top of page

Calixthe Beyala critique l’inaction de l’opposition camerounaise face aux manifestations en Côte d’Ivoire

Des milliers d’opposants ont défilé à Abidjan ce samedi pour dire « Non à un quatrième mandat ! » d’Alassane Ouattara. Au Cameroun par contre, « on fait dans du juridique là où il conviendrait d’en appeler au peuple », estime la romancière Calixthe Beyala.

Le samedi 9 août 2025, à moins de trois mois de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire, des opposants ont marché pour dire non à un quatrième mandat du président Alassane Ouattara.

« Malgré un climat politique tendu marqué par la candidature du président Alassane Ouattara à un quatrième mandat consécutif et par une série d’arrestations et de convocations judiciaires de cadres de l’opposition, la manifestation s’est déroulée dans le calme sur le boulevard de la Solidarité à Yopougon, commune la plus peuplée de la capitale économique et fief traditionnel de l’ancien président Laurent Gbagbo », rapporte le journal Le Monde.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, la romancière camerounaise Calixthe Beyala fait un parallèle avec la situation au Cameroun. Dans le cadre de la présidentielle d’octobre 2025 et face à une nouvelle candidature de Paul Biya, les opposants dont les candidatures nt été retenues par le Conseil constitutionnel annonce des conclaves qui devraient aboutir à un candidat consensuel. 


« Tandis que les opposants ivoiriens drainent plus de deux millions de personnes par les rues pour manifester contre la candidature d’Allassane Ouattara, au Cameroun, tout est tranquille ! Nos soi-disants opposants sont en conclaves depuis 48 heures parce qu’ils veulent être tous présidents ! Un Cameroun du chacun pour soi et que Dieu nous pousse…


Et où il n’y a qu’un poste enviable : président de la République ! Pourquoi cette obsession ? Pour piller librement les caisses de l’état ! Le clan au pouvoir est un exemple patent en matière de prévarication de la chose publique ! Pour le reste, on fait dans du juridique là où il conviendrait d’en appeler au peuple. Que Dieu prenne en pitié ce peuple abandonné à lui-même », écrit Calixthe Beyala.

Commentaires


originale.png
Newsletter: Déjà 3'000 inscrits!
Recevez chaque jour par email, les actus Camerinfos à ne pas manquer!
bottom of page