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Putsch manqué à Sangmélima

Des élites du Dja et Lobo ont tenté d’imposer un homme sans bilan véritable. Et en plus poursuivi par le Tes. Paul Biya ordonne le respect de la légalité républicaine.


Jean Faustin Bekono et ses adjoints seront installés demain à la tête de la municipalité de Sangmélima. Chef de l’État et président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, au pouvoir), Paul Biya a ordonné, pendant le week-end, le respect de la légalité républicaine. Et donc instruit la fin des tractations de coulisses, qui tentaient d’imposer un choix autre que celui de la majorité du conseil municipal, réuni quelques jours plus tôt en session de plein droit.


Déjà écarté de la course pendant les primaires, vomi par ses administrés, le maire sortant, André Noël Essian, était revenu par la fenêtre grâce aux manigances de certaines élites adoubées par le comité central. Il s’est de nouveau inséré dans la liste. Il se mettra également sur les starting-blocks pour rempiler, mais sa liste sera battue à plate couture par 25 voix contre 10. Commence alors la séance de maraboutage, au cours de laquelle la liste majoritaire menacera de démissionner du conseil, pour protester contre la dictature de certaines élites du département du Dja et Lobo.


Plus grave, alors que la loi de la démocratie devrait s’imposer à tous, le gouverneur du Sud, Félix Nguélé Nguélé ordonne, le 28 février, au préfet David Koulbout Aman de «surseoir» à la passation de service technique entre les exécutifs entrant et sortant de Sangmélima. Le même jour, c’est le secrétaire général du comité central (Sg/Cc) du Rdpc, Jean Nkueté, qui prend une note désignant un mandataire et un chargé de mission «aux opérations relatives à l’investiture des candidats (du parti) à l’élection de l’exécutif communal de Sangmélima».


Chose curieuse, l’homme, qui s’appuie sur sa propre circulaire du 13 février 2020, y relative, semble jouer à la fois les pyromanes et les sapeurs-pompiers. Ledit document énonce en effet, de manière on ne peut plus claire, le profil des candidats dans les exécutifs municipaux contrôlés par ladite formation. On peut ainsi y lire que les plénipotentiaires du Rdpc doivent être «des militantes et des militants compétents, irréprochables au regard de la loi et de l’éthique, totalement dévoués à la tâche et jouissant des qualités humaines et des aptitudes leur permettant de répondre au mieux aux aspirations et aux besoins légitimes des populations».


Instrumentalisation


Quelques lignes plus bas, et s’agissant de la moralité, le Sg/Cc souligne que «les manœuvres visant à la corruption des conseillers municipaux ou tout autre acteur du processus de la mise en place des exécutifs municipaux entraînent la disqualification des candidatures de leurs acteurs».


Mieux encore : «Sont également insusceptibles d’investiture au poste de maire et adjoint au maire, les conseillers municipaux qui, à la date de l’élection, sont sous le coup de procédure pour atteinte à la fortune publique.» Cette dernière instruction concerne, justement, André Noël Essian, visé par une procédure du Tribunal criminel spécial (Tes) dans une affaire de «détournement de deniers publics» qui, depuis avril 2017, l’oppose au ministère public et à l’État du Cameroun (commune de Sangmélima).


Le comité central du parti de Paul Biya est parfaitement renseigné sur les nombreux passages de l’édile sortant de Sangmélima devant les officiers de police judiciaire. Les tergiversations et atermoiements de M. Nkueté semblent trouver leur explication dans les nombreuses guerres intestines qui opposent aujourd’hui les élites du Dja et Lobo. Jugé arrogant et incompétent, M. Essian n’aura dû sa longévité au poste qu’à la protection de clans occultes. Les mêmes qui, la semaine dernière, ont manœuvré pour le maintenir en dépit du bon sens, de la loi et de l’éthique.


Au premier rang de ces mentors, se retrouve le directeur du cabinet civil (Dec) de la présidence de la République. Samuel Mvondo Ayolo, n’écoutant que son courage, a usé et abusé de son influence pour instrumentaliser les autorités administratives du Sud, prétendant parfois s’exprimer au nom du sommet de la République. Une institution qui, une fois la vérité connue, l’a également chargé d’aller remettre de l’ordre à la tête de la mairie de Sangmélima.

La pitoyable confession du Dec est consignée dans une note, adressée samedi à Paul Biya et dans laquelle il fait état des nombreuses démarches entreprises, des instructions répercutées afin que Jean Faustin Bekono et ses adjoints soient installés dans les règles de l’art. Dans l’un des passages de ce document, il affirme piteusement avoir saisi le maire sortant, son véritable homme de main avec qui il vient de perdre la face, «pour qu’il prenne des dispositions urgentes afin que le nouvel exécutif communal élu soit installé sans polémique et sans bruit».



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