes contre des dirigeants camerounais rétifs à la paix. Les mêmes exigences exposées aux parlementaires, ont justifié via les banderoles, les manifestions du jour.

Exhibitionnisme ?


Ils étaient environ 200 manifestants selon la police à manifester. En up front, figuraient les Amazones de la diaspora qui, pour illustrer leurs désarrois, ont choisi de se dévêtir, exposant leur nudité partielle. Ce fait a été raillé sur la toile, tandis que d’autres ont compris la démarche. Dans les consciences, la nudité d’un être humain est sacrée. L’exposée suppose une situation exceptionnelle et critique. C’est pour ces Amazones, la situation qui prévaut actuellement au Cameroun, et nécessitant des mesures urgentes et extrêmes.


Les manifestants ont battu le pavé sur la petite rue de la Loi. Ils ont ensuite essayé de franchir le périmètre de sécurité. Ils ont été repoussés par la police. Un groupe a essayé de passer le barrage situé devant le rond-point Schuman pour entrer dans le périmètre de sécurité établi pour le sommet européen. Ils ont été repoussés par la police bruxelloise et la situation a pu rapidement rentrer dans l’ordre, sans qu’aucune arrestation ni dégâts matériels et humains ne soient enregistrés.


Rappel des résolutions du Parlement européen 2019


La résolution du Parlement européen du 18 avril 2019 sur le Cameroun (2019/269 l(RSP)) déplore entre autres : les actes de torture, les disparitions forcées et les exécutions extrajudiciaires perpétrées par les forces de sécurité comme par les séparatistes armés ;


condamne le recours excessif à la force contre les manifestants et les opposants politiques, ainsi que les violations de la liberté de la presse, de la liberté d’expression et de la liberté de réunion ;


regrette profondément l’arrestation et l’incarcération de Maurice Kamto et d’autres manifestants pacifiques ;


demande aux autorités camerounaises de libérer immédiatement Maurice Kamto et toutes les autres personnes détenues pour des chefs d’inculpation de nature politique ;

demande également au gouvernement camerounais de mettre un terme au harcèlement et à l’intimidation des militants politiques notamment en levant l’interdiction des rassemblements et des manifestations politiques pacifiques, et de prendre dès mesures énergiques contre les discours de haine ;


rappelle que les tribunaux militaires ne devraient aucunement avoir compétence pour juger des civils, rappelle également au pouvoir camerounais qu’il a signé des engagements internationaux visant à protéger le droit de tous les citoyens à des procès équitables devant des tribunaux indépendants ; exprime son inquiétude face à l’incapacité du gouvernement camerounais à responsabiliser ses forces de sécurité ;


exhorte le gouvernement camerounais à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour assurer le respect de ses engagements en faveur des droits de l’Homme et pour enrayer le cycle de violence ; demande en particulier au gouvernement d’organiser un dialogue politique ouvert à toutes les tendances, afin de trouver une solution pacifique et durable à la crise dans les régions anglophones ;


est préoccupée par l’utilisation de la loi antiterroriste de 2014 à mauvais escient pour limiter les libertés fondamentales ;


prend acte de la décision des Usa de réduire son aide militaire au Cameroun à la suite des allégations crédibles de violations flagrantes des droits de l’Homme commises par les forces de sécurité ;


demande à la Commission d’effectuer une évaluation de l’aide de l’UE aux services de sécurités camerounais ; charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission européenne, à la vice-présidente de la Commission et haute représentante de l’Union pour les affaires européenne pour les droits de l’Homme, Conseil ACP-UE, aux institutions de l’Union africaine, ainsi qu’au gouvernement et au Parlement du Cameroun.


SOurce : actucameroun.com

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