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CAMEROUN - RIPOSTE CONTRE LE CORONAVIRUS : LA CACOPHONIE GOUVERNEMENTALE

Moins de 24 heures après avoir pris 13 mesures visant à stopper la propagation de la pandémie de coronavirus, le gouvernement constate que certaines sont d’application difficile, voire impossible. Pour y remédier, il a organisé une autre concertation dont les résolutions trahissent un déficit de coordination.

Un rétropédalage. Qui pourrait trahir une impréparation. Ou des errements dans la stratégie de riposte du gouvernement à la pandémie de coronavirus. Mardi 17 mars, au terme d’une concertation d’urgence tenue à l’immeuble Etoile, le gouvernement prend 13 mesures afin de stopper la propagation du coronavirus. Toutes ces mesures, jugées drastiques ou inapplicables pour certaines, prennent effet à compter du 18 mars jusqu’à nouvel ordre.


Il faudra moins d’une journée pour que le gouvernement informe l’opinion publique que les mesures de confinement prise la veille sont désormais valables pour 15 jours renouvelables. Au terme d’une concertation interministérielle restreinte présidée par le Premier ministre mercredi 18 mars, le gouvernement confesse « qu’un certain nombre de difficultés ont été observées dans la mise en oeuvre de quelques mesures, notamment la prise en charge des passagers en provenance de l’étranger dans la nuit du 17 au 18 mars 2020 ».


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En décidant de la fermeture des frontières terrestres du Cameroun, le gouvernement semble avoir totalement perdu de vue ses liens avec le Tchad et la République centrafricaine, deux pays frontaliers n’ayant pas de façade maritime et qui, dans leurs opérations d’import et d’export des marchandises, dépendent largement de notre pays. Pour rattraper cette bourde, le communiqué du 18 mars note que « les échanges commerciaux avec l’étranger vont se poursuivre, en particulier avec le Tchad et la République centrafricaine ».


Le communiqué des services du Premier ministre reconnait, bien qu’implicitement, qu’il est difficile sinon impossible de respecter la restriction imposée au secteur des transports. En effet, dans sa déclaration spéciale lue à la CRTV-télé le 17 mars, Joseph Dion Ngute souligne que « les déplacements urbains et interurbains ne devront s’effectuer qu’en cas d’extrême nécessité ». Aussi le ministre des transports reçoit quitus pour « maintenir et d’encadrer les activités liées au transport domestique des personnes et des biens ».


Dans la même optique, le gouvernement reconsidère sa position sur le fonctionnement de la justice. Aussitôt les premières mesures prescrites par le président de la République rendues publiques, le ministre d’Etat, ministre de la Justice, garde des Sceaux envoie un message porté aux présidents des 10 Cours d’appel leur prescrivant le renvoi de toutes les audiences de leurs ressorts respectifs pour une durée d’un mois à compter du 18 mars.


Sauf que le lendemain, le communiqué du secrétaire général des services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda, maintient les audiences, « dans le respect du nombre de cinquante personnes maximum autorisées pour chaque regroupement ». Un avocat mesure toute la difficulté à faire respecter cette mesure :

« Je n’ose pas imaginer comment cela va se faire dans la pratique. On peut limiter le nombre d’affaires enrôlées, de même qu’il est aisé de limiter le nombre de ceux qui viennent assister aux audiences en spectateurs. Mais faudra-t-il aussi limiter le nombre de conseils par justiciable ? Et puis qui sera là pour s’assurer que parmi ceux qui sont autorisés à intégrer la salle d’audience il n’y a pas de cas suspect ou de personne atteinte ? Imaginez qu’un détenu vienne se faire contaminer et retourne en prison ».


Source: Camer.be

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