Rôle de la France au Cameroun : Macron reconnaît les violences coloniales
- Par la Rédaction
- 14 août
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Un tournant majeur a été amorcé dans les relations entre la France et le Cameroun.

Dans une lettre datée du 30 juillet et rendue publique le 12 août 2025, le président français, Emmanuel Macron, a reconnu le rôle de la France dans la violence répressive exercée contre les mouvements indépendantistes camerounais entre 1945 et 1971. Cette reconnaissance s’appuie sur les conclusions d’une commission mixte franco-camerounaise, dont les travaux ont été achevés en janvier 2025.
Dans sa lettre adressée à Paul Biya, Emmanuel Macron écrit qu’une « guerre avait eu lieu au Cameroun, au cours de laquelle les autorités coloniales et l’armée française ont exercé des violences répressives de nature multiple dans certaines régions du pays ». Le président français a notamment mentionné des événements tragiques tels que l’épisode d’Ekité en 1956 et la mort de quatre leaders indépendantistes tués lors d’opérations militaires sous commandement français : Isaac Nyobe Pandjock, Ruben UM Nyobe, Paul Momo et Jérémie Ndéléné. Macron a également souligné que la France devait « assumer » sa responsabilité dans ces événements.
Concernant l’assassinat de Félix-Roland Moumié à Genève en 1960, les recherches n’ont pas permis d’établir la responsabilité de la France en raison de l’absence d’indices dans les archives françaises. Toutefois, cette reconnaissance officielle est un premier pas important. Macron a réaffirmé son engagement à rendre les archives plus accessibles et a invité les chercheurs à « poursuivre les recherches dans la perspective d’histoire comparée ouverte par le rapport ». Cette démarche, initiée lors de sa visite au Cameroun en 2022, marque une volonté de la France d’affronter son passé colonial.
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