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Saccage des ambassades : pourquoi Kamto s’invite au procès de la BAS

En se constituant partie civile dans le procès qui s’est ouvert vendredi dernier à Paris, le président du MRC et son parti espèrent clouer le ministre René Emmanuel Sadi, qu’ils poursuivent pour diffamation.

Maurice Kamto et le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) jouent en deuxième ligne, dans l’affaire du saccage de l’ambassade du Cameroun en France. L’opposant camerounais et son parti se sont constitués « partie civile », en marge du procès qui s’est ouvert vendredi 28 février 2020 au Tribunal correctionnel de Paris. Avec des objectifs précis. D’abord, prendre connaissance du dossier. Et ensuite, faire la lumière sur la « supposée » implication du candidat arrivé deuxième à la dernière élection présidentielle camerounaise et son parti, dans cette affaire.


« Le gouvernement [camerounais] a porté l’accusation selon laquelle, c’est le MRC qui a cassé l’ambassade du Cameroun à Paris. Par conséquent, s’il y a un procès sur le saccage de ladite ambassade, il est tout à fait logique que nous y soyons pour avoir accès au dossier. Mais également pour laver notre honorabilité dans cette affaire ; puisque nous poursuivons l’Etat du Cameroun pour diffamation », explique Alain Fogue, trésorier du MRC.


Mettre le gouvernement dos au mur


«Au lendemain des casses perpétrées dans les ambassades du Cameroun à Paris et à Berlin, Emmanuel Sadi, en tant que porte parole du gouvernement camerounais avait prétendu que c’est le MRC qui avait commandité ces actes de vandalisme », poursuit un cadre du MRC.

« C’est d’ailleurs l’un des motifs pour lesquels dit-il encore, nous avons été pris en otage et jetés en prison au motif que c’est nous qui avons envoyé des gens casser nos ambassades en France et en Allemagne ». Le parti de Maurice Kamto avait alors porté plainte contre le ministre de la Communication et le gouvernement pour diffamation.

« Si nous nous constituons partie civile dans le procès de Paris, c’est bien pour avoir les preuves que le gouvernement avait menti en ce qui concerne la présupposée implication du MRC dans les casses des ambassades. Et aussi pour étoffer notre dossier de poursuite de l’Etat du Cameroun », martèle Alain Fogue, trésorier du parti.


Sadi : « on a vu des militants brandir des fusils de M. Kamto »


Les faits remontent en effet au 26 janvier 2019. Ce jour-là, au Cameroun, environ 117 personnes ont été interpellées lors des « marches blanches » organisées par le MRC qui a mobilisé des milliers de manifestants à travers diverses villes du pays. Pendant ce temps à Paris, une cinquantaine de manifestants revendiquant une certaine appartenance au groupe d’activistes de la Brigade Anti-Sardinards (BAS) sautaient sur les ambassades du Cameroun en France et en Allemagne, saccageant les bureaux, détruisant les portraits du chef de l’Etat Paul Biya et les symboles de la République.


A Yaoundé, les pouvoirs publics sont montés au créneau, condamnant ces actes. Le gouvernement à travers le ministre de la Communication va même aller plus loin en soutenant que ce sont les militants du MRC qui ont perpétré les saccages dajis les représentations diplomatiques du Cameroun à Paris et à Berlin.


« A Paris et Berlin, nous avons tous été témoins d’une violence inouïe, perpétrée par les militants du MRC. La mise à sac de nos ambassades. Ils ont évidemment franchi le seuil de l’intolérable, de l’inacceptable. Devant tant de violence, tant d’actes de vandalisme, tant d’exactions, le gouvernement camerounais prend ses responsabilités et dit non à celles et ceux qui s’obstinent à semer le désordre », avait indiqué René Emmanuel Sadi dans un entretien accordé à RFI le 1er février 2019.


Alors que Maurice Kamto clamait déjà à l’époque n’avoir « jamais envoyé qui que ce soit casser quoi que ce soit », le ministre de la Communication insistes : « Je pense que les faits sont clairs. On a vu dans nos ambassades des militants brandir des fusils de M. Kamto et se réclamant du MRC. Nous savons que ceux-ci participent d’un agenda qui a été rendu public. Il est absolument, je crois, de mauvaise foi que de dire que ce ne sont pas les militants du MRC qui ont mis à sac nos ambassades à l’étranger ». Une sortie « truffée d’affirmations gratuites et de contre-vérités », selon le MRC qui s’est fendu d’un communiqué pour protester contre les accusations du porte-parole du gouvernement.


« Comment comprendre qu’alors qu’aucune enquête, au Cameroun, à Paris ou à Berlin n’ait en l’état conclu ni à l’implication de nos militants, et encore moins à la responsabilité du président Maurice Kamto, qu’un ministre puisse péremptoirement imputer ces actes au MRC », s’est indigné le parti.


Et de faire remarquer par ailleurs que : « la Brigade Anti-Sardi-nards (BAS) elle-même a précisé n’avoir aucun rapport avec le MRC et n’avoir reçu du parti aucun ordre ou instruction dans l’organisation de ces marches ». Le parti a alors pris la résolution de porter plainte contre le gouvernement, pour diffamation.


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