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Pékin et Moscou répliquent aux critiques de Joe Biden sur l’absence de leur chef d’État à la COP26

La Chine et la Russie ont répliqué mercredi 3 novembre aux critiques de Joe Biden au sujet de l'absence de Xi Jinping et Vladimir Poutine à la COP26 de Glasgow prévue jusqu'au 12 novembre. Russes et Chinois ont défendu leurs actes « concrets » et « sérieux » contre le réchauffement climatique.



« Les actes parlent plus que les mots », a assuré mercredi 3 novembre un porte-parole de la diplomatie chinoise, Wang Wenbin, fustigeant les « mots creux » du président américain, qui avait critiqué mardi l'absence du président Xi à la COP26 à Glasgow. Wang a souligné les engagements « concrets » de son pays contre le réchauffement climatique. La Chine, premier pollueur mondial, est le pays qui investit le plus dans les énergies propres.

Moscou a également rejeté les critiques émises la veille, mardi 2 novembre, par le locataire de la Maison Blanche : « Nous ne sommes pas d'accord », a ainsi soutenu le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Les actions de la Russie contre le réchauffement climatique « sont cohérentes, réfléchies et sérieuses », a-t-il ajouté.


« Comment prétendre à un quelconque leadership ? »


« Je pense que c'était une grave erreur de la Chine de ne pas venir » et Xi Jinping « a perdu une occasion d'influer sur les gens dans le monde entier », avait lancé mardi le président américain au cours d'une conférence de presse en clôture de sa propre visite à la COP26. C'est un sujet gigantesque et [les Chinois] ont tourné le dos. Comment peut-on faire ça et prétendre à un quelconque leadership ? »

Xi Jinping s'est contenté d'un message écrit, posté sur le site internet de la conférence, aucune intervention par visioconférence ou message vidéo n'étant prévu pour les chefs d'État et de gouvernement qui n'ont pas fait le déplacement.

« Il a des problèmes climatiques très, très graves et il ne se montre pas disposé à faire quoi que ce soit », a poursuivi Joe Biden. Avant de critiquer aussi l'homme fort du Kremlin : « C'est la même chose pour Vladimir Poutine », le président russe n'ayant pas non plus assisté à cette réunion.


« Problèmes pratiques »


Avec dans le viseur un réchauffement de la planète limité à +1,5 degré, les États sont sous pression pour en faire davantage contre le changement du climat. Or, la Chine et son voisin russe figurent parmi les grands absents d'un accord phare conclu mardi par une centaine de pays pour contenir le méthane.


Le CH4 est le deuxième gaz à effet de serre lié à l'activité humaine, principalement issu de l'élevage, des combustibles fossiles et des déchets. Surtout, s'il subsiste moins longtemps dans l'atmosphère, son effet de réchauffement est bien supérieur à celui du dioxyde de carbone, jusqu'à plus de 80 fois.

Représentant plus de 40% des émissions mondiales de ce puissant gaz à effet de serre, les pays signataires de l'accord se sont engagés à en réduire les rejets d'au moins 30% d'ici à 2030 par rapport aux niveaux de 2020. C'est « un engagement qui change la donne », avait renchéri Joe Biden.

Les pays en développement dont la Chine font face à des « problèmes pratiques » pour atteindre ces « objectifs ambitieux », a fait valoir mercredi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, soulignant notamment un « manque de technologies » adaptées.

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