APRÈS FRANCE - DANEMARK - SOS DÉFENSE POUR LES BLEUS ET DESCHAMPS
- Par la Rédaction

- 4 juin 2022
- 2 min de lecture
LIGUE DES NATIONS – Comme depuis un an quand l'adversité monte, la défense des Bleus explose. Ce fut le cas à l'Euro, à l'automne face à la Belgique et ce vendredi contre le Danemark. Didier Deschamps n'a toujours pas trouvé la formule même s'il semble avoir installé son cinq majeur derrière. Fragile sur ses bases, la France peut-elle espérer aller loin à Doha sans une étanchéité totale ?

Une blessure, celle de Raphaël Varane, et tout s'écroule. En quelques minutes, l'équipe de France a vu son match face au Danemark lui filer entre les doigts (1-2). Un peu à la façon d'un Euro qui s'est échappé en un court instant. Les Bleus ont connu vendredi un black-out aux conséquences certes moins désastreuses. Mais il met le doigt là où ça fait mal : sur la défense de l'équipe de France. Voilà plusieurs mois désormais que le point faible est identifié. Hugo Lloris est beaucoup trop exposé à mesure que l'adversité augmente. "Sur un ballon anodin, au niveau de l'alignement… On doit mieux gérer ces évènements, regrettait le portier des Bleus vendredi. C'est décevant de connaître le goût de la défaite. On a manqué de tranchant. Derrière, on doit être plus concentrés que ça."
Le Portugal, la Hongrie, la Suisse à l'Euro ; la Belgique à l'automne et le Danemark au Stade de France ont profité des bourdes pour mettre au supplice le capitaine des Bleus. A cinq mois de la Coupe du monde, les champions du monde restent beaucoup trop fragiles sur leurs bases. Et s'ils comptent systématiquement sur les exploits de Karim Benzema et Kylian Mbappé pour rattraper les carences de leur système défensif, l'aventure dans le désert promet actuellement un épilogue plus proche du désastre de Budapest en 2021 que du sacre de Moscou en 2018.
CINQ HOMMES, AUTANT DE LIMITES
Quel est le problème ? Première difficulté, ils sont multiples. Didier Deschamps a, depuis plusieurs mois désormais, installé cinq hommes. Chacun, aujourd'hui, a ses limites :
Piston droit : Kingsley Coman.
Attaquant reconverti piston, ses lacunes sont naturelles, les interrogations sont légitimes et le Munichois doit se faire au poste. Instinctivement très haut sur le terrain, il a laissé quelques boulevards en première période dans son dos. Rien de rédhibitoire mais démarrer une compétition avec Coman dans cette position reste un pari risqué.
Défenseur central droit : Jules Koundé.
Après des débuts ratés à l'Euro, au poste de latéral, il a pris de l'épaisseur à mesure que sa carrière internationale avançait. Est-il aujourd'hui indiscutable ? Pas encore et son match face aux Danois a rappelé qu'il manque encore de référence au plus haut niveau.
Il doit être le patron, celui qui diffuse de la sérénité. Mais la Mancunien manque de fiabilité. Physique d'abord, lui qui s'est blessé lors de ses trois derniers rassemblements. Sa saison poussive à Manchester, après un Euro raté, alimente les doutes autour de sa personne.











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