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Insurrection populaire: Me Alice Nkom recadre Atanga Nji et le met en garde

L’avocate émérite accuse le régime Biya d’être en train d’ouvrir, par la répression que le ministre de l’Administration Territoriale annonce contre ceux qui viendraient à manifester contre les prochaines élections régionales, un front de guerre dans la partie francophone du Cameroun.


C’est une Alice Nkom remontée comme lors de ses dernières interventions dans les médias que les auditeurs de Radio Equinoxe ont écouté ce 9 Septembre 2020, en début de matinée. Elle en avait après le président Paul Biya et son ministre de l’Administration Territoriale, Paul Atanga Nji. L’avocate émérite a reproché aux deux l’option répressive qu’ils ont toujours adoptée face au peuple en colère. «Je suis vraiment malheureuse que le président de la République n’excelle que dans ses fonctions de père fouettard. On ne le voit que pour punir, sanctionner réprimer ses compatriotes». Elle jure qu’il «ne gagnera jamais cette guerre» et qualifie de mauvaise décision» l’usage des armes au Nord-Ouest et au Sud-Ouest. La première avocate du Cameroun francophone dénonce un dirigeant qui utilise les armes contre les siens.


Elle déclare que les menaces proférées par le ministre de l’Administration Territoriale contre ceux qui viendraient à manifester contre la tenue des élections régionales ressemblent à une déclaration de guerre. «L’acte qui est en train d’être posé et qui est exprimé par monsieur le ministre de l’Administration Territoriale est un acte qui va aggraver et qui va peut-être généraliser le conflit qu’il y a au Nord-Ouest et Sud-Ouest. Parce que c’est un conflit entre un mandataire et ceux qui lui ont donné le mandat et qui s’appellent ses mandants. Et qui s’appellent aussi le peuple», rappelle Alice Angèle Nkom. «Le peuple a le droit de s’exprimer. Les textes de loi qui sont visés par monsieur Atanga Nji pour justifier cette guerre qui va continuer à prolonger du Nord-Ouest à tout le Cameroun bientôt si vraiment il met à exécution ce qu’il a dit alors qu’il voit bien que les Camerounais n’en peuvent plus. Ils veulent au moins aller exprimer ce ras-le-bol au risque de mourir», poursuit-elle en accusant Paul Biya de «généraliser la guerre».


Elle dit que les forces de maintien de l’ordre ont le devoir d’encadrer les manifestations «sans verser le sang», accuse Paul Biya de mettre à travers l’organisation des régionales le peuple au pas «pour respecter son agenda physiologique personnel ». Selon elle «le mode de fonctionnement du président Biya est totalement dictatorial sur tout à l’encontre de son peuple. Si vous voulez qu’il bouge allez voir les personnes qui font pression sur lui». La juriste de renom pense que «c’est au peuple maintenant de faire ce qu’il doit faire».


Alice Nkom insiste pour demander aux populations de descendre dans la rue. «Nous avons la menace de Boko Haram au Nord. On était tous ensemble en train de s’organiser contre Boko Haram, il a ouvert un front de lutte et de combat à l’intérieur de la maison, dans le NOSO. Maintenant il est en train de prendre des actes qui risquent de généraliser ça. Non ! Il est temps», martèle-t-elle.


Alice Nkom s’en prend à Paul Atanga Nji accusé de prendre le peuple camerounais de haut. Elle l’appelle à adopter une attitude plus humble. «Il faut d’abord que Monsieur Atanga Nji enlève de sa tête qu’il est le patron du peuple ! Il est le serviteur du peuple. Il doit nous servir conformément aux lois et à la hiérarchie des lois qui gèrent le pays. Il ne peut pas parler au peuple comme il le fait. Ce n’est pas la menace qui va empêcher les gens de dire: « mieux vaut mourir libre que de vivre esclave. Donc je m’en vais défendre mes droits. Les Camerounais en sont là», constate l’avocate.


Voici ce qu’elle pense du scrutin prévu le 6 décembre 2020: «Les élections régionales sont des élections qui sont conçues avec une malformation congénitale. C’est-à-dire que les personnes qui vont élire les chefs de région sont mal élus, sont nommés. Où est la place du peuple là-dedans ? (…) On y a mis la division, le rejet, l’autochtonie. C’est une bombe qui a commencé dès le départ. Ce n’est que la terminaison. C’est une bombe je vous le dis. Vous le verrez très bientôt. Cette élection contient les germes de la division du tissu social. Ça va exploser !».


Source : camerounweb.com

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